Les mers et les océans sont de formidables réservoirs d'énergie propre.

Encore faudrait-il prendre les bonnes décisions pour en profiter avec le moins de dommages possibles pour ce précieux milieux.

Les hydroliennes, ces "éoliennes de la mer" mues par les courants marins, semblent correspondre à cet objectif. Pourtant, selon le JDE,  l'Etat ne semble pas décidé à faciliter leur développement.

D'un autre côté, d'ci quelques jours, l'Etat pourrait décider d'accorder un permis d'exploiter à Melrose Resources en Médiiterranée. Un rapport du Ministère de l'Ecologie, en date du 22 mars, préconise la méthode par fracturation hydraulique pour l'exploration-exploitation des gaz de schiste

Après le préfet Leyrit qui a choisi un site d'implantation pour la future centrale du Sud répondant aux attentes d'EDF en matière d'alimentation au fioul lourd (faible altimétrie, proximité du dépotage en mer), le préfet Bouillon restera le préfet qui a déclaré l'intérêt public d'une centrale au gaz, sans pour autant decider de l'intérêt public de son raccordement à une gazoduc, et donc à une source d'alimentation en gaz.

Autant dire que nos deux précédents préfets ont ménagé la solution fioul lourd, tout comme leur collègue de Haute Corse l'a fait à Lucciana.

En cela, la continuité de l'action de l'Etat est effectivement assurée en Corse.

D'après nos amis d'U Levante, il semblerait que le préfet Bouillon était capable de signer  des autorisations d'une légalité assez contestable.

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Comment faire du neuf avec du vieux? 

Les moteurs diesel "propres" votés par l'Assemblée de Corse en 2005, et commandés par EDF à Man en 2008, les "anciens futurs" moteurs de Lucciana arrivent.

Comme l'a souligné M. SAVARY, l'expert du bureau d'études IED devant le Conseil de l'Energie de l'Air et du Climat de la Corse du 14.03.2012   (alias Conseil Energétique):

ils ont un piètre rendement énergétique.

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Politique énergétique:
 L'Allemagne sort du nucléaire sans polluer davantage
Marie-Caroline Lopez La Tribune
 

Contrairement aux prévisions, et même à des affirmations, de beaucoup de spécialistes de l'énergie, l'Allemagne n'a pas eu recours au charbon pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs en 2011. Et n'envisage pas de le faire, selon une étude de l'Iddri, à paraître la semaine prochaine.

« La fin du nucléaire en Allemagne passe par le charbon », titrait en octobre dernier Le Monde, relayant une idée très généralement répandue. Faux ! affirme Andreas Rudinger, chercheur à l’Iddri, Institut du développement durable et des relations internationales, qui vient de plancher sur le sujet. « En volume, la production d’électricité à partir de houille et de lignite est restée quasiment stable en Allemagne l’an dernier, avec une hausse de 1,7%, selon les chiffres que vient de publier l’industrie énergétique allemande (AG-Energiebilanzen 2011) », souligne-t-il. Même si le charbon continue à se tailler la part du lion dans le mix électrique allemand en représentant 44% de l’électricité produite (50% en 2001). Quant aux autres sources d’énergies fossiles (gaz et pétrole), émettrices également de gaz à effet de serre, leur volume a même légèrement baissé en 2011, les centrales gaz produisant environ 14% du courant outre-Rhin.

60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

Au total, la part d’électricité d’origine fossile est passée de 57 à 58% malgré le recul du nucléaire de 22,3 à 17,6% de la production électrique. L’Allemagne n’a pas augmenté son recours au charbon, ni au gaz, pour compenser l’arrêt de 8 de ses 17 réacteurs, décidé brutalement au printemps dernier après Fukushima. Le pays a pourtant ainsi renoncé à 23% de son électricité nucléaire, qui représente elle-même 23% de l’électricité produite outre-Rhin. Soit, en 2011, 32 térawattheures (TWh) à remplacer. 60% de cette électricité a été fournie par des énergies renouvelables (éolien et solaire), dont la production a bondi de près de 20% en 2011, Un tiers de cette électricité nucléaire non produite a été "fournie" par une détérioration des échanges d’électricité avec ses voisins. Ses importations ont augmenté de 18,5% tandis que ses exportations ont reculé de 6,5%, mais au total l’Allemagne est restée exportatrice nette d’électricité. Enfin 1,9 TWh (6% de la production à compenser) n’a pas été consommé. La demande allemande d’électricité a baissé de 0,3% en 2011.

Pas d'augmentation inévitable des centrales thermiques

Et l’Allemagne ne compte pas sur de nouvelles centrales à charbon pour pallier l’arrêt progressif de ses réacteurs d’ici 2022, ajoute Andreas Rudinger. « En regardant de plus près les scénarios énergétiques sur lesquels est fondé l’Energiekonzept [politique énergétique adoptée par le gouvernement allemand en septembre 2010], on s’aperçoit ainsi que les centrales fossiles actuellement en construction (pour une puissance cumulée de 10 GW) visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces pour se conformer à la directive européenne sur les émissions de polluants atmosphériques et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à cogénération », écrit le chercheur dans une étude qui sera publiée par l’Iddri la semaine prochaine. Et il table sur la persistance de cette situation. « Sous l’hypothèse d’une poursuite des mesures de maîtrise de la demande d’électricité et d’un rythme de développement des énergies renouvelables similaire aux années précédentes, il semble par conséquent envisageable que l’Allemagne compense la sortie du nucléaire sans recourir davantage aux centrales à charbon et à gaz et sans remettre en cause la réalisation des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre », conclut-il. 

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3 minutes pour la santé:

C'est une enquête sur la santé : il reste 5 jours pour y participer, c'est anonyme Plus de 3.400 personnes y ont déjà participé. Résultat de l'enquête début avril 2012.