Dans son numéro de juillet 2013, le magazine CORSICA consacre sa page 44 à l'énergie sous le titre:

Toujours pas de financement

    pour le gaz

Jusque là, l'information tient la route.

Mais au beau milieu de l'article apparait une étonnante supputation:

"Et il est fort possible que cette centrale "Vazzio 2" soit finalement construite à la place de l'ancienne centrale au fioul lourd, qui devra entre temps être détruite."

On peut se demander où le mensuel CORSICA est allé puiser ses sources?

Car après l'annulation de l'arrêté PIG qui visait à l'implanter à Bastelicaccia, ce n'est pas in situ qu'EDF envisagerait de construire la future centrale à gaz.

C'est tout simplement de l'autre côté de l'ancienne route d'Ajaccio à Sartene, en face de l'actuelle centrale et pour partie sur des terrains lui appartenant déjà.

Ci-dessous, les quatre parcelles qui composeraient l'emprise de la future implantation. 

Plus loin, l'article de CORSICA, révèle en guise de conclusion:

"A moins que cette année, l'hydrolicité réduise la part du thermique dans la consommation d'énergie en Corse."

C'est presque une évidence!

La bonne pluviométrie de l'hiver 2012-2013 aura permis de produire davantage à partir des moyens hydrauliques. Quant à réduire la part du thermique sur toute une année, attendons de finir l'été pour le savoir. Qui sait si le recours effréné à la climatisation sous l'effet des canicules, et son corollaire le recours au thermique, ne contrebalancera pas, dans le bilan annuel, la part de "l'hydrolicité"?

En attendant, passez au correcteur d'aurtaugraffe!

A LUCCIANA  aussi,

 EDF a construit à côté de l'actuelle centrale

 

Merci à notre adhérent G2B pour ces images capturées le 25 juillet 2013 à 13h03. Il s'agit de la centrale thermique EDF de Lucciana, celle qui est toujours alimentée au fioul lourd.

Alors que son arrêt définitif au 31.12.2010, ou son équipement en dépollution étaient prévus par la PPI!

Bien que légèrement surexposées, une fois recontrastées, ces images sont révélatrices de l'existance d'une pollution chronique dont l'oeil humain ne perçoit pas toute la mesure. Pas de plus de mesure du côté de nos poumons, mais du stockage. Et de nous montrer, une fois de plus, qu'il est faux d'affirmer que "toute la pollution va vers la mer".

Que nous disent les capteurs de microparticules du réseau industriel de Qualitair Corse pour cette journée du 25 juillet 2013?

L'examen des données horaires accessibles par le lien http://www.qualitaircorse.org/air-corse/qualite-air.php?menu=19&station=4  nous permet de remarquer pour les microparticules PM 10, que sur la plage de 24 heures, seulement 16 heures de données sont disponibles. Soit seulement 66.66 % de données disponibles.

On peut également constater, sur cette période de 66.66 % de données disponibles:

    que le seuil européen de 25 µg/m3, valeur limite pour la protection de la santé humaine, est dépassé

    que le seuil français de 15 µg/m3, valeur limite pour la protection de la santé humaine, est dépassé

Et de conclure que durant cette journée du 25 juillet 2013, les données disponibles montrent que durant 93,75 % de la période, ces deux seuils ont été dépassés.

Ce qui permet au site d'afficher une valeur moyenne 25 µg/m3. Lien http://www.qualitaircorse.org/air-corse/qualite-air.php?menu=19&station=4

 

AJACCIO:

Peur sur la ville saison 2013!

La procédure de caractérisation des particules commandée par la CAPA devrait permettre de déterminer l'origine des pollutions (autos, bateaux, centrale EDF) qui affectent l'air de la cité impériale.

 Côté bateaux, même si nos clichés montrent une contribution certaine, on est presque rassurés car certains ont obtenu en 2009 un label d'excellence.

 

Le label d'excellence: ça permet de faire ça?

Si vous voulez savoir ce que les capteurs Ajaccien de la qualité de l'air ont mesuré ce jour là: http://www.qualitaircorse.org/air-corse/qualite-air.php?menu=19&polluant=12#

Dommage, il n'y a plus de capteur de soufre à Ajaccio!