Association Aria linda

mardi 23 février 2016

La combustion du fioul lourd, du fioul léger et des ordures ont un point commun: ça produit énormément de poussières cancérigènes.

Alors qu'il accusait de mi 2014 au début 2015, un déséquilibre d'exploitation dans le rapport 60 % Vazzio / 40 % Lucciana, le comparatif des heures de fonctionnement des centrales thermiques semble continuer à évoluer avec la même tendance en 2015.

Cette comparaison étant réalisée avec les données dont nous disposons à ce jour.

Très curieusement, alors que la production de particules de la centrale du Vazzio aurait dû, du fait du report de production de Lucciana, voir augmenter le tonnage déclaré par EDF pour 2014, celui-ci n'atteignait que 87,6 tonnes/an. Soit deux fois moins que le tonnage de 2007

En effet, en 2007, alors que la centrale du Vazzio venait d'être équipée de catalyseurs tout neufs, le tonnage de particules atteignait 190 tonnes/an.

Etonnant, alors qu'aucun changement de combustible, ni de traitement des poussières n'est intervenu dans l'intervalle! 

Et sans que les données de la qualité de l'air, au niveau de la surveillance industrielle, ne s'en trouvent améliorées!

On en parlera bientôt avec les hauts fonctionnaires du CGEDD qui viendront auditer les services de l'Etat. Comme de l'absence de données relatives aux émissions de poussières de la nouvelle centrale Lucciana B dans le registre français des émissions polluantes.


Dans une petite ville, comme celle d'Ajaccio, qui produirait environ 40 000 tonnes/an, et qui aurait décidé d'incinérer ses ordures ménagères, il faudrait bruler environ chaque jour 100 tonnes d'ordures.

Largement suffisant pour envelopper chaque jour une centaine d'immeubles de 5 étages (moyenne 1 immeuble de taille moyenne = 3600 m3).

mardi 9 février 2016

Pollution et risque : Létal de droit.

 Au cours du premier trimestre 2016, une mission d'audit du Conseil Général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) va s'intéresser à la mise en oeuvre, dans les régions, des politiques de prévention des risques naturels et technologiques.

Les deux départements de Corse sont concernés par cette mission d'audit dont on pourrait espérer que les membres se penchent sur:


- Les curiosités de l'évaluation environnementale de la PPE Corse, relevées par Aria Linda: fioul lourd sans soufre, thermique à flamme, départ de feu près de la centrale...etc.

- L'absence d'évaluation du risque boilover, encore rappelée au Préfet de Corse, lors de la réunion de lancement du futur PPA du pays Ajaccien, et à ses services en CODERST.

- L'absence de prise en compte du risque amiante dans le PPA de Bastia.

- Le suivi de la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l'air, ou le nombre de contrôle inopinés réalisés depuis la mise en service de la centrale du Vazzio.


Mais on ne se fait pas beaucoup d'illusion: l'audit est interne! A titre d'anecdote, l'extrait d'un PV de réunion nous renseigne sur la rigueur qui prévaut en matière de décision de telles instances:

En 2000, EDF dépose une demande de dérogation (pour DOM et Corse) devant le Conseil Supérieur des installations Classées. Le conseil se réunit à Paris le 5.10.2000.

 - Après l’exposé du rapporteur, le président propose aux participants d’entendre les responsables EDF dans les DOM et en Corse.

 - Un des membres du conseil « rappelle que les valeurs limites d’émission ne sont pas respectées sur chaque site et demande si les conditions d’évacuation des gaz sur chacun de ces sites sont suffisamment satisfaisantes pour ne pas poser de problème de qualité de l’air ambiant ».

 - Le responsable d’EDF en Corse « répond que la qualité de l’air en Corse est très bonne, la dispersion des fumées s’opérant bien ».

Le Conseil émet un avis favorable sur  cette demande de dérogation.

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Encore un dépassement du seuil d'alerte et d'information sur Bastia, sans déclenchement de procédure.




Le panache de la centrale du Vazzio, qui est ci-dessus révélé par une mise en contraste de la photo initiale, se dirige vers la ville d'Ajaccio
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Souvent le panache de la centrale du Vazzio, rabattu par le vent d'ouest dominant, vient impacter la zone d'habitations proche.




Ci-dessus, une photo mettant à mal les conclusions d'une étude confiée par EDF à Qualitair Corse.
Cette étude, validée par les services de l'Etat, devait déterminer la zone d'impact maximal pour la population.
L'étude a pourtant conclu que la zone de plus fort impact de la centrale était située à 5 km, là où EDF a implanté la cabine de mesure de Piataniccia.



Des trop maigres retours de mesure, sachant pertinemment que 4/5 des capteurs ne fonctionnaient pas, que les techniciens ont tiré ces conclusions: "On pense qu'il ne se passe rien entre les cheminées et la colline"

Et ça va durer au moins jusqu'en 2023
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