Association Aria linda

mercredi 30 juin 2010

L'Etat et EDF préparent un Ponte Novu de l'énergie

Deux représentants d’EDF, trois représentants MAN,  plusieurs représentants de l’Etat, et une délégation du collectif Régional étaient reçu hier à 17h30 par le Préfet de la Haute Corse.

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Le Préfet NEVACHE annonce : CODERST  le 9 juillet 2010, Conseil Energétique le 13 juillet 2010, puis déroule l’exposé du projet d’arrêté qui va être « proposé » au CODERST et suivi d’une décision dans l’été :

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7 moteurs 48/60,

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(conformes à la commande passée par EDF à MAN en octobre 2008)

alimentés au fioul lourd

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seront installés à Lucciana.

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Les représentants de l’Etat complètent: le futur arrêté fera 50 pages, un nouvel arrêté d’ICPE pour une centrale au gaz naturel dès que la Corse sera raccordée au GALSI, la version 4 moteurs sur 7 en 48/60 et 3 en 51/60 ne suffit pas pour garantir l’équilibre énergétique.  EDF devra approvisionner un kit de conversion au gaz naturel (valeur 20 M€), et renforcer ses campagnes de mesures avec la mise en place de 2 cabines de mesure supplémentaires. Le volume de fioul lourd stocké est réduit à 3960 m3 pour chacune des 3 cuves.

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Le Préfet rappelle nos craintes : rejets, fioul lourd/fioul léger, démarrage au fioul lourd qui serait durable, et revient sur les 18 mois supplémentaires pour représenter le dossier.

Puis Monsieur Jean Michel LEBEAU, Président d'EDF/PEI, évoque un « écrasement temporel » en réaction au « meilleur compromis économique ».

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Le Préfet évoque une question de confiance, le Député Européen François ALFONSI qui avait tort lorsqu’il estimait qu’on pouvait aménager la procédure pour le stockage au léger.

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Monsieur Jean Michel LEBEAU : c’est l’Etat qui rédige les spécifications, la PPI 2006 précise que c’est du fioul lourd (NDLR : c’est FAUX, la PPI dit seulement fioul), « Je suis entièrement responsable de ce choix »

Un futur contrat avec la CRE dira qu’elle financera lorsque le gaz sera disponible

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tout n’est pas vrai dans le rapport des commissaires enquêteurs

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Monsieur ANTONIOTTI est pervers, MAN a mis des capteurs partout, l’arrêté fait 53 pages, puis  répondant  au Docteur Pierre LIEUTAUD :

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« dire que la santé de la population est menacée

par la pollution des centrales est un axiome »

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Le Préfet : je veux construire la confiance, sur la prolongation de la dérogation de l’actuelle centrale pas de réponse du ministère

Monsieur MONTI Directeur Régional : 800 salariés, le rapport commandé par le CE d’EDF qui traite du GNL ne vaut rien, le GNL c’est une autre piste

Monsieur Jean Michel LEBEAU :

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Les centrales sont la roue de secours du système

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Pierre André EMMANUELLI évoque l’action de Michelle RIVASI sur la ZNI

Monsieur MONTI Directeur Régional : C’est quoi la finalité pour vous, que pensez vous obtenir ?

Monsieur Jean Michel LEBEAU, sur la motion votée par l’assemblée de Corse le 13 novembre 2009 :

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Un vote au petit matin avec 14 présents

Pour A Sentinella, c'est un casius belli ........

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lundi 28 juin 2010

Pleins pouvoirs pour la Conseillère Territoriale en charge de l'énergie!

Parmi les dossiers examinés lors de la session des 24 et 25 juin 2010, la gestion unifiée de la politique énergétique de la Collectivité Territoriale de Corse: Rapport du Conseil exécutif relatif à l'Energie

Quelques gifles tombent au cours d'une chaude entrée en matière qui a le mérite de planter le décor:

"La politique énergétique de la CTC est mise en oeuvre à travers des règlements divers et variés. Elle a des implications et des conséquences tant en matière de développement que d’impact environnemental. Si l’énergie est en effet l’élément de base qui sous tend toute activité économique, la variable environnementale est toutefois fondamentale pour une île qui a fait le choix du développement durable et de la croissance verte.

Or cette dernière dimension a jusque là été insuffisamment prise en compte puisque la conduite de la politique de la Collectivité Territoriale de Corse en la matière et notamment la mise en oeuvre du Plan énergétique et du Plan de Développement des EnR et de la MdE ont été confiées à l’Agence de Développement Economique de la Corse."

Marie GUIDICELLI peut donc s'appuyer, pour mener sa mission, sur une équipe de 14 personnes, qui compte 9 cadres A (7 CDI et 2 autres en CDD bientôt pérénnisés).

Une concentration de pouvoirs et de moyens, à faire pâlir d'envie le plus gros employeur de Corse, qui ne permet plus le droit à l'erreur!

De quoi se pencher sur le dossier de l'hydroélectricité qui vient de faire l'objet d'un accord national applicable à la Corse..............

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vendredi 25 juin 2010

GALSI : A quoi joue EDF à travers EDISON?

Les informations qui agitent la presse Sarde et Italienne feraient certainement plaisir au rédacteur d'un article qui qualifiait tous ceux qui feignent de croire à l'arrivée du GALSI de "faux-culs".

Les propos du représentant d'Edison, devant les autorités Italiennes, n'ont pas été jetés au hasard. Mais qui est donc Edison?

C'est tout simplement le deuxième électricien italien, majoritairement détenu par EDF, son allié A2A et Carlo Tassara  ce qui met le marché Italien, notamment celui du nucléaire à portée du français. Avec 50 % de parts à travers de Transalpina Di Energia qui possède 61.3 % d’Edison, et 19.4 % détenus directement, EDF totalise pile 50 % d’EDISON et de fait, le véritable patron de la boutique n’est autre que Umberto Quadrino.

