Association Aria linda

lundi 27 février 2012

Les porteurs d'eau : le retour.

 
Eva JOLY
meeting à Ajaccio
mardi 28 février
18h30
Palais des congrès
______

Jeudi 23 février 2012, dans un bon restaurant de l'amirauté à Ajaccio, le n°2 d'EDF déjeune en tête à tête avec le directeur départemental d'une administration. Sur quoi peuvent bien échanger le représentant d'une SA détenue à 84 % par l'Etat, et le représentant de l'Etat? 

Sur la pollution particulaire?

Est-ce que l'un dit a l'autre:

" Très fort votre idée de déposer le PC de votre futur batiment fin 2011, juste avant que la règlementation thermique 2012 (que l'Etat a décidé de rendre applicable à tous) ne vous soit applicable. Vous avez même réussi à éviter d'avoir à suivre l'idée saugrenue de vos agents d'équiper le toit terrasse du batiment de panneaux photovoltaïques? Mais pour qui se prennent-ils?. Les hommes de l'art, c'est nous".

Pas de chance, depuis le restaurant situé sur le port, la pollution des navires à quai n'est pas très visible! Et qui paie l'addition, je vous le donne en mille!

Mais le n°2 est très civil, et m'ayant repéré depuis un moment, ne manque pas de passer me saluer en quittant les lieux. Son compagnon de table, moins démonstratif, va probablement poursuivre sa journée en tentant de mettre en application l'évolution de la règlementation applicable aux ICPE

 

Lire la suite

vendredi 24 février 2012

Dangers du fioul lourd: Droit de réponse aux associations.

Tout en la demandant à Corse Matin, Aria Linda s'offre un droit de réponse suite à l'article paru dans Corse Matin du 21.02.2012 intitulé:

 Questions à Jean Michel Lebeau, président d'EDF

Corse Matin: Concrètement la centrale peut-elle démarrer au fuel léger en 2013?

Jean Michel Lebeau: Nous sommes prêts à utiliser ce combustible cependant l'organisation et le travail technique nécessaire ne se fera pas en un claquement de doigts.

Aria Linda:

Le fioul léger est le combustible de substitution en cas de pénurie de fioul lourd. Ce changement de combustible est une opération très couramment pratiquée par EDF. L'arrêté préfectoral du 14/09.2010 indique: 1 réservoir de fioul domestique de 1630 m3 (rinçage oléoduc) et 1 de 540 m3 (pour les besoins de la centrale). S'y rajoute le stockage du dépôt pétrolier de Pineto. Ca va mieux en le disant.

Corse Matin: Que répondez-vous aux associations qui évoquent un combustible dangereux pour la santé?

Jean Michel Lebeau: Quand on fait des analyses objectives, on voit que les quantités que cela génère et nous sommes en dessous des valeurs considérées dangereuses.

Il y a moins de métaux lourds et de poussières avec le fuel léger mais les principaux produits comme les oxydes d'azote apparaissent dans des proportions identiques..........Le non respect des normes peut conduire à l'arrêt des moteurs et engage notre responsabilité pénale.

Aria Linda:

Réponse révélatrice! Les rejets autorisés de la nouvelle centrale de Lucciana seront effectivement assez proches de ceux de l'actuelle centrale du Vazzio, il suffit de comparer les niveaux d'émissions autorisés par leurs arrêtés préfectoraux d'exploitation respectifs. On peut en tirer une belle "analyse objective" et documentée en les comparant.

En effet, depuis que l'actuelle centrale *sudiste a été équipée de catalyseurs, à partir de 2006, ses rejets en dioxydes d'azotes ont progressivement été ramenés aux niveaux de concentrations autorisés sur le continent. (Si un journaliste en arrivait à se demander comment EDF a pu bénéficier si longtemps d'une dérogation pour polluer plus en Corse, qu'il n'hésite pas à nous consulter. Et si il avait très envie de publier le document, on le tient à sa disposition) Mais avant que la centrale ne soit dotée de cet équipement, les rejets autorisés en Corse, pour ce polluant étaient environ 4 fois supérieurs à ceux autorisés sur le continent.

*Rappelons que la centrale de Lucciana, contrairement à celle du Vazzio, n'a pas été équipée de catalyseurs. La raison de ce traitement différencié est indiquée en substance par le directeur de la DRIRE dans le reportage Lumière Noire: la population de Haute Corse aurait moins manifesté d'opposition à la centrale de Lucciana que celle de la Région ajaccienne à la centrale du Vazzio! 

