Association Aria linda

mardi 29 novembre 2011

La pollution de l'air coûterait 100 milliards d'euros à l'Europe......et donc combien à la Corse?

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mercredi 23 novembre 2011

Ils n'avaient pas capté! Riton a bien roulé ceux qui lui ont déroulé le tapis rouge......

Selon LE MONDE, d'ici à 2016, EDF pourrait détenir 80 % d'EDISON, le numéro 2 Italien de l'électricité. D'après l'article, une des visée de cette opération poursuivie par l'ex de VEOLIA concernerait le marché du gaz, les gazoducs et entre autres, le GALSI.

Vous en penseriez quoi d'un énergéticien qui semble croire si ferme à la construction du gazoduc GALSI et à son arrivée en Italie entre 2012 et 2015, mais qui viendrait vous dire qu'il envisage d'alimenter la Corse par méthaniers en 2016?

On vous l'avait bien dit qu'ils n'étaient ni conformes à la commande publique,  ni conformes à l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2010 les moteurs diesel qu'EDF à commandé à MAN pour la centrale de Lucciana! Ce ne sont pas des moteurs "conçus comme convertibles", mais des moteurs avec des kits!

C'est le bilan Prévisionnel d'EDF de juillet 2011 qui l'énonce: ...renouvellement de la centrale diesel de Lucciana: 7 moteurs avec kit gaz......

Un essai à transformer dans ce bilan: le mot hier tabou, STEP,  est entré dans le dictionnaire insulaire des hommes de l'art! Courage, on finira bien par convaincre le Président de l' Exécutif qu'il devrait se renseigner quand il avance que........  "ça sent horriblement mauvais".

Ce qui sent horriblement mauvais, c'est l'affaire des obligations de surveillance industrielle qui ont beaucoup perdu qualitativement et quantitativement depuis le transfert du réseau de l'opérateur à Qualitair Corse en 2006.

Et le dossier n'en finit pas de révéler des détails assez troublants. Les associatifs viennent d'ailleurs de résoudre une vielle énigme sur la position réelle du capteur qu'Airmaraix avait installé en 2005 au lieu dénommé Piataniccia. 

Regardez bien ci-dessous, la situation de la cabine de mesure telle qu'elle est représentée, en fond de vallée, sur le rapport Airmaraix relatif à la campagne de mesure 2005, disponible en ligne :

Comparez maintenant avec le document papier édité en 2005 dont dispose un membre du conseil d'administration de Qualitair Corse......

.......étonnant, non? La cabine est représentée à un tout autre endroit situé sur une éminence. C'est précisément à cet endroit qu'on réellement été réalisées les mesures Airmaraix en 2005.

Et qui dit éminence, dit meilleur positionnement en hauteur pour pouvoir enregistrer le panache de la centrale du Vazzio.

Ce qui fait une nette différence au niveau de la mesure.  Ceux qui ont réalisé ces mesures en 2005 ne peuvent l'avoir oublié.

Qui a donc modifié ce rapport,

et pourquoi?

Ci-dessous, une autre position du capteur: celle figurant dans un document présenté au CA du 22.11.2011

avec, pour commentaire:

-          PM10 à Piataniccia :

 

Le conseil d’administration a validé dans son budget 2011, l’achat d’un nouvel appareil de particules fines PM10 et a décidé qu’il serait implanté sur le site industriel de Piataniccia. Dans l’attente de la réception du matériel, l’appareil de réserve a été utilisé pour réaliser une évaluation des niveaux mesurés sur ce site.

 

            Les premières mesures viennent confirmer les conclusions de l’étude d’Airmaraix qui identifient clairement à proximité de ce site un émetteur important de particules fines. La station a donc été équipée également d’un capteur météo qui a permis de corréler les pics de particules avec la direction du vent.      L’émetteur responsable est située au Nord-est du site de mesures et impacte cette zone en début de matinée. Sur l’image satellite suivant, on visualise clairement la gravière qui serait responsable de ces pics

                               

                                                                ENORME !

 

 

 

Pas très loin du capteur actuel un curieux panache

 


Pas de points noirs environnementaux en Corse

INERIS présente la nouvelle cartographie des points noirs environnementaux: visiblement les gens de l'Institut National de l'EnviRonnement Industriel ne connaissent pas la Corse!

PLAINE, nouvel outil de cartographie des points noirs environnementaux vient d'être testé

Aria Linda sait peut-être pourquoi: lorsqu'on demande à consulter les données de BASIAS pour la Corse, on nous répond que c'est la DREAL qui a les données!

 

 Les 500 kg de microparticules émises chaque jour par la centrale ne se voient pas à l'oeil nu, et ne sont pas détectés par les capteurs.....

........par ailleurs, quand il lui arrive très fortuitement de trouver des dépassements des centrales au fioul lourd..........


...... la qualité de l'air à Ajaccio finit sa nuit en cellule de dégrisement......ce qui ne lui donne pas envie de récidiver!

On nous fait tellement croire que la qualité de l'air est bonne à Ajaccio et à Bastia.......qu'on va finir par nous faire admettre 100 % de jours de  carence pour les arrêts maladie déposés dans l'île. Merci INERIS!

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Energie : une vraie bonne nouvelle: Norcera estime qu’avec quatre litres d’eau, une feuille artificielle pourrait produire assez d’électricité pour une maison dans un pays en développement pendant un jour.

