Association Aria linda

jeudi 30 septembre 2010

Le côté Docteur JEKILL de certains politiques est aussi laid que leurs facettes Mister HYDE.

Un peu déconcertant le Président du Conseil Général de la Corse du Sud, dans le papier qu'il a adressé à Corse Matin suite aux attentats dont EDF semble avoir été victime!

"Si nous avons tous, pas plus les uns que les autres, à cœur la préservation de la santé publique et de l'environnement,

nous avons tous aussi le droit de pouvoir en débattre démocratiquement et de pouvoir enfin vivre et travailler sereinement sur notre terre. »

L'expression de son engouement viscéral pour l'environnement, tout autant que pour l'expression démocratique contraste quelque peu avec les propos qu'il a tenu le 21 juillet 2010 à Moca-Croce au cours d'une réunion réunissant plusieurs élus, le sous-préfet de Sartene et la presse.

Alors qu'étaient évoquées toutes les réalisations rendues possibles par la volonté de mutualisation des énergies dans la micro-région, au moment où des élus évoquaient les freins potentiels au développement qu'ils souhaitent, et notamment la loi littoral et la loi montagne, il a déclaré avec emphase:

"Il faut que nous nous soulevions  pour lutter contre le lobby des associations....

..... à force de lutter pour la protection du lézard, de la libellule et des crapauds, il ne restera plus que ça et nous, nous aurons disparu."

Pour ce qui est du débat public, il faut tout de même remarquer qu'il a été par deux fois confisqué par une décision unilatérale du directeur régional d'EDF. La première fois lors de l'émission débat ORIZONTI qui a précédé la programmation du film LUMIERE NOIRE sur VIASTELLA , et la deuxième lors de l'émission PLACE PUBLIQUE que devait réaliser RCFM ce vendredi 24 septembre 2010.

Norbert LAREDO, pour sa part, garde une ligne claire et précise sur le dossier des centrales. Tout particulièrement en ce qui concerne l'annonce épouvantail de la chargée de l'énergie selon laquelle les consommateurs de Corse d'électricité pourraient payer le KWh plus cher ceux de l'hexagone à cause de l'action de Michelle RIVASI.

Ca vole vraiment bas du côté des agitateurs de chiffons rouge!

  Centrale de Lucciana : toujours...

 

 

- Centrale de Lucciana la pilule décidément a bien du mal à passer auprès des associations de défense de l’environnement - elles se sont largement exprimés sur ce point - mais également auprès de ce que l’on peut appeler l’écologie politique. I Verdi Corsi, par exemple, ont bien du mal à admettre les affirmations de Maria Guidicelli relatives aux déclarations de Michèle Rivasi. Ils sont également dubitatifs devant la présentation faite du projet retenu. Ecoutons Norbert Laredo

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza)

 

 

 

Pour avoir une idée de ce que les concurrents directs de MAN peuvent produire.......

Lire la suite

mercredi 29 septembre 2010

Ceux qui ont des doutes font une erreur quand ils s?adressent à l?industriel qui n?a aucune compétence en matière de santé publique

Dans une semaine, mercredi 6 octobre 2010 exactement, le député Européen François ALFONSI et le député de la Haute Corse Sauveur GANDOLFI-SCHEIT rencontreront dans une démarche commune le ministre Jean Louis BORLOO.

Un des objectifs est d'obtenir, dans l'attente de l'arrivée des molécules de gaz naturel qui pourraient alimenter les centrales de Corse à partir du gazoduc GALSI, un démarrage de la centrale de Lucciana au fioul léger. L'arrêté préfectoral du 14 septembre 2010 sera probablement au coeur des échanges, avec la question de la version des moteurs qui seront mis en place à Lucciana et du coût oublié de l'oléoduc.....qui s'élèverait à 100 M€

En France, et plus particulièrement en Corse, la réduction de la pollution, malgré les promesses des Grenelle 1 et 2 et celles du Président SARKOZY qui déclarait vouloir faire de la Corse un modèle environnemental, restent un vœu pieux.

D'après le journal de l'environnement, qui s'appuie sur le rapport annuel de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) publié le 24 septembre, la France serait l’un des plus mauvais élèves en termes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). 

Un pied de nez au directeur d'EDF qui ne nous parle que de la réduction de la teneur en soufre, donc de l'émission des SOx, en oubliant de citer les microparticules.... PM 10....PM 2,5, les métaux... arsenic.....zinc....plomb.....mercure, et les HAP!

En matière de risques, et pas seulement en matière de thermique l'industriel semble à la pointe: selon le réseau SORTIR du NUCLEAIRE qui fait état de documents interne à EDF classés confidentiels, la sécurité d'exploitation du futur EPR (Réacteur à Eau Pressurisée) ne serait pas garantie. Trois types de défaillances dans la conception du réacteur nouvelle génération pourraient déboucher sur accident de type TCHERNOBYL.

Des révelations à peine croyables! EDF doit pourtant s'entourer de garanties pour éviter de mettre en danger les populations?

On peut se le demander à lire les propos du directeur régional, issu du même formatage maison, lorsqu'il affirme:

« Ceux qui ont des doutes font une erreur quand ils s’adressent à l’industriel

qui n’a aucune compétence en matière de santé publique. »

 

lundi 27 septembre 2010

Dérobades, double language, brouillard administratif.... Ca vole bas!

Le conseiller territorial Jean Baptiste LUCCIONI, employé d'EDF, aurait publiquement déclaré que les centrales thermiques au fioul lourd seraient moins polluantes que les TAC.


Les TAC, turbines à combustion, sont alimentées au fioul léger et, contrairement au moteurs diesels alimentés au fioul lourd, elles ne nécessitent pas de SCR, système de réduction catalytique ni d'injection d'urée pour émettre infiniment moins de polluants.

Les émissions en polluants des moyens de production font l'objet de contrôles. Les limites maximum de concentration des émissions sont fixées par des valeurs limites d'émission, les VLE.

Le tableau ci-dessous est tiré de l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation de l'actuelle centrale du Vazzio.




