Association Aria linda

mercredi 27 février 2013

PIG d'Ajaccio-Bastelicaccia: première bataille gagnée, mais........

Tribunal administratif de Bastia

Annulation de

l'arrêté préfectoral du 28/01/2011

qualifiant d'intérêt général

le projet site de production

d'électricité de 120 MW

fonctionnant au gaz naturel

centrale au gaz d'Ajaccio

et de Bastelicaccia:  

Lien vers le jugement du TA de Bastia du 19/02/2013.

L'Association A Sentinella, avec pour la représenter le cabinet Huglo Lepage, a donc obtenu l'annulation de l'arrêté attaqué.........pour violation de l'article 121-9 du code de l'urbanisme.

Dumè LANFRANCHI, Président d'A Sentinella sur Alta Frequenza

Pour autant, le site 6 Ter,

composé du 6 situé sur la commune de Bastelicaccia

et du 6 Bis situé sur la commune d'Ajaccio,

reste le site retenu par le préfet Bouillon

pour y installer la dite centrale au gaz,

et son alimentation en gaz n'a pas été validée. 

    

Côté Centrale de Luciana,

la situation n'est guère plus claire. 

écoutez Alta Frequenza

 

ICPE

ICPE soumises à contrôle périodique :nouvelle consultation sur la définition des non-conformités majeures lien

  

 

Revue de Presse

 

Réseau "Sortir du nucléaire"

Le 9 mars 2013, des dizaines de milliers de personnes de tous les horizons formeront une grande chaîne humaine pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire qui traversera Paris d’est en ouest.Elles encercleront les lieux de pouvoir pour montrer la volonté des citoyen-ne-s de reprendre en main les décisions sur l'énergie. De nombreuses personnalités et artistes appellent également à rejoindre cette action.

Pierre Rabhi, Isabelle Autissier, François Morel... soutiennent la chaîne humaine pour l'arrêt du nucléaire

In Corsica quale sò i capizzoni prompti à sustene

un liamu umanu per esige l’arrestu di u fiulu pisiù?

GALSI

 
Selon le Dr Abderrahmane MEBTOUL:
La déclaration du PDG de Sonatrach, sur les réserves de gaz est d’une extrême gravité : plus de gaz conventionnel horizon 2020
 
  
Après 50 années d’indépendance politique, les hydrocarbures traditionnels représentent en 2012 environ  98% des recettes en devises de l’Algérie et important  environ 60/740% des besoins  des ménages et des entreprises publiques et privées dont el taux d’intégration ne dépasse pas 15%. Dans cette brève contribution,  je voudrai mettre en relief  la récente déclaration du PDG de Sonatrach d’une extrême gravité posant la problématique du devenir de l’Algérie face à l’épuisement de ses réserves en hydrocarbures traditionnels horizon 2025/2030 au moment où la population sera d’environ  50 millions d’habitants
 
1.- Selon le PDG de Sonatach , en date du 24 février 2013, je le cite  « Les réserves pétrolières algériennes sont estimées à plus de 4 milliards de tonnes équivalents pétrole(TEP).   Plus de 50% de ce potentiel de production que recèle le pays sont des réserves gazières, 1,3TEP brut et les reste sont du GPL et du condensat.    Il faut savoir que 1 TEP c'est environ 1 000 M3 de gaz ce qui revient à dire que les  réserves algériennes de gaz ne sont plus que de 2000 milliards de mètres cubes gazeux  et non pas   de 4500 (estimation de BP en 2008).  Les baisses actuelles en volume sont voilées par  l’envolée des prix internationaux.
  
2 .-En cas de non découvertes substantielles  pouvant découvrir des milliers de gisements mais non rentables financièrement, et tenant compte des exportations extrapolées, 85 milliards de mètres cubes gazeux, alors que Sonatrach peine à dépasser les 60,  de la forte consommation intérieure devant passer de 35 milliards de mètres cubes gazeux estimation du CREG,  en 2012 à 70 horizon 2017 avec le doublement des capacités d’électricité fonctionnant  avec des turbines  de gaz , et au diesel dans le Sud , l’Algérie aura épuisé des réserves de pétrole et de gaz conventionnel  entre 2020/2025. - Se pose le problème du gaz de schiste. Je ne suis ni pour ni contre. En tant qu’expert que l’on me démontre à quel cout le produire et si on maitrise les techniques de protection de l’environnement, en plus de l’arbitrage de l’eau, un  milliard de mètres cubes gazeux nécessitant un million de mètres cubes d’eau douce dans un pays semi aride comme l’Algérie.
  