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A Brennelis où il y a déjà une centrale nucléaire la population ne veut pas d'une centrale au gaz !

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En Corse, où il y a déjà deux centrales au fioul lourd, la population ne veut plus de centrales au fioul lourd, mais le gaz...c'est pas pour demain:

  

Le projet gazier GALSI  retardé ou annulé ?

 

Professeur Abderrahmane MEBTOUL – Expert international - Directeur d’Etudes /Conseiller des Ministère Energie/Sonatrach   1974/1979- 1990/1995- 2000/2006

 

L’objet de cette contribution qui fera l’objet d’un large débat s au niveau  de la télévision internationale  française Franec3 Corse le 29 novembre 2011 à 20h30 (1) est de poser la problématique du gazoduc algéro-italien  Galsi qui accuse un important retard avec d’importantes réticences  des élus de la Sardaigne.  La nouvelle équipe gouvernementale  en Italie débloquera-elle la situation car le blocage est du coté italien et non du coté algérien, les élus Corse étant favorables pour un raccordement  ?Le problème est posé.   

1 .-Le  projet GALSI  remis en cause ?

 

 Concernant le projet de Galsi , « nous  sommes en train de discuter avec nos partenaires. Il n’y a pas de remise en cause du projet », a indiqué M. Yousfi ministre algérien  de l’énergie en mars 2011 à l’agence officielle algérienne.  Devant relier directement l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne pour un investissement de 3 milliards d’euros, le projet de gazoduc Galsi, dont la mise en service est prévue pour 2014, avec plus de deux années de retard est actuellement en phase d’études techniques toujours selon le Ministère de l’Energie. Rappelons qu’un accord intergouvernemental relatif à ce projet a été conclu en novembre 2007 entre l’Algérie et l’Italie. Ce gazoduc doit relier Hassi-R’mel à El Kala dans sa partie « On shore » sur une longueur de 640 km. Dans sa partie « Off Shore », le projet reliera El Kala à Cagliari en Sardaigne sur une distance de 310 km. Le niveau de participation de Sonatrach est de 36%,Une fois concrétisé, il doit acheminer, directement en Italie, un volume  annuel de 8 milliards m3 de gaz, a-t-on souligné. Dans le cadre de l’ arrêté du 15 décembre 2009 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité, publié au Journal Officiel du 10 janvier 2010  français, il est prévu  que  pour la Corse, les nouvelles centrales thermiques fonctionnent au gaz naturel, dès lors que le raccordement de la Corse au gazoduc Algérie-Italie via la Sardaigne (Galsi) est réalisé. E n début de  février 2010, Le président français, Nicolas Sarkozy, a annoncé que la France  va négocier le raccordement de l’île de la Corse au futur gazoduc Galsi qui reliera Algérie à l’Italie via la Sardaigne. Selon M. Sarkozy, ce raccordement, qui reste au stade d’un projet à soumettre aux négociations, permettra à l’île française d’assurer son « indépendance énergétique »  Le président de l’exécutif corse, Ange Santini, avait, lui aussi, plaidé pour « un raccordement afin d’alimenter les centrales thermiques corses, à Lucciana, au sud de Bastia, et au Vazzio, à la sortie d’Ajaccio, afin d’ éviter un nouveau black-out comme l’île en a connu en hiver 2005 », et surtout les centrales thermiques à Ajaccio et Lucciana (Haute-Corse)  leurs moteurs fonctionnant  au fuel étant obsolètes et leur pollution dénoncée par les écologistes insulaires. L’ancien  ministre italien pour le Développement économique de l’époque en 2010 Claudio Scajola, en visite à Alger, avait déclaré que des tractations étaient en cours afin d’étendre le gazoduc Galsi à la Corse . Or, contrairement à la majorité des élus Corse qui sont   sont  favorables au projet Galsi,  il semblerait que la majorité des élus de la Sardaigne s’oppose   pour l’instant à la réalisation de ce projet du moins  dans le tracé traditionnel pour des raisons écologiques et autres  et du fait de l’autonomie de cette région, le gouvernement central italien ne pouvant rien faire sans l’aval des élus locaux . Et c’est là qu’entre en scène la concurrence du géant Gazprom.    Le gazoduc inauguré  en novembre 2011 Nord Stream  qui aura une capacité annuelle de 27,5 milliards de mètres cubes de gaz et ce   volume  sera doublé avec la construction sur le même tracé d'un second "tuyau", qui devrait être achevé fin 2012 , les deux canalisations devant  livrer 55 milliards de mètres  cubes afin  d’alimenter l’Allemagne, mais aussi la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la France et le Danemark.  Plusieurs entreprises participent au consortium Nord Stream : Gazprom (51% des parts), les Allemands Wintershall (filiale pétrogazière de BASF) et EON Ruhrgas (15,5% chacun), ainsi que NV Nederlandse Gasunie et le Français GDF SUEZ (9% chacun). Il ne faut pas non plus  oublier que, dès 2015,un autre gazoduc South Stream   devrait relier la Russie  à l’Europe occidentale   qui  devrait avoir une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, d’un cout initial de 25 milliards d’euros,(ce cout pouvant  être divisé  par trois à cinq si ce gazoduc  passait par l’Ukraine, posant d’ailleurs la problématique de sa rentabilité ) ,  qui sera acheminé sous la mer noire  vers la Bulgarie , puis la Serbie, l’Italie  et l’Autriche , le  6 août 2009, la Turquie ayant  donné son feu vert à la pose  dans ses eaux territoriales. Le retard de Galsi est donc  préjudiciable à l’Algérie. Un bas prix met    en danger   la rentabilité financière    tant le projet Galsi  que d’autres projets bien que légèrement amortis du réseau   Trans-méditerranéen   (Transmed d’une capacité  d’environ 30,2   milliards de mètres cubes (mmc) de gaz naturel par an, étant prévu d'étendre cette capacité à 33,5   milliards de mètres cubes de gaz naturel par an d'ici à 2012 est un pipeline de gaz naturel qui relie l’Algérie via la Tunisie à la Sicile et de là vers  l'Italie .   Comme se pose   le problème de la rentabilité du projet NIGAL où suite   au  mémorandum d'entente qui avait été signé en janvier 2002, entre Sonatrach   et la  Nigerian National Petroleum (NNPC), réunis à Abuja au Nigeria, les ministres du pétrole et de l'énergie d'Algérie, du Niger et du Nigeria avait également signé le 3 juillet 2009 un accord pour construire un gazoduc  baptisé Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP),de 4 128 kilomètres (dont 2310km pour le territoire algérien) qui devrait servir à alimenter l'Europe en gaz puisé dans le delta du Niger au sud du Nigeria.   Avec un cout prévu initialement à 5/6 milliards de dollars puis reporté à  10 milliards de dollars  en 2009 il  aurait dépassé actuellement les 13/15 milliards de dollars. Ce projet financé  pour partie par l’Europe  avec la crise d’endettement et le bas prix du gaz est-il rentable  sans compter  les conflits tribaux ?  

