Dans le cadre d'une mission de l'inspection générale des finances en Corse du 6 au 8 décembre 2010 concernant la question de l'énergie, à l’invitation du SGAC, une réunion avec les associations environnementales s’est tenue le mardi 7 décembre 2010 de 14h30 à 16h30 en salle 4 de l'immeuble Castellani (4e étage)

 

Selon certains des participants à la réunion du 6 décembre 2010 qui concernait les professionnels, les objectifs de cette mission, voulue à la fois par Christine LAGARDE et Jean Louis BORLOO n’apparaissaient pas très clairement. Entre les professionnels et la mission était successivement abordés :

 

le projet de décret et le moratoire qui sonneraient l’arrêt de mort de la filière professionnelle plombée par une loi à effet rétroactif sur l’obligation de rachat de l’énergie d’origine photovoltaïque,

 

une approche de la relation avec EDF,

 

comment produire en Corse, produire biomasse,

 

l’appel d’offre sur le stockage annulé,

 

pourquoi les professionnels achètent les panneaux PV à l’étranger ? (Il n’y a pas encore de production française. EDF EN serait dans les actifs du futur producteur français)

 

Pour les associations invitées le 7 décembre 2010 : AGHJASOLE, représentée par Claudine MATTEI, LE GARDE  représenté par Vincent CICCADA, A SENTINELLA, représentée par Dumè LANFRANCHI, et ARIA LINDA représentée par Jean Nicolas ANTONIOTTI, l’amorce des échanges se faisait sur le même socle imprécis avec trois thèmes toutefois assez précis :

 

En quoi le statut de ZNI accordé en Corse à EDF nous pose-t-il un problème ?

 

Comment produire moins cher en Corse ?

 

EDF, très isolée, même de l’Etat, est-elle vraiment si méchante?

 

Après avoir échangé et argumenté de part et d’autre durant près de deux heures sur tous ces thèmes, largement axés par nos interlocuteurs sur les aspects techniques et économiques, tandis que nous essayions de leur faire partager, outre ces thèmes, notre analyse sur les aspects sanitaires et environnementaux, l’objectif de la mission nous est clairement apparu !

 

C’est par l’emploi d’une technique bien rodée, utilisée par Jean Pierre LETEURTROIS, autre ingénieur des mines, lors d’un conseil énergétique où il décrétait, sur une base de calcul erronée, la non rentabilité du raccordement de la Corse au gazoduc GALSI, que notre interlocuteur nous distillait par une petite phrase…….

 

Vallée de la Gravona, ce matin.

……que le fonctionnement des futures centrales au fioul léger ne serait économiquement pas envisageable !

 

Centrale au fioul lourd, ce matin

N’ayant pas donné pas suite à notre remarque relative à l’aspect transitoire de ce fonctionnement au fioul léger dans l’attente de l’arrivée du gaz naturel, notre interlocuteur a définitivement balayé dans notre esprit l’idée d’une alimentation des centrales au gaz naturel.

 

Conclusion, la représentation politique Corse doit arrêter de se comporter en autruche !

 

Après l’intervention de Jean Pierre LETEURTROIS au conseil énergétique, après la signature de la PPI 2009 par Jean Louis BORLOO, pour la troisième fois, l’Etat vient de donner une indication forte.

 

EDF va pouvoir imposer durablement le fioul lourd.

J

publicité GDF SUEZ hier matin

pp

fioul lourd : une nouvelle information alarme les associations  (Aujourd'hui 13h08)

Laetitia Pietri - Alta Frequenza

 - "Le fioul lourd on en prendra bien pour vingt ans", c'est le cri du coeur des associations qui ne cessent de s'alarmer de la situation. Et une nouvelle information tendant vers ce sens pourrait confirmer leurs craintes. Une mission de l'inspection générale des finances a été diligentée en Corse par Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo pour analyser la situation énergétique de l'île au sens large. Il serait question, en gros, de réfléchir aux moyen de faire des économies lors de la production d'énergie sur l'île. Depuis lundi et jusqu'à ce soir plusieurs inspecteurs et ingénieurs sont donc en Corse pour auditionner les différents acteurs du secteur. Hier c'était au tour des associations environnementales d'être reçues. S'en ait suivi une discussion à bâton rompu de plus de deux heures. Et c'est à la toute fin de cette conversation que l'un des ingénieurs missionnés par le gouvernement a lâché une phrase qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd du côté des associations comme nous le dit Jean Nicolas Antoniotti pour Aria Linda