Actuellement les moteurs du Vazzio, malgré leur équipement de dépollution, polluent jusqu'à 15,8 fois plus que les TAC sans équipement de dépollution.


Les affirmations de Jean Baptiste doivent concerner les nouveaux moteurs MAN qu'EDF voudrait installer à Lucciana!

Seraient-ils réellement moins polluants que des TAC?


Voilà ce qu'indique l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2010 pour les nouveaux moteurs diesel de Lucciana :




Les valeurs en rouge indiquent les baisses annoncées pour les nouveaux moteurs diesel.
Les valeurs en noirs font clairement apparaître les valeurs inchangées pour les autres polluants.

Conclusions:

m

Malgré les quelques baisses annoncées,
un moteur diesel reste 7 fois plus polluant qu'une TAC.

Jean Baptiste aurait du consulter le site d'Aria Linda.


------------

 
 

(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - La question de la centrale de Lucciana, et par extension celle du Galsi, ont constitué le corps central de la session de rentrée de l’Assemblée de Corse. Par le jeu des questions orales à l’Exécutif, par celui aussi des motions de fin de réunion, la consommation de fioul lourd dans la nouvelle centrale de Haute-Corse n’en finit pas d’alimenter la chronique et, il faut bien le dire, la fronde qui ne cesse de se tendre contre cette option. Maria Guidicelli l’a redit avec conviction : la centrale de Lucciana utilisera bien des moteurs ; je cite, convertis au gaz car nous avons fait, je cite encore, le choix absolu du gaz. Vous avez pu entendre, vendredi et en direct sur notre antenne, les arguments défendus au cours de la séance des questions. Dans la foulée, et après l’épisode dit des tee-shirts, le groupe Femu a Corsica a donné une conférence de presse. Celui-ci a vivement critiqué le peu de clarté qui, une nouvelle fois, a caractérisé ce débat.Tout tourne, vous pouvez le supposer, autour des caractéristiques techniques précises des moteurs. S’agit-il de la commande initiale, donc des moteurs 48 / 60 au fioul lourd, comme l’affirme certains groupes ou s’agit-il de moteurs convertis qui demanderaient donc une modification de la commande initiale ? C’est ce point très précis qui doit être éclairci comme nous le dit Nadine Nivaggioni, pour Femu A Corsica.

 

 

(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - La seconde couche, si on peut se permettre, a été donnée par Corsica Libera à travers cette fameuse motion. Celle-ci demandait de surseoir au démarrage au fioul lourd à Lucciana afin de lancer une expertise judiciaire sur la possibilité de démarrer au fioul léger. Cette motion a été rejetée car seuls les quinze nationalistes ont voté pour. Paul-Félix Benedetti, à qui on a presque reproché le fait de bien connaître le sujet, car il est ingénieur.



(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - La centrale de Lucciana, et surtout son démarrage au fioul lourd, ont occupé une bonne part du temps de l’Assemblée de Corse la semaine dernière. Bien que le dossier soit, en théorie, sur les rails, il a obtenu l’autorisation de la préfecture de Haute-Corse, nous n’avons pas fini d’en parler car les opposants n’en démordent pas. Nous ferons tout, disent-il, pour nous opposer à un projet qui représente une part importante de risque pour la population. Il y a le combat politique porté par des organisations donc politiques, mais il y a encore et surtout celui des associations, une bonne vingtaine, regroupées au sein du collectif contre le fioul lourd. Ce collectif était présent pour assister aux débats de vendredi dernier ; il s’est retiré peu convaincu par les arguments avancés par l’Exécutif, et notamment sur un point très précis. Jean Nicolas Antoniotti, pour le collectif.


 



(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - Le député européen Francois Alfonsi était également présent lors de la session à l'Assemblée de Corse (voir par ailleurs) ; il rencontrera le 6 octobre en compagnie de Sauveur Gandolfi Scheit le ministre Jean Louis Boorlo, ministre de l’Ecologie et de l’Energie, notamment. François Alfonsi

dimanche 26 septembre 2010

Carton rouge à l'Executif?

Agiter le chiffon rouge du risque de rupture énergétique, et maintenant celui du risque de perte du bénéfice de la péréquation tarifaire pour les consommateurs d'électricité en Corse, par la faute de la députée Européenne Michelle RIVASI, c'est aller loin.

C'est la menace hourdie par la Conseillère Territoriale Exécutive en charge de l'énergie lors de la session du 24 septembre 2010.

Nous lui conseillons la lecture des textes ci après, notamment en surligné en jaune ce qui concerne les ZNI dont la Corse et les DOM:

1) Le Site de la CRE nous donne une première approche de la CSPE, chargée d'assurée la péréquation tarifaire :

Instituée par la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003, la contribution au service public de l'électricité (CSPE) vise :

à compenser aux opérateurs qui les supportent :

  1. les surcoûts résultant des politiques de soutien à la cogénération et aux énergies renouvelables (articles 8,10 et 50 de la loi du 10 février 2000) et les surcoûts résultant des contrats ' appel modulable ' (art 48)
  2. les surcoûts de production dans les zones non interconnectées au réseau électrique métropolitain continental, dus à la péréquation tarifaire nationale (Corse, départements d'outre-mer, Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon et les îles bretonnes de Molène, d'Ouessant et de Sein)
  3. les pertes de recettes et les coûts que les fournisseurs supportent en raison de la mise en oeuvre de la tarification spéciale 'produit de première nécessité' (décret 2004-325 du 8 avril 2004) et de leur participation au dispositif institué en faveur des personnes en situation de précarité (arrêté du 24 novembre 2005)
  4. une partie des charges TaRTAM, une fois que la compensation des charges de service public de l’électricité a été effectuée. Pour ce faire, le montant de la CSPE est augmenté pour couvrir les charges du TaRTAM dans la limite de 0,55 €/MWh, ce montant ne pouvant porter la CSPE au-dessus de sa valeur au 7 décembre 2006 (4,5 €/MWh)

à financer le budget du médiateur de l’énergie

--------

2)La loi n°2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité

Titre Ier : Le service public de l'électricité.
  • Le service public de l'électricité a pour objet de garantir l'approvisionnement en électricité sur l'ensemble du territoire national, dans le respect de l'intérêt général.