 

2.  La concurrence du gaz non conventionnel

 

L a production à un rythme  rapide des gaz non conventionnels aux USA et en Europe (les  statistiques internationales, le gaz non conventionnel devant   représenter environ 25% de la production mondiale en 202)  explique  en partie cette situation avec un cout de 4/5 dollars le MBTU aux USA et légèrement supérieur en Europe et en Asie (7/8 dollars) en Europe et Asie depuis la catastrophe nucléaire au Japon, pour l’Algérie le prix rentable  du gaz conventionnel par canalisation devant se situer à 9/10 dollars et 13/14 dollars pour le GNL Alors que l’Algérie tablait sur des exportations de l’ordre de 85 milliards de mètres cubes pour 2011/2012, ce qui devient une impossibilité du moins pour cette échéance . Concernant l’approvisionnement de l’Europe, et cela n’est pas propre à Sonatrach mais également    pour le géant russe Gazprom,    il faudra      tenir compte  de la donne polonaise membre de l’Europe  des  27  qui pourrait bouleverser  la  donne énergétique  européenne.  D’ après l’Agence américaine de l’énergie (rapport 2010)    la Pologne  aurait  une réserve de quelque 5300 milliards de mètres cubes de gaz de schiste dans ses sous-sols d’une valeur de 1380 milliards d’euros . D’après un dernier sondage plus de 60% de la population polonaise est favorable à ce projet malgré le risque de détérioration de l’environnement.   Est ce que la bulle gazière   s’arrêtera horizon 2015 ou au -delà lorsque les contrats à moyen terme de l’Algérie arriveront à expiration ce qui influencera  le niveau d’entrée en devises du fait que le gaz représente plus de 40% des entrées en devises. Quelles sont les perspectives pour l’Algérie ? L’Algérie détient 2,37% des réserves mondiales prouvées de gaz naturel avec 4500 milliards  de mètres cubes gazeux estimation au 01 janvier 2010 par BP. Elle se classe    à la dixième position avec des réserves mondiales, loin de la Russie, classée première, qui détient,  pas moins de 25,02% soit 47570 milliards de mètres cubes des réserves mondiales, l'Iran, (15%)    et le Qatar (10%). L’Algérie fournit  à l’Europe 25/30% de ses besoins en gaz naturel, ce qui représente 70% des exportations algériennes, étant    le troisième fournisseur de gaz de l’Europe après la Russie et la Norvège. Pour l’Algérie,  en dépit  d’un redressement de situation en 2010 – 55,28 milliards de mètres cubes de gaz naturel exportés contre 52,67 milliards de mètres cubes en 2009, l’Algérie peine toujours à maintenir le niveau des volumes exportés au-dessus de 60 milliards de mètres cubes, un seuil qui était bien conservé entre 2001 et 2008. Selon le gouvernement, la production de gaz naturel de l’Algérie, qui a connu en 2010 un recul de 2,4 % par rapport à 2009, devrait croître nettement d’ici 2014 avec l’entrée en production de nouveaux gisements gaziers.  Ces exportations peuvent être renforcées par la mise en production de nouveaux gisements qui devraient renforcer les capacités de production de gaz naturel de près de 25 milliards de mètres cubes d’ici 2014 ce qui nous donnerait 80 milliards de mètres cubes gazeux pour 2014.  Les économies  d’énergie suppose un nouveau modèle de consommation énergétique,  une  politique des prix plus rationnelle et le  développement de sources alternatives d’énergie (le solaire) pour les besoins du marché national.  Ce qui permettrait d’alléger la pression de la demande sur l’offre de gaz  et donc pour l’Algérie d’honorer ses engagements internationaux. Car, il ne faut pas seulement comptabiliser les exportations mais également la consommation intérieure.  Ne pouvant pas compresser  la demande intérieure en deçà de 50 milliards de mètres cubes gazeux  entre 2011/2020, le raisonnable étant 60/65 milliards de mètres cubes gazeux,  au risque de freiner  le développement, compte tenu compte des exportations  prévues et de la consommation intérieure (scénario  moyen du CREG. Concernant les exportations par canalisation, à titre de rappel, Medgaz est le troisième gazoduc algérien qui livre le gaz à l'Europe, avec le GME (gazoduc Maghreb-Europe qui transite par le Maroc et le détroit de Gibraltar).   Medgaz compte comme actionnaires Sonatrach, majoritaire avec 36%, les espagnoles Cepsa Iberdrola Endesa et Gaz de France. On estime à 2 milliards de dollars annuellement les revenus en devises tirés par l’Algérie de Medgaz dans une première phase pour un volume d’exportation de   8 milliards m3 par an    contre    un coût de 28 milliards de DA en monnaie locale et 148 millions d’euros en devises. Ce montant concerne le chiffre d’affaire et non le profit net    de Sonatrach après retrait des charges. Il est entendu que  la demande extérieure  des hydrocarbures pour l’Algérie  d’une manière générale sera fonction    d’une reprise  ou pas     de l’économie  mondiale et de l’évolution du cours du dollar. Rappelons la chute  des cours en 1986 avec toutes les ondes de chocs politiques, économiques et sociales entre 1988/1994(rééchelonnement)   et de près de  45% des recettes  en devises de Sonatrach après la  crise de 2008/2009 .