Alors, quand M. Lebeau évoque, dans le Corse Matin du 30.06.2010, une réduction par 10, on pourrait lui demander de produire l'arrêté préfectoral qui lui permettrait de continuer à émettre en Corse à une telle concentration, de surcroit à partir d'une centrale thermique qui devait être définitivement arrêtée au 31.12.2010.

M. Lebeau s'engage sur le terrain sanitaire en évoquant les "valeurs considérées dangereuses" précisons, pour la santé humaine. Il reconnait implicitement au passage qu'en en ce qui concerne les poussières, ou microparticules, et les métaux lourds, les niveaux d'émissions n'ont pas significativement baissé, du fait de l'équipement en catalyseurs de la future centrale, contrairement aux annonces précédentes. (notamment celle du préfet de région en décembre 2007)

Et ces polluants, microparticules et métaux lourds ne sont pas des produits secondaires émis en quantités négligeables, contrairement à ce semble vouloir indiquer la formulation de M. Lebeau " principaux produits" en parlant des dioxydes d'azote. Demandons donc à M. Lebeau de rendre publique, comme il l'avait évoqué dans le Corse Matin du 7.11.2010, l'étude qu'a demandé le Ministre Borloo à EDF. Une étude qui est disponible à la DREAL à Ajaccio depuis le mois de juillet 2011, à l'insu semble-t-il, du Préfet de Région qui nous a d'abord indiqué, en décembre 2011, ne pas la détenir, puis, ne pouvoir nous la communiquer qu'après en avoir demandé l'accord à Paris!

Rappelons simplement que les normes de rejets maximum autorisés pour la centrale du Vazzio, appelés VLE valeurs limite d'émission au sortir des cheminées sont fixées à 100 mg/m3. Cela représente une concentration 2000 fois supérieure aux concentrations considérées admissibles pour la santé humaine, en France, fixées à 50 µg/m3 sur 24 h glissantes à ne pas dépasser plus de 35 jours par an. Et que cette centrale entre les quantités déclarées, et celles qu'elle est autorisée à ne pas comptabiliser à leur vraie valeur, émet près de 500 kg de microparticules par jour, ou 190 tonnes par an.

Oui M. Lebeau, dit comme ça, "on voit les quantités que cela génère". C'est d'autant plus grave qu'il s'agit d'un polluant, les microparticules, dont l'impact sanitaire est notoirement connu, notamment par une étude très précise publiée par l'AFSSET en 2009, à la demande du Ministère de la Santé et celui de l'Ecologie.

Et vous n'êtes pas tant que ça en dessous des valeurs limite.

Je vous renvoie pour cela au contrôle annuel réalisé par INERIS, sur les moteurs 6 et 8 de la centrale du Vazzio pour l'année 2010. Je vous renvoie également aux dépassements d'août 2008 à Lucciana. A cette occasion nous n'avons pas pu constater la mise en application des mesures que vous évoquez : "Le non respect des normes peut conduire à l'arrêt des moteurs et engage notre responsabilité pénale". Rappelons enfin qu'en février 2011, EDF a été mise en demeure par le préfet de Haute Corse de respecter l'arrêté préfectoral applicable à la centrale de Lucciana.

Ajoutons que depuis 2006, en matière de microparticules, la surveillance obligatoire pour EDF n'est plus réalisée, notamment à la station de mesures de Piataniccia. Cette dérive est signalée depuis plusieurs mois aux services de l'état qui participent au conseil d'administration de Qualitair Corse.

 

Photo de Philippe M du 21.02.2012 à 18h18 et son commentaire : "Aérez vos maisons, qu'ils disaient... hum !  l'air pur de la Corse, quelle chance nous avons!"

Corse Matin: Dans quels délais un fonctionnement des moteurs au gaz est-il envisageable?

Jean Michel Lebeau:  (parlant probablement de l'alimentation en GNL sans la nommer) Là encore la procédure est très complexe puisqu'il faut construire les installations appropriées, ainsi que les bateaux puisqu'il n'en existe pas actuellement d'une capacité de 11000 tonnes adaptée à la centrale. Tout cela ne sera pas réalisable avant 2018.

Aria Linda:

Estimons la quantité de gaz nécessaire à l'alimentation des centrales d'après la quantité prévisionnelle qui aurait du être tirée du gazoduc GALSI pour les besoins de la Corse. Sur les 8 milliards de m3 annuels transités,  4 % auraient suffi aux besoins de la Corse, soient  320 millions de m3. Il s'agit de gaz non liquéfié. Si l'on ramène ce volume de gaz naturel à celui du gaz naturel liquéfie, GNL, dont le volume est réduit 600 fois, on arrive à des besoins de 533 333 m3 annuels de GNL pour 2 centrales de puissance identique, donc de 266 667 m3 pour une seule centrale.