    Dans le cadre de la politique énergétique, il contribue à l'indépendance et à la sécurité d'approvisionnement, à la qualité de l'air et à la lutte contre l'effet de serre, à la gestion optimale et au développement des ressources nationales, à la maîtrise de la demande d'énergie, à la compétitivité de l'activité économique et à la maîtrise des choix technologiques d'avenir, comme à l'utilisation rationnelle de l'énergie.

    Il concourt à la cohésion sociale, en assurant le droit à l'électricité pour tous, à la lutte contre les exclusions, au développement équilibré du territoire, dans le respect de l'environnement, à la recherche et au progrès technologique, ainsi qu'à la défense et à la sécurité publique.

    Matérialisant le droit de tous à l'électricité, produit de première nécessité, le service public de l'électricité est géré dans le respect des principes d'égalité, de continuité et d'adaptabilité, et dans les meilleures conditions de sécurité, de qualité, de coûts, de prix et d'efficacité économique, sociale et énergétique.

    Le service public de l'électricité est organisé, chacun pour ce qui le concerne, par l'Etat et les communes ou leurs établissements publics de coopération.

Selon les principes et conditions énoncés à l'article 1er, le service public de l'électricité assure le développement équilibré de l'approvisionnement en électricité, le développement et l'exploitation des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité ainsi que la fourniture d'électricité, dans les conditions définies ci-après.

I.-La mission de développement équilibré de l'approvisionnement en électricité vise :

1° A réaliser les objectifs définis par la programmation pluriannuelle des investissements de production arrêtée par le ministre chargé de l'énergie ;

2° A garantir l'approvisionnement des zones du territoire non interconnectées au réseau métropolitain continental.

Les producteurs, et notamment Electricité de France, contribuent à la réalisation de ces objectifs. Les charges qui en découlent, notamment celles résultant des articles 8 et 10, font l'objet d'une compensation intégrale dans les conditions prévues au I de l'article 5.

II.-La mission de développement et d'exploitation des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité consiste à assurer :

1° La desserte rationnelle du territoire national par les réseaux publics de transport et de distribution, dans le respect de l'environnement, et l'interconnexion avec les pays voisins ;

2° Le raccordement et l'accès, dans des conditions non discriminatoires, aux réseaux publics de transport et de distribution.

Sont chargés de cette mission Electricité de France pour les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental, la société gestionnaire issue de la séparation juridique imposée à Electricité de France par l'article 13 de la loi n° 2004-803 du 9 août 2004 relative au service public de l'électricité et du gaz et aux entreprises gazières, la société gérant le réseau public de transport, les autres gestionnaires de réseaux publics de distribution et les autorités organisatrices de la distribution publique d'électricité. Ils accomplissent cette mission conformément aux dispositions des titres III et IV de la présente loi et, s'agissant des réseaux publics de distribution, à celles des cahiers des charges des concessions ou des règlements de service des régies mentionnés à l'article L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales. Les charges en résultant sont réparties dans les conditions prévues au II de l'article 5.

Les missions imparties par la présente loi aux gestionnaires des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité s'étendent à la mer territoriale, au plateau continental et à la zone économique au large des côtes du territoire de la République lorsque les ouvrages électriques sont raccordés aux réseaux publics terrestres exploités par ces gestionnaires. Ces missions s'exercent conformément à la loi n° 68-1181 du 30 décembre 1968 relative à l'exploration du plateau continental et à l'exploitation de ses ressources naturelles et à la loi n° 76-655 du 16 juillet 1976 relative à la zone économique et à la zone de protection écologique au large des côtes du territoire de la République.

III.-La mission de fourniture d'électricité consiste à assurer sur l'ensemble du territoire :

1° La fourniture d'électricité aux clients qui n'exercent pas les droits mentionnés à l'article 22, en concourant à la cohésion sociale au moyen de la péréquation géographique nationale des tarifs, de la mise en oeuvre de la tarification spéciale " produit de première nécessité " mentionnée à l'article 4, du maintien de la fourniture d'électricité en application de l'article L. 115-3 du code de l'action sociale et des familles, et en favorisant la maîtrise de la demande d'électricité. L'électricité est fournie par le raccordement aux réseaux publics ou, le cas échéant, par la mise en oeuvre des installations de production d'électricité de proximité mentionnées à l'article L. 2224-33 du code général des collectivités territoriales.

Dans les conditions fixées par la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en ouvre du droit au logement, toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l'insuffisance de ses ressources ou de ses conditions d'existence, a droit à une aide de la collectivité pour disposer de la fourniture d'électricité dans son logement.

2° La fourniture d'électricité de secours aux clients éligibles raccordés aux réseaux publics dans les conditions prévues au IV bis de l'article 22.

Electricité de France ainsi que, dans le cadre de leur objet légal et dans leur zone de desserte exclusive, les distributeurs non nationalisés mentionnés à l'article 23 de la loi n° 46-628 du 8 avril 1946 sur la nationalisation de l'électricité et du gaz sont les organismes en charge de la mission mentionnée au 1° du présent III, qu'ils accomplissent, pour les clients raccordés aux réseaux de distribution, conformément aux dispositions des cahiers des charges de concession ou des règlements de service des régies mentionnés à l'article L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales.

Les autorités organisatrices de la distribution publique d'électricité mentionnées au dernier alinéa du II du présent article sont les autorités organisatrices du service public de la fourniture d'électricité aux clients raccordés à un réseau de distribution qui bénéficient des tarifs réglementés de vente mentionnés au I de l'article 4 ou de la tarification spéciale " produit de première nécessité ".

NOTA:

Loi n° 2006-1537 art. 44 : Les dispositions énoncées à l'article 2 III de la loi n° 2006-1537 entrent en vigueur à compter du 1er juillet 2007.

Les dispositions du I de l'article 2 de la loi n° 2006-1537 entrent en vigueur à la date du transfert d'actifs mentionné à l'article 14 de la loi n° 2004-803 du 9 août 2004 relative au service public de l'electricité et du gaz et aux entreprises électriques et gazières.