3. - Qu’en sera t-il de sparts de marché de Sonatrach  notamment en Europe ? On doit  mentionner la concurrence de Gazprom pour l’approvisionnement de l’Europe où le North Stream (capacité de 55 milliards de mètres cubes gazeux) et le concurrent direct  de l’Algérie le South Streal (capacité de 65 milliards de mètres cubes gazeux ) à un prix de cession inférieur entre 10 et 15% à celui de l’Algérie expliquant le gel pour ne pas  dire l’abandon du projet Galsi prévu initialement à 3 milliards de dollars et actuellement dépassant les 4 milliards de dollars  pour une capacité  de 8 milliards de mètres cubes gazeux.  Cela influera sur une baisse  des prix de cession du gaz algérien, avec l’expiration des contrats à terme vers  fin 2013/2014 , l’indexation sur le prix du pétrole étant remis en cause. L’écoulement sur le marché spot d’une  fraction des exportations  russes a été acceptée par Gazprom, nomment en direction de l’Europe.
  
4 . Qu’en sera t-il du marché américain avec la révolution du gaz de schiste ?  Le rapport de l’AIE  de 2012, du fait de la révolution du gaz de schistes  prévoit que les USA seront exportateur de pétrole et de gaz horizon 2018.  Or 30/35% des recettes de Sonatrach proviennent  de cette zone.  Sonatrach a-t-elle  prévue  d’autres destinations Pourra t-o n, horizon 2017/2020,  produire consommation intérieure et exportation 150 milliards de mètres cubes gazeux  et quel est le programme réel des énergies renouvelables ?  Pourra –on, concurrencer  le Qatar et l’Iran pour l’Asie où , tenant compte des couts de transport et de la faiblesse des capacités des  GNL,  l’Algérie devant  contourner toute la corniche de l’Afrique.  Il est évident qu’à l’horizon 2017 le  marché principal en hydrocarbures  de l’Algérie sera l’’Europe.    ademmebtoul@gmail.com
  
- Pour  un nouveau management stratégique de Sonatrach  » – contribution  d’Abderrahmane Mebtoul  revue HEC Montréal Canada novembre 2010(52 pages)    - voir également notre interview à la télévision française France 3  sur le projet Galsi  26 novembre rediffusée 27/28/29 novembre 2011
 
--Ouvrage collectif  revue internationale Stratégie «  AGIR » n°50, sous la direction du  Saint-cyrien,   le général Eric de La Maisonneuve -chef d'état-major de l'armée de Terre  française (1997-98). Depuis 2000 -Professeur  de stratégie  aux Universités de Buenos-Aires, d'Abidjan, La Sagesse à Beyrouth, à l'Institut de Diplomatie de Pékin. Chargé de cours au CNAM, à l'EISTI, à l'Ecole centrale. De Paris –Intitulé  de l’ouvrage « La Méditerranée,  enjeux et avenirs »,  septembre 2012 Paris France ( 250 pages) Claude Nigou-Jean Dufourcq-Didier Billion- Gérard-François Dumont- –contribution d’Abderrahmane Mebtoul  « Sonatrach face aux mutations énergétiques en Méditerranée et en Afrique  »
  
NB- Dr Abderrahmane Mebtoul - Professeur des Universités Expert International en management stratégique- Expert comptable  (1973) et docteur d’Etat Es Sciences Economiques (1974) Premier conseiller (magistrat) et directeur central des études économiques  à la Cour des Comptes 1980/1983- Directeur d’Etudes Ministère Energie Sonatrach 1974/1979-1990/1995-2000/2006- Expert au cabinet  de la sureté nationale -DGSN- 1997/1998- Expert à la présidence de la République 2007/2008- 

 

jeudi 21 février 2013

GALSI, c'est le requiem!

GALSI, c'est le requiem!

Extraits de l'article d'EL WATAN.com

"Même si officiellement le sort du Galsi (gazoduc Algérie-Sardaigne-Italie) ne sera tranché que le 30 mai prochain à Milan, lors du sommet des sociétés partenaires du consortium, tout laisse croire que les deux pays ne feront rien pour ressusciter un projet mort-né. Surtout après les derniers scandales de corruption qui ont éclaboussé aussi bien Sonatrach que le groupe pétrolier italien ENI."

"Aujourd’hui le Galsi, un gazoduc boudé car ENI préfère faire des affaires avec les Russes. ENI et Gazprom (groupe pétrolier russe) ont signé un accord pour la réalisation de South Stream, un gazoduc qui reliera la Russie à l’Union européenne et transportera 63 milliards de mètres cubes de gaz par an. Sans parler du gazoduc libyen Green Stream dont la capacité a été porté à 11 milliards de mètres cubes et qui demeure le plus long de la Méditerranée avec 520 km."

