Depuis nos premiers échanges sur les centrales thermiques, le Préfet de Région s’est révélé être un interlocuteur compétent, ouvert et disponible.

Dès notre première rencontre,  le Préfet de Région a affirmé sa volonté de faire aboutir le projet de raccordement de la Corse au gazoduc GALSI.  Il nous a montré d’une part qu’il avait une très bonne connaissance du projet, et  d’autre part, qu’il œuvrait véritablement pour sa réussite. 

Toutefois, un Préfet s’appuie les compétences de spécialistes pour éclairer ses décisions et ses prises de paroles.

Tout le monde se souvient des déclarations du préfet LEYRIT en 2007, qui affirmait que les futures centrales seraient 10 fois moins polluantes que le Vazzio à sa mise en service, et 3 fois moins polluantes que l’actuel Vazzio doté de son équipement de dépollution.

Nous savons et avons démontré, depuis plusieurs mois, que cette annonce était totalement erronée en ce qui concerne la réduction des volumes de microparticules PM 10 et PM 2,5 émis par la centrale du Vazzio depuis son origine.  Ainsi que le confirment les études financées par EDF, aucune réduction n’a été apportée à l’émission de ces vecteurs de charges cancérigènes.

Un préfet peut donc être induit en erreur par ses conseils.

Un deuxième exemple, constitué par la rédaction de l’arrêté préfectoral de 2005 en témoigne.  L’arrêté de 2005 a été soumis à la signature du Préfet LEMAS  alors que les services de l’Etat n’avaient pas tenu compte d’une réserve émise par la DSS relative à la prise en compte des phases dites transitoires. Sachant, que pour la seule année 2008, le *nombre de ces phases à dépassé 2500, cette impasse est lourde de conséquences sanitaires. (* significatif du  non respect du fonctionnement en base prévu par le plan énergétique Corse).

Nous avons signalé au Préfet BOUILLON ces deux points, ainsi que plusieurs autres.

C’est ce qui nous rend circonspects sur l'origine de son propos lorsqu’il annonce qu’en l'absence de réalisation du GALSI, les futures centrales de l'île ne pourront probablement pas fonctionner au gaz naturel liquéfié.

Nous disposons en effet d’une part, d’éléments d’une étude réalisée par EDF-GDF en 2006 sur la faisabilité d’une  mini chaine gazière en CORSE à partir de gaz naturel liquéfié. Nous avons d’autre part connaissance d’une étude sur les progrès et la fiabilité des  conditions de sécurisation de tels sites. Nous avons d’ailleurs communiqué cette étude au chargé de l’énergie à l’ADEC.

Il faut bien se rendre compte que le danger représenté par les conditions actuelles du dépotage du fioul lourd à St Joseph, à proximité immédiate d’habitations, est probablement au moins aussi important. N’oublions pas celui toujours représenté par la sphère de Loretto dont l’enfouissement tarde.

Alors, pour éviter de jeter une nouvelle fois le bébé avec l’eau du bain, nous  demandons à Monsieur le Préfet de pouvoir aller jusqu’au bout de la réflexion, avec un autre éclairage. Les informations que nous lui apportons sont sincères ….. et désintéressées.