http://www.corsematin.com/article/corse/edf-l%E2%80%99arrete-prefectoral-repond-aux-exigences-reglementaires

 

Sous la photo de l’homme de l’art qui affiche un large sourire, un premier aveu:

« Nous disposons désormais de l’arrêté indispensable pour reprendre le chantier de construction d’une infrastructure destinée à garantir la sécurité énergétique de l’île. Cela devenait urgent. »

Eh oui monsieur l’homme de l’art, si le chantier reprend, c’est donc qu’il avait déjà commencé! Pourquoi avait-il commencé ? Et pourquoi donc s’était-il arrêté ? Notre journaliste aurait pu très naïvement poser ces simples questions.

Puis il enchaine par une lapalissade révélatrice: « L’arrêté préfectoral répond aux exigences réglementaires ».  Que l’arrêté préfectoral soit conforme, c’est possible, mais ce qui nous intéresserait bien davantage c’est la conformité aux exigences règlementaires  de la future centrale thermique!

 Si on totalise toutes les impasses relevées dans le dossier d’enquête publique et les réserves non levées. C’est pas gagné !

Un peu plus loin, il termine sa phrase par «  …… EDF respectera bien entendu le consensus qui s‘exprime à travers lui. » 

Sur la même page en ligne, le sondage du quotidien mesure le consensus : « Etes vous rassuré par les modifications annoncées par le préfet pour la centrale de Lucciana ». A 19h00, il y a 84 % non rassurés contre pour seulement 16 % de rassurés !


La majorité des sondés a de bonnes raisons de s’inquiéter au plan sanitaire: « Ceux qui ont des doutes font une erreur quand ils s’adressent à l’industriel qui n’a aucune compétence en matière de santé publique. »

Notre homme de l’art récidive : « Mais il est clair que le chantier se fera dans le respect des normes prescrites par l’arrêté en matière d’environnement et de santé publique »   Une fois de plus, ce n’est pas le respect du chantier qui nous préoccupe, mais la pollution qui serait émise dès le début du fonctionnement….si EDF arrivait à démarrer au fioul lourd !

«  L’État est le premier préoccupé par les normes qu’il fixe. » : l’homme de l’art doit probablement avoir une pensée attendrie pour son porteur d’eau du conseil énergétique, celui qui n’a pas fait respecter en août 2008 les règles qu’il avait proposées à la signature du préfet.

Et on se lache : « Certains fiouls légers polluent plus que certains fiouls lourds. »