Ad Hoc,

les annonces relatives au fioul léger à Lucciana et au gaz naturel dans toute la Corse, il y a juste un

Hic:

elles ne figurent pas dans la loi de programmation des investissements de production d'électricité!

Meday, Meday!

MEDDE, MEDDE?

Philippe MARTIN était à Ajaccio ce samedi 26 octobre 2013 dans le cadre du congrès mondial des aires marines protégées. Impact pour la Corse: la France et l'Italie vont demander le classement des bouches de Bonifacio au patrimoine de l'UNESCO.

Nous en avons profité pour solliciter, auprès du Préfet de Région, une audience que le cabinet du Ministre a accepté. Nous avons ainsi pu rencontrer Pierre FONTAINE administrateur civil hc, à la tête de la Sous-direction du système électrique et des énergies renouvelables du MEDDE.


Voilà enfin un conseiller qui comprend de quoi les associations parlent quand elles évoquent les blocages de la PPI, autrement dit de la loi:

Pierre FONTAINE a parfaitement compris que nos préoccupations relatives à la valeur normative de la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité de 2009 (PPI 2009), outre son aspect législatif, concernent  les engagements financiers qu’elle nous parait comporter, ou plutôt, ne pas comporter.

Le conseiller du Ministre a indiqué vouloir vérifier ce point. Il pourrait ainsi nous apporter ainsi réponse relativement aux observations ci-après.

Ce qui permettra peut-être, aux ignorants et aux imbéciles, d'échapper au supplice des goudrons et des plumes auquel le Président de l'Exécutif, et le patron d'EDF ont publiquement déclaré vouloir les soumettre!

 

 

En clair, ce que nous avons évoqué avec le Conseiller du Ministre:

La PPI de 2009, ainsi que le précise le rapport de présentation au parlement et contrairement à celle de 2006, a restreint l’alimentation des futures centrales thermiques à moteurs Diesel de Corse au seul fioul lourd. Le surcoût de 20 M€/an annoncé dans l’hypothèse d’une alimentation de la centrale de Lucciana au fioul léger, en lieu et place du fioul lourd, ne fait donc à ce jour l’objet d’aucune autorisation financière. Interrogé sur la prise en compte du différentiel, le représentant de la CRE, en Corse le 31 mai 2013 dans le cadre d’Energ’iles, répondait en indiquant que la CRE n’en avait pas été saisie officiellement.

 

D’autre part, ainsi que nous avons pu lui indiquer au cours de l’entretien, que nos doutes sont renforcés par l’arrêté d’autorisation d’exploitation de la future centrale de Lucciana au fioul léger, puis au gaz naturel, signé par le Préfet de Haute Corse le 27 juin 2013 : l’arrêté 2013-178-0005 ne comporte pas, dans les vus et considérants,  la « traditionnelle » référence à la PPI.

 

 

Une autre curiosité de cet arrêté réside en effet dans l’attribution de valeurs limites d’émission, VLE poussières, autorisant l’exploitant, dans le cas de l’alimentation au fioul léger, à émettre des concentrations en microparticules identiques aux niveaux d’émissions de microparticules autorisées dans le cas d’un fonctionnement au fioul lourd !

D’une part, le fait qu’une VLE réduite, et réaliste selon les MTD, ne soit donc pas imposée à l’exploitant, incite à se demander où se situe l’amélioration sanitaire et environnementale. D’autre part, cela renforce l’idée qu’une alimentation au fioul lourd, rendue possible par la capacité contractuelle des moteurs à utiliser du fioul lourd, du fioul léger ou du gaz, reste envisageable. D’autant que la nouvelle centrale, bien que dépourvue des moyens d’affinage du fioul lourd, est mitoyenne, et connectée à l’actuelle centrale qui dispose des centrifugeuses et autres moyens nécessaires. Cette dernière étant adossée à un stockage de fioul lourd.

 

En cas pénurie de fioul léger, de gaz naturel, tout permettrait au plus haut représentant de l’Etat dans le département d’autoriser, afin pour ne pas mettre en danger la sécurité énergétique de l’île, le recours au fioul lourd (devenu combustible de secours) de manière exceptionnelle et provisoire.  De manière exceptionnelle et provisoire….comme l’est l’autorisation de poursuite d’exploitation de l’actuelle centrale de Lucciana qui aurait dû être s’arrêtée au 31.12.2010, ou être équipée en dépollution catalytique comme l’a été la centrale du Vazzio (Ajaccio en 2006-2007).

 

 

En ce qui concerne l’alimentation en gaz naturel, la PPI de 2009, et le rapport de présentation au parlement qui la précise, ne nous paraissent pas comporter d’autorisation d’investissement en vue de l’installation d’une barge au large de Lucciana, et de la construction d’un gazoduc Cyrénée qui permettrait d’alimenter les deux centrales thermiques de Corse au gaz naturel. Ce dispositif, qui a fait l’objet de lettres de la Ministre Delphine BATHO aux opérateurs nationaux, n’est pas prévu par l’arrêté PPI 2009 qui précise la double condition d’alimentation en gaz naturel de la Corse : « - pour la Corse, les nouvelles centrales thermiques fonctionnent au gaz naturel, dès lors que le raccordement de la Corse au gazoduc Algérie-Italie via la Sardaigne (Galsi) est réalisé ».

 

On n'en n'était pas à notre coup d'essai: lors de l’audience qui nous a été accordée à l’occasion de la venue du Président de la République le 4 octobre 2013, nous avions dejà évoqué ces sujets avec Monsieur Patrick VIEU, conseiller du Président François Hollande. Le conseiller du Président nous a indiqué qu'il ferait part des points évoqués à Monsieur Olivier LLUANSI, conseiller du pôle économie et finances, industrie et énergie au cabinet du Président de la République, et à Monsieur Charles-Antoine GOFFIN, conseiller en énergie auprès de Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.

 

Non, nous n'en n'étions pas n'était vraiment pas à un coup d'essai, puisque nous avions déjà évoqué ces mêmes points à deux reprises avec la Ministre Delphine BATHO:

- le 10/09/2012 au MEDDE à Paris, en présence de ses conseillères,

- le 31/05/2013 à la préfecture d’Ajaccio en présence du DGEC.

Stocker l’énergie renouvelable grâce à l’eau:

ça marche! 

Il y a dans le monde actuellement plus de 400 Step en service ou en construction

Extrait de l'article de

  

L’étude menée par les services du ministère du Développement durable, la DGEC précisément, amène la preuve de ce potentiel de croissance, du moins techniquement.  « Nous avons laissé de côté les volets préserve des ressources et faisabilité économique pour nous intéresser au potentiel technique qu’il reste en France. Le plus grand potentiel de croissance, évalué à 10,2 TWh, porte sur de nouveaux ouvrages », a expliqué Antoine Pellion, chef du bureau de la production électrique de la DGEC.