Dans un document du 3 janvier 2007, un des responsables du Système Electrique Corse décrit, selon lui, les conditions qui permettent de considérer qu’une STEP (Station de Transfert d’Energie par Pompage) serait économiquement intéressante : turbiner en heures pleines et pomper en heures creuses.

Il précise qu'il faut pour cela alimenter la pompe à partir de la connexion SARCO lors des périodes d’heures creuses du réseau électrique Italien. 

Car durant ces périodes, je le cite « les tarifs du marché Italien sont compétitifs comparés aux moyens de production thermiques ».  

Il indique même que la période des heures creuses potentielles s’élève à  6800 heures/an et que cela permet donc d’envisager 19 h/jour de pompage et 5 h/jour  de turbinage sans générer de surcoût, pour des puissances de 157 et 57 MW.

 

Ce document appelle plusieurs commentaires :

-           EDF Corse (PEI) a étudié et reconnu (en interne) l’intérêt des STEP, pourtant elle n’en programme pas dans ses prévisions d’investissement.

 

-          L’équilibre économique de cette étude repose sur une alimentation payante de la pompe.

 

-          Nous proposons d’alimenter la pompe à partir d’électricité d’origine photovoltaïque ou éolienne. A priori l’intérêt  économique de l’utilisation de STEP ne pourrait qu’en être renforcé.

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Les  STEP sont les seuls moyens actuellement connus et utilisables industriellement pour stocker la production d’électricité d’origine photovoltaïque ou éolienne. 

Les  STEP sont les seuls moyens actuellement connus et utilisables industriellement pour augmenter le productible des ouvrages hydroélectriques de Corse sans augmenter la pollution, et en valorisant les abondantes ressources naturelles dont dispose la Corse.

Plus d’indépendance énergétique pour la Corse ?  C’est peut-être bien ce qui dérange. Mais aussi  moins de TIPP pour les ressources des collectivités, et moins de business pour EDF Trading Limited.

Dernier point, et pas des plus anodins !

Si les tarifs du marché Italien sont compétitifs comparés aux moyens de production thermiques, on comprend encore mieux pourquoi EDF nous expose aux 2500 démarrages et arrêts moteurs constatés en 2008.

La surmultiplication des phases dites transitoires qui en résulte génère des volumes de pollution qui ne sont pas comptabilisées dans les émissions. Pourtant nos poumons, qui n’ont pas de prix, les comptabilisent.

Et le Plan Energétique Corse n'est pas respecté.