En toile de fond, le pacte d'actionnaires, valide jusqu’en septembre 2011, que Giuliano Zuccoli, patron d’A2A et président d’Edison voudrait remettre en cause au regard des mauvais résultats d'Edison dont les bénéfices nets sont en chute de 30 % sur les neuf premiers mois de 2009, et dont l’actif reste d'un tiers inférieur à ce qu'il valait il y a cinq ans, lorsque A2A l’a intégré.

Par un jeu d’alliance A2A est entre temps devenu le plus gros opérateur municipal dans le domaine de l'eau et des déchets en Italie, avec pour conséquence des exigences des élus actionnaires qui attendent des retours sur investissement rapides de ce secteur (41 % de marge en 2009) bien plus rémunérateur que l'énergie (9 % de marge en 2008). Des droits d’entrée d’A2A dans Edison et Edipower atteignant 1,3 milliard d'euros et s’ajoutant à de très grosses dettes qui ne laissent entrevoir aucun dividende pour le milieu bancaire ajoutent à une crispation qui s’est  accrue depuis l’accord intervenu entre EDF et  Enel sur le marché du nucléaire en Italie.

 

Juste pour mémoire, Edison n’est autre que Montedison, bien connue en Corse !

Ceci expliquant peut-être cela, revenons à l'article proposé par notre anonyme dont voici un essai de traduction............

 

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mercredi 23 juin 2010

GALSI en DANGER? " Ce sera du gaz naturel ou .......du GNL"

Un internaute anonyme nous a adressé un article de la presse Italienne dont voici une traduction approchée :

http://www.sardegnademocratica.it/notizia.html?notizia=3656

« Selon 22 parlementaires Italiens de l’opposition qui se sont adressés à leur ministre du développement économique, la réalisation du gazoduc Galsi entre l'Algérie et l'Italie est en danger.

Un représentant d'Edison qui fait partie du consortium GALSI a remis le 15 juin 2010, au cours d’une commission Chambre-Sénat un  document qui indique que l’incertitude sur les prix pour les contrats à long terme pourrait remettre en question la réalisation de nouvelles infrastructures d'approvisionnement gazier, bien qu'ils contribuent à la sûreté et à la diversification des sources pour l'Italie et aussi l'Europe. La réalisation du GALSI serait particulièrement concernée.

Ces députés demandent si les informations communiquées par le représentant d'Edison concernant l’éventuelle suspension du projet de gazoduc entre l'Algérie et l'Italie au profit du projet ITER sont fondées. Ils veulent également savoir si des initiatives, ont déjà été prises et connaitre la position du  gouvernement Italien en vue d’éviter cette éventualité dramatique qui maintiendrait définitivement le système de production  actuel et  contraindrait toutes les familles Sardes à continuer à payer l'énergie à un prix nettement supérieur à celui pratiqué dans le reste de l’Italie. »

En fait, si le financement du projet ITER, qui devrait être cofinancé  par l'Europe, les Etats-Unis, le Japon, la Russie, la Chine, l'Inde et la Corée du Sud, est compromis, c’est surtout parce que son coût initial grossit à vue d’œil.

Le prototype des réacteurs thermonucléaires censés produire l'énergie de demain se révèle long à mettre sur les rails, et la crise que traverse l'Europe plombe sa participation financière. Du côté de la communauté scientifique, le bien fondé de l’opération n’apparait plus aussi évident. Idem du côté des financiers.

C’est donc toute l’Europe qui est en phase probatoire devant le reste du monde

Cela permet-il d’établir une relation de cause à effet ITER-GALSI qui menacerait le financement coté Italien, mais aussi côté Français comme le distille notre internaute ?

Celui-ci insinue même que Borloo et EDF maintiennent la population Corse dans la désinformation alors qu’ils connaitraient parfaitement ce risque de non réalisation du GALSI.

Cela en tout cas conforte l’idée que la Collectivité Territoriale de Corse doit exiger la conduite d'une étude de faisabilité pour l'alimentation des futures au GNL pour ne pas courir le risque "gaz naturel ou rien".

Il faut que la CTC impose l'étude du plan B « micro-chaine GNL » proposé par les associations, et dont le Préfet de Région l'a rendue destinataire lors du dernier conseil énergétique. Cette pré-étude, qui a été réalisée en 2006 par le bureau d'études IED à le demande du CE d'EDF, concluait par tableau comparatif montrant l'intérêt égal des deux solutions.

Et que pour éviter un potentiel fiasco du type « gaz naturel ou rien » il faut rapidement étudier « gaz naturel ou GNL » en amont du lancement du débat public voulu par le Préfet de Région sous l'égide de la CNDP.

Sinon, ce sera " fioul lourd et rien".

Selon le directeur d'EDF, la CRE n'accepterait pas de financer les surcoûts liés à l'utilisation du fioul léger, alors qu'elle serait prête à lui accorder 36 M€ pour financer une bien inutile conversion, après un démarrage au fioul lourd........évidement.

Non, ce n'est pas pareil le fioul lourd et le fioul léger..........

Le directeur d'EDF, lors du dernier conseil énergétique, s'était publiquement interrogé sur "la posture des associations"  qui veulent que le fioul léger soit utilisé en lieu et place du fioul lourd.

L'enjeu pour les associations est sanitaire: réduire la concentration en polluants émis par les centrales thermiques permettra de réduire leur impact sanitaire sur la population. 

La demande des associations, est-elle aussi peu fondée que l'affirme ce spécialiste?

