Depuis l’application de l'arrêté du ministre délégué à l'industrie du 23 mars 2006 le taux de 11 % n'avait jamais été révisé, alors même que les conditions de prêt baissaient de façon très significative pour se raprocher de 2 %, voire moins.

Suite à la crise de 2005, c'est le rapport de l'ingénieur des mines Leutertrois qui avait insuflé les attentes de l'opérateur historique qui se plaignait de sa "fable motivation" à investir dans l'appareil de poduction insulaire eu égard au "trop faible" taux de 6,5 % alors servi en Corse comme sur le continent.

Alors on peut bien remarquer que ça arrive seulement au moment où les opérateurs des ZNI ont eu le temps de profiter des énormes produits financiers accordés aux installations de production.

Faire des produits financiers dans ces conditions c'est simple: pour construire une centrale j'emprunte à 2 % à mon banquier alors que je suis rémunéré à 11% au travers de la CSPE.

Alors on peut bien remarquer que c'est aussi juste au moment où d'autres opérateurs prétendent à bénéficier de condition aussi avantageuses pour la construction d'un réseau gazier qui n'est curieusement pas considéré comme partie indissociable d'une centrale au gaz qui doit être alimentée au gaz. L'opérateur historique attendant 11 % pour démarrer au fioul en 2023....... si le gaz n'arrive pas!



On peut aussi remarquer que le taux de 6.5 % servi sur le continent reste lui même reste très juteux.

La délibération de la CRE





Le communiqué de presse des syndicats CFE-CGC et UNSA Energie d'EDF qui se demandent si l’Etat sera cohérent en matière de taxation et de pollution.