Depuis 2008, sur la base des déclaratifs d'EDF relatifs à la centrale du Vazzio, Aria Linda a entrepris de compter le nombre de phases de démarrage et d'arrêt de la centrale. 

Très curieusement, l'exploitant est autorisé, par arrêté préfectoral, à ne pas comptabiliser les volumes de polluants effectivement émis durant ces phases du fonctionnement des moteurs. Ces phases, dites transitoires, sont pourtant les plus polluantes.

Très curieusement et contre l'avis de exprimé en 2005 par la DASS, l'actuelle ARS....car les volumes de polluants sont effectivement émis dans l'atmosphère que nous respirons.

Très curieusement, ces phases sont très rémunératrices pour l'exploitant. Pour chaque cycle (un démarrage et un arrêt du moteur), ce dernier perçoit, au titre des surcoûts d'exploitation (inhérents au mode de production choisi par lui pour la Corse) la bagatelle de 3000 €.

Sous réserve que la CRE en accepte de prendre en considération chacun des cycles, ça peut représenter un beau pactole annuel . (Sur la base de 1000 cycles x 3000 € = 3 000 000 €)

Après 2010, à la grande satisfaction des associations, le nombre de ces cycles avait connu une baisse durant 2 ans. Et voilà qu'en 2013, les chiffres, ceux d'EDF, montrent que le nombre de cycle a bondi à nouveau pour retrouver son niveau de 2008.

Et sur 2012-2013 on constate nettement que du côté des émissions non comptabilsées, la tendance est à la hausse.

 

 

  

Très curieusement, à la cabine de mesure de Piataniccia, celle qui a été implantée par EDF pour mesurer les émissions de sa centrale, la tendance sur 2012-2013 est à la baisse.

Comme le montre le tableau ci-dessus, sur le site de Qualitair Corse, on ne trouve de mesures des PM 10 à Piataniccia qu'à partir du 19/01/2012. Fi de la mesure pour les années antérieures.  

Conclusion: plus les émissions de particules de la centrale du Vazzio augmentent, moins les capteurs de la qualité de l'air affectés à sa surveillance ne les mesurent.