Comparons les valeurs limites d'émission, VLE,  fixées par l'arrêté préfectoral 05-1079 du 28 juillet 2005 en ce qui concerne d'une part, les émissions des moteurs diesel, et d'autre part la turbine à combustion utilisées à la centrale du Vazzio, fixées par l'arrêté préfectoral 07-1152 du 08 août 2007

 

Sous forme d'un petit tableau ça donne ça:

 

           
    Moyen de production   Moteurs diesel    Chaudières     Turbine à Combustion
  Combustible   Fioul lourd   Fioul lourd      Fioul léger
  VLE exprimée en  mg/m3 à 5 % d'O2   mg/m3 à 3 %   d'O2      mg/m3 à 15 % d'O2
Polluants      
  SOx    1500    1500             120
  NOx    1900   1900             120
  Ammoniac       30    
  CO Monoxyde de carbone     650                 85
  Poussières totales     100     100               15
  Métaux lourds       20        20               20
  HAP         0,1             0,1                 0,1
  COV  sauf méthane     150      
           

Il faut souligner que les chaudières permettent de réchauffer le fioul lourd qui est injecté dans les moteurs. Contrairement à celles des moteurs, les émissions de ces chaudières ne traversent pas les catalyseurs SCR (où est injectée de l'urée qui abaisse la concentration en NOx, et ressort sous forme d'émisson ammoniaquée) et ne sont pas donc pas "dénoxées". C'est pour cela que le tableau ne comporte pas de rejets d'ammoniac pour les chaudières.

Et si le tableau ne comporte pas d'ammoniac pour les TAC, les turbines à combustion qui fonctionnent au fioul léger, c'est tout simplement lié à leur émissivité acceptable au sens des VLE, et qu'elles ne nécessitent donc pas de catalyseurs SCR.

Eloquant, non?

Reste à souhaiter que les récents propos du Président de la République s'appliquent aussi à la Corse :

"Cela fait des décennies que, dans notre pays, en vérité, on a joué avec la vie de victimes potentielles en faisant appliquer des règlements selon certaines modalités et en n'appliquant pas des règlements parce qu'on trouvait que ça gênait des habitudes."

Mais revenons au ras des paquerettes et de ce même directeur qui refuse également de reconnaitre qu'EDF bénéficie d'une dérogation! Il suffit de lire ce qu'écrit la DRIRE en 2005 à la page 6.

Revue de presse.......

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lundi 21 juin 2010

A CASAMOZZA, toute la Corse a dit NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD

Des opposants au fioul lourd qui ont fait le déplacement depuis le grand Aiacciu, Cutuli Curtichjatu, Bastelicaccia, U Taravu, Olmi Cappella, Fium'orbu, Capi Corsu, Corti, sont venus s'unir à ceux de la région de Lucciana mobilisés par Miguè ANGELI et ses militants.

La majorité des présents a fait preuve d'une détermination sans faille, et usé de conviction durant deux heures pour informer les automobilistes qui empruntaient le giratoire. Le député Européen, quatre conseillers Territoriaux, les représentants des associations membres du Collectif Loi Littoral, et des élus locaux  sont venus apporter leur soutien à la mobilisation organisée par le Collectif Régional A CASAMOZZA pour dire NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD.

D'après les chiffres officiels nous aurions été 200, je vous laisse donc rétablir notre participation. Merci aux militants, et également à la presse qui n'a pas manqué de couvrir l'évènement et de relayer notre message auprès de toute la population de l'île. Sur les sites des associations les témoignages de soutien continuent d'arriver.

Samedi 19 juin 2010, toute la Corse était réunie près du site de l'actuelle et de la future centrale pour dire:


NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD


Sur place un conseiller municipal de Lucciana nous remet la délibération du 11 mai 2010, votée à l'unanimité, par laquelle le Conseil Municipal de cette commune a demandé:

"à EDF PEI, de prévoir le fonctionnement des moteurs de la nouvelle centrale au fioul léger, dans l'attente du gaz naturel", 

NDLR: à noter que le libellé de cette partie de la délibération rejoint la position des associations qui demandent le gaz naturel, sans se limiter à son approvisionnement par le GALSI, et en demandant aux autorités d'étudier l'alternative GNL.

Visiblement, Monsieur le Maire a bien entendu les associations, le gaz naturel ou rien, ce n'est pas sa tasse de thé!


"à la CRE, le commission de régulation de l'énergie de donner  les moyens
à EDF PEI de compenser les inévitables surcoûts d'exploitation",

NDLR: Le libellé de cette deuxième partie de délibération est tout à fait caractéristique du lobying pratiqué par EDF auprès des élus. Il nous a déjà été rapporté ce type de propos de son directeur qui indique à qui veut l'entendre que la CRE accepterait de payer 30 millions d'euros pour une conversion fioul lourd/gaz naturel, mais pas pour compenser le surcoût de production lié au démarrage au fioul léger.


C'est assez révélateur de l'attitude des autorités qui se défilent avec de fallacieux artifices comptables au détriment de la santé de la population. Si la CRE à un rôle de conseil, le véritable décideur est, l'Etat au travers du Ministre BORLOO.


Quelques photos.......

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jeudi 17 juin 2010

Energie: maintenant qu'il est possible d'échanger avec l'Exécutif, essayons de progresser encore.

Le 16.6.2010 de 16 à 17h, Madame Marie GUIDICELLI, Conseillère Exécutive en charge de l’énergie, en la présence d’Alexis MILANO, Directeur Délégué à l’énergie, recevait, à leur demande, les Présidents d’A Sentinella et d’Aria Linda.

