With Wind Energy, Opportunity for Corruption

Notre dernier billet sur les tarifs de rachat des ENR a fait réagir un de nos correspondants qui nous a adressé le lien ci-après :

http://www.nytimes.com/2009/12/14/world/europe/14wind.html

Dans cet article du New York Times du 13 décembre 2009 (on est en plein Copenhague) un article dont le titre pourrait être traduit plus fidèlement par « Energie éolienne, risque de dérive mafieuse » que par la traduction française proposée par le site «  Avec l'énergie du vent, une opportunité pour la corruption ».

La journaliste fait le tour du monde des incitations financières en vue de développer l’éolien, survole l’Europe où se distribuerait 6 milliards d’€ de subventions. Affaires en Espagne, Italie, Allemagne…… et en Corse, pays Européen.

« Police investigators have been busy across the Continent in recent months. This year five Corsican nationalists were jailed and fined for skimming €1.54 million in European subsidies for wind farms. »

Sans ambiguïté de traduction cette fois, le paragraphe indique : « Les enquêteurs sont très affairés sur le continent Européen ces derniers mois. Cette année (nous sommes en 12/2009) cinq nationalistes Corses ont été emprisonnés et condamnés à une amende pour avoir « écrémé »  1,54 millions d’€ de subventions Européenne destinées aux fermes éoliennes.

Je signale à mon informateur que la presse locale, ces derniers mois, n’a relaté aucune affaire de détournement de subventions Européennes. Et que ça mérite vérification.

Sa réponse ne se fait pas attendre, deuxième mail :

http://lci.tf1.fr/france/2005-07/corse-appel-air-judiciaire-sur-eoliennes-4859775.html

http://www.eoliennes-refus.fr/FichiersREF/SIIF-CORSE.pdf

L’affaire ne remonte pas à quelques mois, mais à l’année 2005 ainsi qu’on peut le constater à la lecture des 2 articles de presse.

 

Alors pourquoi l’avoir actualisée aux yeux de l’opinion publique internationale au moment où le monde regardait vers Copenhague? Surement pas  pour crédibiliser l'action des Associations de défense de l'Environnement qui réclament plus d'ENR, et la mise en place de STEP.

 

Alors, 2005, c'est l'année des grandes décisions du plan énergétique voté en novembre 2005 par l’Assemblée de Corse. Ici, comme ailleurs pour détourner des fonds publics, même Européens, il ne suffit pas de plonger la main dans une caisse.

Du coup, on peut se demander, si ça n'aurait pas pu contribuer à inciter l'Assemblée de Corse à tout confier à EDF en 2005. Jusqu’à signer pour ses moteurs diesel propres alimentés au fioul lourd, et son arlésienne promesse de raccordement au gazoduc.