 

(1)- Une émission de 75 minutes ( plus d’une heure)  sera diffusée le 29 novembre  2011 de 20h30 à 21h45 sur la télévision française France3 Corse Edition régionale- et non le 22 novembre- où sera sur le plateau le professeur Abderrahmane MEBTOUL consacré au projet Galsi- Diffusion du documentaire,-le 29 novembre 2011 à 20H30, suivi d’un large  débat.  - Comment voir l'émission en France continentale et en Algérie
http://corse.france3.fr/ - Pour les abonnés du bouquet Canal Plus Sat, sur le canal 293, - Pour les non-abonnés à Canal Sat, via le bouquet satellitaire gratuit TNTSAT, opérationnel depuis septembre 2007, et qui nécessite néanmoins l'achat d'un démodulateur et d'une parabole- Par  la freebox, canal 309- Par la Neufbox, canal 310.

 

Voir
www.alterinfo.org    contribution parue à ce jour

dimanche 20 novembre 2011

Je vous demande, mes chers collègues, de ne pas accorder trop d'importance à l'avis de l'Assemblée de Corse...

Après "le vote au petit matin" de M. LEBEAU (EDF/PEI) en présence de M. NEVACHE, préfet de Haute Corse, c'est un sénateur qui tacle l'Assemblée de Corse devant la représentation nationale:

" Je vous demande, mes chers collègues, de ne pas accorder trop d'importance à l'avis de l'Assemblée de Corse, car celle-ci vote très souvent ses textes à l'unanimité, dans le cadre d'un consensus mou."

Tout vient à temps à qui sait attendre: Pollution des navires à quai et qualité de l'air, U Levante et A Sentinella reçues le 23/11/2011 à 17h00 par le préfet de région.

C'est vrai aussi en Corse: "la qualité de l’air de l’Europe s’améliore d’un point de vue global, mais les concentrations de certains polluants mettent en danger la santé de la population "

Sortie du nucléaire: Tout comme ils le font en Corse en faveur du fioul lourd, les énergéticiens parlent à nos politiques sous oreillette en faveur du MOX.

 

ECRAN DE FUMEE
 
le reportage de Jean Charles CHATARD et Eliane PARIGI
sera diffusé le mardi 29 novembre 2011
à 20h53 sur Fr3 Via Stella
 

 

Stockage par electrolyse de l'eau: Bientôt un vrai démonstrateur en Belgique.

 

Un info anonyme signée DCRIse de nerf: En SARDAIGNE, la gauche prévoit une manifestation contre le GALSI le 10 décembre 2011 à CAGLIARI.

mardi 15 novembre 2011

Ecran de Fumée

Dans le ciel Ajaccien, un inoffensif nuage presque blanc au dessus d'une atmosphère jaunâtre que le soleil levant révèle.

A première vue, aucune trace des 500 kg de microparticules émises chaque jour par la centrale du Vazzio par jour......

.....mais en y regardant de plus près, grâce à l'oeil inquisiteur d'un ordinateur, on découvre que le gentil petit nuage se situe presque à l'aplomb de la centrale EDF du Vazzio. Ce nuage est en fait alimenté par une colonne un peu sombre, courbée par la brise thermique qui agit chaque matin depuis la vallée de la Gravona vers la mer.

Une pénétration au zoom permet de faire apparaître la source thermique qui alimente ce phénomène si discret: deux cheminées rouges et blanches.

 

Quelques instants plus tard, alors que le jour est bien levé, on distingue nettement les effets du phénomène d'inversion thermique qui piège les masses d'air entre 200 et 400 m d'altitude dans la vallée de la Gravona alimenté, entre autres, par le panache de la centrale du Vazzio.

Toujours dans le ciel Ajaccien "particulièrement" fréquenté, des étourneaux. Les passants sont plus soucieux de leurs déjections.....que de celles de la centrale du Vazzio!

 

Ecran de Fumée...sur la Future centrale: Cherchez les erreurs dans ce document officiel, notamment celles relatives à la divisions par 2 des microparticules!

