Instable serait la qualité de l’air d’après les mesures effectuées ce trimestre de façon continue sur les deux principales agglomérations de l’île!

Des mesures, à partir de la station mobile, auraient même été effectuées sur les communes (secondaires ?) de Lucciana (13 jours) et de Vescovato au mois de juin. Et aussi à Corte.

Une jolie carte illustrée des points de mesure nous montre que les PM 10 ne sont pas vraiment  mesurées dans la proximité du panache des 2 centrales thermiques :

-          Coté Bastiais, c’est Montesoro et Giraud (centre de Bastia) pour une centrale située à Lucciana.

 

-          Coté Ajaccien, c’est Canetto et Sposata (centre Ajaccio) pour une centrale située au Vazzio sous les vents dominants Nord-Est qui poussent et stockent les PM 10 majoritairement dans la vallée de la Gravona notamment vers la station de Piataniccia. Pas de PM 10 à la station de Diamant ?

De façon assez singulière, d’après les mesures effectuées sur Corte, le chauffage au bois résidentiel et la chaufferie à bois destinée au besoin de la fac et de l’hopital ont les plus gros impacts en hiver, et de façon moindre le flux touristique sur la Restonica en été.

En fin de plaquette, la partie relative à la « nouvelle » mesure des métaux lourds. On y apprend que de « nouveaux polluants » ont été identifiés:

-          Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques.

-          Les métaux lourds.

Sur le site d’Aria Linda, qui n’est pas une association homologuée pour la qualité de l’air, il y a longtemps qu’on connait et qu’on vous parle de HAP issus des centrales thermiques accrochés sur les PM 10 et les PM 2,5. Les centrales à enrobés de la vallée de la Gravona en émettent également, et donc les campagnes de « goudronnage » devraient nettement faire apparaître de gros pics de PM 10 tant du fait du rabotage des chaussées, que de la fabrication du produit, chauffé au fioul lourd.

Pour la mesure de ces « nouveaux polluants » on n’aurait pas assez de moyens, donc on les mesure seulement en 2 endroits, Marana et aéroport de Campo. Campo qui n’est pas vraiment directement sur le trajet Vazzio-Gravona, mais qui devrait au moins récolter un peu des échappements des avions qui alimentent aussi la qualité de l’air de la vallée.

Mais le site de mesure est dit proche de la centrale du Vazzio !   LOL

La mesure serait faite par campagnes de 2 semaines représentatives de 14 % de l’année et de toutes les saisons. De quoi avoir une idée assez grossière des volumes, mais pas forcément de leurs émetteurs.

Pas un mot sur le période d’arrêt de la centrale du Vazzio, ni sur l’épisode de pollution du 19 mai 2009 dans le port d’Ajaccio qui auraient du se traduire par des inflexions significatives sur les tracés.

 

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

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La Surveillance des métaux toxiques, des HAP et des aldéhydes



Origine des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, des métaux toxiques et des aldéhydes dans l'air
 

Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (ou HAP) regroupent de nombreux composés organiques formés de deux ou plusieurs noyaux benzéniques. Leurs principales sources, en milieu urbain, sont le chauffage et le trafic routier. Il existe plusieurs dizaines de HAP, dont la toxicité est très variable : certains sont faiblement toxiques, alors que d’autres, comme le benzo(a)pyrène sont des cancérigènes reconnus depuis plusieurs années.

Quant aux métaux toxiques, la majorité des émissions dans l’atmosphère urbaine sont d’origine anthropique (combustions, industries, incinération des déchets…). Les effets et les doses toxiques de chaque métal sont variables. On distingue toutefois deux voies d’exposition à ces substances. L’exposition directe à des concentrations très importantes, particulièrement en milieu professionnel, qui conduit à des troubles des voies respiratoires supérieures, du système nerveux et/ou des fonctions digestives. L’exposition chronique à des doses faibles, au travers de la bioaccumulation dans la chaîne alimentaire. Cette intoxication à long terme peut entraîner des perturbations du développement, des lésions organiques, un affaiblissement des défenses immunitaires, ainsi qu’un risque cancérigène.