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 Prenant acte de la déclaration publique de Jean Louis BORLOO indiquant que l’Assemblée de Corse avait la compétence énergétique, nous l’avons tout d’abord félicitée pour cette évolution institutionnelle majeure intervenue depuis sa prise de responsabilités dans le domaine de l’énergie.

Plus pragmatiquement, nous avons pris acte d'une avancée assez significative dans son annonce relative à la mise en place à Lucciana, dès le démarrage de la future centrale, de moteurs 51/60, puisque ces moteurs sont décrits par leur fabricant MAN comme pouvant fonctionner au gaz naturel et au fioul léger.

Nous avons ensuite abordé les points suivants :

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 LUCCIANA.

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Actuelle centrale de Lucciana :

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 Ainsi que le précisent les PPI 2006 et 2009, au 31 décembre 2010,  l’actuelle centrale de Lucciana devra être équipée de catalyseurs pour la dénitrification ou définitivement arrêtée. Selon nos informations, à cette heure,  rien ne nous semble mis en œuvre pour respecter cette échéance, alors que la même opération avait duré plus de deux ans à la centrale du Vazzio.

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Compte tenu de l’impossibilité, selon EDF, de priver le système électrique Corse de l’apport de la centrale de Lucciana, sans le mettre en péril, celle-ci devrait  être maintenue en activité avec l’équipement nécessaire, ou remplacée par des moyens extérieurs, comme en 2005.

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Nous avons lui avons fait remarquer que la décision de ne pas équiper la centrale de Lucciana, ainsi que cela apparaît dans le reportage Lumière Noire, émanait du directeur de la DRIRE, selon ses propres dires.  Le temps nous a manqué pour évoquer les dépassements des VLE autorisés par la  DRIRE en août 2008 (pour éviter une réédition de la « crise énergétique  Corse de 2005)

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La Conseillère Exécutive en charge de l’énergie nous a indiqué que le Préfet s’était engagé à obtenir une dérogation pour cette centrale, dérogation qui frapperait l’ensemble des centrales thermiques situées en ZNI. (Corse et DOM)

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Future centrale de Lucciana: 

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Fioul lourd ou fioul léger ?

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Compte tenu de la motion votée par l’Assemblée de Corse le 13 novembre 2009, demandant au Ministre de l'Industrie l'abandon définitif de toute construction de centrale fonctionnant au fuel lourd (et que les choix d'implantation considèrent en priorité les aires de diffusion des pollutions) et de la récente annonce publique du dit Ministre nous suivrons les avis des autorités Corses, nous lui avons indiqué qu’une clarification dans la communication de l’Exécutif s’imposait quant à la qualité du fioul, et qu’il fallait préciser lourd ou léger compte tenu de leur impact sanitaire très différent. Il ne nous semble pas politiquement correct de laisser le Préfet de Haute-Corse assumer seul toute la décision au travers de l’arrêté qu’il s’apprête à présenter au CODERST.

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La Conseillère Exécutive en charge de l’énergie nous a fait part de l’obligation de maintenir la part de production et du risque de glissement de calendrier lié à la modification du stockage prévu pour du fioul lourd en stockage pour du fioul léger.

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Nous lui avons indiqué qu’il est tout à fait réalisable de lancer immédiatement le génie civil, de demander à MAN de préparer une livraison de moteurs contractuellement garantis pour fonctionner au gaz naturel et au fioul léger, et de lancer parallèlement une modification des stockages. L’économie d’un stockage de fioul lourd qui n’aurait qu’une courte période d’utilisation n’étant pas à négliger.

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Quels moteurs ?

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Autre clarification nécessaire, celle relative aux futurs moteurs. Si la précédente mandature avait voté pour des moteurs propres, le Président de l’Exécutif parle maintenant de moteurs bi et/ou de moteurs mixtes, ceci ajoutant à la confusion dans les esprits. Si l’appellation commerciale 51/60 n’est pas transcriptible au travers d’un arrêté préfectoral, celui devra clairement indiquer que les moteurs sont conçus pour fonctionner au gaz naturel et au fioul léger. Nous faisons remarquer que l’hypothèse d’un fonctionnement de ces mêmes moteurs au fioul lourd avec une supposée perte de rendement de 5% n’a fait l’objet d’aucune notification par le constructeur.

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La Conseillère Exécutive en charge de l’énergie a indiqué la nécessité de la construction de la nouvelle centrale avant 2012, et son intention de réunir le Conseil Energétique avant la fin du mois de juillet.

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Projet de raccordement de la Corse au Projet de Gazoduc ALgérie-Sardaigne-Italie:

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Après avoir fait un tour des dernières déclarations publiques concernant les deux projets, nous avons souhaité revenir sur une partie de l'annonce du Préfet de Région le 26 avril 2010 devant les élus, notamment sa petite phrase relative à la future centrale d'Ajaccio "ce sera du gaz ou rien" en attirant l'attention à notre interlocutrice sur la profondeur de ce rien. Il ne pourrait selon nous, en cas de non réalisation du projet GALSI, ou de la non-réalisation du projet de raccordement de la Corse à ce gazoduc que se traduire par la pérennisation du fioul comme combustible.

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« Rien » ne peut  être laissé au hasard, d'autant que la Collectivité de Corse à connaissance d'une solution alternative micro-chaîne GNL, Gaz naturel Liquéfié, étudiée et comparée avec des conclusions favorables à la solution gazoduc par le bureau d'étude IED à la demande du CE d'EDF en 2006

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Nous lui avons indiqué que selon nous, le site 6 ter est idéal pour implanter une centrale à fioul lourd, alors que le gaz naturel nous affranchit des contraignantes conditions d’acheminement du combustible fioul lourd, et que ce choix placerait  la future centrale d’Ajaccio dans une zone de mauvaise dispersion, en la soumettant de plus à une servitude aérienne de nature à réduire la hauteur des cheminées et donc à aggraver la mauvaise dispersion.

