à l’attention de Madame Christine GAUBE BACCIOCHI, Corse Matin.


Dans un article paru à côté de celui consacré à l’inauguration du barrage sur le Rizzanese le 18 juin 2013, vous relatez une partie du discours d’Henri PROGLIO : Précisant que l'arrêté PPI (programmation pluriannuelle des investissements) actuellement en vigueur mentionnait simplement  « fuel » sans autre distinction entre lourd et léger pour la centrale de Lucciana.......


Et, à travers votre article, son perceptible agacement : «On ne va pas non plus passer Noël là-dessus ». (Faisait-il référence à l’hiver 2004-2005?)


Pour permettre à vos lecteurs d’y voir plus clair, je me permets de vous adresser les liens vers l’Arrêté PPI 2009 et vers le Rapport au parlement PPI 2009-2020.


A sa lecture, on peut effectivement constater que l’arrêté PPI du 15 décembre 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité ne mentionne pas le mot fuel. Ni le mot fioul d’ailleurs. Mais en lisant le document signé par le Ministre Borloo, on peut constater qu’il fait référence aux rapports des programmations pluriannuelles des investissements de production d’électricité et de chaleur et du plan indicatif pluriannuel des investissements dans le secteur du gaz transmis au Parlement en juin 2009.


Page 96 du rapport on peut lire: « Ces nouvelles centrales sont destinées à fonctionner au fioul lourd mais sont convertibles au gaz naturel (avec une perte de puissance d'environ 5 %) si le projet GALSI se réalise et que la Corse y est raccordée. »


Puis, page 100 du rapport on peut lire : « La PPI souligne que le renouvellement de la centrale de Lucciana en 2011 et de la centrale du Vazzio en 2012 est indispensable pour assurer l’équilibre offre-demande électrique en Corse à court et moyen terme. La réalisation de ces nouvelles centrales dans les plus brefs délais est donc nécessaire. Ces centrales pourraient fonctionner dans un premier temps au fioul lourd puis être converties au gaz naturel si le raccordement de la Corse au GALSI se réalise. »


Le cadre réglementaire de la PPI, supérieur dans la hiérarchie des normes à un arrêté préfectoral d’exploitation de la future centrale de Lucciana, nous l’avons évoqué une première fois avec Madame la Ministre de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie à Paris le 10 septembre 2012.


Nous l’avons évoqué avec elle une seconde fois à Ajaccio, le 30 mai 2013 lors d’un entretien de 6 minutes en préfecture de région en présence du Préfet de Région à l’occasion de sa venue dans le cadre du salon Energ’îles. Au cours de ce second entretien nous avons pu mesurer une notable différence d’approche sur la valeur législative de la PPI, autrement dit un couac, entre Madame la Ministre de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie et son DGEC, Directeur Général de l’Energie et du Climat convié en cours d’audience.


Nous l’avions également fait remarquer, avec remise des documents à Madame la Conseillère Exécutive en charge de l’énergie lors de notre entretien du 12 novembre 2012 en présence du Sénateur EELV Ronan DANTEC.


Nous avons noté sur les ondes d’Alta Frequenza la petite phrase qu’Henri PROGLIO a lancé : « Ce sera du fioul léger, PPI ou pas ». Encore un couac avec la réglementation et avec Jean Michel LEBEAU patron d’EDF-SEI qui reconnaît lui la PPI comme la commande publique.


Car effectivement, la PPI, c’est la loi. Alors faisons un petit retour historique sur la polémique fioul lourd et fioul léger et son rapport à la loi. Et petit retour sur l’impact sanitaire du fioul lourd.


Voilà quelques précisons que vous pourriez insérer dans un prochain article au titre de droit de réponse accordé aux imbéciles et aux ignorants.


Vous citez en effet dans votre article Henri PROGLIO ; Reprenant l’image du goudron et des plumes évoquée par le président de l’Exécutif Paul GIACOBBI lors de son allocution " Si à la mise en fonction de Lucciana il restait un peu de goudron, moi je fournirais des plumes pour les imbéciles ou ignorants qui diront que la centrale a démarré au fioul lourd…..."


Je note le lapsus révélateur d’Henri PROGLIO, paraphrasant Paul GIACOBBI parlant de goudron en pensant au fioul lourd et me demande, compte tenu de ce qui précède, s’ils n’ont pas opté pour des plumes de canard.

Sans doute pourrez-vous nous en dire plus sur: Les assurances qu'il fournirait au syndicat CGT au cours de l'après-midi.