Union UMP+ Communistes: notre "vieille" pétition du 12 février 2008 n'a pas pris une ride........................

Lire la suite

mercredi 22 septembre 2010

Les dangers du fioul lourd sont multiples ......

Il y d'une part le risque de survenance d'un boil over, lié au stockage du fioul lourd,  bien connu sur le continent.  Un accident est si vite arrivéDepuis, ils ont compris dans l'hexagone qu'il ne fallait en stocker de trop grosses quantités en zones habitées.

Mais à Lucciana, les hommes de l'art aimeraient bien jouer avec le feu en en stockant de grandes quantités.

Pour s'y préparer l'administration dipose d'outils performants........qui restent encore à mettre en oeuvre en Corse. 

Il y a surtout une menace quotidienne sur la santé générée par la pollution des centrales alimentées au fioul lourd, que le représentant de la CGT tente de minimaliser en la comparant à celle du fioul léger, tout en faisant un lien entre l'action des associations et les attentats et tentatives d'attentats dont l'entreprise semble victime.

Pourtant, même  les arrêtés préfectoraux le démontent: les valeurs limite d'émission autorisées pour le fonctionnement au fioul lourd sont bien plus élevées que celle autorisées pour le fioul léger.

 

 

 

Ce sont encore les arrêtés préfectoraux qui nous montrent que ceux qui vantaient récement les réductions par 10 et par 3 des nouvelles centrales mentaient scandaleusement à l'opinion publique Corse. 

Il suffit de comparer les chiffres et de constater que la majorité des polluants n'ont connu aucune réduction, ni par 3, ni par 10. C'est le cas des microparticules PM 10 et PM 2,5 dont l'impact sur la santé a été clairement mis en évidence par le rapport de l'AFSSET en mars 2009.

 

Paramètres

Arrêté préfectoral  VAZZIO 1

Arrêté préfectoral LUCCIANA 2

Coefficient

de réduction

SOX  équivalent SO2

1500

850

1,7

NOX équivalent NO2

1900

600

3,2

Amoniac

30

30

0

CO

650

650

0

Poussières        (microparticules PM 10 et PM 2,5)

100

100

0

Métaux lourds

20

20

0

HAP       

(hydrocarbures aromatiques polycycliques)

0,1

0,1

0

COV     (à confirmer)

150

20

7,5

 

Non, on ne peut pas dire qu'il faut alimenter les centrales thermiques avec n'importe quoi pour les faire fonctionner, ni même avec de l'huile d'olive!

Nous, tranquillement, depuis le début, on se bagarre sur le terrain de la démonstration et de la preuve, et on a encore de solides réserves. Pas en invitant à des repas aux bonnes tables de la région, ou en s'offrant des pages de magazines au papier glacé. On peut comprendre les tentations de ceux qui, en face, sont à bout d'arguments.

Ca y est , on a enfin trouvé les 470 millions d'euros nécessaires pour financer le raccordement de la Corse au GALSI.

lundi 20 septembre 2010

Fioul lourd, fioul léger, gaz naturel ........tout le monde en parle!

Les médias, les hommes politiques, les syndicalistes, les médecins, bref, la société civile toute entière a pris la mesure des enjeux en matière d'énergie et s'est enfin emparée d'un réel sujet d'avenir pour la Corse:

Corsica Libera va déposer une motion pour le démarrage de la centrale au fioul léger

(Maria Lanfranchi - Alta Frequenza) - Corsica Libera soumettra vendredi, aux votes des conseillers de l’assemblée de Corse, une motion pour le démarrage de la centrale au fioul léger. Celle-ci avait été rédigée et déposée bien avant la signature, par le préfet de Haute-Corse, de l’arrêté autorisant le démarrage au fuel lourd. Paul-Félix Benedetti fera quant à lui valoir ses arguments cette semaine, avançant notamment l’idée qu’aucun obstacle juridique, technique ou financier ne s’oppose à cette ouverture au fuel léger. Le débat risque d’être animé dans les travées en cette fin de semaine.

Les syndicalistes STC EDF ont découvert un chantier de gazoduc, du côté de l' Université, on continue les recherches sur le stockage de l'énergie en vue de développements applicables.

Du côté d'Aria Linda, on continue à dire que fioul lourd et fioul léger c'est tout différent, en expliquant pourquoi,

La société civile Corse n'est pas aussi incrédule que certains le pensent:

 

Roger Antech trouve même que l'arrêté (du préfet de Haute Corse) sent le soufre".  

Si les Algériens ne peuvent nous alimenter en gaz naturel par le gazoduc GALSI, ils pourront le faire par méthanier et nous livrer du GNL. De quoi rassurer la Conseillère Territoriale en charge de l'énergie, Maria GUIDICELLI, sur l'alimentation en gaz naturel de la Corse.

Car à en juger d'après les déclarations de Jean François HUGON de GRT Gaz, qui s'active sur le projet de raccordement de la Corse, nommé Cyrénèe, au projet de gazoduc Algérie-Italie via la Sardaigne, nommé GALSI, tous les voyants ne sont pas encore au vert pour la réalisation du gazoduc.

 

samedi 18 septembre 2010

Les lapsus révélateurs de l?homme de l?art......


http://www.corsematin.com/article/corse/edf-l%E2%80%99arrete-prefectoral-repond-aux-exigences-reglementaires

 

Sous la photo de l’homme de l’art qui affiche un large sourire, un premier aveu:

« Nous disposons désormais de l’arrêté indispensable pour reprendre le chantier de construction d’une infrastructure destinée à garantir la sécurité énergétique de l’île. Cela devenait urgent. »

Eh oui monsieur l’homme de l’art, si le chantier reprend, c’est donc qu’il avait déjà commencé! Pourquoi avait-il commencé ? Et pourquoi donc s’était-il arrêté ? Notre journaliste aurait pu très naïvement poser ces simples questions.

Puis il enchaine par une lapalissade révélatrice: « L’arrêté préfectoral répond aux exigences réglementaires ».  Que l’arrêté préfectoral soit conforme, c’est possible, mais ce qui nous intéresserait bien davantage c’est la conformité aux exigences règlementaires  de la future centrale thermique!