"Quand aux Sardes, orphelins du gaz – l’île demeurant la seule région italienne non reliée au réseau national de distribution de gaz – ils espèrent un projet alternatif : la création de terminaux méthaniers pour le stockage du GNL transporté par des méthaniers de l’Algérie jusqu’à l’île, où une unité de regazéification pourrait être construite."

Turnemu à Vignale:

 Les tarifs de l'électricité vont augmenter de 30 % en 5 ans:

Ce serait (encore) de la faute de la Corse!

Extraits de l'article de batiactu:

La CSPE couvre les charges liées aux surcoûts engendrés par le dispositif de soutien aux énergies renouvelables (principalement le photovoltaïque), aux surcoûts de production et d'achat d'électricité dans les zones non interconnectées (îles bretonnes, Corse, Dom) ainsi qu'aux surcoûts liés aux dispositions tarifaires sociales.

L'augmentation de charge anticipée pour les années 2013 à 2017, estime que les entrées en service de centrales Diesel en Martinique, Corse et à la Réunion, exploitées par EDF PEI dans ces zones non interconnectées, pèseront également sur la facture. Les charges baisseront en revanche dans la cogénération, la plupart des contrats arrivant à échéance et n'étant pas tous renouvelés. Toutefois, les dispositions sociales dont le nombre de bénéficiaires est élargi, alourdiront encore cette CSPE.

 


Pollution du Vazzio:

500 kg de microparticules émises

chaque jour.

Merci à G2B pour ce triptyque et à S2B pour sa recette énergétique à base de .......choucroute. Article

                                                                    -----

                                              Perturbateurs endocriniens:

                                          ONU et OMS......ont les glandes! article

                                                                     -----

Budget mesure de la qualité de l'air dans les Hauts-de-Seine:  baisse-de-mécène article

                                                                      -----

Décret n° 2013-136 du 13 février 2013 relatif à la zone de compétence des représentants de l'Etat en mer. Le texte

Ordonnance n° 2013-139 du 13 février 2013 relative aux formalités déclaratives applicables aux navires à l'entrée et à la sortie des ports maritimes. Le texte

 

dimanche 17 février 2013

Ambiante: Ghjuchemu a piattatela!

Sardaigne

GNL chinois versus GALSI mort ?

Un article signalé par Juan Carlos nous a permis de constater que les similitudes entre Corse et Sardaigne sont très fortes, notamment en matière énergétique.

Première similitude: voilà qu'après un ENIème report, une réunion en vue du déblocage du projet de gazoduc est envisagée pour le mois de mai. Il est permis de penser ce sera en 2013!

Deuxième similitude: après les centrales diesel à moteurs propres alimentées au fioul lourd votées par l'Assemblée de Corse en 2005, voilà maintenant que la Sardaigne aussi parle de centrales à charbon propre! On n'est plus très loin de la transposition du "fioul lourd spécial Corse d'EDF".  A quand le charbon propre spécial Sardaigne?

Troisième similitude: faute de gaz naturel acheminé par gazoduc, après la Corse, la Sardaigne se met également à réver de GNL. Oui, du gaz naturel liquéfié pourrait être acheminé sur l'île soeur par méthanier, et remis en gaz par une station de regazéification géante. Il semblerait même que des contacts sérieux et répétés aient eu lieu avec des  investisseurs......Chinois. (Fin des similitudes: nous, on avait bien pensé Européen....mais pas Chinois!)

Qui sait si l'Assemblée de Corse ne va pas maintenant jeter son dévolu sur ce nouveau mouton à 5 pattes? Car il n'y a qu'un pas pour penser à l'alimentation des centrales à gaz de Corse par du GNL regazéifié en Sardaigne par des Chinois, et transféré jusqu'en Corse par un Cyrénée qui comblerait GRTgaz.

Une nouvelle chimère qui permettrait à l'opérateur monopolistique d'arriver tranquillement jusqu'en 2018 sans rien dans les main (Bouillon: " Ce sera du gaz naturel et rien d'autre".). Le préfet d'alors n'aura plus d'autre alternative que d'autoriser l'exploitation des centrales de Corse au fioul lourd au nom de la sécurité énergétique de la Corse.  

Photo Corse Matin

Déjà en janvier 2009,  le Président de l'Assemblée de Corse, le gouvernement à travers Monsieur GALSI, et le président de l'Exécutif nous avaient adressé un signal très fort!

