Depuis la COP 21 à Paris quoi de neuf?

Quelques avancées, et bien que ça ne soit pas philanthropie ou par amour de la terre, les milieux économiques, notamment les banques et les assurances, ont enfin commencé à considérer le réchauffement climatique comme mauvais pour leur business et certaines ont décidé de contribuer à le ralentir. En actionnant des leviers financiers.

Pour réduire les émissions de carbone qui contribuent au réchauffement climatique, seulement 40 pays et 25 collectivités de la planète ont mis en place une taxation des émissions de CO2.

Alors que les USA ont dénoncé les accords de Paris (leur président n'était pas invité par E MACRON), la
Chine contribue à l'effort en ayant déjà créé des marchés de quotas dans plusieurs villes et régions et devrait en étendre l'application à l'ensemble de son territoire avant la fin de l’année. Les dirigeants chinois souhaitent que la portée de la mesure soit en faveur du climat et non à but spéculatif.

Mais, notamment en Europe, le cours de la tonne de gaz carbonique est inférieur à 10 €/t et se situait il y a quelques mois vers 5 €/t.  Ce qui ne permettait pas de respecter les objectifs de l’Accord de Paris, à savoir l'engagement de l’Union européenne de réduire a minima ses émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030. Une récente adaptation du système de quotas a généré un relèvement observable autour de 8 €/t.

Insuffisant toutefois puisque les seuils à atteindre, selon les économistes, seraient de 30 €/t en 2020 et  50 €/t en 2030. Des seuils permettraient de consacrer l'intérêt des technologies bas carbone.

Probablement trop pour la directrice générale de la banque mondiale qui estime que " Au mieux, le prix mondial du carbone pourrait atteindre 14 à 18 $/t."


A noter la position singulière, compte tenu de sa fiscalité, du pays ami:  pour décarboner significativement l'économie française, les plus visionnaires de l'hexagone considèrent qu'il faut supprimer les aides publiques à la production à base d'énergie fossiles, et aussi supprimer les aides à la consommation directe de ces énergies fossiles. Des aides artéfact, qui minorent les prix du charbon et du pétrole, sous les conditions réelles des marchés.




Dilemme pour la Corse, dont la production électrique locale nourrie au fioul, et celle importée par les câbles partiellement tirée du charbon, est majoritairement carbonée. Quant au gaz naturel qui se généralise pourtant comme combustible de substitution, il n'est pas encore dans les tuyaux de la Corse. 


Un regret: l'eau, enjeu de développement économique tout aussi déterminant que l'énergie, n'est pas encore assez dans le champ de vision des décideurs du monde, et.....de ceux de Corse.