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.La présence à cet entretien d'Alexis MILANO, chimiste dont j'ai pu apprécier la compétence au cours d'une période professionnelle commune dans l'industrie, ayant accédé au poste de délégué à l'énergie sous la précédente mandature, pourrait avoir un intérêt indéniable en matière de comparaison de la concentration en polluants émis par le gaz naturel, par le fioul léger et bien évidement par le fioul lourd lors de leurs combustions respectives, du fait de leurs compositions respectives.

 

Nous ayons manqué de temps pour en discuter alors que nous abordions les solutions alternatives (GNL, STEP, voitures électriques), aussi nous n'avons nous pas eu le temps de vérifier s'il a bien été rendu destinataire dossier de pré-étude GNL que le Préfet de Région a remis au Président de l'Exécutif  lors du dernier Conseil Energétique.

 

Nous avons également fait remarquer à la Conseillère Exécutive que les autres régions de l’hexagone ne participent pas financièrement à la réalisation des gazoducs qui alimentent leurs centrales thermiques. Que ces centrales thermiques ont des rendements énergétiques de 60%, alors que les moyens commandés à MAN n’atteindront jamais que 40% en fonctionnement idéal.

 

Pour finir, nous avons indiqué qu’une notification de la réservation des 5 % nécessaires à l’alimentation en gaz naturel des centrales de Corse serait un gage supplémentaire de la part de l’Etat.

Concernant les sources de pollution autres que celle des centrales thermiques, La Conseillère Exécutive en charge de l’énergie a évoqué celle des bateaux et son intention de s'intéresser globalement au problème.

Un entretien très ouvert.

lundi 14 juin 2010

BORLOO suivra les avis des autorités Corses!

Aujourd'hui le rédacteur habituel de ce site vous laisse la parole, car à en juger d'après vos contributions au dernier billet de ce site, de l'énergie en Corse.....

C'est vous qui en parlez le mieux!

Le Ministre BORLOO semblerait avoir décidé de suivre les avis des autorités Corses.

Un peu facétieux tout de même, quand il affirme que la Corse a la compétence énergétique. On se demande bien pourquoi l'Assemblée de Corse se fendrait en motions successives adressées à l'Etat, si elle avait réellement les pleins pouvoirs?

Un peu plus loin dans l'interview de Yann BENAR sur France3, Jean Louis BORLOO nous affirme qu'il a vu la baguette magique à Copenhague.................Ceci explique probablement cela!


Les avis? Lesquels? 

Les autorités Corses? Lesquelles?

C'est vous qui en parlez le mieux: revue de blog..........

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Polémistes les associations ?

Parmi les associations qui s’intéressent à la qualité de l’air en Corse, il y a celle qui la mesure, et  les autres, dont  Paul SILVANI, le  22 juillet 2008, fustigeait déjà l’action en évoquant «  un débat nourri de fantasmes et de dangers imaginaires ».  

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Un fantasme,  l’émission annuelle  de 190 tonnes de particules par la centrale du Vazzio, soit environ 500 kg par jour ? Des dangers imaginaires, le lien entre l’accroissement de la mortalité aggravée et  la concentration en particules dans l’air ambiant signalé par l’AFSSET et que le Docteur MERLENGHI situe autour de 8% dans la vallée de la Gravona ?

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Deux ans plus tard, La Corse-Votre-hebdo du vendredi 11 juin 2010 consacre une page entière à Qualitair Corse. En une seule phrase, la première, le journaliste synthétise toute la problématique :

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« La pollution de l’air est régulièrement source de polémique entre les pouvoirs publics et les associations de défense de l’Environnement : en cause les centrales thermiques au fioul ».

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C’est effectivement entre les pouvoirs publics et les associations qu’il y a divergence d’appréciation sur la qualité de l’air que respire la population, et sur l’information qui lui est délivrée.

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Depuis que la loi sur l'air de 1996 a reconnu à chacun le droit à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, ce droit est normalement garanti par l'Etat et assuré par l'organisation des missions de service public correspondantes.

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Ainsi, sur  tout le territoire national,  la surveillance de la qualité de l’air a été confiée à des AASQA, des Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air qui sont des  opérateurs de l’Etat. Le statut d’opérateur de l’Etat, qui a été introduit par la loi organique relative aux lois de finances, LOLF en 2006, s’applique également à Météo-France, et à l’ADEME, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

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Pour le député Christian HUTIN président d’ATMO France, le réseau national des AASQA : « Ce qui caractérise les opérateurs de l’Etat, c’est un financement majoritaire ainsi qu’un contrôle direct assurés par l’Etat ».  Les AASQA sont pilotées par un conseil d’administration  associant à parts égales les représentants des 4 parties prenantes (Etat, collectivités territoriales, industriels et associations) et un financement censé être équitablement réparti entre ces mêmes acteurs (hors associations).

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Depuis 2010 les opérateurs de l’Etat sont soumis au non remplacement d’un départ sur deux à la retraite ainsi qu’une baisse de 10% du budget sur 3 ans, au titre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).  Un exemple de ce qu’est l’indépendance des AASQA : lors du vote du budget 2010, le représentant de l’Etat a décidé de renouveler seulement un appareil sur neuf de mesures des oxydes d’azote (NOx).  De fait, le désengagement financier de l’Etat risque d’accroître les charges incombant aux collectivités locales, en première ligne pour les politiques de qualité de l’air.

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Constat : depuis janvier 2010 la lisibilité des informations mises en ligne par Qualitair a considérablement été réduite, sans revenir à son état initial, malgré les demandes réitérées des associations lors des réunions du conseil d’administration.