Le GNL est environ deux fois plus léger que l'eau, ces  266 667 m3 représentent un masse équivalente de 133 333 tonnes de GNL.

Quand Monsieur Lebeau évoque un navire de 11 000 tonnes, on peut en déduire qu'il a misé sur une cadence d'une livraison mensuelle. Mais il ne nous parle plus de barge de stockage?

Voilà bien un autre dogme (travers) d'EDF!   Ou comment faire nous faire perdre encore 7 ans jusqu'en 2018?   Comme on a décidé de 12 livraisons annuelles, ça devient un dogme et on s'impose de recourir à un méthanier dédié.  Pourtant, il existe actuellement plus de 360 méthaniers en service dans le monde, et la plupart de ces méthaniers ont une capacité de l'ordre de 70 000 tonnes (environ 140 000 m3 de GNL ce qui correspond à 87 millions de mètres cubes de gaz non liquéfié). Qui peut le plus peut le moins: un méthanier de 70 000 tonnes traversant la Méditerranée peut en déposer 11 000 à Bastia, 11 000 à Ajaccio et finir par livrer 48 000 tonnes à Fos/Mer.

Alors Monsieur Lebeau, si vous changiez de "logique" d'approvisionnement, on pourrait démarrer Lucciana au gaz dès qu'une barge serait disponible!

Et puis, comment ferait la Corse pendant le cycle de réapprovisionnement de votre seul petit bijou?.....Fioul lourd?

Ca aussi ça vous a échappé?

Poursuivons notre lecture: plutôt que dire "le montant total s'élève à 340 millions d'euros, financés par EDF", il serait plus juste de dire qu'EDF ne fait que l'avance et qu'elle est ensuite rémunérée à 11 % pour les capitaux investis dans les ZNI. Voir notre petit commentaire sur le site de Corse Matin

Encore un point d'inexactitude dans l'article qui indique "L'emplacement des cuves de stockage (3 unités de 4.000 m3) se dessine..." :

Selon l'arrêté préfectoral d'exploitation, sont prévus 3 réservoirs de fioul lourd de 8480 m3, qui ne devraient être remplis au maximum que de 3960 m3. Rappelons donc qu'EDF avait initialement prévu de stocker jusqu'à 3 fois 8480 m3 de fioul lourd, et qu'une étude indépendante, commandée par la Mairie de Lucciana a démontré que cela pouvait avoir des effets irréversibles autour de la centrale. Extrait:

D'où, réduction du remplissage imposée à EDF pour réduire le risque de boilover....mais sans le faire disparaitre.

Allez, parlons de pollution pour changer........

 

 

 

 

Lire la suite

lundi 20 février 2012

gouvernance à 5?

Maria, Alex, ne vous laissez pas promener, la Corse n'a rien a attendre d'EDF en matière d'énergies non polluantes.

EDF, maintenant majoritaire dans Edison (n°2 italien de la production d'électricité) va-t-il également sévir en Italie? Dans la botte, on aime le photovoltaïque.

Maria, Alex : Où en est-on de la gouvenance à 5 signée par Paul et Stéphane (celui qui officie maintenant place Beauvau)? Il faudrait savoir avant le prochain Conseil de l'énergie de l'air et du climat de Corse (ex conseil énergétique) qui se tiendra le 14 mars 2012.   

Comme le dit notre Députée Européenne Michelle Rivasi, la CRE, qui est très cosanguine avec EDF, envisagerait 30 % de hausse............

Lire la suite

vendredi 17 février 2012

Marées noires atmosphériques et pratiques non réglementées.....

Uppercut au foie (moratoire français sur le photovoltaïque), crochet du droit à la mâchoire (concurrence chinoise).......

.... Photowatt, KO sur le ring, est sauvé in extremis ...........par EDF.....ou plutôt par l'Etat!

Ce KO d'une entreprise française (concurrente) contraste avec l'étonnante bonne santé de la branche énergies nouvelles d'EDF, qui, dans les mêmes rudes conditions, ne va pas au tapis et se paie même le luxe de jouer les sauveteurs. Et tout ça, grâce à l'entremise de son actionnaire majoritaire à 84 %.....l'Etat.

L'Europe réagira-t-elle à ce stratagème digne de Napoléon?

Et qui paye la casse? Nous!

