Rapport GRT Gaz

Sachant que la partie de gazoduc qui reliera Olbia en Sardaigne à Porto-Vecchio en Corse sera maritime, deux possibilités ont été étudiées pour relier ensuite Ajaccio et Bastia. Deux dérivations enterrées, ou deux dérivations posées au fond de la mer:

-          Coût du raccordement par gazoduc terrestre : 424 M€ +/- 30 %.

-          Coût du raccordement par gazoduc offshore : 612 M€  +/- 30 %.

-          Réalisation et mise en gaz sous 5 ans.

Le rapport ayant fixé pour préalable la nécessité d’attendre que l’engagement financier de la partie Algéro-Italienne du GALSI soit réalisé, pour poursuivre les autres phases du dossier Corse, nous avons signalé au Préfet que cette disposition mettrait la France en retard. Le Préfet nous indiqué ne pas être inquiet pour la concomitance de la mise en gaz.

Nous avons indiqué qu’à travers le PEER, le Programme Energétique Européen pour la Relance, l’Europe avait accordé 120 M€ à l’Italie pour la réalisation du GALSI, sur la base de la maturité du projet et d’un engagement financier avant fin 2010. Et que la demande de la France n’était toujours pas exprimée.

Le rapport GRT Gaz indique un besoin immédiat de 10 M€ pour poursuivre les études. (Nous avons noté que les études sous-marines pour l’instant réalisées ne reposent que sur des bases documentaires et bibliographiques). Un appel d’offre doit être passé pour la réalisation des travaux.

Nous avons fait remarquer au Préfet que ce rapport ne comportait pas le comparatif  attendu des +/- avec la solution fioul lourd nécessaire à la sollicitation d’une contribution financière de l’Europe que le député Européen François ALFONSI pourrait appuyer à Bruxelles. Le Préfet a indiqué que M. LETEURTROIS y travaillait et que cela figurera dans ses conclusions à venir. Le Préfet indique que l’étude financière progresse favorablement. Le grand emprunt pourrait être sollicité. Jean BIANCUCCI évoquant une participation du PEI, a préconisé une répartition à 10 % Collectivité – 90 % Etat plutôt que les habituels 30-70.

Sur l’urgence à remplacer la centrale du Vazzio, le Préfet nous a confirmé que si la centrale de Lucciana démarrait au fioul lourd elle pourrait  palier aux éventuelles défaillances du Vazzio, comme c’est inversement le cas actuellement, pour l’amener jusqu’à la date de mise en gaz de la nouvelle centrale Ajaccienne. Pas de crainte donc sur une rupture énergétique souvent brandie par EDF.

Nous avons noté que le rapport GRT Gaz ne comporte pas de prise en compte technico-économique de l’opportunité gazière pour d’autres clientèles.  La justification économique était volontairement limitée à la consommation des 2 centrales.

Le rapport indique l’intérêt d’un tracé terrestre pour ses retombées économiques locales. Aucune difficulté technique pour GRT Gaz qui maîtriserait parfaitement. Pas de problème de foncier selon le Préfet. Juste une servitude de passage pour les propriétaires de terrains traversés qui auront même un petit avantage financier.

Le Préfet n’a pu nous confirmer les propos des Présidents de l’Executif et de l’Assemblée de Corse sur l’imminence d’une annonce « au plus haut niveau ».

Trois sites sont toujours en lice pour l’implantation : Bastelicaccia, Ajaccio, et Sarrola-Carcopino. Le Préfet rencontrera les populations des 3 communes concernées. Les conclusions de la DGAC sur les hauteurs de cheminées sont a venir.

Le rapport LETEURTROIS est donc plus que jamais attendu.

La délégation d’Aria Linda qui a rencontré le Préfet, le SGAC et les services de l’Etat conduits par Patrice VAGNER, était accompagnée du député Européen François ALFONSI :

Jean BIANCUCCI, Dominique LANFRANCHI, Paul BENIELLI, Jean Nicolas ANTONIOTTI. Nadine NIVAGGIONI et Alexandre SARROLA s’étaient excusés.

Nous avons ensuite évoqué la qualité de l’air.

 

 

Qualité de l’air

P

Compte tenu d’un certain nombre de constats de défaillance dans l’affichage des résultats sur le site de Qualit’air Corse, nous avons par un communiqué de presse indiqué que selon nous l’image de la qualité de l’air n’était pas faible. 

 

La qualité de l’air ayant des conséquences directes sur la santé publique, nous avons indiqué au Préfet notre préoccupation notamment au regard de la situation des relevés concernant la pollution liée à la combustion des hydrocarbures, et particulièrement celle des fiouls lourds utilisés par la centrale du Vazzio et les navires. Un récent rapport de l’AFSSET indique la dangerosité et l’impact des microparticules sur nos organismes dès 10 µgr/m3 alors que les relevés indiquent assez régulièrement 30 µgr/m3, et des dépassements au delà de 50 µgr/m3.

 

Nous avons remis au Préfet des tirages du site de Qualit’air montrant les nombreuses absences des capteurs de microparticules PM 10 au mois de juillet (31 % d’absence) et d’août (24 % d’absences).

 

M. VAGNER nous a expliqué qu’une des cabines défaillantes, celle de SPOSATA était en fait équipé de deux capteurs qui avait connu diverses manipulations de contrôle. Nous lui avons indiqué que sa version n’était pas en phase avec celle développée par le directeur de Qualit’air Corse qui évoque une panne de climatisation.

 

Les services de l’Etat, ont ensuite tenté de nous dire que la pollution des cheminées du Vazzio était une pollution d’altitude qui n’était donc pas remarquée au niveau des capteurs situés près du sol. Ceci expliquant, selon eux, que l’arrêt de la centrale du Vazzio n’ait pas été remarqué par les capteurs du réseau Qualit’air Corse.

 

Nous leur avons fait remarquer qu’en 2005, le rapport AIRMARAIX avait fait état, sur la station de mesure de PIATANICCIA, dans la vallée de la GRAVONA d’une pollution particulaire au niveau du sol atteignant des valeurs cumulées égales et supérieures à celles constatées à Marseille et à Avignon.

 

Et que la source principale identifiée par le rapport était bien la centrale du Vazzio. Les équipements de dépollution aménagés depuis sur la centrale du Vazzio n'ont apporté aucune réponse à l'émission des microparticules qui continuent d'être émises en quantités pratiquement inchangées.

 

Nous avons d’autre part fait remarquer que la loi LAURE impose un capteur dans la proximité d’un établissement industriel et sous les vents dominants qui entrainent la majeure partie de sa pollution. Ce capteur n’existe pas actuellement.

 

Les services de l’Etat ont indiqué leur volonté de d’apporter des réponses à nos questions. L’idée d’utiliser la (seule) station mobile disponible dans l’ile pour vérifier la réalité de nos dires a été évoquée.