Association Aria linda

mardi 27 février 2018

Eden Figé..........quelle tambouille!



Turnemu à Vignale

Chassez le
gaznaturel, il revient au galop!

Après que Lebeau patron des ZNI, en présence du préfet Névache en préfecture de Bastia, nous ait affirmé que le fioul lourd était moins polluant que le fioul léger, après l'intox du fioul lourd spécial Corse, voilà maintenant que l'attelage eDen Figé, drivé par son Ben-Hur insulaire, nous parachute,
l'air de ne pas y toucher, une miss(i) dominici parisienne pour nous vendre la suprématie de l'air propané sur le gaz naturel.

Grâce aux cours de lobbying qu'ils ont assidument suivi, les hommes de l'art sont maintenant devenus de très habiles faiseurs d'opinions. Parité oblige: les femmes de l'art aussi. A côté d'eux, ceux de la deuxième chaine font figure d'enfants de coeur.

L'acceptabilité de la population et de ses représentants élus ça se travaille. Le préfet Bouillon, orfèvre en communication, l'avait pourtant solennellement affirmé aux élus en avril 2010: " j'ai des instructions du chef de l'Etat. Ce sera une centrale au gaz et rien d'autre."

Alors, pour préparer l'opinion publique à la déconvenue du lapin qu'ils ont bien l'intention de nous poser en 2023, il leur faut continuer à endormir toute vigilance. Pour nous faire renoncer à l'objectif fixé par la ministre Ségolène
ROYAL, ils n'hésitent pas à expliquer qu'il est normal que la procédure de dialogue concurrentiel prenne du retard. Et que de toute façon la CRE arrivera toujours à temps, au mois d'octobre, pour prendre le pouls de la Corse. 


E fune longhe diventanu sarpe

D'Etat de vieilles ficelles tiennent toujours la corde.

Aux syndicats maison locaux, on a pu le constater lors du denier CEAC, ont déjà été assénés les éléments de langage ZNI. De nature, leur a-t-on affirmé, à pérenniser l'activité gazière en Corse.

Quant aux élus ajacciens, on leur a depuis longtemps permis d'avoir des idées très innovantes. Comme récupérer un peu de foncier à Loretto, en déplaçant les cuves et en réduisant un peu le rayon d'impact des cuves en cas d'explosion.

Stratégie payante: l
e pédiatre maire d'alors et son 1er adjoint communiste avaient lâché la proie pour l'ombre. Pourtant, la réserve gazométrique du futur gazoduc permet de le substituer, en tant que capacité de stockage, aux cuves de Loretto. Pourtant, l'intérêt de cette alternative permet de restituer à la cité impériale, non pas une partie, mais la totalité du foncier actuellement gelé par le périmètre SEVESO. 

Qui plus est, le gaz naturel est bien moins couteux pour les consommateurs finaux que l'air propané, triste privilège réservé par le pays ami aux seuls ajacciens.

Alors ce gazier qui se plaindrait déjà de perdre 10 M€ par an sur la distribution urbaine d'air propané, se serait volontairement tiré une balle dans le pied en s'imposant un surcout de 100 millions d'euros d'investissements à Loretto? Alors qu'il lui suffisait de miser sur la chaine gazière prévue en 2023 pour dépenser moins et mieux? Sous le regard d'une CRE adepte de coûts évités?

Mais non, argumente toujours mezzo voce notre bicéphale: c
'est juste pour respecter le PPRT!  Mince, nos opérateurs économiques n'auraient pas eu la possibilité de solliciter une de ces sempiternelles dérogations qui leur permettent habituellement de laisser perdurer les nuisances pour la population pour préserver leurs intérêts financiers?

La mandature qui a suivi à la maison carrée a également été vaccinée contre toute velléité de remplacer la distribution d'air propané par du gaz naturel. Autre public, autres éléments de langage: Ben-Hur leur a administré l'oukase surtout-pas-de-barge-à-Ajaccio.



Spenghjicandela: un colpu à u chjerchju, un colpu à a botte


Celui qui a déjà parfaitement joué Le-rôle-prépondérant-dans-l'élaboration-de-la-PPE-Corse le sait bien: il lui faut maintenant continuer à déployer toute son ingéniosité pour garantir l'acceptabilité d'une déconfiture pour la Corse en 2023.

Et de l'expliquer très gentiment pour tranquilliser population et élus: selon lui,
ce ne serait pas si grave de rater le coche.



Aiò o Egidiu, aiò o Ghjuvanni, un vi lasciate intrappulà


Les Exécutifs de droite, puis de gauche qui se sont succédé à l'hôtel des étrangers se sont fait, bon gré mal gré, les porteurs d'un consensus en vue de l'alimentation de la Corse en gaz naturel, autrement dit son
acceptabilité. L'histoire s'en souviendra.