Et nos factures d'électricité continuent d'augmenter. Avec près de 500 millions d'€ de budget, le CE de l'opérateur quasi monopolistique se porte presque bien. (Il faut bien alimenter le syndicat maison et son parti politique rémora). Avec une telle cagnotte, le syndicat maison pourrait financer 500 fois le salaire de son PDG, Henri Proglio, qui aurait reçu en 2010 une rémunération fixe de 1 million d'€. Quant à sa rémunération variable, elle atteindrait 600.000 € pour la même année. Si les hollandais prenaient le pouvoir, ses revenus pourraient en prendre un coup.

Dans la série pratiques non réglementées, comme le montre la condamnation de responsables d'Eternit par un tribunal Italien, il n'y a pas que des industriels impunis. Nul n'est prophète en son pays (d'oirigine), aussi, le PDG français actionnaire d'EDISON à 50 % a intérêt à bien s'y tenir .

Pratiques, les pratiques............

Lire la suite

lundi 13 février 2012

Intoxication au gaz!

Centrale au fioul lourd du Vazzio:

elle emet toujours 500 kg de microparticules par jour.....

.....ci-dessous deux flagrants délits de brulages interdits:

à Conforama, tout près du capteur de Piataniccia,

et desous, dans la zone industrielle de Caldaniccia, pas très loin du capteur de Piataniccia

Et si on demandait à Qualitair Corse, qui devrait disposer d'un capteur de microparticules dans la cabine de mesures de Piataniccia, de nous dire quelle a été la concentration en microparticules dans l'air pour les résidents du fait des émissions du Vazzio, cumulées à ces brulages?

Ci-dessous en pleine ville d'Ajaccio, un pétrolier dépote à Saint Joseph, et depuis la montée "pietonne" du tribunal d'Ajaccio on peut admirer un méthanier tranquillement ancré au beau milieu du plan d'eau de la cité impériale.

 

Ces réservoirs flottants seraient-ils plus dangereux que les sphères de gaz du Loretto?

Image Corse Matin

....Voici ce qu'en dit l'inspection des installations classées (DREAL)

La station Gaz située au lieu-dit « Loretto » sur le territoire de la commune d’Ajaccio a été autorisée par
l’arrêté préfectoral initial en date du 20 janvier 1969.

Elle assure la distribution dans le réseau gaz de la ville d’AJACCIO d’air butané.
L’installation, totalement clôturée, est principalement constituée de stockages contenant du butane
répartis comme suit :


- 1 sphère de capacité égale à 2750 m3

- 1 sphère de capacité égale à 3000 m3

Volume des activités 3130 tonnes

La directive européenne 96/82/CE du 09 décembre 1996, dite « Seveso 2 », concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses vise les établissements où sont présentes des substances dangereuses selon deux seuils de risques. Dans le cas d’EDF GDF SERVICES CORSE, les seuils sont franchis si les quantités de gaz liquéfies extrêmement inflammables stockés dépassent :

- 50 tonnes : établissement dit « Seuil Bas »

- 200 tonnes : établissements dit « Seuil Haut »

Les rayons des périmètres de danger les plus défavorables associés à ce type de scénario de dangers sont respectivement de :

- 1045 mètres pour le seuil des effets significatifs,  (NDLR: en clair: effets significatifs = atteintes physiques irreversibles)


- 850 mètres pour les effets létaux. (NDLR: en clair: létaux = mortels)

Alors, quand EDF, les services de l'Etat ( RG compris) tentent de faire rentrer dans l'inconscient collectif "qu'une barge GNL à Ajaccio ne serait pas bien acceptée par la population"..................c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité!

Allez, sans intox, le discours d'un sénateur sur la biodiversité.........

 


 

Lire la suite

vendredi 10 février 2012

Corse ou continent, fioul lourd ou nucléaire..........les mêmes travers!

 Extraordinaire....

 

.... ce que des associatifs peuvent apprendre sur internet concernant la pollution des navires:

Oui, on sait désormais que les préfets maritimes peuvent intervenir pour la protection de l'Environnement et qu'ils ont des pouvoirs.

Notamment celui de décider de confiner une pollution en vue de minimiser son impact. 

Extraordinaire,  car lorsque les associatifs posent des questions aux services de l'Etat, et notamment en présence de Monsieur le Préfet de Région, son premier représentant dans l'ile, la seule réponse qu'ils obtiennent des uns et de l'autre, c'est :

"Je vais demander à Paris"

ou,  

"Il faut que je demande au Ministère l'autorisation de vous communiquer cette *étude"

*Etude comparative fioul lourd / fioul léger que le Ministre Borloo avait demandé à EDFde réaliser dès janvier 2011, et qui est dans les mains de la DREAL à Ajaccio depuis juillet 2011. Mais le Préfet ne le savait pas!   Bonjour les RG d'Ajaccio et de Bastia, vous avez des nouvelles de notre demande?  

