L'alarme fatale?

On peut bien nous bassiner avec les smarts grids (solutions et réseaux intelligents), ou comme récemment le PDG d'EDF devant le conseil énergétique, nous inviter à regarder vers l'avenir, c'est justement une simple alarme qui aurait eu raison de la fiabilité du
système électrique insulaire. 

Une simple alarme et patatras: l'appareil de production thermique de Lucciana et le réseau d'importation se sont comportés comme des sources fatales.

Paradigme bousculé pour EDF, qui cantonne les sources fatales, dans ses éléments de langage, aux seules sources capables de mettre en péril le
système électrique insulaire, à savoir les sources renouvelables.

Grâce à la réactivité des agents, et à la bonne santé de la
sénescente centrale du Vazzio, le pire, celui que l'ile a subi en 2005 a pu être évité..... pour cette fois. 

Jamais deux sans trois!

Mais alors d'où vient cette fois la faille? Les élus, comme ils l'avaient fait en 2005 devraient-ils demander une commission d'enquête? Ou ont-ils baissé la garde, ébranlés par les offensives de charme, les partenariats touts azimuts et une grande proximité avec l'opérateur économique?

Mais non! L'état major de l'opérateur historique, celui qui revendique avoir joué un "rôle prépondérant dans l'élaboration de la PPE Corse" n'a pas eu besoin de séduire pour décrocher le doublement de la puissance de la centrale du Vazzio, sans toutefois s'engager à l'alimenter au gaz naturel. Ni pour décrocher une augmentation de la capacité d'import par câble. Mais non! Ces moyens de productions là, dont la puissance excède les 8 MW ne relèvent pas de la compétence des élus territoriaux!

Pas plus que la décision d'accorder 6,5 ou 11 % de rémunération des capitaux investis à qui réaliserait la chaine gazière. Ou de faire payer à la Corse une partie de la future STEP. Et de réaliser de nouveaux ouvrages hydrauliques.

Côté gaz de ville, c'est l'autre opérateur qui a préféré injecter 100 M€ dans des cuves au Loretto plutôt que de les flécher vers la réalisation de la chaine gazière pour augmenter son intérêt.

Un paradoxe qui arrive à survivre dans le seul territoire doté d'une direction régionale bicéphale.

Guérir du syndrome de Stockholm?

L'ambition d'atteindre l'autonomie énergétique est visiblement en butte à une relation trop déséquilibrée. (l'eau et les déchets ont la même pathologie). En témoigne dans l'hexagone la reculade en matière de réduction de la part du nucléaire.

Mesdames et Messieurs les candidats, quelles sont celles des 8 listes en lice, qui souhaitent la guérison, et avec quel remède?