 Si on totalise toutes les impasses relevées dans le dossier d’enquête publique et les réserves non levées. C’est pas gagné !

Un peu plus loin, il termine sa phrase par «  …… EDF respectera bien entendu le consensus qui s‘exprime à travers lui. » 

Sur la même page en ligne, le sondage du quotidien mesure le consensus : « Etes vous rassuré par les modifications annoncées par le préfet pour la centrale de Lucciana ». A 19h00, il y a 84 % non rassurés contre pour seulement 16 % de rassurés !


La majorité des sondés a de bonnes raisons de s’inquiéter au plan sanitaire: « Ceux qui ont des doutes font une erreur quand ils s’adressent à l’industriel qui n’a aucune compétence en matière de santé publique. »

Notre homme de l’art récidive : « Mais il est clair que le chantier se fera dans le respect des normes prescrites par l’arrêté en matière d’environnement et de santé publique »   Une fois de plus, ce n’est pas le respect du chantier qui nous préoccupe, mais la pollution qui serait émise dès le début du fonctionnement….si EDF arrivait à démarrer au fioul lourd !

«  L’État est le premier préoccupé par les normes qu’il fixe. » : l’homme de l’art doit probablement avoir une pensée attendrie pour son porteur d’eau du conseil énergétique, celui qui n’a pas fait respecter en août 2008 les règles qu’il avait proposées à la signature du préfet.

Et on se lache : « Certains fiouls légers polluent plus que certains fiouls lourds. »

 

jeudi 16 septembre 2010

Fioul lourd : c'est loin d'être gagné pour EDF!

Sur le site de Corse Matin un sondage à ne pas manquer:

Etes-vous rassuré par les modifications annoncées par le préfet pour la centrale de Lucciana ?


Une cinquantaine de représentants d'organisations s'est réuni à l'appel du Collectif Régional NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD hier de 18h30 à 21h30 à la faculté de droit à Corte.

Dans la salle une présence très remarquée, celle de quatre représentants du syndicat étudiant Ghjventu Paolina, visiblement très concernés par le devenir sanitaire et environnemental de la Corse....par leur avenir.

Ce matin, la presse rend compte des principales décisions entérinées par les participants. Corse Matin les rappelle:

Une action contre l'arrêté préfectoral de d'autorisation d'exploitation de la centrale de Lucciana sera engagée par l'association U Levante et l'avocat Benoist Busson,

Pour sa part, l'assciation A Sentinella introduira un recours gracieux relatif au plan énergétique Corse de 2005 auprès de l'Assemblée de Corse mènera, avec le cabinet de Corinne Lepage,

Un soutien financier à ces actions a été mis en place. La mobilisation de la population a été au coeur des débats. Des actions de communication sur le thème de la santé, paramètre totalement ignoré par les partisans du juteux business fioul lourd, seront menées avec les professionnels de santé. Communications également à l'attention des élus locaux de Haute Corse qui pourraient être sollicités pour recueillir l'avis de la population au travers de référendums d'initiative

D'autres manifestations dans la presse à l'annonce du préfet de Haute Corse, celle du syndicat STC, opposé à l'utilisation du fioul lourd, tout comme le maire de la commune de Lucciana, José Galetti.   Des réactions que la conseillère chargée de l'énergie, très occupée par la visite du chantier d'un gazoduc, ne semble toujours pas prendre en compte.

La veille, une journaliste de Corse Matin établissait un lien entre l'action des associations anti fioul lourd et les tentatives d'attentat visant EDF.

 

 


Le bal des faux culs

Faux culs, c'est le qualificatif dont le magazine Corsica avait choisi d'affubler ceux qui, selon lui, feignent de croire que le GALSI arrivera en Corse.

Ceux qui feignent de croire que l'arrêté préfectoral signé par le préfet Névache impose des moteurs livrés en version prévue pour fonctionner au gaz, c'est à dire des 51/60, seraient-ils également à ranger la catégorie des faux culs?

A en juger par son satisfecit le Président de l'Exécutif lui même, semble dans l'ignorance des considérables différences de formulation entre la présentation faite par le préfet à la presse, et la rédaction de son arrêté d'autorisation d'exploitation. Il nous semble qu'il devrait, ainsi que la chargée de l'énergie, se rapprocher des services de la direction déléguée à l'énergie pour une relecture du document, cela lui permettrait de moduler son appréciation ci-dessous:

Fioul lourd : l'Exécutif de Corse satisfait  

(Laetitia Pietri - Alta Frequenza) - L’exécutif de Corse satisfait de la décision de préfet de Haute-Corse concernant la centrale de Lucciana. Dans un communiqué, il juge que l’arrêté permettant le démarrage des travaux de construction de la centrale est indispensable à l’équilibre énergétique de la Corse. Par ailleurs, il rappelle que le président Giacobbi et Maria Guidicelli, la conseillère exécutive en charge de l’énergie avaient demandé que cette centrale soit équipée dès sa mise en service de moteurs prêts à fonctionner au gaz naturel. Ce point est également acquis, écrit l’Exécutif qui voit dans cette décision une avancée significative vers le raccordement de la Corse au projet Galsi. « Associé aux énergies renouvelable, le gaz naturel apportera à la Corse une énergie propre en même temps qu’il créera les conditions d’un développement économique vigoureux et durable », conclut le communiqué.


