Réunion publique sur la qualité de l’air du 5 décembre 2009: On l’a appréciée.

Réunion publique sur la qualité de l’air du 5 décembre 2009: On l’a appréciée.

Une réunion publique organisée par Qualitair Corse s’est tenue le 5.12.2009 au palais des congrès d’Ajaccio.

 

Le directeur a fait une présentation de l’association en retraçant son évolution depuis sa création en 2006. Avec le président de l’association, ils ont répondu aux questions du public.

 

Public, peu nombreux malgré l’intérêt du sujet, qui était essentiellement constitué des membres des associations U LEVANTE, ARIA LINDA et A SENTINELLA, du directeur régional d’EDF venu en tant que simple citoyen, et de son directeur adjoint. Côté médias, France 3 et RCFM étaient présents.

notre compte rendu ……….







Le directeur a souhaité que nous ayons la même approche que lui, neutre et scientifique.

 

Sur la notion d’alerte en cas de dépassement des seuils en microparticules PM 10, le président nous a indiqué que cette disposition n’avait pas été intégrée dans l’arrêté préfectoral initial.  

 

Le public fait remarquer que la surveillance des PM 10 émis par la centrale du Vazzio dans  la vallée de la Gravona, comme dans le périmètre situé autour de la centrale de Lucciana n’est pas réalisée.

 

Le président indique disposer de moyens ricrac pour assurer le champ de la législation.

 

Le directeur indique qu’il applique la règlementation, et précise que les mesures effectuées sur la station de Piataniccia, ne sont pas intégrées dans le calcul de l’indication de la qualité de l’air.

 

Cette station rurale de Piataniccia, dont les valeurs sont élevées, déséquilibrerait l’IQA qui ne serait alors plus représentative de la qualité de l’air urbaine à Ajaccio.

 

L’IQA d’une journée est représentative de la valeur moyenne de toutes les stations de mesure pour celui des polluants, parmi ceux qui sont mesurés, qui a atteint au cours de la journée, la concentration la plus élevée.

 

Pour répondre à la demande relative à la vallée de la Gravona, le directeur de Qualitair proposera, lors du prochain conseil d’administration, la création d’un indice industriel. Cela impliquant toutefois que l’équipement de la Piataniccia soit complété de façon à pouvoir mesurer tous les polluants.

 

Les associations distribuent un document de 4 pages relatifs à différents constats de défaillance de la mesure survenus lors d’évènements de pollutions élevées, notamment en ce qui concerne les PM 10 et signalent en le commentant que les PM2,5 ne sont plus mesurés à Bastia.

 

Le président indique que Qualitair Corse, comme  l’ensemble de Associations Agrées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air, connaitrait des problèmes sur les mesures en PM 10 du liées à la fiabilité du matériel de mesure.

 

 

Le seul fabriquant de capteurs de microparticules présent sur le marché n’arriverait pas à améliorer la fiabilité des matériels qu’il produit et commercialise.

 

NDLR : ce problème, qui serait donc d’envergure nationale, n’est pas évoqué par l’édition 2009 de la revue « Best of Atmo » édité par la fédération des associations de surveillance de la qualité de l’air.  

 

Outre les observations contenues dans leur document, les associations font remarquer qu’il serait préférable, pour lever toutes les interrogations, que les incidents qui apparaissent sur les indications journalières ne soient plus supprimés, après avoir été validés. Cela a notamment été le cas pour la journée du 22.11.2009 puisque la valeur de 242 µgr/m3 attribuée à la station de référence de Sposata après avoir été validée, a disparu de l’affichage l’heure suivante.

 

Un petit commentaire pourrait permettre d’expliquer les incidents tout en les conservant à l’affichage.

 

De même, l’apparition de valeurs négatives, s’agissant de charges, nous paraît indiquer un mauvais étalonnage des capteurs. Le président attribue cette dérive à une tolérance admissible.

 

Au cours de la réunion, à plusieurs reprises, l’ensemble du public a indiqué qu’il reconnaissait la valeur du travail effectué par l’équipe professionnelle et sa compétence, notamment au regard de moyens financiers et en personnel, plus que limités dont elle dispose. Le président a apprécié ces marques de reconnaissance.

 

Notre petit fascicule d’observations empiriques sur la qualité de l’air:

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Page 3, concerne Lucciana, août 2008.