"Le projet de gazoduc se rapproche très sérieusement de la Corse". l'Article de Corse Matin

 

 Ghjuchemu à piattatela

1 400 000 €

C'est le montant que la CAPA a prévu de consacrer en 2013 au titre de son budget environnement:

Acquisition d'un terrain quai de transfert de tri : 1 000 000 €

MO quai de transfert de tri :                                200 000 €

Travaux quai de transfert de tri:                            200 000 €

Trois sites potentiels seraient pressentis, dont l'un se situerait sur la commune de Sarrola-Carcopino (Ancien hangar Saint Gobain). Au sein de l'équipe municipale de Sarrola-Carcopino on indique ne pas avoir été associé à la reflexion et découvrir l'existence de ce projet. Par ailleurs la commune a d'autres ambitions pour l'amménagement de cette partie de son territoire.

Bien qu'il ne s'agisse que d'une provision, l'affaire semble donc bien engagée. De plus, un projet privé de concassage des gravats serait également sur les rails dans le même périmètre.

 

Pendant que nous échaffaudons les nièmes plans sur l'hexagone, en Allemagne la transition énergétique est déjà en marche.

Le bilan de la production solaire + éolienne en 2012: lien 

Le document est anglais mais les graphiques sont suffisamment explicites. Ca suppose que les producteurs ne refusent pas de communiquer les données fines qui permettraient de gérer plus finement.
 

 

jeudi 14 février 2013

Morose mot rose?

Quand DB écrit à DB.....

MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE  

                                                                               

                                                                                                                                       Paris, le            -3 JAN 2013

Monsieur le Président,

Vous avez bien voulu attitrer mon attention sur la problématique de l'alimentation de la Corse en gaz naturel.

L'objectif d'alimenter la future centrale d'Ajaccio au gaz naturel va dans le sens de la programmation pluriannuelle des investissements de production l'électricité, qui prévoit à terme l'approvisionnement de l'île en gaz naturel.

Je vous confirme le lancement sans délai du projet visant à approvisionner la Corse en gaz naturel à partir d'une unité flottante de stockage et de regazéification de gaz naturel dite "barge GNL" installée au large de sa côte est. Cette barge GNL doit permettre d'alimenter en gaz naturel la future centrale d'Ajaccio, ainsi que la centrale de Luciana et, le cas échéant, les réseaux de distribution publique de ces deux villes.

Des courriers ont été envoyés le 31 octobre 2012 au Président d'EDF PEI et au Directeur général de GRTgaz pour leur notifier notamment la décision du Gouvernement de développer le projet d'une barge GNL installée au large de la côte est de la Corse.

J'ai demandé à GRTgaz de mener les études et procédures administratives nécessaires à la construction et à l'exploitation d'un gazoduc terrestre et à EDF PEI la construction au raccordement au futur réseau terrestre et l'exploitation d'une barge GNL.

Une réunion de travail sera tenue très prochainement par mes services avec EDF PEI et GRTgaz afin de définir les conditions de mise en oeuvre du projet de barge GNL.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

h

NDLR: A notre avis DB a bien compris que le courrier de DB n'avait pas tout à fait la force d'une PPI.

             Dans le cas contraire; lui et/ou MG et/ou PG auraient fortement médiatisé. Tiens, c'est curieux.....le courrier ne parle pas du fioul léger à Lucciana!

 

L'avidité d'EDF

C'est la cour des comptes qui en parle le mieux : "Les auteurs dénoncent l’avidité de la maison-mère d’ERDF. Cas extrême: en 2009, ERDF a versé 59,4 M€ de dividendes à EDF SA, alors que son résultat était déficitaire de 44,9 M€. Article 

Des dividendes? Mais pour quoi faire? Mais que nous dit encore la cour des comptes? Article

La sobriété de Greenpeace

Tous les chemins mènent à Rome......Alors que plusieurs modèles de transition énergétique sont proposés par diverses instances, Greenpeace sort son modèle version 2013. lien

Notre civilisation pourrait-elle (ne pas) s'effondrer? 

Si le titre de l'article du Monde.fr semble poser une question type "verre à moitié plein?", le contenu de l'article va bien au delà d'une réponse binaire: 10% de chances de ne pas s'effondrer, c'est bien 90 % de risques de s'effondrer!  

 

Vous ne révez pas! Le cliché ci-dessous n'est pas une photo d'archive, c'est bien le 13 février 2013 que Phlippe a saisi ce panache de la centrale du Vazzio! Une dispersion visiblement bien plus problématique que celle décrite par EDF en 2000 devant le conseil supérieur des installations classées.

 

US GO HOME is back again?

Selon un expert Algérien, pour le GALSI, avant le péril jaune, le vrai péril ce serait le péril aux 50 étoiles article

 

 

mercredi 6 février 2013

Enquête publique de Lucciana: Ni fioul léger, ni gaz naturel, ce sera du fioul lourd.

