Les "pas nous-pas nous"

Cela fait près de sept ans qu'Aria Linda écoute le discours bien rodé de l'Etat et d'EDF.

Actuellement c'est EDF qui joue en Corse le rôle des "pas nous-pas nous" en nous sussurant qu'elle voudrait bien alimenter ses centrales diesel au gaz naturel, plutôt qu'au fioul lourd, mais que c'est l'Etat qui fait de la résistance. Conseillé qu'il serait par la CRE, la fameuse commission de régulation de l'énergie.

A en juger par l'article ci-après du Monde.fr, et vu la position des députés qu'il exprime, on peut bien se demander ce que valent les conseils de la CRE en matière de nucléaire! Et se poser la même question en matière de fioul lourd en Corse. Ici, comme ailleurs, les conseilleurs ne seront pas les payeurs.

Quant à l'Etat, nous sommes depuis près de 45 jours, sans réponse de son premier représentant en Corse à notre dernier courrier. 

C'est vrai qu'il y a la grève de la poste!

  

Les députés demandent à l'Etat de prendre en main la filière nucléaire

Extraits de l'article du Monde.fr

Coûts des réacteurs

 

Le pilotage de l'Etat est d'autant plus nécessaire que la commission se dit « préoccupée » par une forme de dérive financière de la filière électro-nucléaire : coût d'exploitation, mur d'investissement, amélioration de la sûreté, érosion de la rentabilité, coût croissant de l'EPR…).

L'exemple britannique des deux EPR d'Hinkley Point (114 euros par MWh) montre que le prix de l'électricité sera deux fois plus élevé que celui des centrales actuelles.

L'assurance en cas d'accident

Actuellement, la responsabilité d'EDF est financièrement plafonnée. C'est l'Etat qui supporte la quasi-intégralité du risque lié à un accident nucléaire, que n'exclut pas l'ASN.

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a évalué le coût d'une catastrophe majeure à 450 milliards d'euros, soit dix années de croissance économique.

Les députés jugent que cette assurance « gratuite » de l'Etat constitue une « forme de subvention » qui mérite d'être intégrée dans le coût de l'énergie nucléaire.  

 

 

Eau et Biodiversité

Vous pourrez bientôt donner votre avis, pour la ou les sous-régions marines de votre choix, sur le programme de surveillance, quatrième élément des plans d’action pour le milieu marin. 

Il fait l’objet de la présente consultation du public qui se tient pour une durée de trois mois à compter du 18 août 2014. lien