Cyrénée en escale à Porticcio :

 

S’il fallait retenir un seul point important de la tournée de concertation Cyrénée lors de son étape sur la Rive Sud…….. il serait probablement négatif !

 

Pierre GERVASON est à la barre et  Paula CECCALDI officie sur le pont sous l’œil avisé du capitaine LEGRAND, qui n’est pas de quart.

 

Sur le bateau GRT Gaz, même stratégie : à la manœuvre Georges SEIMANDI et Thierry LAMY, et là haut dans la mâture, Pierre François HUGON.

 

Sur la côte, prêt à embarquer le Secrétaire Général de la Préfecture, précisons de la Corse du Sud, veille au grain.

 

Rapide présentation des unes, des uns et des autres, puis la parole passe dans la salle

 

Les retraités posent les premières questions.

 

La stratégie de reconquête gazière de la Russie, et le penchant qu’éprouverait BERLUSCONI pour POUTINE font craindre à un de nos « actifs libérés » que l’avenir du GALSI soit définitivement « mort ».

 

Un autre retraité demande quelle est la puissance électrique véhiculée par le tuyau ? La réponse n’est pas spontanée, mais les calculettes (à piles) chauffent sur le pont GRT Gaz !

 

Un archéologue, en activité, indique que la démarche pourrait prendre aussi un grand intérêt archéologique au cours de travaux qui devraient, selon son estimation, rencontrer une trentaine de sites.

 

Un autre actif s’interroge sur la maîtrise des délais au regard des problèmes du foncier dans l’île.

 

Un retraité reprend la parole : « Que se passerait-il si vous avez déjà réalisé la moitié des travaux Cyrénée et qu’on vous annonçait que le GALSI ne se faisait pas ? »

 

GRT Gaz signale qu’en l’absence d’engagement financier, GRT Gaz ne commencera pas les travaux et que l’engagement sur Cyrénée dépend de l’engagement sur GALSI.  Et « qu’on a 1 à 1.5 ans devant nous pour que le GALSI se décide, sans qu’on soit en retard ». L’ex Cyrénée précise même que « si le GALSI ne se fait pas, on n’a pas la certitude d’avoir du gaz à mettre dedans »

 

Puis quelques questions reviennent sur la réelle volonté de GRT Gaz d’y aller, et la discussion s’oriente vers le choix du site « Ajaccien ». Une petite houle réprobatrice se lève du côté de l’amirauté……

 

Plusieurs participants, de façon plus ou moins habile et concise,  font remarquer au Secrétaire Général de la Préfecture, précisons de la Corse du Sud, qu’entre autres indicateurs négatifs, le choix du terrain 6 ter est particulièrement significatif.  Significatif des précautions qui sont prises par une administration qui semble elle-même si peu convaincue que le GALSI se réalisera, qu’elle a pris toutes les précautions pour y assurer l’implantation d’une centrale au fioul lourd en confirmant le terrain « meilleur compromis»  du préfet LEYRIT en 2007.

 

Un Etat qui, le Secrétaire Général de la Préfecture, précisons de la Corse du Sud, le confirme utilisera le PIG pour s’affranchir du refus du Maire de Bastelicaccia. Un Etat qui, ainsi que lui fait remarquer en substance un actif, est passé outre toutes les formes d’expressions démocratique de refus du fioul lourd en commençant par Lucciana.

 

Mais l’amirauté n’apprécie ces risées qui gonflent disgracieusement la voilure et elle donne du volume.

 

Finalement les quelques associatifs venus s’embarquer dans cette concertation comprennent qu’elle a ses limites, et virent de bord.

 

Mais que diable aillaient-ils faire dans cette galère ?

 

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Débat public, débat truqué ! C'est le sentiment des associations d'opposition aux centrales au fioul après la réunion hier (mercredi) à Porticcio dans le cadre du projet Cyrénnée. A Sentinedda et Aria Linda ont trouvé un peu fort de café le fait qu'on les ait empêché de s'exprimer sur le site de la future centrale de Bastelicaccia. Les associations croyaient dur comme fer et le croient encore que le choix précis de ces terrains est forcément lié à la problématique de la nouvelle centrale d'Ajaccio, donc de Cyrénnée donc du Galsi. Dans l'impossibilité de s'exprimer hier soir, elles ont quitté la réunion non sans avoir l'intention de s'exprimer sur le sujet. C'est ce qu'elles font aujourd'hui. Ecoutons Dominique Lanfranchi