Dans une semaine, mercredi 6 octobre 2010 exactement, le député Européen François ALFONSI et le député de la Haute Corse Sauveur GANDOLFI-SCHEIT rencontreront dans une démarche commune le ministre Jean Louis BORLOO.

Un des objectifs est d'obtenir, dans l'attente de l'arrivée des molécules de gaz naturel qui pourraient alimenter les centrales de Corse à partir du gazoduc GALSI, un démarrage de la centrale de Lucciana au fioul léger. L'arrêté préfectoral du 14 septembre 2010 sera probablement au coeur des échanges, avec la question de la version des moteurs qui seront mis en place à Lucciana et du coût oublié de l'oléoduc.....qui s'élèverait à 100 M€

En France, et plus particulièrement en Corse, la réduction de la pollution, malgré les promesses des Grenelle 1 et 2 et celles du Président SARKOZY qui déclarait vouloir faire de la Corse un modèle environnemental, restent un vœu pieux.

D'après le journal de l'environnement, qui s'appuie sur le rapport annuel de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) publié le 24 septembre, la France serait l’un des plus mauvais élèves en termes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). 

Un pied de nez au directeur d'EDF qui ne nous parle que de la réduction de la teneur en soufre, donc de l'émission des SOx, en oubliant de citer les microparticules.... PM 10....PM 2,5, les métaux... arsenic.....zinc....plomb.....mercure, et les HAP!

En matière de risques, et pas seulement en matière de thermique l'industriel semble à la pointe: selon le réseau SORTIR du NUCLEAIRE qui fait état de documents interne à EDF classés confidentiels, la sécurité d'exploitation du futur EPR (Réacteur à Eau Pressurisée) ne serait pas garantie. Trois types de défaillances dans la conception du réacteur nouvelle génération pourraient déboucher sur accident de type TCHERNOBYL.

Des révelations à peine croyables! EDF doit pourtant s'entourer de garanties pour éviter de mettre en danger les populations?

On peut se le demander à lire les propos du directeur régional, issu du même formatage maison, lorsqu'il affirme:

« Ceux qui ont des doutes font une erreur quand ils s’adressent à l’industriel

qui n’a aucune compétence en matière de santé publique. »