7 février 2013 à 9h00:

Départ de Dumè (A Sentinella) de Bastelicaccia et de votre serviteur (Aria Linda) de Cuttoli-Corticchiato à destination de la Mairie de Lucciana où va se tenir à 15 h00 la réunion proposée par le président de la commission d'enquête publique, Yves POGGI, aux membres du Collectif Régional NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD.

En passant par Riventosa, nous embarquons Dumé GAMBINI (U Levante) après que celui-ci nous ait offert un café. En franchissant le seuil, je perçois dans l'encoignure de la porte un message subliminal........un signe avant-coureur de la situation de la Corse:  

Le piège est vétuste, rouillé mais fonctionne toujours bien depuis plus de 30 ans pour coincer les opposants des centrales au fioul lourd. 

Confirmation au débouché de la vallée du Golo sur la commune de Lucciana, lieu dit Casamozza. Un regard sur l'horizon confirme l'importance des volumes de polluants crachés par l'actuelle centrale. Avec la future centrale, la puissance installée sera doublée.....la pollution aussi.

Loin de s'élever dans le ciel, propulsés comme le prévoit l'arrêté préfectoral à 25 m/s, donc à 90 km/h, les 2 panaches s'étalent, pour finir par retomber au sol selon la charge en métaux embarquée par les particules. 

7 février 2013 à 14h30:

Nous sommes rejoints à Lucciana par les représentants des associations locales de riverains, composantes nordistes de notre collectif régional pour former un groupe de 9.

Le Président POGGI et Madame SAVELLI qui nous accueillent, sont rejoints par Monsieur PUCCIO. La commission d'enquête est au complet.

Tour à tour les membres de la commission et du collectif s'expriment et échangent sur les différentes problématiques. 

En fin de réunion, un consensus semble se dégager: les diverses annonces relatives à un fonctionnement au fioul léger, ou au gaz naturel n'ont fait l'objet d'aucune ratification. 

Contrairement à ce qu'allègue EDF dans son dossier, personne, et pas même les services de l'Etat, ne peut produire un document officiel indiquant un changement de la politique énergétique applicable en Corse: 

-  Les documents normatifs imposant le fonctionnement au fioul lourd restent applicables. De plus, le financement du surcout lié à l'utilisation du fioul léger n'est pas validé.

-  Les documents normatifs conditionnant l'alimentation au gaz naturel imposent deux conditions qui ne seront probablement jamais réalisées: la réalisation du gazoduc GALSI et le raccordement de la Corse. De plus, le financement des installations gazières n'est pas validé, et la solution GNL acheminé par méthaniers et stocké par barge(s), n'est même pas envisagée par les documents officiels.

Nous en apportons les preuves écrites à la commission, qui ne disposant pas de documents contradictoires, semble réduite au même constat.

Mais alors, nous sommes-nous demandé, que diable venions-nous faire dans cette galère?

Pourquoi l'Etat qui sait, mieux que personne, que rien ne justifiait cette enquête publique a-t-il voulu la lancer, via le Préfet de Haute Corse?

Depuis 5 ans, de grandes manoeuvres de communication sont menées par les représentants de l'Etat:

Il y a eu d'abord le couteux débat public Cyrénée, souhaité par le Préfet de Région BOUILLON, au grand étonnement de la CNDP!

Puis, le PIG pour une centrale au gaz, mais sans alimentation au gaz, également oeuvre du Préfet BOUILLON, en passe d'annulation partielle ou totale par le Tribunal Administratif de Bastia. lien

Voilà maintenant l'enquête publique lancée par le Préfet de Haute Corse pour une centrale à fioul léger et au gaz, mais sans fioul léger et sans gaz.

 

Ni fioul léger, ni gaz naturel:

ce sera du fioul lourd.

m

Extrait des observations formulées par les associations dans le cadre de l'enquête publique:

Le contexte est tellement figé que l'industriel en arrive même, dans ses conclusions de l'étude d'impact, à suggérer à l'Etat de ne pas modifier l'arrêté d'exploitation en vigueur :

« ... les mesures mises en place pour la situation autorisée au titre de l’arrêté préfectoral existant seront suffisantes par simple reconduction des prescriptions existantes. »

Une simple reconduction des prescriptions existantes qui laisserait la porte entrouverte à la poursuite de l'exploitation au fioul lourd, en cas de nécessité, et bien sur, seulement s'il fallait assurer la sécurité du « système électrique Corse ».

L'Assemblée de Corse, et plus particulièrement l'Exécutif, disposerait d'une lettre offrant des garanties!

Ceci expliquant sans doute cela:

 

revue de presse....

Lire la suite

Annus horribilis pour le PIG?

