Le bilan de la qualité de l’air en France en 2013 et les principales tendances observées sur la période 2000-2013, publié en octobre 2014 par le ministère de l’énergie, de l’écologie et du développement durable suscite de la part d’Aria Linda quelques remarques, particulièrement en ce qui concerne la qualité de l'air en Corse. 

Dès l’Avant-propos, les rédacteurs nous avertissent : ce document est complété au niveau régional par des rapports annuels présentant les résultats de la surveillance réalisée par les Aasqa, conformément a l’article 10 – alinéa II de l’arrêté du 21 octobre 2010 relatif aux modalités de surveillance de la qualité de l’air et à l’information du public.

 

Dans la synthèse figure à la page 9 un graphique exprimant l’évolution des concentrations sur la période 2000-2013. En base 100, ce graphique fait apparaitre, sur 14 ans, une baisse de 20 % des concentrations de PM10:

 

Il existerait donc sur tout le territoire national des données collectées depuis l’année 2000 qui permettent de tracer les courbes de PM 10. Notamment en ce qui concerne les PM 10.

Mais la déconvenue vient des Annexes. Page 45, on peut lire : Le graphique 1 présente sous forme d’indices l’évolution des concentrations de quatre polluants (SO2, NO2, O3 et PM10), mesurées par des stations de fond urbain, hors Corse et DOM.

 

 

Il faut se souvenir qu'en Corse, à la station de Piataniccia on n’affiche pas les mesures PM 10 depuis 2000, comme dans l'hexagone, mais seulement depuis le 7 janvier 2012.

 

Mais notre valeureuse petite station de mesure réussit pourtant le tour de force d'afficher, en moins de 3 ans, une baisse de 50 % (49 % plus précisement).

 

 

Aria Linda vous propose un joli graphique illustrant cet *exploit, dont on pourrait se demander de quelle mesure de réduction des émissions il résulte: 

 

*Au risque de nous attirer les foudres des milieux autorisés à penser et autres porteurs d’eau, nous nous interrogerons sur le paramétrage d’étalonnage des appareils de mesure.

On peut en effet parler d'exploit insulaire si l'on en croit la page 21 du bilan de la qualité de l’air en France en 2013 qui est dédiée à la mesure des particules:

   Pour les  PM 10 le graphique 6 indique seulement une baisse de 35 % sur la période 2000-2012, soit 13 ans!

   Pour les PM 2.5 le graphique 7 indique une baisse de 42 % sur la période 2000-2012.

 

Autre curiosité du bilan de la qualité de l’air en France en 2013: pages 25 et 52 sont affichées des cartes indiquant des mesures de particules PM 2.5 réalisées à Bastia….introuvables sur le site de l’AASQA Qualitair Corse!

Puis, dans les pages 32,33,34,35 des cartes indiquent que le plomb, l’arsenic, le cadmium, le nickel et même le benzo[a]pyrene, traceur du risque cancérigène pour la famille des HAP, seraient mesurés en Corse, à Bastia et à Ajaccio en 2013.....tout aussi introuvables sur le site de l’AASQA Qualitair Corse!

Comparaison n'est pas raison !

Alors, même si comparaison n'est pas raison comme nous le rappelle dit la DREAL, nous n'avons pas résisté à l'envie de vous livrer nos tableaux à nous:


Les émissions, déclarées, de la centrale du Vazzio, nous on s'y intéresse depuis 2006:


2 Les campagnes de mesures annuelles de la centrale du Vazzio,  nous on s'y intéresse aussi depuis 2006:



 

 

Arrêté du 26 mars 2014 relatif au déclenchement

des procédures préfectorales en cas d'épisodes de pollution de l'air ambiant 

 

Article 2 En savoir plus sur cet article...


Un épisode de pollution est caractérisé :

¯ soit à partir d'un critère de superficie, dès lors qu'une surface d'au moins 100 km² au total dans une région est concernée par un dépassement de seuils d'ozone, de dioxyde d'azote et/ou de particules PM10 estimé par modélisation en situation de fond ;

¯ soit à partir d'un critère de population :

¯ pour les départements de plus de 500 000 habitants, lorsqu'au moins 10 % de la population du département sont concernés par un dépassement de seuils d'ozone, de dioxyde d'azote et/ou de particules PM10 estimé par modélisation en situation de fond ;

¯ pour les départements de moins de 500 000 habitants, lorsqu'au moins une population de 50 000 habitants au total dans le département est concernée par un dépassement de seuils d'ozone, de dioxyde d'azote et/ou de particules PM10 estimé par modélisation en situation de fond ;


¯ soit en considérant les situations locales particulières portant sur un territoire plus limité, notamment les vallées encaissées ou mal ventilées, les zones de résidence à proximité de voiries à fort trafic, les bassins industriels.

En l'absence de modélisation de la qualité de l'air, un épisode de pollution peut être caractérisé par constat d'une mesure de dépassement d'un seuil sur au moins une station de fond.

 

Article 11 En savoir plus sur cet article...


Le présent arrêté entre en vigueur le 1er juillet 2014.