Si la Corse devait manquer le rendez-vous de 2023, ils auraient beau jeu de vous en attribuer la responsabilité. 



Si vis gazum, para bellum

Et sans attendre le prochain Conseil de l'Air de l'Energie et du Climat, ou la venue de la CRE en octobre.

Le gaz naturel ce n'est certes pas l'eDen, mais le fioul c'est surement Scylla, et
les gesticulations que nous observons confirment que rien n'est encore Figé




Il fait de la tambouille ...... comme Monsieur Jourdain

La mauvaise cuisine c'est celle de cet élu qui, le jour du vote de l'usine de tri mécanique, alias Centre de Tri Valorisation Matière et Energie, a allégué
devant ses collègues, du geste et de la parole, avoir en main toutes les autorisations écrites, même celle de la CTC.

Le mois suivant, le 26 juillet 2017,  son Président indiquait, du haut de la même tribune, que l'accord de la CTC restait à venir et, que ses services et ceux de l'Office de l'Environnement étaient en contact à cette fin.





 

samedi 17 février 2018

EDF, Engie et la DGEC mettent les gaz


Vrai ou faux,
10 à 15 jours de réserve c'est :

pour alimenter les 2 centrales thermiques?
ou
pour alimenter Ajaccio et Bastia en gaz de ville?



Le gazoduc censé relier Bastia à Ajaccio en 2023, long de 200 km et d'un diamètre de 0,4 m, pourrait-il servir de réserve gazométrique (stockage de gaz) en cas de coupure de gaz? Et pour quel usage?





Alors qu'il fallait évaluer la capacité du gazoduc à supplanter les cuves du Loretto, la DGEC (ministère) aurait répondu par la négative.  De cette réponse aurait résulté un avis favorable au déplacement des cuves du Loretto pour un coût aujourd'hui annoncé de 110 millions d'€.

Un investissement qui enlève de l'intérêt à la construction du gazoduc puisqu'il le prive d'une utilisation d'environ 4 % supplémentaires à la consommation des moyens thermiques de production d'électricité.

Là où ça coince, intellectuellement parlant, c'est que les hommes de l'art (EDF), contrairement aux neuneux des associations, estiment que le gazoduc aurait une capacité de 10 à 15 jours pour alimenter les moyens de production thermiques insulaires: Vazzio bis, Lucciana et turbine à combustion. Nous avons fait le calcul pour les 2 centrales.


Le calcul des potaches des associations



Si nos calculs, résumés dans le petit tableau ci-dessus, qui corroborent ceux des gaziers sont exacts, le tuyau de 200 km ne pourrait pas alimenter les 2 centrales plus de 25 h. Soit à peine plus d'un 1 jour.

Donc, Messieurs de la DGEC et Messieurs les hommes de l'art, le délai de 10 à 15 jours ne semble pouvoir s'appliquer qu'à la distribution en gaz de ville.



Engie,
vers une hausse du prix du gaz de Loretto?

Engie de Paris (Engie est en Corse sous la houlette du Directeur d'EDF) sera en Corse la semaine prochaine pour nous convaincre du bien fondé de l'investissement de Loretto. Une curiosité alors que le prix actuel du gaz dans l'île place la Corse en tête des régions françaises les plus chères.

Avec pour conséquence économique sur la précarité énergétique, et sociale, de placer le chauffage au gaz au même niveau de prix que le chauffage électrique.
D'autant plus curieux qu'Engie annonce perdre de l'argent en Corse. Et comme la CRE demande de la rentabilité, il va leur falloir justifier une hausse des coûts. Pas facile l'exercice!


Un syndicat "en phase" avec sa direction?


On aura remarqué qu'un des syndicat d'EDF ne s'est exprimé, lors du CEAC en présence du PDG d'EDF, que évoquer ses préoccupations sur la reconduction des anciens contrats gaziers que le monde des hommes de l'art croyait à tacite reconduction.

Et aussi avec beaucoup de poésie sur les barrages. Mais rien sur de l'arrivée du gaz naturel!   

 

lundi 12 février 2018

Sale business en Pologne! Ah, c'est mieux en Corse?

 


charbon:

sale business


Deux ans après que la plupart des nations du monde se soient mises d'accord lors de la COP 21 pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2° C, des associations européennes dénoncent le torpillage de certaines compagnies d'assurance (notamment AXA pour la France) qui continueraient à soutenir le développement de nouvelles capacités de charbon en Pologne.

lien vers l'article


En Pologne, EDF céderait son activité à base de charbon et de houille: lundi 13 novembre 2017, l’énergéticien public polonais PGE annonçait la finalisation de la reprise des activités d’EDF Polska dans le charbon et le gaz pour un montant fixé à un milliard d’euros.

