-          Réitérer notre demande d’enquête épidémiologique sur les conséquences sanitaires et environnementales de 30 ans de fonctionnement de la centrale du Vazzio.
 
-          Recherche d’un site d’implantation pour ses qualités de dispersion
 
-          Remplacement des centrales au fuel par des unités de production moins polluantes.
 
 
Nous en avons profité pour inviter les 12 élus qui ont voté contre notre motion, les 7 et 8 février 2008, à un débat public contradictoire pour confronter les raisons de leur vote à notre argumentation
 
 
 
Le préfet, suite à notre demande d’audience, a reçu durant une heure trente minutes, une délégation composée du Docteur Sauveur MERLENGHI, Jean BIANCUCCI, Alexandre SARROLA, Antoine OTTAVI, Dominique LANFRANCHI, Paul BENIELLI et Jean Nicolas ANTONIOTTI.
 
Nous avons pu lui faire par des revendications ci-dessus énoncées et de son champ de compétence, la santé:
 
Abandon du site qu’il a pressenti et proposé à la signature du ministre depuis le 21 décembre 2008, en lui faisant remarquer :
 
-          que la proximité d’un groupe scolaire, d’une crèche, sur un terrain agricole
ne correspond pas à la notion de meilleur compromis avancée par lui dans la presse,
 
-          que la hauteur des cheminées envisagées à 40 m, rend peu crédible cette implantation alors que la hauteur de 79 m des cheminées actuelles du Vazzio ne suffit pas à rejeter les polluants suffisamment en altitude pour qu’ils soient correctement dispersés.
 
-          que les phénomènes météorologiques qui empêchent la dispersion des polluants dans la vallée de la GRAVONA sont connus et doivent être pris en compte pour déterminer un site,
 
-          que l’exploitation des expertises précédentes sur ce dossier ayant produit des conclusions assez étonnantes, nous voulons être associés à la phase d’expertise qu’il a proposée, et pas seulement pour en recevoir les résultats.
 
-          que nous lui demandions de transmettre au ministre de l’industrie notre demande de surseoir à la décision d’implantation de la centrale tant que les conclusions de l’expertise n’aurait pas produit de résultat validé. Ce qu’il a accepté.
 
-          que nous lui réitérerions notre demande d’enquête épidémiologique en sa qualité de responsable de la question sanitaire,
 
Nous avons pu également lui faire par des revendications ci-dessus énoncées, qui font partie des compétences de la Collectivité Territoriale de Corse :
 
 
-          Nous lui avons précisé que nous ne remettions pas en cause le plan énergétique voté en 2005, mais uniquement le remplacement des centrales thermiques au fuel par des centrales thermiques au fuel (sic) ainsi que le prévoit l’article 4 du trépied énergétique.
 
-          Que ces moyens de production archaïques ne sont plus réinstallés par EDF, au travers de sa filiale, que dans les DOM TOM et en Corse.
 
-          Que pour répondre à la nécessité d’assurer le remplacement des centrales thermiques au fuel, nous proposons en alternative des TGCC: turbines à gaz à cycle combiné dont le rendement est notoirement plus élevé puisqu’il passe de 35 % à 60 %. Ceci ayant pour effet immédiat de réduire la consommation, et par conséquence le volume de pollution. D’autre part la combustion du gaz ne génère pas les microparticules liées à la combustion du fuel.
 
-          Que nous ne pouvons sérieusement attendre l’hypothétique arrivée du GALSI en Corse, actuellement en phase de discussion pudiquement qualifiée de diplomatique,
 
-          Que le coût énorme et la durée de réalisation prévisible de son raccordement jusqu'à Ajaccio rendait encore plus improbable la conversion fuel/gaz prévue à l’article 4,
 
-          Que GDF affichait clairement dans ses projections d’investissement que le raccordement de la Corse au GALSI n’aurait d’intérêt que si les deux centrales de Corse y étaient raccordées,
 
-          Que le recours au GPL, comme gaz de substitution au gaz Algérien, permet d’envisager le démarrage immédiat au gaz des futures TGCC,
 
-          Que le stockage enterré des réserves de GPL pour les besoins de la future centrale, dont le coût aurait été, dans une première approche estimé dissuasif, doit être réexaminé avec toutes les possibilités offertes par la liquéfaction-regazéification,
 
-          Que ce stockage permettrait également d’évacuer le risque Seveso que représente le stockage du gaz en sphère pour les besoins de la ville d’Ajaccio.
 
-          Que nombre des conseillers territoriaux qui ont voté l’article 4 en novembre 2005 reconnaissent qu’ils ont été abusés par les notions de « moteurs diesel au fuel propres » et le crédit qu’ils avaient accordé aux « promesses » de réalisation quasi imminente du GALSI,
 
-          Que des études européennes, disponibles 2005, permettaient pourtant de recenser les MTD, Meilleures Techniques Disponibles, dont l’objectif est de satisfaire au mieux les critères de développement durable.
 
-          Que le volet ENR du trépied restait à être mis en œuvre.
 
 
 
En conclusion, nous avons fait remarquer au préfet que le bilan de la discussion était loin d’être rassurant, et qu’en l’attente de la réponse du ministre de l’industrie à notre demande de surseoir, nous ne pouvions transmettre de message rassurant de la part de l’Etat à la population.
 
 
Nous allons donc continuer à mobiliser, informer, et essayer de débattre avec les élus qui ont rejeté notre motion pour les convaincre que notre santé et notre environnement méritent mieux qu’un vote sans autre argument que sa propre sacralité et d’accepter de reconsidérer le libellé de l’article 4 au regard d’arguments incontournables.
 
 
 
 
 
 
 
Extrait de MTD :
 
Substances rejetées
Charbon
Fioul lourd
Gazole
Gaz
Biocombustible (par ex. écorce)
mg S/MJ de combustible consommé
100 - 200 1
(50 - 100)5
100 –200 1
(50-100)5
25-50
<5
< 15
mg NOx/MJ de combustible consommé
80 - 110 2
(50-80 SNCR)3
80 – 110 2
(50–80 SNCR)3
45-60 2
30 -60 2
60 –100 2
(40–70 SNCR)3
mg de poussière /Nm3
10 - 30 4
à 6% O2
10 – 40 4
à 3 % O2
10-30
3% O2
< 5
3% O2
10 - 30 4
à 6% O2