Ceci n'empêche pas certains de nos brillants chefs de service de solliciter, pour bons et loyaux services, une légion d'honneur, et ils savent remarquablement à qui la demander.

Ah, la belle illustration d'une décentralisation réussie!

Mesdames, Messieurs les Conseillers Territoriaux, vous pouvez continuez à demander plus de pouvoirs législatifs.......ça ne mange pas de pain!

Toujours sur internet, fioul lourd for ever........ 

 

 

Lire la suite

mercredi 8 février 2012

Assises du littoral à Ajaccio....c'est mal parti!

 Bonjour Jean Nicolas,

 

Tu trouveras en pj mes photos prises le 5.02.2012 à 17h36. Comme je te l'ai indiqué, c'est une situation récurrente.

 


 

Voici également un plan de situation et une vue aérienne, pour mieux situer l'endroit


Les trois photos sont prises un jour sans pluie

Le flux de liquides rejeté est étonnamment stable

les odeurs sont immondes.

L'eau, pourtant de cristal à cet endroit, est devenue une mare de vase plusieurs mètres autour du point de débouché
de nombreuses mouettes restent au dessus de la zone, alors qu'initialement, c'était surtout des cormorans

                                                                                                                                                                   JPB 

 


Les Assises du Littoral, c'est mal parti: elles sont reportées à cause du mauvais temps.

_______

Le froid battrait des records, la pollution aussi probablement.

Sur le continent, EDF supplée au nucléaire en rouvrant les centrales au charbon et au fioul lourd

L'Office de l'Environnement de la Corse porte plainte.............Non, ce n'est pas à cause la pollution de l'eau de mer signalée par notre ami JPB, ni à cause de la pollution de l'air qui provient des centrales au fioul lourd.....c'est une plainte contre X.

_______

Le froid battrait des records, la pollution aussi probablement.

Sur le continent, EDF supplée au nucléaire en rouvrant les centrales au charbon et au fioul lourd.

La Corse, elle, n'est jamais sortie du fioul lourd...........


Lire la suite

lundi 6 février 2012

Autouroute pour le fioul lourd en Corse

Ils sont visiblement très bien renseignés, les opposants au passage du gazoduc GALSI sur le territoire de la Sardaigne. Ils savent déjà que le président français "Sarcozy" s'apprête à venir faire une annonce en Corse concernant l'alimentation en gaz des centrales thermiques.

Et nos voisins anti-GALSI de Sardaigne savent également qu'EDF détient une part significative (50 %), d'EDISON, le deuxième fournisseur d'électricité en Italie. Mais depuis que le projet d'implantation de la centrale de recompression du gaz, initialement prévue à Olbia, a été repensé à Porto Torres, un des obstacles à la construction du GALSI semble levé.

Ce que ne semblent pas avoir intégré nos amis Sardes, eux mêmes soumis au dilktat d'une production électrique très polluante à base de charbon, c'est que le président Sarkozy débarque en Corse dans le cadre d'une campagne présidentielle, et qu'il va essayer de faire à nouveau voter 60 % des insulaires pour lui!

Mais pour les promesses de GALSI, Sarkozy a déjà donné le 2 février 2010 à Ajaccio. Et, en fait de gazoduc, c'est plutôt la construction d'une autoroute pour le fioul lourd qui se prépare en Corse:

- La construction du gazoduc GALSI n'a encore fait l'objet d'aucune décision de la part du consortium GALSI, auquel participe EDF,

- La construction de barges permettant le stockage de GNL n'a fait l'objet d'aucune inscription à la Programmation Pluriannuelle des Investissements, le seul document crédible en matère de décision officielle,

- Les capacités gazières de l'Algérie, censée alimenter le GALSI, sont toujours aussi incertaines,

- Et.......il n'y a même pas assez de gaz qui arrive de chez les Russes de GAZPROM pour pemettre d'envisager la solution évoquée en Corse par le chef de projet Cyrénée: alimenter le gazoduc GALSI depuis l'Italie (elle même supposée alimentée par le gazoduc South Stream) , au lieu de l'alimenter depuis l'Algérie (elle même supposée alimenter le gazoduc GASLI par le gazoduc GK3).

