Le conseiller territorial Jean Baptiste LUCCIONI, employé d'EDF, aurait publiquement déclaré que les centrales thermiques au fioul lourd seraient moins polluantes que les TAC.


Les TAC, turbines à combustion, sont alimentées au fioul léger et, contrairement au moteurs diesels alimentés au fioul lourd, elles ne nécessitent pas de SCR, système de réduction catalytique ni d'injection d'urée pour émettre infiniment moins de polluants.

Les émissions en polluants des moyens de production font l'objet de contrôles. Les limites maximum de concentration des émissions sont fixées par des valeurs limites d'émission, les VLE.

Le tableau ci-dessous est tiré de l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation de l'actuelle centrale du Vazzio.




Actuellement les moteurs du Vazzio, malgré leur équipement de dépollution, polluent jusqu'à 15,8 fois plus que les TAC sans équipement de dépollution.


Les affirmations de Jean Baptiste doivent concerner les nouveaux moteurs MAN qu'EDF voudrait installer à Lucciana!

Seraient-ils réellement moins polluants que des TAC?


Voilà ce qu'indique l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2010 pour les nouveaux moteurs diesel de Lucciana :




Les valeurs en rouge indiquent les baisses annoncées pour les nouveaux moteurs diesel.
Les valeurs en noirs font clairement apparaître les valeurs inchangées pour les autres polluants.

Conclusions:

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Malgré les quelques baisses annoncées,
un moteur diesel reste 7 fois plus polluant qu'une TAC.

Jean Baptiste aurait du consulter le site d'Aria Linda.


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(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - La question de la centrale de Lucciana, et par extension celle du Galsi, ont constitué le corps central de la session de rentrée de l’Assemblée de Corse. Par le jeu des questions orales à l’Exécutif, par celui aussi des motions de fin de réunion, la consommation de fioul lourd dans la nouvelle centrale de Haute-Corse n’en finit pas d’alimenter la chronique et, il faut bien le dire, la fronde qui ne cesse de se tendre contre cette option. Maria Guidicelli l’a redit avec conviction : la centrale de Lucciana utilisera bien des moteurs ; je cite, convertis au gaz car nous avons fait, je cite encore, le choix absolu du gaz. Vous avez pu entendre, vendredi et en direct sur notre antenne, les arguments défendus au cours de la séance des questions. Dans la foulée, et après l’épisode dit des tee-shirts, le groupe Femu a Corsica a donné une conférence de presse. Celui-ci a vivement critiqué le peu de clarté qui, une nouvelle fois, a caractérisé ce débat.Tout tourne, vous pouvez le supposer, autour des caractéristiques techniques précises des moteurs. S’agit-il de la commande initiale, donc des moteurs 48 / 60 au fioul lourd, comme l’affirme certains groupes ou s’agit-il de moteurs convertis qui demanderaient donc une modification de la commande initiale ? C’est ce point très précis qui doit être éclairci comme nous le dit Nadine Nivaggioni, pour Femu A Corsica.

 

 

(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - La seconde couche, si on peut se permettre, a été donnée par Corsica Libera à travers cette fameuse motion. Celle-ci demandait de surseoir au démarrage au fioul lourd à Lucciana afin de lancer une expertise judiciaire sur la possibilité de démarrer au fioul léger. Cette motion a été rejetée car seuls les quinze nationalistes ont voté pour. Paul-Félix Benedetti, à qui on a presque reproché le fait de bien connaître le sujet, car il est ingénieur.



(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - La centrale de Lucciana, et surtout son démarrage au fioul lourd, ont occupé une bonne part du temps de l’Assemblée de Corse la semaine dernière. Bien que le dossier soit, en théorie, sur les rails, il a obtenu l’autorisation de la préfecture de Haute-Corse, nous n’avons pas fini d’en parler car les opposants n’en démordent pas. Nous ferons tout, disent-il, pour nous opposer à un projet qui représente une part importante de risque pour la population. Il y a le combat politique porté par des organisations donc politiques, mais il y a encore et surtout celui des associations, une bonne vingtaine, regroupées au sein du collectif contre le fioul lourd. Ce collectif était présent pour assister aux débats de vendredi dernier ; il s’est retiré peu convaincu par les arguments avancés par l’Exécutif, et notamment sur un point très précis. Jean Nicolas Antoniotti, pour le collectif.


 



(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - Le député européen Francois Alfonsi était également présent lors de la session à l'Assemblée de Corse (voir par ailleurs) ; il rencontrera le 6 octobre en compagnie de Sauveur Gandolfi Scheit le ministre Jean Louis Boorlo, ministre de l’Ecologie et de l’Energie, notamment. François Alfonsi