Depuis 2006, pour réduire les émissions de dioxyde d'azote (NOX) de la centrale du Vazzio, EDF a équipé les échappements des moteurs diesel de catalyseurs (SCR) et injecte de l'urée. La proportion d'urée communément admise dans les dispositifs de réduction catalytique sélective (SCR) est de 3 à 5 % de la consommation de fioul.

Effet recherché: la réaction réduit effectivement les NOX,
Effet indésirable: la réaction produit de l'ammoniaque (NH3)
et du dioxyde de carbone (CO2)

A partir des données déclaratives d'EDF enregistrées sur le site du registre français des émissions polluantes pour les années de 2006 à 2013 nous avons établi les courbes des NOX et des NH3.

Alors qu'en 2008, 2009 et 2010 on note une relative stabilité des émissions de NOX autour de 3000 tonnes/ an
, curieusement cette stabilité ne se retrouve pas pour les émissions de NH3.

Comme le montre la courbe rouge illustrant le rapport entre les deux éléments celui-ci évolue même très brusquement entre 71, 34 et 178 respectivement pour les années 2008, 2009 et 2010.


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P
lus globablement, ce rapport se situe entre un minima de 34 et un maxima de 450, soit une amplitude de 416. Impressionnant pour une injection d'urée normalement seulement dosée de 3 à 5 %.







Autre mystère, celui de l'étude demandée par la DREAL à EDF en vue de valider, ou non, la localisation de la cabine de mesure de Piataniccia, Qualitair Corse a quand même validé la position actuelle.

Celle décidée par EDF, avant la création de Qualitair Corse.




Côté navires, ont ne craint pas les problèmes d'ammoniaque vu que les échappements ne sont toujours pas catalysés!