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En Corse, il faut souligner que parmi les industriels, seule EDF contribue financièrement au budget de Qualitair en utilisant sa possibilité de réaffecter tout ou partie de la TGAP qu’elle acquitte.  Cette taxe générale sur les activités polluantes versée aux douanes, imposée depuis 2000  par le principe pollueur-payeur porte, en y regardant bien, la contribution contrôlée par l’Etat à environ 60% du budget de Qualitair.

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 La communication portée par le directeur de Qualitair, est donc celle d’un opérateur de l’Etat.

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Quand la centrale d’Ajaccio s’arrête après un incendie en 2009, ou quand celle de Lucciana, autorisée par la DRIRE, dépasse considérablement les valeurs limite d’émission en août 2008, les capteurs de Qualitair ne remarquent rien. Cela lui permet-il de dire : « Je ne peux pas faire dire à des chiffres ce qu’ils ne disent pas » ? 

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Aussi, lorsqu’il aborde la comparaison des émissions du gaz naturel et du fioul lourd,  il rejoint la nouvelle stratégie de communication de l’industriel qui consiste à s’intéresser aux nanoparticules qui pourraient être émises lors de la combustion du gaz naturel. Une question que l’industriel ne s’était jamais publiquement posé pour les émissions du fioul lourd.

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Alors en guise de réponse, juste un constat : sur le continent, les centrales au fioul lourd ne sont jamais remplacées à l’identique par d’archaïques moteurs diesel, mais bel et bien par des turbines alimentées au gaz naturel. Et le budget des régions n’est pas sollicité pour financer les gazoducs qui les alimentent.

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Il suffit d’observer ce qui se passe en Pays de Loire, cher à François FILLON, précisément à Saint Nazaire où MAN produits les moteurs pour la Corse et les DOM, et où on installe à quelques kilomètres, à Montoir de Bretagne, une turbine à gaz de chez General Electric produite à Belfort.

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Mais quel est l’enjeu de la démarche citoyenne des associations de défense de l’Environnement opposées au fioul lourd ?

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Politicien ? Pas un seul candidat issu de nos associations n’a figuré sur les listes présentées par les différentes formations politiques lors des territoriales !

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Financier ? Nos comptes sont déposés à la préfecture, nous sommes bénévoles, nous n’avons pas de salariés, pas d’activité commerciale, du mal à financer les moyens de mesure indépendante que nous voudrions acquérir, et les frais de justice que nous aurons à financer pour attaquer au TA les décisions qui feront la part belle au fioul lourd. Car les intérêts financiers sont ailleurs : un marché annuel du fioul qui s’élève à près de 180 millions d’euros, un taux de rémunération des capitaux investis de 11 %, la conservation du  monopole sur la Corse et les DOM, un actionnariat (l’ Etat détient plus de 80 % d’EDF) à satisfaire, et des avantages à conserver.

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Pour nous l’enjeu est sanitaire et environnemental. Pas question de laisser  sacrifier la santé publique sur l’autel d’une apparente rentabilité.

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Nous produisons du concret, des chiffres tirés des propres documents d’EDF, de la DRIRE, et nous pouvons expliquer, ou monter la différence entre du fioul lourd et du léger. Les conseillers territoriaux ont en pu prendre conscience lorsque des bouteilles contenant les deux produits ont circulé dans l’hémicycle, certains répugnant simplement à les toucher.

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Alors chaque fois qu’on nous présente localement une situation idyllique, il faut se demander se qui se passe ailleurs, et ce qui s’y dit. Prenons l’article sur la qualité de l’air paru dans CAPITAL ce mois-ci :

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Parmi les 15 villes comparées pour le nombre de jours où la qualité de l’air a été de bonne qualité en 2009, la côtière cité impériale (234 jours) se situe dans le peloton de queue,  en onzième position, juste avant quatre villes situées dans les terres.

 

Bonne dernière, Aix en Provence (194 jours) pâtit de la pollution importée de Fos sur Mer, un phénomène qui ressemble beaucoup à celui que connait la vallée de la Gravona, où les moyens de mesure manquent cruellement.

 

La mieux classée des 15 villes est Caen (322 jours) devant Brest (320 jours) et Calais (290 jours). Trois villes côtières……

 

Un peu à contre-pied de ce qui est dit dans le PADDUC, on peut se demander si la qualité de l’air est si bonne que ça à Ajaccio.  Autre constat, Qualitair Corse ne dispose d’aucune mesure en 2005 lui permettant de mesurer l’amélioration constatée jusqu’en  2009.

Pour revenir à la centrale du Vazzio (on remarque au passage que le directeur de Qualitair ne s’attarde pas à parler de celle de Lucciana) les seuls éléments disponibles sur ses volumes d’émissions figurent dans le registre français des émissions polluantes….basé sur les seules déclarations des industriels !

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Reste à savoir qu’EDF est autorisée à ne pas comptabiliser le surcroît de pollution émis lors des phases dites transitoires : démarrages, arrêts, périodes de rodage, et toutes les périodes durant lesquelles les moteurs n’ont pas atteint 70 % de leur puissance nominale. Des périodes à l’origine des réserves émises par la DDS en 2005, mais très rémunératrices pour EDF qui encaisse 3000 € lors de chaque cycle démarrage+arrêt moteur (Environ 1250 en 2008).

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Polémistes les associations ?

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Et quand on aura du temps à perdre, on vous dira avec détails où sont les faux-culs.

 

 

jeudi 10 juin 2010

Nul ne peut être juge et partie.....ou presque!

Nul ne peut être juge et partie. 

La loi n’autorise pas un opérateur qui réalise le contrôle technique de votre véhicule a être également celui qui le répare et l’entretient.

