Notre ami Gilles NALBONE nous alerte:

Nous allons droit vers une société barbare d'adaptation à l'insupportable. Ce qui se passe au Japon, se passera un jour ou l'autre en France, ou à côté !
 
En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d’irradiation recommandé pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables aux radiations que les adultes.

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima, où plusieurs réacteurs nucléaires sont en perdition depuis le 11 mars et relâchent de grandes quantités de radioactivité dans l’environnement. Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements, très dangereuses pour leur santé, est révoltant et inhumain. Nous condamnons fermement cette décision intolérable et en demandons instamment l’annulation immédiate.

Signez et faites signer la pétition dès maintenant !
<http://www.sortirdunucleaire.org/petition-japon>

Une énergie moderne pour un pays moderne:  le slogan derrière Angela MERKEL sur la photo ne concerne visiblement pas  le nucléaire.

Sur ce plan le tandem "locomotive historique" de l'Europe a du plutonium dans l'aile. Nos voisins veulent sortir du nucléaire à partir de 2022.

"Plein pot sur l'hôpital": c'est le commentaire de Jean Paul L pour son cliché du jour.

Depuis son appartement situé au coeur de la ville d'Ajaccio (photo ci-dessus) Sophie profite pleinement de la capacité d'accueil du port d'Ajaccio.

Comme des milliers d'Ajacciens, Sophie respire la pollution au fioul lourd qu'ils émettent, et doit supporter les bruits des navires (avant hier c'était une fantasia à quai en pleine nuit). 

Sophie, militante associative de la protection de l'Environnement , représente la société civile (des milliers d'Ajacciens.... de Corses) dans les instances paritaires comme par exemple le Conseil des Sites.

Avant hier, Sophie à pu rencontrer le Président de l'Office des Transports, M.Paul Marie BARTOLI, justement au Conseil des Sites et lui parler de ce qu'elle subit.......comme des milliers d'Ajacciens.... de Bastiais.

Les réponses de ce membre de l'Exécutif, selon Sophie:

Le Président de l'Office des Transports souhaiterait qu’il y ait encore plus de bateaux dans le port d’Ajaccio et il aimerait également plus de rotations à Propriano.

Le Président de l'Office des Transports  " Il faut que nous pensions aux commerçants …  la pollution : ce sont les voitures essentiellement......" 

Concernant le bruit des bateaux restants à quai, le Président de l'Office des Transports aurait fait remarquer que les bateaux ne peuvent pas faire des rotations supplémentaires pour éviter de polluer.

Et que nous devrions, nous, associations locales, nous mettre d’accord avec les écologistes du continent qui trouvent, eux,  que les transports terrestres ne sont pas adaptés.

Le Président de l'Office des Transports aurait afirmé à Sophie que les politiques n’ont aucune autorité sur les compagnies maritimes qui sont libres de choisir leur créneaux horaires, et ne sont pas contrôlées sur la pollution et le bruit.

Enfin, lorsque Sophie évoque la recrudescence des allergies et des problèmes respiratoire, le Président de l'Office des Transports lui aurait conseillé de nous rapprocher de l'ARS.......l'Agence Régionale de la Santé.


Les commentaires d'Aria Linda,

suite à l'entretien entre le Président de l'Office des Transports et une représentante de la société civile:

Ma chère sophie, le Président de l'Office des Transports est dans le vrai!  Le concept "Développement Durable" contient expressement le développement.

Sur ce point, effectivement, comme le fait remarquer le Président de l'Office des Transports, nous sommes sur la même longueur d'onde que nos homologues environnementaux continentaux, Européens et même mondiaux!  Il n'est donc pas question de mettre un frein, ou un coup d'arrêt à une politique conforme à la libre citculation des biens, des personnes et des services voulue par l'Europe.

Chacun sait combien les transports sont indispensables à la Corse, tant nous sommes dépendants et incapables de subvenir à nos besoins les plus élémentaires comme .... produire notre propre ration alimentaire.

Chacun sait doit que pour nourrir les millions de touristes qui débarquent par bateaux et avions chaque année, il nous faut également acheminer dans l'île leur alimentation, qui est parfois stockée sur les ports dans des camions frigorifiques autonomes dont les groupes de froid sont alimentés au fioul. (très peu bruyants et très peu polluants)

Sophie, ta conversation avec le Président de l'Office des Transports a du être trop courte........  Le Président de l'Office des Transports n'a pas du avoir le temps de développer avec toi la partie durable de Développement Durable. Comme il n'a pas du voir, ni entendre, ainsi que nous avons pu le montrer au Directeur de l'Office qu'il préside, les légers inconvénients des tranports dans les ports.

Il sait surement que c'est à Ajaccio qu'à été formulée une proposition adoptée au niveau national dans le cadre du Grenelle de la Mer: arrêt moteur des bateaux à quai et raccordement au réseau électrique terrestre.

Quant à la santé, Sophie, tu as le droit de ne pas être rassurée par les constats de ta voisine allerguologue. Mais il semble toutefois que la qualité de l'air soit bonne à Ajaccio et à Bastia! Donc même le traffic automobile évoqué par le Président de  l'Office des Transports serait sans impact sanitaire. D'ailleurs, le précédent Préfet nous l'avait bien dit : en Corse, le tabac et l'alcool font des ravages.  

Alcool.Ravage.Santé, voilà un bel acronyme!

Quand au bruit, c'est un phénomène naturel. Tu n'as qu'à te procurer un sonomètre numérique pour te rassurer sur la normalité des émissions sonores des navires. Les premiers prix sont "abordables".  

Dans son prochain rapport, la cour des comptes pourrait être indulgente à l'égard de l'Office si la collectivité en achetait un.....en le "fondant" dans l'enveloppe de la continuité territoriale.