Le PIG centrale thermique EDF à gaz (sans gaz!) d'Ajaccio-Bastelicaccia au TA de Bastia: on saura le 19 si le PIG est partiellement ou totalement annulé.

Dumè LANFRANCHI, Président de l'association A SENTINELLA au micro d'Alex BERTOCCHINI sur Alta Frequenza. lien  et sur France 3 lien et ci dessous dans Corse Matin

Philippe, de retour du TA en passant par Lucciana, a pris ces clichés qui démontrent que la pollution "ne va pas toujours vers la mer" .........

........et que la vitesse d'extraction prévue par l'arrêté d'exploitation ne semble pas respectée,

........et que les situations de rabattement vers le sol ne sont pas aussi rares que le prétend l'étude de dispersion.

mmm

dimanche 3 février 2013

PIG et Dogmes d'EDF.

PIG ?

Une centrale thermique à gaz, dépourvue d'alimentation en gaz,

peut-elle vraiment constituer un PIG?

Rendu des conclusions du Tribunal Administratif de Bastia,

aujourd'hui, 5 février 2013.

C'est le 28 janvier 2011 que le préfet BOUILLON signait l'arrêté 2011028-0004 qualifiant de projet d'intérêt général, le projet de construction par la société EDF-PEI d'un site de production d'électricité fonctionnant au gaz naturel de 120 MW sur le territoire des communes d'Ajaccio et de Bastelicaccia. (Site 6 ter)

Son prédecesseur, le Préfet LEYRIT, avait lui, le 21 décembre 2007, qualifié le site n°6 sur la commune de Batelicaccia de meilleur compromis pour y installer une centrale au fioul lourd.

L'ancien préfet de Corse, Christian Leyrit, décrit par un des ses collègues:

« Il déteste tellement l’environnement qu’il a même cherché à peser sur l’Elysée pour que l’Energie et les Transports ne soient plus dans le périmètre du ministre de l’Environnement. »
lien

 

Christian Cardon, maire de Trouville, assure lui que le permis de construire respecte la loi : « M. Depardieu nous avait d’abord demandé un permis de construire pour une nouvelle maison, relativement éloignée de la route (le chemin de Callenville, ndlr). Nous lui avons indiqué que ce n’était pas autorisé et qu’une construction n’est possible que si elle englobe un bâtiment existant. Il s’est alors adressé directement au préfet ([Christian Leyrit, aujourd’hui vice-président du Conseil général de l’environnement et du développement durable]), qui lui a confirmé cette information. M. Depardieu a ensuite déposé un projet conforme, que nous avons accepté », assure le maire, tout en reconnaissant : « C’est la première fois que l’on suit les instructions du préfet dans ce genre de dossier. »      l'article de Terraeco


STEP

Après les révélations sur le vrai coût de revient de l'électricité d'origine nucléaire, voici un projet qui met un revers à un des autres dogmes d'EDF: " L'électricité ne se stocke pas".

....Et à celui qui déclarait en plein conseil énergétique que les STEP (stations de transfert d'énergie par pompage):  ".....ça sent horriblement mauvais!"

C'est loin d'être une histoire Belge: pour stocker de l'électricité, on a maintenant le choix entre:

pomper pour remplir un contenant et turbiner en le vidant

                         ou

pomper pour vider un contenant et turbiner en le remplissant

et une hauteur de chute de 30 m suffit pour assurer assurer le stockage d'une production à partir d'éoliennes. article   Merci G2B !

 

Schéma Régional du Climat, de l‌’Air et de l‌’Energie 

Consultation du public en Corse du 01/02/2013 au 1/04/2013                                                                            

Pour donnez votre avis sur le projet, rendez-vous sur le site de la CTC: lien

samedi 2 février 2013

Le Conseil Supérieur des Installations Classées veille sur la qualité de l'air en Corse: On ne la lui fait pas!

11 juin 1980 

Il y a bientôt 33 ans, dans le quotidien Nice Matin, devenu Corse Matin, EDF faisait état de son réseau de mesure la qualité de l'air.

L'industriel annonçait alors qu'en plus des 6 points de mesure existants, un nouveau point de mesure permettant la mesure des poussières, autrement dit des microparticules, venait d'être mis en service pour l'établissement d'un "point 0" avant le démarrage de la centrale. Puis, que la transmission des données permettrait de connaitre en permanence l'évolution de la qualité de l'air.

En accord avec le service des Mines, devenu DRIRE.

05 octobre 2000 

EDF peut donc s'appuyer sur plus de 20 ans d'expérience en matière de la mesure de la qualité de l'air. Fort de cette importante base de données qui pourra être versée à son actif pour démontrer l'innocuité des émissions de ses installations l'industriel sollicite une dérogation.