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7 réflexions sur « Réunion publique sur la qualité de l’air du 5 décembre 2009: On l’a appréciée. »

  1. Cette réunion m’a pour ma part laissé un arrière gout désagréable et on verra bien dans l’avenir si cela va s’estomper.
    Un interessant directeur passionné par son sujet, qui voudrait bien aller plus loin dans l’analyse de ses mesures mais est limité actuellement par manque de réels moyens aussi bien humains que matériels, un président d’association qui promet des possibles futures évolutions mais qui se refugit pourtant déjà dérrière le strict respect légal de ses obligations et des hypothétiques décisions du conseil d’administration.
    Enfin un directeur régional d’EDF, venu pourtant en tant que simple citoyen et malgré d’autres possibilités plus saines de production, nous promet avec beaucoup d’arrogance de nous polluer encore longtemps au fuel lourd dans les limites légales en tant qu’industriel.
    A nous monde associatif de tenter de faire évoluer la législation actuelle.
    Nous saurons bien sur en tenir compte et nous nous rappelerons de ses propos quand fin 2010 la dérogation préfectorale arrivera à expiration pour Lucciana.
    Quand on propose une inutile future conversion gaz des moteurs fuel lourd, on ne doit surement pas regarder la mise en conformité des cheminées actuelles de Lucciana.

  2. Bonjour Corneille,

    N’y voyez aucune allusion aux deux nains de jardins, mais c’était un peu ange et démons!

    Que pensez-vous de la présence du directeur d’EDF, venu en simple citoyen, mais accompagné de son directeur adjoint, alors que le reste du conseil d’administration de l’Association Qualitair Corse n’y est pas?

    On peut y voir d’une part son intérêt, mais surtout remarquer le grand manque d’intérêt de la part de nos politiques absents, et de l’Etat également absent, pour la qualité de l’air.

    Pour ma part, je pense que le seul industriel pourvoyeur de fonds de l’Association était venu exporter son droit d’autosurveillance, et porter la contradiction aux associations. Ce qu’il n’a pas manqué de faire, en retrouvant sa casquette de directeur pour défendre le fioul lourd.

    Dommage que l’article de Corse Matin ne restitue pas du tout le fond de cette réunion.

    Car avec la présence des associations, c’est quand même la population qui était représentée, et cette présence constitue bien la seule véritable marque d’intérêt exprimée à cette occasion pour le travail effectué par Qualitair Corse.

    Notre journaliste, qui a quitté la salle avant la fin de la réunion semble-t-il à la suite d’un échange avec un participant, a surtout rédigé un brulot en forme de règlement de compte.

    Un épiphénomène a donc pris le dessus sur l’info essentielle:

    Il y avait dans cette salle des gens qui ont échangé avec passion sur un sujet capital qui nous concerne tous. Et ces échanges feront probablement évoluer la surveillance de la qualité de l’air.

  3. Malgré l’abandon du costume cravate le week end, le naturel ou plutôt le formatage maison fuel lourd revient au galop et le directeur régional avec son adjoint nous en ont fourni encore un bel exemple.
    Quant à nos politiques comme à l’acoutumée ils ont préféré naturellement aux frais de la princesse se rendre avec Madame sans bourse déliée sur Paris au salon nautique de la porte de Versailles.
    Enfin pour le brulot journalistique, il serait tout de même souhaitable aussi que certains participants se remettent en cause et arrêtent systématiquement de s’en prendre aux personnes qui ne partagent pas forcément leurs idées.

  4. Que dire de cette réunion alibi, un directeur et un président sans les moyens nécessaires à l’accomplissemnt d’une telle exigence, une délégation de la direction d’EDF sponsorisée par les pétroliers, tout ceci a essentiellement un "Goudron" ou mieux "un gout de rond". Oui, le point commun à tout cela est une affaire de gros sous!
    Ce qui a cependant le plus dérangé les participants est , parait-il, l’attitude de la journaliste de Corse matin qui après un échange un peu acide avec le représentant d’une association s’enest prise à toutes les associations, l’article partisan et peu représentatif des débats en dit long sur son éthique de journaliste. Non tous les ânes Corses ne s’appellent pas MARTIN Mais pour certains journalistes il faudrait créer un nouveau quotidien qui pourrait s’appeller CORSE-MARTIN.

  5. c est vrai que le manque d ethique de cette journaliste est choquant alors que les associations sont la pour toute une population ,choquant aussi ce directeur d edf qui continue a proner le fuel lourd ,est-ce que l air du pouvoir et de l argent lui semble plus respirable,? ou ne respire t il plus? bloquer au compteur, d etre au dessus

  6. La réunion du 12 décembre sur Bastia a été un gros bide pour l’association Qualitair qui semble pourtant maintenant se remettre un peu en cause suite à la démission d’U Levante de son conseil d’administration.
    Dorénavant sans réelle caution, l’association reconnait enfin publiquement qu’elle peut et doit mieux faire.
    http://www.corsematin.com/ra/env...
    Par contre, alors qu’elle dispose selon son président de moyens ric et rac pour la surveillance de l’air, l’association envisage paradoxalement d’étendre ses mesures aux écoles.
    Pas sur dans ce cas que le seul actuel industriel payeur veuillent logiquement financer une campagne que je qualifierai pour ma part " d’image de marque ".

  7. L’article ne dit pas si le directeur d’EDF était présent.

    Le dicton du jour:

    Qui parle de trésorière sans s’en rendre compte est un … sans le savoir.

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