Un grand dilemme pour EDF: Se contenter de la construction du gazoduc South Stream qui alimentera l'Italie via la Turquie, et en plus participer à la construction du gazoduc GALSI?

Non, car au final, quelque soit la décision des nucléocrates, et comme en matière de nucléaire, ce sont les consommateurs qui s'acquiteront des 30 % supplémentaires réclamés par EDF. C'est dans le droit fil du PDG d'EDF qui commence déjà à crier au loup pour cause de manque à gagner.

       +        

et/ou

         +     

Euh, pour info,  dans EDISON, il y a encore EDF!

On peut donc raisonnablement se demander où est l'intérêt pour EDF, qui participe à hauteur de 15 % au gazoduc South Stream , de souhaiter la construction du GALSI avec la SONATRACH (elle même marquée à la culotte par Gazprom) ou même de plates-formes GNL, pour alimenter la Corse? 

GDF-Suez pas inquiète, le groupe a des réserves stratégiques.

Merci à Philippe pour ces clichés de la centrale du Vazzio qui donnent une idée de la manière dont les polluants sont dispersés dans la vallée de la Gravona.

Le dilemme est d'autant plus grand qu'EDF et la CRE, la commission de régulation de l'énergie, persistent à ne pas prendre en compte le niveau actuel d'interconnexion de la Corse, au travers des liaisons cablées SACCOI et SARCO, qui fait que l'île est déjà interconnectée bien au délà du seuil de 5 % admis par la dérogation Européenne de 1996.

 

Les anonymes qui bloquent EDF doivent faire attention, et.......... gare aussi à  ceux qui agissent à visage découvert !

jeudi 2 février 2012

Impact sur l'Environnement = Impact sur la santé

Environnement : Aria Linda 

Assemblée Générale du Collectif le 2 février 2012 à 18h30 groupe scolaire de Mezzana

Merci à     Logo Radio Alta Frequenza

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Le collectif Aria Linda tiendra son assemblée générale ce soir (vendredi) à 18h30 au groupe scolaire de Mezzana. L'approche des élections, dit le collectif, réveille l'intérêt de la représentation politique pour les centrales thermiques de Corse. Le collectif met en garde les citoyens à propos de déclarations d'intention qui ne vont pas manquer de se multiplier aussi bien sur le plan local que national. Selon lui une seule certitude prévaut aujourd'hui: le démarrage de la centrale de Lucciana au fioul lourd.

> Lingua corsa

(A redazzioni d'Alta Frequenza) - U cullettivu Aria Linda tinarà a so assemblea ghjinirali stasera (vennari) à 6 ori è mezu à u gruppu sculari di Mezana. U fattu chì l'alizzioni s'avvicinessini, dici u cullettivu, sveghja l'intaressu di a raprisintazioni pulitica pà i cintrali termichi di Corsica. U cullettivu dumanda à i citadini di fà casu à i dichjarazioni d'intenzioni chì s'ani da multiplicà ch'ella sia à u nivellu lucali cà naziunali. À parè soiu, una sola cosa sicura vali oghji : u lanciamentu di a cintrali di Lucciana à u fuel pisivu.

Écoutez Jean Nicolas Antoniotti, pour le collectif Aria Linda.

 

 

Merci également à ACDP.org     Decription de l'image

 

_______

Santé: Cancer du Poumon

Dans le cadre des 3 émes rendez-vous Santé de la Marie Do qui auront lieu le 10.02.2012 au Palais des Congrès d'Ajaccio,à partir de 15h30, Joël CASTELLI, oncologue radiothérapeute au CHD de Castelluccio, interviendra sur le thème de "L'état des lieux sur le cancer du poumon en 2012".

Joël, également militant de la cause antifioul lourd, fera une intervention sur l'épidémiologie et les causes du cancer du poumon, suivie d'une séance de questions du public. Le programme
 

Revue de presse

GALSI

Opposition au projet GALSI et débat autour de la projection du reportage Ecran de Fumée en Sardaigne. Côté Algérie on se prépare à l'alimenter.

Toujours entre Sardaigne et Corse, un dégazage sauvage.

ONU

L'ONU se positionne pour une croissance verte

ASSOCIATIONS

L'association Stéphane BOULLON

 

 NUCLEAIRE

 

228 milliards d'euros: ce serait le coût global du parc nucléaire français.......hors impondérables!

Nucléaire: comment Sarkozy a piégé les écolos

Un article du Journal de l'Environnement:

Le 31 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

 

 

La construction du parc nucléaire a coûté 96 milliards d'euros.