Enfin, les aldéhydes font partie de la famille des Composés Organiques Volatils (COV). Ils sont émis principalement dans les gaz d’échappement des automobiles par suite de la combustion incomplète du carburant. Ils résultent également de la photo-oxydation de certains COV par le rayonnement solaire. Les aldéhydes ont été associés avec des risques pour la santé notamment de par leur caractère irritant pour les voies respiratoires et la présomption de caractère cancérigène ou le caractère cancérigène reconnu pour le cas du formaldéhyde.

Quelle est la règlementation en cours?


La surveillance de ces composés est requise par la directive européenne 2004/107/CE du 15 décembre 2004 qui définit :

  • une valeur cible pour le benzo(a)pyrène dans l’air ambiant de 1 ng/m3 en moyenne annuelle,
  • 1 ng/m3 = 0,000 000 001 g/m3

  • une liste minimale de 6 autres HAP à mesurer : benzo(a)anthracène, benzo(b)fluoranthène, benzo(j)fluoranthène, benzo(k)fluoranthène, indéno(1,2,3-cd)pyrène, dibenz(a,h)anthracène,
  •  
  • trois nouvelles valeurs cibles dans l’air ambiant pour l’arsenic, le cadmium et le nickel, en plus de la législation déjà existante pour le plomb (décret français du 15/02/02). Les autres composés ne font pour l’instant pas l’objet de valeurs réglementaires.

 

Nickel

Arsenic

Cadmium

Plomb

Valeur cible
(moyenne annuelle)

20 ng/m3

6 ng/m3

5 ng/m3

500 ng/m3
(objectif de qualité : 250 ng/m3)

 

1 ng/m3 = 0,000 000 001g/m3

En ce qui concerne les aldéhydes, il n'existe aucune règlementation dans l'air ambiant, seules des valeurs guides pour le formaldéhyde, définies respectivement par l'Organisation Mondiale de la Santé et l'AFFSET, ont été établies : 100 µg/m3 sur 1/2 heure, et 50 µg/m3 de formaldéhyde pour une exposition de deux heures et 10 µg/m3 en moyenne annuelle. Ce polluant est actuellement également recherché dans l'air à l'intérieur des bâtiments.


Surveillance et résultats.


Les mesures de ces polluants ne se font pas de manière continue, contrairement aux polluants gazeux et les poussières. Des prélèvements d'une durée de 24 heures ou d'une semaine (aspiration de l'air au travers d'un filtre qui retient toutes les particules) sont effectués sur certains sites, puis les échantillons sont envoyés dans un laboratoire pour analyse et quantification. Les résultats ne peuvent donc être transmis en temps réel sur le site web, contrairement aux polluants classiques.

Macro-implantation (extrait)

Les sites des points de prélèvement devraient être choisis de manière à :

  • fournir des données sur les endroits des zones et agglomérations où la population est susceptible d’être exposée directement ou indirectement aux concentrations, calculées en moyenne sur une année civile, les plus élevées ;
  • fournir des données sur les niveaux dans d’autres endroits des zones et agglomérations qui sont représentatifs du niveau d’exposition de la population en général ;
  • fournir des renseignements sur les taux de dépôt représentant l’exposition indirecte de la population à travers la chaîne alimentaire.

Les points de prélèvement devraient en général être situés de façon à éviter de mesure des concentrations liées à des micro-environnements très petits se trouvant à proximité immédiate. A titre d’orientation, un point de prélèvement devrait être représentatif de la qualité de l’air dans une zone environnante d’au moins 200 mètres carrés pour les sites axés sur le trafic, d’au moins 250 m × 250 m pour les sites industriels lorsque cela est faisable, et de plusieurs kilomètres carrés pour les sites urbains de fond.

Lorsque le but est d’évaluer les niveaux de fond, le site de prélèvement ne devrait pas être influencé par les agglomérations ou les sites industriels voisins, c’est-à-dire les sites proches de moins de quelques kilomètres.

Lorsqu’il s’agit d’évaluer les contributions des sources industrielles, au moins un point de prélèvement est installé sous le vent par rapport à la source dans la zone résidentielle la plus proche. Si la concentration de fond n’est pas connue, un point de prélèvement supplémentaire est installé dans la direction principale du vent.