Pas naturel:

Avant même qu'il n'arrive en Corse,

ça sentait déjà le gaz!


Reçu il y a peu par le boss de la CRE, un des candidats à l'alimentation gazière des centrales thermiques de Corse se faisait tacler devant le but pour sa proposition commerciale à 300 M€....jugée encore trop élévée. La CRE suit, à moins qu'elle ne le précède, avec beaucoup d'intérêt (11 %) le dossier de la ZNI de Corse.

Rappelons que l'offre etait sucitée par l'appel d'offres mené par la DGEC dans le prolongement du dialogue concurrentiel.

Ce candidat s'affairait à la solution faisant intervenir un navire FSRU sur Lucciana pour alimenter la centrale de Lucciana et, un transport par navire cargo de citernes gonflées au GNL qui débarqueraient à Propriano pour acheminer, sous forme de noria, par la route, via le col de St Georges, le devenu précieux gaz vers la Centrale Vazzio Bis.

Devenu précieux car le prix de la molécule de gaz naturel , acheminée autrement que par gazoduc, connaitrait une sérieuse inflation.


Barbara plus bio que Ségolène?


Alors que tous phosphoraient sur cette fragile construction intelectuelle, la ministre de l'ecologie, tout comme ses prédecesseurs et, nonobstant la dynamique poussée par son propre ministère a, elle aussi, une révélation: Article Corse Matin

En fait, tout comme Jeanne d'Orleans.

Et les voilà repartis derrière un autre nouveau lièvre .......les biocarburants!

Mais alors à quel jeu continue de jouer le boss de la CRE lorsqu'il sermone un candidat pour lui faire encore baisser ses prix?

Démontrer que sa proposition ne tient pas la route pour légitimer la troisième voie!


Deux voeux pieux

exaucés?


Un syndicat d'EDF redoutant les baisses d'effectif qu'aurait entrainé la technologie TGCC couplée au gaz naturel, avait déjà considéré qu'elle (la centrale) pouvait bien tourner à l'huile d'olive.....

Avec les biocombustibles, issus de la culture du colza, on reste effectivement dans les oléagineuses. Et dans le diesel.


Le colza serait donc

la nouvelle poule aux oeufs d'or!

Surement, mais pour qui?


Pour produire du biodiesel, les meilleures cultures seraient  celles de soja et de colza, mais il faut environ 14 m3 d'eau pour produire un litre de biodiesel à partir du soja ou du colza!

Vu la consommation annuelle d'une centrale nous voilà repartis vers une autre dépendance et de taille avec le réchauffement climatique et la raréfacton de l'eau.


Déjà trop cher


Avec un prix moyen de 977 €/tonne en 2019 le biodiesel de colza produit en Europe est déjà plus cher que le fioul domestique qu'il remplacerait et qui a afiché en 2019 un prix moyen de 870 €/tonne.

Pour mémoire les 2 centrales de Corse consomment quelques 120 à 150 000 tonnes de combustible par an ce qui occasionne un cout d'achat HT de combustible reconnu par le CRE de 51,5 M€.

Selon une étude réalisée pour le groupe Avril la diminution des particules pourrait aller jusqu'à 43 % en masse et jusqu'à 25 % en nombre lors de la combustion de combustibles composés de 70 % de fossiles et de 30 % de biodesel.


Le biodiesel émet des particules

lors de sa combustion,

il pollue donc considérablement plus

que le gaz naturel


On est loin de la réponse qui pourrait nous intéresser pour un substitut au gaz naturel dont la combustion ne génèrerait pas de particules cancérigènes, contrairement à celle du fioul. 

Précision d'importance, les résultats d'Avril sont tirés d'essais réalisés à partir de véhicules représentatifs du parc diesel roulant actuel..... On est loin de la rusticité des gros diesels qui propulsent les navires et entrainnent les générateurs des  centrales thermiques diesels d'EDF dans les ZNI.


Le loup et l'agneau:

spectre du monopole


Qu'il y a-t-il de changé en Corse depuis l'ouverture du marché de l'électricité?  Au jeu des chaises musicales la plupart des protagonistes ont bien fait leur tour, sauf le très silencieux concessionnaire des chaises.