Multiplier le nombre de démarrages des centrales thermiques ça rapporte gros.

Comment y arriver ?

Il suffit de s’affranchir du plan énergétique Corse qui a prévu que les centrales thermiques fonctionnent en base, et de les faire travailler en semi-base.

Cela implique aussi de s’affranchir du plan énergétique Corse qui a prévu que les deux câbles de l’interconnexion soient en semi-base et de les faire travailler en base.

Bref, il suffit de ne pas respecter la commande publique.

Cela comporte-t-il un risque de sanction pour l'opérateur historique?

Aucun!

Visiblement les élus qui ont voté le plan énergétique Corse ne s'offusquent pas de cette transgression, d'autre part, il n'y a aucun moyen de mesure de la qualité de l'air sous le panache des centrales.

Cerise sur le gâteau, l'Etat autorise EDF/PEI à ne pas comptabiliser ces phases dites transitoires dans le cumul des émissions polluantes.

Petit exemple illustré sur 10 jours.

En 2008, nous avons comptabilisé 2500 démarrages et arrêts, soient 1250 ensembles. Même tendance pour 2009,à confirmer. 

Chaque ensemble étant considéré par la CRE comme un surcoût de production, celle-ci rembourse à EDF/PEI, à la fin de chaque année chaque démarrage+arrêt à hauteur de 3000 €.

Sur 10 jours, avec 35 (démarrage+arrêt)s  pour une seule centrale, le jack-pot atteint 105000 €.

Sur un an, il atteint 3.750.000 € par centrale. Donc sur 2......

 

Mais il y a des effets pervers!

Cela accélère le vieillissement prématuré des moteurs qui ne sont pas conçus pour ces sollicitations répétées, et en s'ajoutant aux autres sources de pollution non comptabilisées, cela affecte aussi notre excès de mortalité aggravée, nos maladies cardiovasculaires, notre génétique.

Si l'électricité produite en Corse coute plus cher que sur le continent…… le coût sanitaire, que le système de santé prend de moins en moins en charge, est de loin le plus lourd. L'impact est à venir.

Et EDF, dont l'Etat est le principal actionnaire, voudrait nous condamner encore à 30 ans de fioul lourd, bien que cela ne respecte pas la commande publique.

"Il n'a jamais été question de fioul lourd" rappelait le conseiller territorial communiste Michel STEFANI lors de la session de l'Assemblée de Corse du 7 février 2008.