Prévoyant qu'en 2010, donc 10 ans plus tard, certains équipements ne seraient pas conformes aux valeurs limites d'émissions, en ce 5 octobre 2000 EDF sollicite auprès du Conseil Supérieur des Installations Classées, une dérogation pour continuer à faire fonctionner malgré tout la centrale du Vazzio.

La dérogation, ne peut être accordée qu'après avis des membres du Conseil Supérieur des Installations Classées.

Le commun des mortels pourrait s'imaginer que pour plaider à Paris, devant ce Conseil supérieur, il faudrait disposer d'une argumentation en béton, et apporter tous les éléments de preuves pour emporter sa décision. Comme par exemple, un dossier retraçant une expérience de 20 ans.

On s'attend en fait, de la part de cette sommité, à une vigilance à la hauteur de celle dont EDF et l'Etat ont conjointement fait preuve devant le tribunal administratif de Bastia, face au recours des associations contre l'arrêté préfectoral du 14/09/2010 imposant le fioul lourd pour la centrale de Lucciana, avant d'accorder la dite dérogation, ou même de la refuser.

En lisant les cinq pages du compte rendu relatives à la Corse, on ne peut qu'être sidéré par la facilité déconcertante avec laquelle EDF obtient satisfaction.

Une petite phrase y aura suffit.

Ci-après l'extrait de compte rendu:

_____________

CONSEIL SUPERIEUR DES INSTALLATIONS CLASSEES

SEANCE DU 5 OCTOBRE 2000

COMPTE RENDU

(EXTRAIT)

4   Programme de mise en conformité à l’arrêté ministériel du 11 aout 1999 relatif aux turbines et moteurs soumis à autorisations sous la rubrique 2910 de la nomenclature des installations classés présenté par EDF pour ses unités DOM/Corse.

Rapporteur : Jean Philippe BOUTON

Sont intervenus : Mmes DUPUIS et METAYER, MM BILLEBEAUD, JEANSON et DUMONT

Sur invitation du Président, le rapporteur présente le programme :

EDF demande une dérogation à l’arrêté ministériel du 11 aout 1999 qui vise les turbines et moteurs à combustion situés sur des installations soumises à autorisation dont la puissance totale est supérieure à 20 MW. EDF est concernée par cet arrêté dans les DOM et en Corse. La dérogation sollicitée peut être accordée après avis des membres du Conseil supérieur des installations classées, sous réserve que la réduction obtenue sur le parc des équipements de l’industriel ait un flux équivalent à celui qu’on à celui qu’on aurait obtenu par une application stricte des valeurs limite sur chacun des équipements.

Cette dérogation prévoit le panachage de plusieurs mesures. En Corse sont prévus le recours à l’énergie éolienne, la dépollution des moteurs existants, le développement de l’énergie hydraulique et un raccordement avec la Sardaigne. Dans les DOM, ce programme consiste essentiellement en la dépollution des moteurs existants, et en un déclassement progresssif des moteurs anciens. En 2010 certains équipements ne seront pas conformes aux valeurs limites d’émission, même si le flux global du parc reste conforme. C’est la raison pour laquelle l’avis du  Conseil est requis.

*

Le Président remercie le rapporteur et invite les participants à présenter leurs observations.

Mme METAYER s’indigne qu’elle telle dérogation soit proposée au Conseil.

Mme DUPUIS indique que le principe de cette action a déjà été accepté par le Conseil après de nombreux débats. Il s’agit pour l’administration de s’assurer qu’on atteint le même résultat en termes d’émissions globales sans que cela pose de problème au niveau local.

M. BOUTON confirme que les DRIRE concernées n’ont pas émis d’avis défavorable sur ce projet.

*

Le président remercie les participants et leur propose d’entendre M. CAILLOL responsable EDF dans les DOM et M. FERRARI, responsable EDF en Corse.

Le président demande aux responsables d’EDF quel est l’état d’avancement des autorisations de mise en place des substituts à l’énergie thermique, notamment en Corse.

M.FERRARI répond que le barrage sur le Rizzannelle, d’une capacité de 55 MW a été déclaré d’utilité publique en décembre 1999. Cette déclaration fait actuellement l’objet d’un recours auprès du tribunal administratif de Bastia. EDF envisage néanmoins l’ouverture du chantier en fin d’année. Par ailleurs plusieurs centrales hydrauliques de quelques MW sont en projet. En fin EDF souhaite décliner en Corse le programme « Eole 2005 » en mettant en place un projet d’énergie éolienne de 50 MW. Deux fermes éoliennes ont déjà commencé à fonctionner.