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Ce principe s’applique à tous, ou presque.

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Pour produire de l’électricité, EDF émet une pollution liée à ses seuls choix de moyens de production. Et  cette pollution est mesurée par EDF en auto-surveillance!  Tout à fait légalement puisqu’un arrêté préfectoral le prévoit.

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Un arrêté préfectoral qui indique que la pollution doit être mesurée en permanence et en continu.

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Un arrêté préfectoral qui indique que les phases transitoires (démarrages et arrêts), les phases de rodage et les périodes durant lesquelles les moteurs ne sont pas à 70 % de la puissance nominale ne sont pas comptabilisées dans les Valeurs Limites d’Emission.

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Depuis peu, EDF communique ses résultats d’auto surveillance à la Direction Régionale de L’Environnement de l’Aménagement et du Logement  sous une nouvelle présentation en indiquant, noir sur blanc, que les VLE mesurées durant ces fameuses phases transitoires ne sont pas reportées dans les tableaux. 

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Pourtant, rien dans l'arrêté préfectoral d’exploitation de la centrale du Vazzio n'autorise pas EDF à occulter certaines  valeurs dans sa présentation à l’Unité Prévention des Risques de la DREAL. No comment.

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Ceci faisant probablement suite à nos remarques à la DRIRE lors des réunions publiques de Bastelicaccia et de Sarrola Carcopino sur les heures de fonctionnement "oubliées" et sur les phases transitoires non comptabilisés.

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Dans son courrier d'accompagnement du 27 mai 2010 à la DREAL, EDF affirme par exemple pour le groupe 3:

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" Le 15, le moteur était en phase de rodage, ce qui correspond à une période d’opérations de réglage des équipements thermiques et non à une période de fonctionnement au sens de l'article 3.2.3.2.1.6.   Par conséquent les valeurs limites d'émission ne sont pas reportées dans le tableau pour cette période"

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" Le 19, le moteur a démarré sans atteindre 70 % de sa puissance nominale, conformément à l'article 3.2.3.2.1.2 les valeurs limites d'émissions ne s'appliquent pas, et par conséquent les valeurs limites d'émission ne sont pas reportées dans le tableau pour cette période"

 

Autre point remarquable pour le mois d'avril 2010, en cumulant les heures de fonctionnement déclarées dans les relevés d'auto surveillance pour les 7 moteurs du Vazzio, on obtient 1328 h. Dans le même mois la TAC n’a pas du tout fonctionné.

 

Sans aller jusqu'à un illusoire taux d'utilisation de 100 %, donc 24/24h de fonctionnement pour les 7 moteurs, ce qui représenterait 5040 h, et en ne conservant comme réaliste qu'un taux d'utilisation de 75 %, donc environ 3800 h……. on atteint tout juste 35 % d'utilisation.

 

Autant dire que « nos » moyens thermiques ne sont pas sur-utilisés, qu'on n'y retrouve pas l'impact de la croissance de la consommation annoncée par EDF et que l'expression des besoins en nouveaux moyens de production thermiques par EDF reste énigmatique. D’autant que Lucciana n’est actuellement qu’à 50% de sa future capacité de production.

 

Cela confirme que l’interconnexion assure la base, et qu’on pourrait passer les prochaines années dans une relative sérénité.

 

Cela pose aussi quelques questions quant à la consommation annoncée de 300 millions de m3 de fioul lourd………….

 

Pour l’anecdote, chaque phase transitoire (1 démarrage + 1arrêt ) constitue un surcoût de production que la CRE rembourse 3000 €  à EDF. En 2008,  nous avions comptabilisé 1250 de ces phases, soient 2500 démarrages et arrêts. Ce chiffre de 2500 avait irrité le directeur d’EDF qui l’avait contesté…..sans pour autant étayer sa contestation.

 

Pour le seul mois d’avril 2010, avec des moteurs sollicités à seulement 35 %, on a quand même comptabilisé 78 phases transitoires !

 

lundi 7 juin 2010

C'est déjà l'été?

1) LES JOURNEES DE LA MER: du 4 au 8 juin 2010 le site du MEEDDAM, le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie du Développement Durable et de la Mer nous annonce : 

"des MANIFESTATIONS sur tout le territoire"

Sur le même site, on peut relever 5 "manifestations" en Haute Corse et aucune en Corse du Sud!

A Ajaccio, le 8 juin 2010 : la Journée de la Mer à commencé comme ça !

Et les jours précédents comme ça :

.......ça doit être ça "des MANIFESTATIONS sur tout le territoire" côté mer.


2) Flambée des prix à l'approche de la saison touristique :  2 € la photocopie à Borgo! Faut bien financer les boites de chocolats pour l'Elysée.


3) L' Inflation est aussi médiatique: ou plutôt média-éthique!  Au sein d'un même "groupe" de presse insulaire réunissant une revue papier glacé "large espaces pub premiers employeurs de Corse" et un quotidien "nouvel espace de liberté" il n'est pas difficile de constater qu'il peut y avoir deux sensibilités rédactionnelles sur le même sujet.... le GALSI.

Normal, le patron des deux est un adepte de la controverse systématique, pour ne pas dire de la polémique stérile. Dommage, en choisissant mieux ses collaborateurs, il pourrait réussir à nous montrer qu'il est encore possible de l'information, librement et objectivement.


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vendredi 4 juin 2010

Stéphane BOUILLON : Sur le Galsi les engagements seront tenus............. attention EDF récidiviste

Stéphane BOUILLON : Sur le Galsi les engagements seront tenus.

C'est le beau titre de l'article sur 2 pages que nous sert Corse Matin du samedi 5 Juin 2010,

Cette phrase de
Stéphane BOUILLON (ou du Préfet de Région?) nous fait immédiatement nous demander que ce qu'il y aurait en substitution si le GALSI n'était pas réalisé?
 
