Le monde subirait un choc pétrolier rampant qui affecte surtout les consommateurs.....

......mais visiblement, l'actionnariat d'EDF, exploitant des centrales centrales au fioul lourd de Corse et des DOM, supporte bien la crise!

Pour la population, c'est la condamnation à la double peine: elle paie la facture, et encaisse l'impact sanitaire des émissions du fioul lourd des centrales thermiques et des navires à quai.

On peut même parler de triple peine!

Un article transmis par Colette du Collectif contre l'Incinérateur Corse nous montre que rares sont les batailles gagnées contre les pollueurs-pas-payeurs. Souvenons-nous au non-lieu de Tchernobyl et des propos rassurants du professeur Pellerin.

Il faut dire qu'en Corse, une centrale qui émet 500 kg de microparticules par jour, ça passe totalement inaperçu du réseau de mesure de la qualité de l'air...............

Côté Haute Corse, ce n'est pas mieux: ci-dessous la station de mesure de Montesoro: infos inaccessibles!

Et pour cause, depuis le mois d'octobre 2006.....

le réseau de mesure qui assurait les obligations de mesure d'EDF a été cédé à Qualitair Corse....

qui a décrété......

juste après l'avoir accepté sans réserves.....

qu'il n'était pas homologué.....

 

..... le plus scandaleux dans cette affaire.....

.........c'est que les services de l'Etat..........

......... avaient imposé à EDF de mettre à niveau les matériels concernés avant le transfert! 

Et depuis cette date, la mesure des microparticules à la station de Piataniccia (située non loin du collège de Baléone) n'est plus assurée. Ci dessous, l'affichage de la station de Sposata (située près de l'ex CREPS)

Humour:

"Détendons-nous".......avec du gaz!

Alors que Grt Gaz n'avait manifestement que très peu de velléités pour acheminer du gaz naturel en Corse, le Préfet Bouillon avait souhaité un grand débat public........vous en connaissez le résultat!

Du coup, Stéphane Bouillon n'a pas jugé utile de déclarer d'utilité publique la construction du gazoduc! Il s'est contenté de déclarer d'utilité publique la fameuse "centrale au gaz et rien d'autre".

....précisons, "rien d'autre...... que du fioul lourd"!

Mais quand c'est EDF qui ambitionne de stocker du gaz, sur le continent, on fait aussi un débat public.

Alors la CNDP?

Ca ne vous démange pas de revenir en villégiature en Corse....

...... faire un grand débat public sur les barges EDF de stockage de GNL?   

Proglio ne vous a pas encore téléphoné?

Prenons de la hauteur avec notre ballon-photographieur,

 dans l'hexagone, la communication d'EDF est-elle différente?

La députée Européenne Michelle RIVASI démontre que la communication d'EDF sur le nucléaire est volontairement tronquée:

Communiqué de presse

Valence, le 2 mars 2012


Nucléaire - Exportation d'électricité vers l'Allemagne: neuf mois de jackpot...et combien d'années avant la banqueroute?

 

Le 28 février dernier, une étude du cabinet SIA Conseil a été largement relayée par l'ensemble des grands média français. Les conclusions de cette étude avançaient que la fermeture des 8 réacteurs nucléaires allemands avait rapporté près de 360 millions d'euros en neuf mois à la France grâce à l'électricité exportée outre-Rhin.

 

Pour Michèle RIVASI, porte-parole d'Eva Joly, cette étude est surtout un joli exercice de communication pro-nucléaire: "On peut faire dire n'importe quoi aux chiffres, c'est bien connu, et le lobby nucléaire a toujours abusé de cette vieille pratique manipulatrice. Avec un peu de discernement et de curiosité on peut très vite démonter un argumentaire aussi orienté. Autrement énoncé: dis moi qui sont tes clients et je te dirai quelles seront les conclusions des études qu'ils commandent."

 

"Il faut que les Français comprennent que l'électricité a un prix qui peut varier de façon extrême: le cours du MWh est de 50 à 55 euros habituellement en Europe, mais dans des situations de forte demande celui-ci peut exploser et atteindre jusqu'à 1980 € (1). Ces variations de la demande ont plusieurs facteurs, dont un reste prépondérant: l'aléa climatique. Quand nous avons des températures extrêmes, le prix suit la courbe du thermomètre de manière exponentielle. Et c'est surtout la France qui fait les frais de cette logique lors d'hivers rigoureux, puisque notre monoculture nucléaire nous a obligés à recourir massivement au chauffage électrique. Ainsi, la France exporte toujours de l'électricité quand la demande est faible et donc au prix le plus bas, et importe quand la demande est forte et au prix le plus cher, comme ce fut le cas ces 30 derniers jours."

 

"Ainsi, l'Allemagne fait preuve d'une logique bien plus rationnelle que la France, elle importe de l'électricité française quand la demande est faible pour éviter de recourir à l'ouverture temporaire de centrales d'appoint. Et si le solde des échanges commerciaux d'électricité entre les deux pays favorise la France, c'est surtout car l'année 2011 a été très chaude et car l'Allemagne a volontairement décidé de réduire ses exportations."

Et Michèle RIVASI de conclure: "Cette étude est totalement tronquée: en excluant les mois les plus pénalisants pour la France et en utilisant les neuf mois les plus favorables (de mars à décembre), SIA Conseil a encore démontré son attachement au soutien de la filière nucléaire, et à ses clients. Ce fut déjà le cas précédemment lorsque ce cabinet avait conclu dans une autre étude que les emplois dans le photovoltaïque revenaient plus chers que le coût de réinsertion d’un chômeur (2)! Bref, cette étude complète les autres calculs de coin de table toujours bien relayés dans les média, dans le but de démontrer que l'Allemagne a eu tort de sortir du nucléaire et que la France doit persister dans cette impasse énergétique. Cocorico!"

(1) ce fut le prix du MWh sur le marché spot le 9 février dernier. Pour la seule journée du 8 février les importations d'électricité en France ont coûté 38 millions d'euros.

(2) http://energie.sia-conseil.com/20110202-sia-conseil-plaide-pour-un-developpement-raisonne-des-enr-en-france/