EDF Polska est concerné par quatre centrales électriques et thermiques, une centrale à charbon, et 50% de participation dans Kogeneracja, propriétaire de quatre autres centrales thermiques et électriques. PGE a aussi également finalisé l'acquisition de la centrale électrique à houille de Rybnik de l’opérateur français EDF. EDF maintient sa présence en Pologne via ses filiales EDF Énergies Nouvelles et Dalkia.

PGE envisagerait de construire 5,260 MW de nouvelles capacités de charbon, ce qui ferait du groupe le numéro un de l’expansion du charbon en Europe.


                                

fioul:


 business propre?



Ces associations européennes ignorent probablement qu'EDF assimile le fonctionnement des centrales au fioul à celui des centrales à charbon.

Elles doivent considérer qu'une activité rémunérée à 11% des capitaux investis, c'est pas vraiment du business!


mercredi 7 février 2018

Gazu naturale: a funa s’allunga, simu à a strinta di u saccu,

Gazu naturale: a funa s’allunga,

simu à a strinta di u saccu


L'Inspection Générale des Finances, le Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable, et le Conseil Général de l'Economie de l'Energie et des Technologies ont été missionnés par le gouvernement et cosigné, au mois d'octobre 2017, un rapport sur la Péréquation tarifaire de l'électricité avec les zones non interconnectées (ZNI).



1)  L’ensemble de la démonstration s’appuie sur un postulat (à l'avantage d’EDF, notamment la situation de monopole dans l’ile et les 11 % de rémunération) :

 

·        La Corse est considérée par EDF comme une ZNI, zone non interconnectée, car petit réseau isolé au sens de la directive européenne n° 2009/72/CE du 13 juillet 2009.

 

·        Or, avec 31 % d’interconnexion avec l’Italie, EDF en Corse est largement au dessus de la limite dérogatoire de 5 %. De plus la directive européenne, contrairement à sa transposition française, n’a restreint la notion d’interconnexion avec les réseaux européens au seul réseau métropolitain français.


 Le rapport rappelle que les interventions relatives à ce postulat n’ont toujours pas été arbitrées :

 

·        La France a demandé à la Commission européenne le 27 juillet 2004 que la Corse soit considérée comme un « petit réseau isolé » au sens de la directive n° 2003/54/CE du 26 juin 2003, mais cette demande demeure sans réponse à la date de la mission.


 ·        Mme Michèle Rivasi, députée européenne, a demandé en février 2010 à la Commission si le statut de ZNI de la Corse était conforme au droit communautaire.


 ·        Une demande d’information a été adressée aux autorités françaises le 20 mai 2010, à laquelle une réponse a été apportée par la direction de l’énergie et du climat le 27 décembre 2010.


·        Aucune suite n’a été donnée à ces démarches à la date de la mission.

 

2) Les manoeuvres de remise en cause de la péréquation tarifaire,  pour les ZNI (et donc plus particulièrement au désavantage de la Corse), commencent à se concrétiser :

 

La solidarité avec les ZNI coute cher et va encore, selon EDF,  augmenter de 30 % à l’horizon 2023 (notamment en Corse : surcout de 581 M€ par rapport à ce qui est jugé nécessaire 394 M€.

Des mesures de remise en cause de la tarification applicable aux  abonnés corses à + de 36 KVA sont déjà proposées par la CRE.

 

On peut remarquer que les comparaisons en surcout se font toujours avec « le cout de production normal et complet de l’électricité » attribué notamment au cout de l’électricité nucléaire.......toujours largement sous estimé. Alors même que ce cout réel est connu tel celui annoncé pour les centrales EPR d'Hinkley Point en Grande Bretagne.

 




3) La surestimation des moyens de production (PPE Corse) est pontée du doigt :

Une centrale thermique du Vazzio qui passe de 130 à 250 MW avec un surcout, pour la CSPE toujours à l’étude, et en instruction début 2018. Alors même que l’impact financier de l’infrastructure gazière n’a été ni finement appréhendé, ni validé.

 

 

 

4) Mix Corse : le détail des couts de production et d’achat d’électricité pour l’année 2015 montre:

 

·        que l’interconnexion, qui ne pèse que 31% du mix insulaire, représente 41 % du cout global,

 

·        que la production thermique à base de fioul, qui pèse 45 % du mix insulaire, utilise un combustible qui ne représente que 17 % du cout global.

 

·        Que les EnR ne pèsent que pour 15 % du cout global, alors qu’ils constitueraient 22 % du mix.

 

·        que la rémunération des capitaux à 11% représente déjà 9 % du cout global, alors que les investissements prévus ou souhaités (centrale du Vazzio et chaine gazière) n’impactent pas encore les couts.




L’import d’électricité par les câbles coute donc beaucoup plus cher que la production locale. Revoir le trépied ou le contrat d’achat?