 

Parmi les Conseillers Territoriaux, heureusement, une voix s'élève pour dénoncer la supercherie:

 

Fioul lourd : Le préfet a trompé la Corse pour Femu A Corsica  

(Maria Lanfranchi - Alta Frequenza) - Fioul lourd : "l’Exception Corse !" Nouvelle réaction, vous l’avez compris, à la signature de l’arrêté mardi par le préfet de Haute-Corse concernant l’exploitation future de la nouvelle centrale de Lucciana. Cette réaction émane du groupe Femu A Corsica de l’Assemblée de Corse qui estime que le Préfet « a trompé la Corse ». Concernant la qualité de l’air tout d’abord, concernant les moteurs ensuite. A ce propos, les élus de Femu A Corsica, sont revenus sur l’éternel débat « convertible », « converti » et précisent qu’il est « formellement écrit que les moteurs de la centrale seront convertis « dès le démarrage de l’installation pour permettre un fonctionnement au gaz naturel lorsque celui-ci sera disponible » ». Mais le mouvement politique va plus loin estimant notamment que « l’actuelle majorité et notamment la conseillère exécutive chargée de l’énergie » se fait « systématiquement la courroie de transmission d’EDF et de son syndicat maison ». Le groupe s’inquiète ainsi de la « première grande décision politique » rendue par l’Exécutif de Corse, et la définit comme « archaïque ». Une responsabilité en cascade comme le dénonce Nadine Nivaggioni pour le groupe Femu A Corsica.


Gaz en Algérie et dans le monde: un avis d'expert sur la situation. 

 

 

 

mercredi 15 septembre 2010

Révoltant !

Moteurs fioul lourd et fioul lourd pour toute la Corse!




Si l’arrêté d’exploitation proposé par la DRIRE à la signature du préfet de Haute Corse avait véritablement intégré certaines des améliorations promises, l’emballage proposé par le représentant de l’état lors de la conférence de presse du 14 septembre 2010 n’aurait pas été nécessaire.

Mais avant même d’arriver aux articles de l’arrêté, la lecture des requérants et des considérants ressemble à un catalogue de prouesses de contorsionniste pour tenter de démonter, entre autres, que les réserves de la commission d’enquête publique auraient été levées.

L’exercice était périlleux. Monsieur le préfet a même introduit dans ses  COMMENTAIRES SUR L’ARRETE D’AUTORISATION D’EXPLOITATION DE LA CENTRALE ELECTRIQUE DE LUCCIANA  des éléments plus que contradictoires avec le contenu de son arrêté d’autorisation d’exploitation au sujet « Des améliorations importantes par rapport au projet initial » :

Selon les COMMENTAIRES

«  S'agissant de l'impact sur les activités sur la commune de Lucciana, la diminution de la taille des cuves de stockage de 3×8500m3 à 3×3900m3. Cette modification réduit le périmètre de danger de façon importante,  et  permet  à la Commune de poursuivre ses projets, notamment  en matière d'équipements sportifs. »

Ce que prévoit réellement l'arrêté d’exploitation

« Considérant que le volume stocké dans chacun des trois bacs d’hydrocarbures a été réduit à 3960 m3  et que la recommandation n°2  a donc été prise en compte.

A la faveur d’un modificatif de l’arrêté d’exploitation, procédure assez courante, rien n’empêche donc de remplir les cuves à 100 % de la capacité initialement prévue par EDF. Le volume de la capacité de rétention reste d’ailleurs capable de recueillir le contenu de la plus grosse des cuves en cas de fuite.

Chacun peut donc apprécier le niveau de prise en compte de la recommandation n°2.

Selon les COMMENTAIRES

«  S'agissant de la qualité de  l'air,  la  modification  règlementaire de  la  teneur du carburant  en soufre (fioul  à  très très basse  teneur en soufre,  au  taux de 0,5%),  voire  l'utilisation si  nécessaire d'un  fioul spécifique pour  la Corse,  permettra de faire baisser  l'ensemble des émissions aériennes. »

Ce que prévoit réellement l'arrêté d’exploitation

Aucune amélioration puisque le dossier déposé à l’enquête publique prévoyait déjà l’utilisation d’un fioul lourd TTBTS.

Monsieur le préfet semble même affirmer que la baisse de la teneur d’un seul des composants du fioul lourd, le soufre, permettrait de faire baisser l’ensemble des émissions aériennes. Il suffit de comparer le tableau fixant les valeurs limite d’émission (VLE) de la nouvelle centrale avec celui de l’actuelle centrale pour constater que le niveau d’émission autorisé pour les poussières (microparticules), et pour les métaux lourds, est inchangé.

Il ne s’agit, ainsi que le précise lui-même le préfet, que de l’application d’une disposition règlementaire. D’ailleurs, si l’on se réfère aux déclarations faites par le directeur régional d’EDF, lors du conseil énergétique du 31/10/2009, l’actuelle centrale de Lucciana fonctionnerait déjà avec un combustible (fioul  à  très très basse  teneur en soufre,  au  taux de 0,5 %) dit TTBTS.  (Alors que j’évoquais le taux de 1 % de soufre indiqué par un agent de la centrale de Lucciana, et figurant dans la presse écrite du jour, ce même directeur me rétorquait  «….. c’est un mensonge, M. ANTONIOTTI ».)

Selon les COMMENTAIRES

« S'agissant de la garantie du caractère  transitoire de  l'alimentation au fioul  lourd, les moteurs seront directement équipés pour le gaz dès le début de fonctionnement de la centrale.»

Ce que prévoit réellement l'arrêté d’exploitation

« Dès le démarrage de l’installation les moteurs de la centrale sont convertis pour permettre un fonctionnement au gaz naturel lorsque celui-ci sera disponible. »

« L’exploitant établi un plan de conversion au gaz de la centrale thermique qui présente avec tous les éléments d’appréciation les modifications à apporter aux installations par rapport à la situation autorisée, le calendrier prévisionnel de réalisation, et les engagements de l’exploitant dans la démarche à mettre en œuvre. Ce calendrier tient compte des délais d’instruction des autorisations administratives nécessaires et des échéances prévisionnelles de réalisation du GALSI. Il doit prévoir le dépôt d’une demande d’autorisation de la centrale au gaz naturel dès le début des travaux du gazoduc. »

Il est difficile de ne pas en déduire que les moteurs livrés seront des 48/60, conformément au marché passé par EDF à MAN pour les 54 moteurs destinés à la Corse et aux DOM, et non des 51/60.


Dans la phrase de conclusion "mais" semble indiquer une hiérarchisation des priorités:

« Cet  arrêté permet  donc d'avancer rapidement  sur  l'alimentation électrique, support  du développement économique de la Corse, mais intègre également les préoccupations relatives à la protection de la santé et de l'environnement. 