 

La Cour des comptes a rendu, ce matin, son rapport sur les coûts de la filière du nucléaire. Le meilleur est à lire entre les lignes.

 

En mai 2011, les anti-nucléaires sont à la fête. Pour la première fois depuis qu’a été lancé le programme électronucléaire français, un président de la République accède à l’une de leurs demandes historiques: révéler les coûts du nucléaire tricolore.

 

Un exercice auquel s’était déjà attelé le trio Charpin-Dessus-Pelat, en 2000. A l’époque, les experts mandatés par le gouvernement Jospin avaient estimé à 410 milliards de francs (de 1996) le montant de la facture des 58 réacteurs du parc français, soit 79 milliards d’euros (2010, inflation comprise). Oublié par la plupart, critiqué par d’autres, ce premier audit est tombé dans les oubliettes de l’histoire.

 

Tenant la promesse faite par le président Sarkozy, le Premier ministre mandate, le 17 mai dernier, la Cour des comptes pour «expertiser les coûts de la filière nucléaire, y compris ceux relatifs au démantèlement des installations et à l’assurance des sites».

 

Coordonné par l’ancienne présidente de l’Ademe, la conseillère-maître Michèle Pappalardo, le rapport est bouclé en moins de 8 mois. Ce qui, compte tenu de la difficulté du sujet, est une prouesse digne d’éloges. Ses principaux chiffres sont dévoilés, dès le 12 janvier, par La Tribune[JDLE]. Le coût de la construction du parc est estimé à 96 Md€ (2010), soit l’équivalent de 511 milliards de francs (1996).

 

Le montant de la facture de la totalité de la filière (recherches, réacteurs en service et arrêtés, du cycle du combustible et du démantèlement de la plupart des réacteurs) est évalué à 228 Md€ (2010), soit l’équivalent de 1.213 milliards de francs de 1996.

 

Présenté à la presse ce matin, le document final confirme les données essentielles publiées il y a deux semaines par le quotidien économique aujourd’hui défunt.

 

Mais ses 440 pages reforgent d’autres pépites. Le coût de construction? Il ne cesse d’augmenter: 1,07 M€ le mégawatt pour les réacteurs de 900 MW, 2,06 M€/MW pour les tranches du palier N4 et probablement 3,7 M€/MW pour l’EPR. Feu Superphénix: un programme dont le coût total atteint les 12 Md€. Les installations d’enrichissement du combustible et de recyclage des combustibles usés (hors MOX): 15 Md€, dont la moitié a été réglée par les clients étrangers de Cogema-Areva.

 

Aux «coûts passés», rappelle le premier président de la Cour des comptes, il faut ajouter la maintenance (1,7 Md€/an), l’exploitation (8,9 Md€/an), la recherche publique (414 M€/an) et les dépenses publiques relatives «à la sûreté, la sécurité et l’information des citoyens», soit 230 M€ par an.

 

Après les dépenses passées et présentes, les magistrats du Palais Cambon se sont attaqués aux investissements à venir. Un exercice à haut risque. «La production d’électricité nucléaire a pour particularité qu’une partie de ses coûts est reportée après la période de production elle-même, pour des montants importants et sur une période de temps longue. Ainsi, l’ampleur et le calendrier des coûts qui y sont associés sont souvent mal connus et leur chiffrage repose sur de nombreuses hypothèses», prévient Didier Migaud.

 

En 2010, les dépenses futures de la filière étaient évaluées par EDF, Areva et le CEA à 79,4 Md€. Un chiffre couvrant la gestion des combustibles usés, le démantèlement des installations et la gestion à long terme des déchets radioactifs. Pour le moment, les trois acteurs principaux n’ont provisionné dans leurs comptes que 38,4 Md€.

 

Mais cela ne devrait pas être suffisant. Prenons le démantèlement des réacteurs, dont le coût est évalué à 31,9 Md€: un «montant que la Cour ne peut valider, regrette Didier Migaud, en l’absence d’expérience réelle et comparable de démantèlement dans l’histoire».

 

Les charges inhérentes à la gestion des combustibles usés sont évaluées à 14,8 Md€. Sans que l’on sache encore quoi faire des 2.000 tonnes de MOX usés et de l’uranium de retraitement enrichi. Il faudra donc revoir à la hausse aussi le coût des filières de stockage de ces déchets ultimes. Hélas, pour le moment, les producteurs de déchets les évaluent à 14,4 Md€, contre 36 milliards pour l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. Ce sera au gouvernement de trancher entre ces deux visions d’ici 2015.

