A les en croire, être dans le futur accusés d'être ceux qui auraient plongé la Corse dans le noir parait être la phobie des Préfets actuellement en exercice depuis qu'ils ont vu le film LUMIERE NOIRE.

Certains des précédents Préfets n'ont pas eu besoin de tels scénarios pour imaginer la mise à feu des paillotes ou la bunkérisation de la zone qui accueillait le conseil des ministres décentralisé et risquer davantage qu'une bénigne accusation.

Ce qui pourrait de façon certaine frapper l'imagination, c'est l'exemple de ce
Préfet de Corse qui a résisté aux diktats d'EDF et imposé l'équipement de la centrale du Vazzio pour que les normes ailleurs en usage soient enfin respectées partout en Corse.....ou presque. Un Préfet bien dans son rôle, aussi soucieux de la question sanitaire dont il était en charge, que de la rupture énergétique qu'il avait réussi à concilier.

Ce Préfet, n'a cependant pas réussi a imposer les mêmes équipements de dépollution à Lucciana. Il a même rencontré des freins locaux à son action...dans sa garde rapprochée. Et il est maintenant au placard. 


En cela, le film LUMIERE NOIRE est riche d'enseignements pour les grands administrateurs. Il met en évidence le comportement idéal du fonctionnaire type qui résiste bien aux tempêtes. Notamment à travers celui qui a estimé qu'il pouvait dispenser EDF d'équiper la centrale de Lucciana, comme l'a été celle du Vazzio. vu que la population aux alentours de la centrale nordique se laissait faire sans réagir, contrairement à celle du Sud.

D'ailleurs ce type qui ne porte à boire qu'à la tribune où siègent Monsieur MONTI et Monsieur LEBEAU et à son collègue de la DREAL lors du Conseil Energétique, continue lui, de faire une belle carrière en Corse.

C'est au cours de cette réunion qu'on a entendu Monsieur MONTI parler d'hommes de l'art. Pensait-il à ce zélé serviteur de boissons fraiches qui déclarait lors des assises du Développement Durable de la CAPA, le 18 octobre 2007
:

 " Je trouve que dire qu’il faut faire encore davantage sur le volet santé, cela me paraît être un peu excessif."

Les hommes de l'art se reconnaissent, se soutiennent et ainsi, en imposent au reste du monde.

Une note d'espoir toutefois. Vu du banc de la Préfecture de Région, l'attitude de notre barman spécialisé "hommes de l'art" a du probablement interpeller le grand patron des services. Du coup, les bancs où ne siégeaient  pas des hommes de l'art ont eu droit à leur 33 cl d'eau à 0 % nitrate.

Merci Monsieur pour les canettes, mais
pensez vous vraiment courir un risque en faisant davantage sur le volet sanitaire, au risque d'apparaître aux yeux de votre subalterne, ou d'autres hommes de l'art, un peu excessif?