Actuellement la règlementation maritime permet à tout un navire ferries faisant une escale de moins de 2 heures dans un port de continuer à alimenter ses machines au fioul lourd à 1,5 % de teneur massique en soufre.

Il résulte de ces "touchers" de moins de 2 heures des niveaux d'émissions polluantes impactant les villes portuaires qui ne sont plus acceptés par leurs populations.

Depuis le1er janvier 2020, la règlementation OMI impose aux navires d'utiliser un fioul lourd à 0,5 % de teneur massique en soufre.

Ces mesures de réduction de la pollution rapprochent les ports de Méditerranée des condition de navigation déjà applicables dans les zones SECA (Amérique du Nord, Mer du Nord, Baltique) à savoir l'obligation pour les navires d'utiliser un
fioul lourd à 0,1 % de teneur massique en soufre.


Dans l'attente et jusqu'à la mise en place d'une zone SECA en Méditerranée, dont la date n'est pas connue, le Président de la Métropole Nice Côte d'Azur vient d'accorder une remise de 650 € HT par escale de moins de 2 heures dans le port de Nice aux navires qui utiliseront du fioul lourd à 0,1 % de teneur massique en soufre.






En matière de qualité de l'air et de protection de l'Environnement, la mesure adoptée par la métropole  Niçoise a du sens, les opérateurs anticipant, lors de ces escales courtes, l'application de la future règlementation SECA. Au bénéfice de la santé des populations.

A contrario,  si les  compagnies qui s'apprétent à augmenter à 3,5 % la teneur en soufre du fioul qu'elles utiliseront après avoir équipé leurs navires de scrubbers, obtenaient de la Collectivité Territoriale des aides pour accompagner cette régression, la Collectivité de Corse serait en total contre-sens. Au détriment de la santé des populations