 

En attendant, constate la Cour des comptes, EDF, Areva et le CEA calculent leurs provisions en fonction du prix le plus bas. Ces «actifs de couverture» sont, pour les deux tiers, placés en bourse. Ce qui n’est pas sans risque au moment où l’Europe vit sa plus grave crise financière depuis leBlack Thursday de 1929. De douloureux ajustements ne sont donc pas à exclure.

 

Les magistrats ont d’ailleurs remarqué les premiers accommodements des industriels avec la loi. EDF garantit ses investissements futurs avec des actions de sa filiale (à 100%) RTE. Dans le même ordre d’idée, les industriels utilisent aussi leurs participations croisées. Pour le CEA, c’est plus simple, c’est l’Etat qui paiera ses dépenses, évaluées à près de 7 Md€. «Techniquement, ces décisions peuvent se plaider, concède le président de la deuxième chambre de la Cour, Gilles-Pierre Levy, mais elles sont contraires à l’esprit de la loi de 2006.»

 

Voilà donc connus la plupart des coûts du nucléaire. Du moins, ceux sur lesquels les magistrats ont pu éplucher les factures ou les devis sérieux. Ce qui permet d’évaluer, vaille que vaille, le coût de production. Selon les approches comptables, le coût du mégawattheure nucléaire varie entre 33,4 et 49,5 €, indique Didier Migaud. La précision est admirable.

 

La suite ne l’est pas moins. Le premier président de la Cour des comptes rappelle une évidence: le parc nucléaire vieillit. En 2010, l’âge moyen des 58 tranches en fonctionnement atteignait 25 ans. Inquiétant, si l’on se souvient que les réacteurs à eau sous pression français ont été conçus pour fonctionner 30 ans. Fort heureusement pour EDF, la loi française ne fixe aucune limite d’âge. Tous les 10 ans, chaque réacteur fait l’objet d’une pointilleuse «visite décennale», à l’issue de laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) décide ou non d’autoriser le prolongement de la durée de vie de l’installation. En général, pour une décennie supplémentaire.

 

Depuis 2003, EDF fait le pari comptable que ses réacteurs tourneront 40 ans. Fessenheim 1 et Tricastin 1 ont déjà été déclarés bon pour 40 ans de service. Mais rien n’oblige l’ASN à faire de même pour les 56 autres tranches, notamment depuis Fukushima. Pour passer l’inspection, EDF prévoit néanmoins d’investir 50 Md€, au cours des 25 prochaines années. A quoi pourrait s’ajouter 5 autres milliards pour intégrer les prescriptions faites par l’ASN, à l’issue des stress tests de 2011 [JDLE].

 

«La prise en compte de ces facteurs rendent nécessaires plus qu’un doublement au rythme actuel d’investissement de maintenance, passant d’un montant annuel de 1,5 milliard constaté sur la période 2008-2010, à près de 3,7 Md€/an jusqu’en 2025. Ces investissements accrus feront augmenter le prix de production de 10%», affirme Didier Migaud.

 

Le nucléaire est donc cher. Et il le sera de plus en plus. Du pain béni, pour les anti-nucléaire. Pas si sûr, en fait. Car, si les magistrats confirment que le prix de l’électron atomique va grimper, ils ne sont pas sûrs que ce soit là la solution électrique la plus chère. «Dans l’hypothèse d’une durée de fonctionnement de 40 ans et d’un maintien de la production électronucléaire à son niveau actuel[410-420 térawattheures par an, ndlr], il faudrait un effort très considérable d’investissement permettant de construire 11 EPR d’ici la fin de 2022. La mise en œuvre d’un tel programme d’investissement à court terme paraît très peu probable, voire impossible», analyse Didier Migaud.

 

Et l’ancien député socialiste de préciser sa pensée: «A travers l’absence de décision, nous sommes réduits à décider, soit de faire durer les centrales au-delà de 40 ans, soit de faire évoluer le mix énergétique ou de réaliser des efforts considérables d’économie d’énergie».

 

Et devinez où va la préférence des magistrats? «Compte tenu de la durée des travaux, on aura du mal à ne pas prolonger la durée de vie des centrales», concède Gilles-Pierre Levy. Sans jamais le dire publiquement, les magistrats estiment qu’il sera donc moins cher pour la collectivité de poursuivre avec le parc existant plutôt que d’engager la construction de 11 EPR ou de mettre en chantier un vaste programme combinant maîtrise de la demande d’énergie et énergies renouvelables. Le Premier ministre ne les a pas mandatés pour cela, mais c’est bien ce qu’il fallait démontrer.