Il y d'une part le risque de survenance d'un boil over, lié au stockage du fioul lourd,  bien connu sur le continent.  Un accident est si vite arrivéDepuis, ils ont compris dans l'hexagone qu'il ne fallait en stocker de trop grosses quantités en zones habitées.

Mais à Lucciana, les hommes de l'art aimeraient bien jouer avec le feu en en stockant de grandes quantités.

Pour s'y préparer l'administration dipose d'outils performants........qui restent encore à mettre en oeuvre en Corse. 

Il y a surtout une menace quotidienne sur la santé générée par la pollution des centrales alimentées au fioul lourd, que le représentant de la CGT tente de minimaliser en la comparant à celle du fioul léger, tout en faisant un lien entre l'action des associations et les attentats et tentatives d'attentats dont l'entreprise semble victime.

Pourtant, même  les arrêtés préfectoraux le démontent: les valeurs limite d'émission autorisées pour le fonctionnement au fioul lourd sont bien plus élevées que celle autorisées pour le fioul léger.

 

 

 

Ce sont encore les arrêtés préfectoraux qui nous montrent que ceux qui vantaient récement les réductions par 10 et par 3 des nouvelles centrales mentaient scandaleusement à l'opinion publique Corse. 

Il suffit de comparer les chiffres et de constater que la majorité des polluants n'ont connu aucune réduction, ni par 3, ni par 10. C'est le cas des microparticules PM 10 et PM 2,5 dont l'impact sur la santé a été clairement mis en évidence par le rapport de l'AFSSET en mars 2009.

 

Paramètres

Arrêté préfectoral  VAZZIO 1

Arrêté préfectoral LUCCIANA 2

Coefficient

de réduction

SOX  équivalent SO2

1500

850

1,7

NOX équivalent NO2

1900

600

3,2

Amoniac

30

30

0

CO

650

650

0

Poussières        (microparticules PM 10 et PM 2,5)

100

100

0

Métaux lourds

20

20

0

HAP       

(hydrocarbures aromatiques polycycliques)

0,1

0,1

0

COV     (à confirmer)

150

20

7,5

 

Non, on ne peut pas dire qu'il faut alimenter les centrales thermiques avec n'importe quoi pour les faire fonctionner, ni même avec de l'huile d'olive!

Nous, tranquillement, depuis le début, on se bagarre sur le terrain de la démonstration et de la preuve, et on a encore de solides réserves. Pas en invitant à des repas aux bonnes tables de la région, ou en s'offrant des pages de magazines au papier glacé. On peut comprendre les tentations de ceux qui, en face, sont à bout d'arguments.

Ca y est , on a enfin trouvé les 470 millions d'euros nécessaires pour financer le raccordement de la Corse au GALSI.