Messieurs les porteurs d'eau, que dit l'arrêté préfectoral d'exploitation de l'actuelle centrale: La VLE "poussières" est bien de 100 mg/m3, non?

L'ancien Préfet de Région était très réactif avec les associations, et visiblement ça n'a pas nuit à son avancement. Donc que le nouveau se rassure, il peut, à priori sans crainte pour sa future promo, répondre à notre demande d'audience, à notre demande d'interlocuteur pour avancer enfin sur la pollution des navires à quai, à nos demandes de rapports INERIS sur la centrale du Vazzio, et à notre demande d'autosurveillance du Vazzio. Nos interlocuteurs du renseignement seraient bien aimables de bien vouloir lui faire passer le message.

Ecran de fumée  

 

A l'initiative de l'Association U LEVANTE a eu lieu ce lundi 14 novembre 2011 à 18 h00 au cinéma L'ALBA à Corte, l'avant première du reportage ECRAN DE FUMEE réalisé par Jean Charles CHATARD et Eliane PARIGI.

Un reportage consacré au non avenir du GALSI?

La projection, en la présence des réalisateurs Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD, s'est prolongée par un débat avec la salle.

La possibilité de stockage de l'énergie par les STEP, station de transfert d'énergie par pompage a éveillé l'intérêt du public venu découvrir la suite de LUMIERE NOIRE.

Les questions sur les STEP ont fusé....puis sont venues les questions sur le manque d'intérêt affiché par EDF en Corse, pour ce moyen de stockage....alors qu'EDF est convaincu ailleurs.  Les hommes de l'art savent pourtant que le rendement d'une STEP, qui permet de stocker de l'énergie, avoisine les 80 %.

 

En Corse, nos hommes de l'art préférent produire de l'électricté en consommant du fioul lourd (un marché de 150 à 200 M€/an) dans des moteurs diesel souffrant d'un piètre rendement énergétique de 35 %, qui rejetent donc dans l'atmosphère sous forme de chaleur et de pollution 65 % des 150 à 200 M€ dépensés chaque année........

.. 95 à 130 millions d'€ con pensés par une solidarité nationale (péréquation tarifaire) qui ne résistera pas à la crise bien longtemps, et que la montée des cours du pétrole rendra insupportable pour la population.

jeudi 10 novembre 2011

Enorme! 500 kg de microparticules émis chaque jour par la centrale non détectées par les capteurs..... et nos organismes?

A cause du gaz dans l'eau, il va bientôt y avoir de l'eau dans le gaz. Des gazoducs en perspective, mais plus personne n'a de nouvelles du GALSI, même pas le site officiel!

 

EDF: le photovoltaïque, c'est valable quand ça les arrange.

Que ce soit par son impact sanitaire direct, ou, du fait des mesures de sécurisation d'un parc nucléaire français qui se révèle potentiellement très accidentogène, le coût réel du KW nucléaire va commencer à devenir de moins en moins attractif que le coût affiché. 

C'est comme pour le fioul lourd......un coût apparent du combustible séduisant, mais tellement d'effets cachés.

Cette politique énergétique va nous couter la peau des c......., mais Henri PROGLIO n'en parle pas....

 

Enorme !

Toujours dans la série "plus c'est gros plus ça passe" l'énorme intox d'Henri PROGLIO très anxiogène sur de prétendues conséquences économiques de la sortie du nucléaire en France, et toujours très discret sur les véritables conséquences économiques de l'impact sanitaire.

La réponse de Denis Baupin, Maire Adjoint de Paris chargé du développement durable, de l'environnement et du plan climat et d'Hélène Gassin, Vice-Présidente de la Région Île de France chargée de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie:

N'en déplaise à M. Proglio, la sortie progressive du nucléaire créera des emplois

La fébrilité du lobby nucléaire franchit un nouveau stade. Dernier exemple en date, l'édition du 9 novembre du Parisien donne une tribune au patron d'EDF. Jamais avare d'approximations, M. Proglio avance des chiffres sans commune mesure avec la réalité et les études existantes. Il prétend ainsi qu'un million d'emplois seraient condamnés par une sortie du nucléaire. Plus c'est gros...

Rétablissons la vérité des chiffres: le nucléaire aujourd'hui en France, c'est 100 000 emplois directs et 300 000 emplois indirects, soit 400 000 emplois, chiffre cité par le patron d'EDF. Mais en plus, M. Proglio invente 500 000 délocalisations d'emplois sorties du chapeau et qui ne sont étayées par aucune démonstration ou étude sérieuse. Pour faire bonne figure il ajoute 100 000 "futurs" emplois à l'export qui ne seraient pas créés, sans doute pour atteindre le chiffre symbolique du million.

Ce que montrent les exemples étrangers de sortie du nucléaire est strictement inverse. D'une part, les emplois directs seront préservés sur une longue période dans le cadre d'une sortie progressive du nucléaire. Il y a un avenir pour les salariés du nucléaire dans une hypothèse de sortie: il faudra gérer les centrales en fin de vie, démanteler le parc, garantir la sécurité des installations et de l'héritage radioactif que la politique énergétique française passée et actuelle lègue pour des milliers d'années et notamment traiter et stocker les déchets. Or cela nécessite non seulement de préserver les emplois, mais aussi de former de nouveaux salariés.

