"Risques à l’arrivée du gaz naturel l'île"

Selon les responsables d'Edison, le marché de l'énergie remet en question la réalisation du gazoduc. GALSI.

Le gazoduc risque de ne jamais arriver en Sardaigne, ou d'accumuler autres retards lourds. L’avertissement est lancé par le député FADDA suite aux déclarations du représentant d'Edison, société engagée dans la réalisation du gazoduc Galsi.

S’adressant aux commissions des Activités productives de Chambre et Sénat, l'administrateur délégué Umberto Correspondu a tracé un tableau sombre du marché du gaz. Les cours remettrait en cause les nouvelles infrastructures en Italie pour lesquelles, ainsi que FADDA l’indique dans une question au ministre du Développement économique, évoquant l’éventualité de suspendre ITER pour la réalisation du gazoduc.  EDISON aurait confirmé son engagement pour cette réalisation.

Si le projet de gazoduc était vraiment en danger, ce serait un dur coup pour l'économie îlienne. L’absence d’arrivée du gazoduc contraindrait les familles sarde à continuer à payer l'énergie nettement à un prix supérieur à celui pratiqué dans le reste de l'Italie. Et il frapperait l'industrie en rendant vaines les grandes batailles du peuple Sarde.  Le contrat qui assure l’approvisionnement de la centrale thermique de Portovesme  (charbon) arrive à  échéance sous trois ans. La centrale devrait ensuite être alimentée par du gaz africain.

La dernière prévision pour l'arrivée du gaz naturel était 2014.  Dans l'audition, il a été question du projet de loi sur le marché de l'énergie. L'administrateur d'Edison a remis un document qui explique que les incertitudes liées au prix du gaz pourraient mettre en cause la réalisation de nouvelles infrastructures d'approvisionnement qui contribuent à la sûreté du système et à la diversification des sources pour l'Italie et pour l'Europe.

À la question spécifique de FADDA qui demandait si le raisonnement pouvait concerner le GALSI spn interlocuteur a répondu par l’affirmative. D’où l'interrogation signée de tous les Sardes députés du Pd  qui demandent  au gouvernement de clarifier la situation, et de réagir pour éviter des retards. Le  parti d’opposition s’active également l'île : le conseiller régional Giuseppe Cuccu est le signataire premier d'une interrogation tourné au président de la Région Ugo Cappellacci.

Aucun commentaire officiel de la Commission qui a tenté de clarifier. Les premières réponses, rassurantes restent à vérifier. Dans la soirée, une dépêche du bureau de presse d'EDISON a précisé que, dans l'audition, la firme a mis en évidence les incertitudes actuelles sur la question d'énergie et les effets potentiels sur les infrastructures énergétiques en projet dans le pays. EDISON confirme l'importance stratégique inchangée du gazoduc Galsi pour la sûreté des approvisionnements de gaz italiens et européens. FADDA considère que le texte n'est pas un dément, voire une confirmation de ses doutes :  il y n'avait pas besoin d'un communiqué pour savoir que le Galsi c'est une oeuvre stratégique, et que c'est au gouvernement de répondre sur les délais de réalisation du gazoduc.

L'exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse devrait peut-être poser les mêmes questions à l'Etat, lui même à plus de 80 % actionnaire d'EDF. A défaut d'apparaître véritablement comme des autruches qui continuent à ne pas s'interroger sur le sens de la petite phrase:"ce sera du gaz naturel, et rien d’autre " et à ne pas envisager le GNL comme échappatoire au fioul lourd.

Nous avons demandé par courrier à nos quatre députés et nos deux sénateurs de s'y employer, mais ils sont restés très peu locaces.