Le développement économique de la Corse.


Les préoccupations de ses occupants.

____


Moteurs fioul lourd et fioul lourd pour toute la Corse?

C'est bien la stratégie qui se dessine au vu des seuls signaux que l'état nous adresse.

A Lucciana, l'exploitant aurait oublié de livrer à l'appréciation des services du préfet, le coût de réalisation d'un oléoduc: 100 millions d'€.

A Ajaccio, le préfet a choisi le meilleur site pour l'implantation d'une centrale au fioul lourd, et le dossier de centrale au gaz qu'EDF devait lui remettre en juillet semble se faire attendre.

Mais que la population se rassure, le conseil énergétique va aujourd'hui même visiter un chantier de gazoduc à Martigues, et la CNDP va bientôt organiser une thérapie de groupe pour répondre à ses "préoccupations".

Du côté de la mesure de la qualité de l'air, pas de nouvelles, bonnes nouvelles!  Les éléments permettant d'avoir une idée précise sur les mesures station par station, et polluant par polluant, ne sont plus accessibles.




 Les premières réactions.................

 

Lire la suite

lundi 13 septembre 2010

Michelle RIVASI: quelle énergie pour la Corse!

Les journalistes présents à la conférence de presse de Michèle RIVASI, ce dimanche 12 septembre 2010 au couvent de Tuani à Costa, ont pu constater que la députée Européenne est très active sur le dossier énergétique Corse.

Depuis ses récents entretiens avec Jean-François Carenco, directeur du cabinet de Jean-Louis Borloo, Dominique Ristori directeur adjoint de la commission en charge de l’énergie, et  Thierry Pons, directeur de SEI (Systèmes Electriques Insulaires, autrement dit EDF en Corse et dans les DOM) directement rattaché à Henri Proglio, le grand boss d’EDF, une nouvelle vision de la politique énergétique d’EDF semble se dessiner.

Pour l’image d’EDF, c’est clair, continuer à employer du fioul lourd en Corse serait désastreux. L’état major de l’énergéticien en a conscience. Le démarrage des centrales thermiques au fioul léger n’attendrait donc plus qu’un accord très politique…au plus haut niveau de l’état.

Elément intéressant : EDF/PEI aurait « oublié » d’inclure dans le dossier de la future centrale de Lucciana le coût de construction d’un nouvel oléoduc…..  une bagatelle de 100 millions d’euros dont l’énergéticien comptait probablement demander ultérieurement le financement. Un coût qui vient balayer les arguments d’EDF quant à un surcoût lié à l’exploitation de la centrale au fioul léger en lieu et place du fioul lourd. Les très arrogants monsieur Lebeau , et monsieur Monti, adepte du dialogue avec les seuls hommes de l’art, ne seraient donc pas aussi infaillibles qu’ils ne souhaiteraient le paraître. Le directeur régional va probablement se lancer de nouveau dans une saga d’invitations gourmandes pour compenser ce nouvel accroc à l’image de la maison.

Et la députée Européenne va plus loin en demandant à EDF d’installer deux sites solaires en Corse d’une capacité de 20 MW chacun…….de quoi réduire notre dépendance énergétique.

Dans les très prochains jours, la déclinaison de ces démarches devrait se traduire sous forme d’arrêté préfectoral pour la centrale de Lucciana. Dans Corse Matin.

Les emissions polluantes non comptabilisées au Vazzio, ça continue..............

Lire la suite

vendredi 10 septembre 2010

C'est la rentrée dans le domaine de l'énergie


Dimanche 12 septembre 2010:

la députée Européenne Michelle RIVASI sera présente en Corse et participera à une réunion de travail sur la situation de l'énergie en Corse qui réunira les représentants d'I VERDI CORSI, et des représentants des associations Aria Linda et A Sentinella du Collectif Régional NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD.

La réunion sera suivie d'une conférence de presse à 11h00 au Couvent de TUANI sur la commune de COSTA.

Lundi 13 septembre 2010:

C'est Corinne LEPAGE, à l'initiative de l'association A SENTINELLA qui donnera une conférence de presse à l'hôtel Best Western d'AJACCIO.

En perspective, les actions que l'association entend mener
avec le cabinet LEPAGE-HUGLO pour faire évoluer la politique énergétique et les actions en justice qui seront menées pour s'opposer à la mise en place de nouvelles centrales au fioul lourd en Corse.

Mardi 14 septembre 2010:

Qualitair Corse réunira son conseil d'administration et une assemblée générale extraordinaire à Ajaccio.

Une occasion pour les associations de rappeler que la mesure de la qualité de l'air reste plus que perfectible, notamment dans les zones impactées par les centrales thermiques où elle demeure trop insuffisante.

Une nouvelle occasion de réclamer un rétablissement de l'accès aux mesures fines au grand public, accès qui s'est considérablement restreint depuis le début de l'année, ce qui ne favorise pas la confiance. Chacun peut le constater sur le site de Qualitair à la rubrique historique mesures.

Les dangers du gaz ........

Lire la suite

lundi 6 septembre 2010

l'information sur la qualité de l'air: ça se dégrade de plus en plus!

Qualité de l'air

Sur le site de Qualitair Corse, l'affichage des données s'est beaucoup dégradé depuis le début de l'année 2010. Bien que son directeur se soit engagé a y remédier, les choses empirent.

Voici la réponse qu'on obtient lorsque l'on veut consulter des données comme cela était possible jusqu'à fin 2009:

Et si l'on cherche à connaitre les raisons de cette dégradation, on obtient le message suivant :

Problèmes techniques

Suite à des problèmes techniques la consultation et l'historique des données sont indisponibles pour une durée indéterminée. Si vous souhaitez certaines données n'hésitez pas à nous contacter par mail ou par téléphone. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.

Au cours de ses nombreuses campagnes de communications estivales Qualitair s'est beaucoup attaché à citer tous les pollueurs.........sauf un. Mais l'association indépendante ne s'est pas vraiment attardée sur ces problèmes toujours pas résolus qui continuent de nuire à sa crédibilité d'opérateur d'Etat.