D'autre part, et l'exemple allemand le prouve largement, sortir du nucléaire c'est entrer dans une économie d'efficacité énergétique, et faire émerger enfin des modes de production d'énergie   réellement respectueux de l'environnement. Et cela représente la bagatelle de 600 000 emplois à créer, dans la filière des énergies renouvelables et du bâtiment notamment. Donc en regardant la réalité en face, sortir du nucléaire, c'est créer de l'emploi en France, qui plus est non délocalisable!

Reconnaissons malgré tout à M. Proglio l'honnêteté d'avouer implicitement que le modèle nucléaire dépérissant un peu partout dans le monde, les hypothèses largement surévaluées de création de 100 000 emplois pour l'exportation atomique se révèlent totalement caduques. La responsabilité n'en revient pas aux seuls écologistes, mais aussi aux gouvernements et peuples du monde entier qui ont tiré les leçons de Fukushima. Il y a par contre un domaine où la France pourrait encore devenir leader mondial si elle le décidait, celui de la constitution d'une filière d'excellence dans le démantèlement.

La seule véritable démonstration de cet interview est qu'EDF n'a pas anticipé les changements mondiaux. De nombreux pays,  nos plus proches voisins comme de nombreux pays dans le monde, ont décidé de sortir du nucléaire. Ils vont en connaître les bénéfices pour leur développement industriel et la dynamique de l'emploi localement. Le train du développement énergétique soutenable pour la planète a commencé à avancer sans nous, et plutôt que de chercher à le rattraper, les nucléocrates de tout bord veulent nous faire rester à quai.

Il n'est pas trop tard pour nous tourner vers l'avenir.

 

 

 

 

Conséquence inattendue du réchauffement climatique!

elles sont déjà arrivées en Corse, et à même à Paris dans les ministères:

 

 

Les personnages et les situations de l'échange qui suit n'étant pas purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait pas n'être que fortuite.

Mais, sans blague, on se croirait à une réunion du groupe de travail Environnement avec l'ingénieur général du génie sanitaire de l'ARS!

Coloriage autruche avec la tête dans le sable

L'échange se passe lors d'une réunion d’étape des groupes de travail pour l’efficacité énergétique à Paris le 28 octobre 2011 au Ministère de l’Écologie, du Développement durable des Transports et du Logement

Mme Svetlana LOUIS :( Représentante d’Ecologie sans Frontière et du collectif de PME « Touche pas à mon panneau)

Bonjour.

Nous voudrions faire une proposition de mettre un fort malus sur le chauffage électrique et les chauffe-eau électriques conventionnels : ils coûtent actuellement très peu cher et les familles sont quand même incitées à installer cet équipement très peu performant. En pénalisant cet équipement, on pourrait pousser les ménages vers des équipements plus vertueux du point de vue des énergies utilisées.

Par ailleurs, je me permettrais de poser une question, car je n’ai pas eu une réponse qui m’a complètement satisfaite de la part de Madame Pappalardo à travers la lecture des dossiers remis. Je suis très étonnée qu’il n’y ait pas plus d’incitation à utiliser du matériel fonctionnant avec des énergies renouvelables. Je comprends l’objet de la table ronde comme étant de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de diminuer la dépendance de la France aux énergies fossiles, qui ne sont pas présentes en France. Pourquoi n’incite-t-on pas plus les familles à utiliser le chauffage au bois par exemple, pour ne pas parler par exemple des centrales photovoltaïques, de l’autoconsommation et de toute la filière photovoltaïque, qui a été totalement lancée et totalement massacrée en France.

Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET :

Je n’ai pas l’intention de perdre ce qu’il reste de temps de la réunion à engager un débat politique avec les uns ou les autres. Je ne rentre même pas là-dedans, la question est l’efficacité énergétique, ce n’est pas les moyens de production de l’énergie. Il y a un problème d’efficacité énergétique sur le chauffage électrique et il peut être pris en compte, mais certainement pas les moyens de production de l’énergie. Cela ferait un débat très long et absolument sans intérêt, à mon avis, dans cette configuration.

Sur le chauffage électrique, Michèle, as-tu prévu quelque chose ?


 

dimanche 6 novembre 2011

Hommes de l'art.....hommes de l'ARS?

Un acronyme peut en cacher un autre!

C'est ce qu'on pu constater les représentants des associations conviées à la deuxième réunion du groupe de travail Environnement le 3.11. 2011.

En effet, lors de la première réunion du groupe, le 27.10.2011 dans les locaux de l'Agence Régionale de la Santé à Ajaccio, dans le cadre de l’élaboration du Schéma régional de prévention, les autres thèmes avaient nécessité plus de temps que prévu par les organisateurs, et le thème de la qualité de l'air n'avait pu être abordé.

Quelques heures avant la seconde réunion, l’ingénieur général du génie sanitaire de l’ARS qui anime le Groupe de travail n°10 « Environnement » nous a transmis par un mail une fiche navette. Voici, avant même que nous n’en ayons discuté, ce que prévoit cette fiche en matière d’air extérieur:

  

·         projet n°1 : Veiller à travers les instances de pilotage de la surveillance de la qualité de l’air à accélérer le confortement des moyens lui y sont consacrés ;

·         projet n°2 : Examiner en concertation avec la DREAL les pratiques d’intervention sur l’environnement susceptibles de nuire à la qualité de l’air.

ETP : 0,08 (ingénieur).

Budget : Aucun budget n’est requis pour la réalisation de cette action.