En nous parlant seulement de gaz naturel acheminé par le gazoduc GALSI Stéphane BOUILLON fermerait-il la porte à l'alternative microchaîne GNL en cas de non réalisation du GALSI?

Rappelons nous de la fameuse petite phrase du 26 avril 2010  "Ce sera du gaz ou rien"..... un "rien" qui n'avait provoqué aucune réaction des membres de l'Executif alors présents.
 
On retomberait ainsi à la case départ. la dernière fois que le Préfet de Région a évoqué publiquement un plan B au GALSI, c'était à Sarrola Carcopino:

Un plan B au fioul lourd et pour toute la Corse.

Effectivement, comme il le dit par deux fois dans cet article, le Préfet peut comprendre notre scepticisme, car les pratiques ont la vie dure et résistent aux discours.

C'est en effet dans les archives de notre ami Norbert LAREDO que nous avons pu constater que le comportement d'EDF, au moins depuis 1978, n'avait pas changé:

Voilà ce qu'écrivait déjà le délégué régional chargé de mission d'inspection générale à son ministre de l'Environnement, dans son "examen critique sur le contenu de l'étude d'impact versée par EDF au dossier de la centrale thermique du Vazzio soumise à enquête publique".

Un peu d'histoire :

L’Inspection générale de l’Environnement créée en 1974 était composée d’un comité de l’inspection générale devenu commission centrale en 1975 et de délégués régionaux à l’environnement, chargés de mission d’inspection générale. Cette inspection générale était chargée d’une mission générale et de contrôle de la mise en oeuvre de la politique et des actions ayant une incidence sur la qualité de vie et sur la sauvegarde du milieu naturel (1977-1978). Cette inspection a été intégrée dans l’inspection de l’équipement et de l’environnement jusqu’en 1992.

Une Mission d’inspection spécialisée de l’environnement (MISE) a été créée en 1989 au sein du Conseil général des ponts et chaussées (CGPC). Enfin, cette mission est devenue en 2000 le service d’inspection générale de l’environnement (SIGE).

En 2008, le CGPC et le SIGE ont fusionné pour devenir le Conseil général de l’environnement et du développement durable.

Un peu d'actualité:

On peut bien se demander si un chargé de mission de l'actuel Conseil général de l’environnement et du développement durable, créé en 2008 a rédigé, comme son prédécesseur en 1978 une telle étude critique en qui concerne l'étude d'impact versée par EDF PEI au dossier de la centrale thermique de Lucciana soumise à enquête publique!

Et si on posait la question aux autorités?

Le document intégral, dont pourraient s'inspirer certains de nos actuels chargés d'ICPE....................

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Cyrénée, c'est le nom du projet de raccordement de la Corse au projet de gazoduc GALSI

Le Préfet de Région nous l'avait annoncé, et depuis le 2 juin 2010, c'est donc officiel!


La Commission nationale du débat public, lors de sa réunion du 2 juin 2010, a examiné le dossier du projet de raccordement de la Corse au projet de gazoduc GALSI. Voici l'extrait de son communiqué :

 

Projet Cyrénée de raccordement en gaz de la Corse

 

Par lettre en date du 31 mai 2010, le directeur général de la société GRT gaz a sollicité l’avis de la Commission sur la concertation relative au projet de raccordement de la Corse en gaz naturel à partir du gazoduc GALSI en projet, prévu pour relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne.

 

Ce projet, par ses dimensions, ne relève ni d’une saisine de la Commission nationale du débat public ni d’une obligation de publication. Mais il présente des enjeux importants en termes d’aménagement du territoire, d’impacts environnementaux et socio-économiques.

 

Aussi la société GRT gaz souhaite-t-elle engager dans les meilleurs délais une large concertation en amont du dépôt du dossier de demande d’autorisation et de l’enquête publique et sollicite-t-elle l’appui de la Commission nationale pour garantir la qualité de cette concertation.

 

La Commission nationale a désigné M. *Patrick LEGRAND en qualité de personnalité indépendante garante de la mise en œuvre de la concertation sur le projet Cyrénée de raccordement en gaz de la Corse.

 

signé Philippe DESLANDES (Président de la CNDP)


Il faudrait que la CNDP, ou GRT gaz  nous expliquent le choix du nom Cyrénée! 

Cyrène est une ville fondée par les Grecs située en Libye, et à priori deux références s'offrent à nous, l'une religieuse et l'autre mythologique.

D'après l'évangile selon saint Matthieu, 5eme station, Jésus est aidé à porter sa croix par Simon, un Cyrénéen réquisitionné à cet effet.

Le troisième des 12 travaux d'Héraclès, consistait à ramener vivante la biche du mont Cyrénée, une merveilleuse biche aux cornes d'or et aux pieds d'airain. Elle était si rapide à la course que jamais personne n'avait pu l'attraper, et Héraclès mit un an à y parvenir.  (les mauvaises langues, de l'époque, disent qu'il l'aurait ramenée morte)

Prémonitoire?

Mais parlons également d'ITRON, le petit dernier d'EDF SEI pour les ZNI................... 




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mardi 1 juin 2010

Un pas en avant?


Photo M. LUCCIONI  Corse Matin du 14.11.2009


Assemblée de Corse, le 13 novembre 2009, les élus font un pas en avant en votant l'abandon définitif de toute centrale au fioul lourd.

Dominique BUCCHINI actuel Président de l'Assemblée de Corse, du groupe Communiste, celui de l'actuelle Conseillère Territoriale chargé de l'énergie vote contre.


A volpe perde u pelu, ma u viziu mai..........

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