Les émissions actuelles en Corse atteignent 15 000 tonnes et devraient tomber grâce aux mesures envisagées à 7000 tonnes en 2010. La puissance garantie sera liée au thermique et à l’interconnexion avec la Sardaigne. La puissance appelée maximum avoisine aujourd’hui les 350 MW, pour un parc de production d’environ 500 MW. L’opposition au barrage du Rizzannelle reste minoritaire et locale, le projet étant bien accepté par l’opinion.

BILLEBEAUD demande si la liaison avec la Sardaigne aura pour but de sécuriser le réseau ou d’accroitre l’alimentation externe.

M. FERRARI répond que le câble supplémentaire en projet avec la Sardaigne aura un transit maximum de 50 MW ce qui est relativement faible.

M. DUMONT rappelle que les valeurs limites d’émission ne sont pas respectées sur chaque site et demande si les conditions d’évacuation des gaz sur chacun de ces sites sont suffisamment satisfaisantes pour ne pas poser de problème de qualité de l’air ambiant.

FERRARI répond que la qualité de l’air en Corse est très bonne, la dispersion des fumées s’opérant bien.

CAILLOL répond qu’il en est de même dans les DOM. Par ailleurs les associations de la meusre de la qualité de l’air s’y développent.

Le président remercie MM. CAILLOL et FERRARI qui se retirent pour laisser le Conseil délibérer.

*

Mme METAYER suggère que l’autorisation soit temporaire et dépende d’un rapport remis chaque année au Conseil par EDF.

Mme DUPUIS propose qu’EDF informe l’administration et que celle-ci s’adresse au Conseil en cas de problème.

M. JEANSON estime qu’il serait souhaitable que l’autorisation de dérogation soit retirée si les autorisations de développement des énergies nouvelles ne sont pas accordées.

M. BOUTON observe que dans ce cas la dérogation tomberait d’elle-même, selon les termes de la circulaire.

Mme DUPUIS propose qu’un bilan intermédiaire soit établi en 2005.

M. BILLEBEAUD se déclare très favorable à ce projet et demande s’il correspond à une application de la directive GIC.

M. BOUTON précise que dans le cadre de la directive GIC (grandes installations de combustion) deux options sont actuellement étudiées, à propos des valeurs limite d’émissions et d’un plan national.

*

Le Conseil émet un avis favorable sur  cette demande de dérogation, sous réserve que, localement, les niveaux de pollution restent compatibles avec les valeurs limites règlementaires et que l’autorisation soit retirée si les autorisations de développement des énergies nouvelles ne sont pas accordées.

 

Secrétaire général M. Alain JOFFROI

 

Membres présents : Mmes DUPUIS (chef du service de l’environnement industriel), METAYER (association de défense de l’environnement) MM. BILLEBEAUD (MEDEF) BROCARD (inspection des installations classées), BURGER (inspection des installations classées), CHEVET (inspection des installations classées), DUMONT (inspection des installations classées), FOURNIER (personne qualifiée), JEANSON (association de défense de l’environnement), LAPOTRE (inspection des installations classées), LOUIT (direction générale du travail) M. LUCAS (ministère de l’environnement), QUINQUIS (ministère de l’intérieur), RENAUD (inspection des installations classées), RENAUX (chambre de commerce et d’industrie), ROCHE (secrétaire d’Etat à l’industrie), SOL (personne qualifiée), UYTTERHAEGEN (MEDEF), VASSEUR (chambre d’agriculture), VIELLARD (Conseil supérieur d’hygiène publique de France), WOLTNER (président).

Excusés : Mme PIERRARD (inspection des installations classées), MM. CHEVET, DHAILLE (personnalité qualifiée), DAO (personnalité qualifiée), FERT (personnalité qualifiée), GAUDRIOT, FOURNIER, SALMON (FNSEA).

 

NDLR complémentaire du 03/02/2012: 

Un inventaire GIC 2004 – 2006 (Grandes Installations de Combustion) a été réalisé par le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique) en mars 2008.  

Le document indique que les moteurs fixes sont exclus de l’inventaire et précise :

 

« Seules, 3 régions sur 26 ne possèdent pas de GIC : Corse, Guyane et Martinique »

 

 

Lien vers la Page 1 du compte rendu de la séance du 5/10/2000 du Conseil Supérieur des Installations Classées

Lien vers la Page 2 du compte rendu de la séance du 5/10/2000 du Conseil Supérieur des Installations Classées

Lien vers la Page 3 du compte rendu de la séance du 5/10/2000 du Conseil Supérieur des Installations Classées

 Lien vers la Page 4 du compte rendu de la séance du 5/10/2000 du Conseil Supérieur des Installations Classées

Lien vers la Page 5 du compte rendu de la séance du 5/10/2000 du Conseil Supérieur des Installations Classées

 

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