 

Evaluation :

-       intervention en conseil d’administration en faveur d’un accroissement des moyens de QUALITAIR Corse ;

 

 

Nous faisons remarquer à notre interlocuteur que le premier projet nous apparait comme un vœu pieux , qu’il n’est pas question pour les associations d’être caution d’une telle rédaction, et qu’à minima, il lui faut noter notre désaccord.

Comme nous émettions quelques réserves quant au dispositif de mesure de la qualité de l’air, particulièrement pour la partie relative aux obligations de surveillance propres à EDF, l'exploitant des centrales thermiques, l’ingénieur général du génie sanitaire adopte une posture très offusquée pour défendre Qualitair Corse.

Nous faisons remarquer à notre interlocuteur que la convention de cession des matériels de mesures intervenue en 2006 entre EDF et Qualitair Corse a été suivie d’une mise au rebut des matériels jusqu’alors utilisés par EDF, entrainant une baisse du niveau qualitatif et quantitatif de la surveillance obligatoire. Nous lui signalons également avoir engagé une action concernant les émissions sonores et atmosphériques des navires à quai.

Une militante associative intervient pour indiquer qu’il lui semble logique que l’ARS soit le lieu où il est possible d’évoquer le lien entre santé et environnement, et qu’il faut de vraies actions en matière de santé.

La conversation s’anime, notre interlocuteur estime que nous tenons un discours simpliste et réducteur, puis, qu’il comprend notre frustration.

Le président d’Aria Linda lui indique que c’est son propos qui est simpliste et réducteur, et qu’il est dans le droit fil du ton employé par les directeurs d’EDF à l’encontre des associatifs.

L’ingénieur général du génie sanitaire nous demande alors si nous avons des propositions à formuler.

Nous lui en indiquons deux que nous lui demandons de mentionner :

-       Etablir un audit sur la surveillance de la Qualité de l’air depuis la mise en exploitation des centrales thermiques.

-       Mener une action de mesure indépendante de la qualité de l’air.

Notre interlocuteur estime que cela n’est pas de la compétence de l’ARS.  

Indiquant que la discussion ne peut se poursuive dans ces conditions, les associatifs quittent tranquillement la salle de réunion.

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Le sens caché de l’acronyme ARS : Association Réductrice & Simpliste ?

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Loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie

 

Article 1

L'Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l'objectif est la mise en oeuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

Cette action d'intérêt général consiste à prévenir, à surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l'air et, à ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement l'énergie.

Article 2

Constitue une pollution atmosphérique au sens de la présente loi l'introduction par l'homme, directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives.

Article 3

L'Etat assure, avec le concours des collectivités territoriales dans le respect de leur libre administration et des principes de la décentralisation, la surveillance de la qualité de l'air et de ses effets sur la santé et sur l'environnement. Il confie à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie la coordination technique de la surveillance de la qualité de l'air. Des objectifs de qualité de l'air, des seuils d'alerte et des valeurs limites sont fixés, après avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France, en conformité avec ceux définis par l'Union européenne ou, à défaut, par l'Organisation mondiale de la santé. Ces objectifs, seuils d'alerte et valeurs limites sont régulièrement réévalués pour prendre en compte les résultats des études médicales et épidémiologiques.

Au sens de la présente loi, on entend par :

- objectifs de qualité, un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmopshère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l'environnement, à atteindre dans une période donnée ;

- seuils d'alerte, un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l'environnement à partir duquel des mesures d'urgence doivent être prises ;

- valeurs limites, un niveau maximal de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l'environnement.

Les substances dont le rejet dans l'atmosphère peut contribuer à une dégradation de la qualité de l'air au regard des objectifs mentionnés au premier alinéa sont surveillées, notamment par l'observation de l'évolution des paramètres propres à révéler l'existence d'une telle dégradation. Les paramètres de santé publique susceptibles d'être affectés par l'évolution de la qualité de l'air sont également surveillés.

Un dispositif de surveillance de la qualité de l'air et de ses effets sur la santé et sur l'environnement sera mis en place au plus tard : pour le 1er janvier 1997 dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants, pour le 1er janvier 1998 dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, et pour le 1er janvier 2000 pour l'ensemble du territoire national. Les modalités de surveillance sont adaptées aux besoins de chaque zone intéressée.

Un décret fixe les objectifs de qualité de l'air, les seuils d'alerte et les valeurs limites ainsi que la liste des substances mentionnées au sixième alinéa. La liste et la carte des communes incluses dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants ainsi que dans les agglomérations comprises entre 100 000 et 250 000 habitants sont annexées à ce décret.

Dans chaque région, et dans la collectivité territoriale de Corse, l'Etat confie la mise en oeuvre de cette surveillance à un ou des organismes agréés. Ceux-ci associent, de façon équilibrée, des représentants de l'Etat et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, des collectivités territoriales, des représentants des diverses activités contribuant à l'émission des substances surveillées, des associations agréées de protection de l'environnement, des associations agréées de consommateurs et, le cas échéant, faisant partie du même collège que les associations, des personnalités qualifiées. Les modalités d'application du présent alinéa sont définies par un décret en Conseil d'Etat.

Les matériels de mesure de la qualité de l'air et de mesure des rejets de substances dans l'atmosphère, ainsi que les laboratoires qui effectuent des analyses et contrôles d'émissions polluantes, sont soumis à agrément de l'autorité administrative. Celle-ci détermine les méthodes de mesure et les critères d'emplacement des matériels utilisés.