De leur côté, les services de l'Etat semblent plus attentifs aux cadrages budgétaires qu'à l'information du public, et laissent visiblement perdurer la situation.


Visite d'un chantier de gazoduc : Femu a Corsica présent mais prudent

http://www.alta-frequenza.com/fr/l_info/l_actu/visite_d_un_chantier_de_gazoduc_femu_a_corsica_present_mais_prudent_43885

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Faut-il continuer à convaincre sur la réalité du projet Galsi ? La question a été abordée à l’occasion de l’annonce d’un voyage organisé par la direction délégué à l’énergie sur un chantier de pose de canalisation de gaz naturel à Martigues le 15 septembre prochain. Les élus territoriaux sont ainsi invités par Maria Guidicelli la conseillère exécutive, à découvrir sur le terrain la réalité d’un chantier de gazoduc avec ses conséquences et ses enjeux. Le groupe Femu a Corsica à l’assemblée de Corse fera le déplacement. Mais pour ce dernier qui s’oppose farouchement à l’utilisation du fioul lourd en Corse, il aurait mieux valu visiter un autre chantier, plus avant-gardiste qui permettent aux élus de découvrir les nouveaux procédés énergétiques mis sur le marché. En effet, le groupe souhaitent toujours l’élaboration d’un plan B au cas où le Galsi le fameux gazoduc entre l’Italie et l’Algérie n’arriverait pas en Corse. Ecoutez les explications de Nadine Nivaggioni conseillère territoriale

A Festa di a biodiversita

Le 23 octobre 2010 aura lieu à Aghione A Festa di a biodiversita. Aria Linda sera présente. Plus d'infos sur le site  http://econatura.free.fr

En Corse, on n'a pas de gaz naturel, mais on a des idées......


A quelques jours de la signature de l'arrêté préfectoral d'exploitation de la future centrale de Lucciana, le magazine Corsica s'intéresse de nouveau au GALSI. Comme pour donner raison à sa raison, après son article intitulé "le bal des faux culs" le magazine Corsica récidive. Le journaliste avance les raisons algériennes qui pourraient priver la Corse du gaz naturel algérien à travers un montage intellectuel  qui, hormis sa conclusion, semble plus vrai que nature:

" Et qui risque fort, par contrecoup, de pénaliser la Corse, laquelle risque d’attendre encore longtemps son cher GALSI. Non pas parce que l’Algérie manquerait de pétrole, comme on a pu le lire ici ou là, mais parce qu’elle refuserait, pour le moment, de servir la France."

En situant l'origine du malaise franco-algérien, ou plutôt Sarkozy-Bouteflika, en 2007 l'article manque toutefois un tantinet de profondeur. Le journaliste fait fi de l'affaire des 7 moines de Tibhirine, exécutés et décapités en mai 1996 dans le cadre d'une opération de libération d'otages en tous points semblable à celle de février 2010.

L'affaire restée dans l'ombre, est révélée en 2009 par l' ancien attaché de Défense à l'ambassade de France à Alger, et portée sur le devant de la scène politique par le président de la République :
« Je vous dis une chose, je veux la vérité. Les relations entre les grands pays, elles s'établissent sur la vérité et non pas sur le mensonge ».

Sur grand écran dans deux jours, la sortie du film  "
Des hommes et des dieux" risque fort de raviver les tensions entre les deux grands hommes.

 

Fioul lourd, fioul léger, gaz naturel.....

Que pèse la santé de 307000 individus face à des appétits financiers? Pas grand chose si l'on compare cette population à celle visée par la très rémunératrice diffusion à l'échelle planétaire du vaccin supposé combattre la grippe H1N1.



Côté Algérien, les prévisions de consommation de la CRE Gaz pourraient être revues à la baisse!

samedi 4 septembre 2010

Projet de raccordement de la Corse au projet de gazoduc.....projet de centrale au gaz à Ajaccio.....

Au cours de la réunion, le préfet de Corse a confirmé qu'il attendait le projet d'EDF pour le mois de juillet



 Photo et  texte extraits du Corse Matin du 27 avril 2010

http://www.corsematin.com/article/corse/energie-le-prefet-dit-non-aux-centrales-au-fioul-mais-les-associations-restent-sceptiq


Beaucoup plus de projets que de réalisations! Et nous avons également sur le gaz le projet de débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public sur le projet ....de projet.

Finalement c'est toujours dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes! La méthode Clémenceau fonctionne toujours:

 " Quand je veux enterrer une question,
je nomme une commission
".


Seuls les actes comptent.....................

Lire la suite

mercredi 1 septembre 2010

La DDE met la charrue avant les boeufs.........

La DDE, Direction Déléguée à l'Energie, est chargée d'inviter les membres du conseil énergétique à un déplacement sur le continent pour y découvrir le chantier d'un gazoduc!

Une DDE idéalement située à Campo Dell'Oro pour observer en ce 1er septembre 2010 au matin l'intense activité de la centrale thermique au fioul lourd du Vazzio.

500 kg de microparticules émis chaque jour, selon le déclaratif de l'industriel que les capteurs de l'association Qualitair ne détectent pas!

Une invitation qui émane de la Conseillère Exécutive en charge de l’Energie. Une très intéressante initiative, qui nous a semblé toutefois un peu en décalage avec la réalité du terrain Corse.

Nous aurions préféré être invités à un déplacement moins couteux à la préfecture pour y découvrir le projet de centrale Ajaccienne qu'EDF devait remettre en juillet à Monsieur le Préfet de Région. Et y recevoir les garanties toujours attendues de l'engagement Français à réaliser le projet de raccordement de la Corse au projet de gazoduc GALSI.

Accessoirement, y avoir notification de l'accord de la CRE pour démarrer LUCCIANA au fioul léger, et aussi l'annonce de la fin d'activité de l'actuelle centrale sans équipement de dépollution au 31/12/2010.

Rien de tout ça, et en guise de placebo, nous avons l'annonce de la CNDP à l'automne et ce voyage à Fos.

Notre réponse à la Conseillère Exécutive en charge de l’Energie, via la DDE, pour cette invitation.....................................

Lire la suite