C'est au cours d'une très intéressante réunion associant plusieurs élus représentatifs de la Corse du Sud, notamment de la micro région du Taravu, en la présence du sous-préfet de Sartene, que le terme lobby a été publiquement associé le 21 juillet 2010 à celui d'Associations par le Président du Conseil Général de la Corse du Sud.

Alors qu'étaient évoquées toutes les réalisations rendues possibles par la volonté de mutualisation des énergies dans la micro région, au moment où des élus évoquaient les freins potentiels au développement qu'ils souhaitent, et notamment la loi littoral et la loi montagne, celui-ci a déclaré:

"Il faut que nous nous soulevions  pour lutter contre le lobby des associations....

..... à force de lutter pour la protection du lézard, de la libellule et des crapauds, il ne restera plus que ça et nous, nous aurons disparu."

On peut comprendre que les lois littoral et montagne, après avoir été appelées de leurs voeux par les élus, les gênent aux entournures. Faut-il en déduire que certains élus ont identifié les associations comme les derniers et seuls défenseurs actuels de mesures légales de gestion du foncier qu'ils ont souhaité hier?


Normalement, un lobby est un organisation destinée à représenter et à défendre les intérêts particuliers d'un groupe d'acteurs économiques. Les lobbies défendent donc des intérêts particuliers, ou corporatistes, au détriment de l’intérêt général.

On peut se demander si les représentants du MEDEF qui souhaitent voir démarrer les chantiers des centrales thermiques avec des moteurs diesel conçus pour fonctionner au fioul lourd et alimentés au fioul lourd n'auraient pas quelque part une démarche lobbyiste?

Il est vrai que bien que disposant d'un
permis de construire depuis fin 2009, et alors qu'aucun frein de s'oppose au démarrage des travaux à Lucciana, EDF/PEI n'a pas encore injecté dans le tissu local la manne financière si indispensable à l'économie insulaire. Heureusement pour l'économie de l'île, d'autres secteurs économiques continuent à bénéficier de l'influence économique du premier employeur de Corse, notamment la restauration, et la communication.

On peut se demander si cette démarche ne serait pas lobbyiste elle-même? 

Indépendance énergétique, et économique sont "sommes toutes" finalement assez liées.