Les agréments délivrés en application du présent article peuvent être retirés lorsque les organismes et laboratoires ainsi que les matériels de mesure ne satisfont plus aux conditions qui ont conduit à les délivrer.

Article 4

Le droit à l'information sur la qualité de l'air et ses effets sur la santé et l'environnement est reconnu à chacun sur l'ensemble du territoire. L'Etat est le garant de l'exercice de ce droit, de la fiabilité de l'information et de sa diffusion. Ce droit s'exerce selon les modalités définies au présent article.

Sans préjudice des dispositions de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et diverses dispositions d'ordre administratif, social et fiscal, les résultats d'études épidémiologiques liées à la pollution atmosphérique, les résultats d'études sur l'environnement liées à la pollution atmosphérique ainsi que les informations et prévisions relatives à la surveillance de la qualité de l'air, aux émissions dans l'atmosphère et aux consommations d'énergie font l'objet d'une publication périodique qui peut être confiée, pour leur zone de compétence, aux organismes agréés mentionnés à l'article 3.

L'Etat publie chaque année un inventaire des émissions des substances polluantes et un inventaire des consommations d'énergie. Il publie également un rapport sur la qualité de l'air, son évolution possible et ses effets sur la santé et l'environnement. L'inventaire des émissions des substances polluantes et le rapport sur la qualité de l'air, son évolution possible et ses effets sur la santé et l'environnement sont soumis à l'avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France.

Lorsque les objectifs de qualité de l'air ne sont pas atteints ou lorsque les seuils d'alerte et valeurs limites mentionnés à l'article 3 sont dépassés ou risquent de l'être, le public en est immédiatement informé par l'autorité administrative compétente. Cette information porte également sur les valeurs mesurées, les conseils aux populations concernées et les dispositions réglementaires arrêtées. L'autorité administrative compétente peut déléguer la mise en oeuvre de cette information aux organismes agréés prévus à l'article 3.

Article 5

Le préfet de région, et en Corse le préfet de Corse, élabore un plan régional pour la qualité de l'air qui fixe des orientations permettant, pour atteindre les objectifs de qualité de l'air mentionnés à l'article 3, de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique ou d'en atténuer les effets. Ce plan fixe également des objectifs de qualité de l'air spécifiques à certaines zones lorsque les nécessités de leur protection le justifient.

A ces fins, le plan régional pour la qualité de l'air s'appuie sur un inventaire des émissions et une évaluation de la qualité de l'air et de ses effets sur la santé publique et sur l'environnement.

 

jeudi 3 novembre 2011

E fune longhe diventanu sarpi

Replanter des arbres en Amazonie c'est louable, mais pas Totalement inédit. Et cela ne dispense le premier transporteur d'épargner la santé des insulaires.

Les transporteurs sommés de parler de leurs émissions de CO2: 

Le CO2 est un gaz à effet de serre, mais au niveau impact sanitaire direct, c'est l'arbre qui cache la forêt des autres pollutions, notamment les microparticules qui s'échappent des cheminées des navires et des centrales qui fonctionnent au fioul lourd.

C'est sans doute un peu ça que nous concocte l'équipe à Proglio pour alimenter les centrales thermiques de Corse : pour "seulement" 250 millions de dollars,GDF Suez livre à la Chine un méthanier regazéificateur capable de stocker du gaz liquéfié et de le regazéifier avant le distribuer sur le réseau du pays. 

Conférence de presse du Collectif Régional Non aux Centrales au Fioul Lourd ce vendredi 28.10.2011 devant la centrale de Lucciana

Encore une occasion de réaffirmer l'opposition ferme et définitive de la Corse au fioul lourd, d'indiquer que le gaz naturel est moins polluant et surtout, de militer pour une utilisation accrue des ENR et du développement du stockage de l'énergie par les STEP.

Un message relayé par les députés Européens Michelle RIVASI et François ALFONSI qui n'ont pas manqué de saluer le travail de terrain réalisé par les composantes du Collectif Régional.

Le lendemain, Michelle RIVASI intervenait à nouveau dans un tchatche café à Festiventu aux côtés de Corinne LEPAGE sur le thème du nucléaire.

Michelle RIVASI en a profité pour revenir à la situation énergétique de la Corse, notamment sur l'inacceptabilité du fioul lourd et sur les potentialités des énergies renouvelables en Corse qui peuvent nous faire accéder à l'autonomie énergétique. On a pu noter la présence du directeur d'une compagnie de navigation dans le public, mais à priori, il n'y avait pas de représentants d'EDF.

Autre moment fort de l'après-midi, l'intervention de Gerard BONCHRISTIANI, le Président de l'Association pour le libre accès aux plages et la protection du littoral dans une émission en direct sur Francer Inter qui avait pour thème : Où en est le littoral ? Parmi les liens cités sur le site de l'émission, on trouve notamment U Levante.

A cette occasion, nous avons pu faire part à la député Européenne des pressions et des menaces ourdies contre les associations de défense du littoral, depuis l'extrème Sud jusqu'au Cap Corse. Des menaces contre des femmes, et des hommes qui défendent l'intérêt général sur un terrain quelque peu abandonné par les représentants de l'Etat et le politique.

L'association Aria Linda n'était pas invitée. Selon un journaliste qui s'en serait étonné auprès d'une responsable, nous serions inconnus des organisateurs et il nous faudrait avoir un projet........E fune longhe diventanu sarpi.