21 décembre 2007, le préfet LEYRIT désigne le site de Bastelicaccia, comme le meilleur compromis pour y implanter une centrale au fioul lourd.

23 juillet 2010, lors Conseil Energétique, son successeur s'exprime "..... que de chemin parcouru..........le site a été entériné par le ministre le 28 juin 2010". A quelques mètres près,  il s'agit toujours du site de Bastelicaccia proposé par son prédécesseur, mais ce chemin parcouru en 2,5 ans change tout puisque le site est maintenant devenu  le meilleur compromis pour y implanter une centrale au gaz. Aucune étude de dispersion n'est venue valider ce choix.

Le Préfet LEMAS, qui avait en 2005 imposé à  EDF d'installer un équipement de dépollution sur la centrale du Vazzio aurait probablement mérité d'être récompensé au titre de son action pour le Développement Durable. Si l'on en juge à son plan de carrière, depuis cette initiative contestée devant les tribunaux par EDF, cela n'a pas été reconnu en haut lieu.

Par contre, Christian Leyrit qui a été de 2007 à 2008 : préfet de la Corse-du-Sud, puis préfet de la région Corse, vient d'être nommé  vice-président du Conseil général de l’environnement et du développement durable, le CGEDD

Le cursus de ces deux serviteurs de l'Etat a de quoi en faire réfléchir deux autres!

Les Eurodéputés Michelle RIVASI et François ALFONSI ont rencontré hier à Paris Thierry PONS, directeur général d'EDF Systèmes électriques insulaires et Jean-Michel LEBEAU, président d'EDF PEI.

 

À leur sortie de réunion, les eurodéputés ont signé le communiqué ci-après :


Ce vendredi 23 juillet 2010, une rencontre a eu lieu à Paris avec Thierry Pons, Directeur général d'EDF Systèmes électriques insulaire et Jean Michel Lebeau, président d'EDF Production électrique insulaire.

 

Cet entretien a permis de mettre à plat le dossier de la production électrique en Corse, et notamment celui de la future centrale de Lucciana.

 

Ainsi, il ressort :

1) Que le choix du combustible fioul lourd pour Lucciana est la conséquence de la programmation fixée par l'Etat en 2006.

2) Que le recours au combustible fioul léger, et a fortiori gaz naturel, ne suscitent aucune opposition de principe de la part d'EDF.

3) Que l'option fioul lourd suppose des investissements conséquents dans les ouvrages pour l'amenée du combustible, et un surcoût important au moment de la conversion au gaz. Au total plus de 100M d'euros sont concernés, à comparer aux 293 M d'euros de coût prévisionnel de la future centrale de Lucciana.

4) Que l'option fioul léger, si elle se prolonge de nombreuses années en attendant le gaz, soulèverait un problème économique face au fioul lourd, et dans l'immédiat un problème administratif. Mais que, si l'autorité politique de l'Etat le décide, EDF Production est en mesure de mettre en oeuvre cette option durant la phase transitoire.

5) Que le dossier de Lucciana relève donc avant tout d'une nouvelle orientation politique au sommet de l'Etat qui est le donneur d'ordre d'EDF en Corse.

6) Enfin, EDF accepte de mettre à l'étude un projet énergie solaire pour compléter son investissement en contribuant ainsi au développement des ENR en Corse.

 

François ALFONSI et Michèle  RIVASI, députés européens.

 

 

 


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