Association Aria linda

vendredi 30 avril 2010

Démarrer au fioul lourd à Lucciana n'a même plus d'intérêt économique!

Jeudi 29 avril 2010 à 11h00, à notre demande, notre délégation est reçue par le Préfet de Haute Corse

 

Association U Levante : Jean ARRIGHI

Association Le GARDE : Moune POLI

Association A Sentinella : Paul BENIELLI

Association U POLPU : Chiara MOLINELLI

Association Mieux Vivre la MARANA : Dr Pierre LIEUTAUD

Collectif des Riverains de Lucciana : Michel ANGELI

Collectif centrale au Gaz : Dr Edmond SIMEONI

Collectif Aria Linda : Jean Nicolas ANTONIOTTI

Parti I VERDI CORSI : Jean GRAZIANI

François ALFONSI  Député Européen

Fabienne GIOVANNINI  Conseillère Territoriale

François Xavier MARCHIONI Maire de Vescovato

 

 

 

Le Préfet de Haute Corse nous accueille.....il est chez lui!

 

Nous lui faisons un résumé des points spécifiques évoqués la veille avec son collègue de Corse du Sud, notamment :

    Si le GALSI n’était pas réalisé, quelle serait la situation de Lucciana ?

    A quel moment une procédure de présentation du site de Lucciana identique à celle conduite par son collègue de Corse du Sud pour le site de Bastelicaccia a-t-elle eu lieu ? Selon nous cette procédure résulte de l’article 8 de la délibération 05/225.

      A qui appartient la décision finale du choix du site ? Soulignant que le Préfet du Sud nous a indiqué la responsabilité d’EDF. (NDLR : Au sortir de la réunion avec les élus à Ajaccio, le directeur régional d’EDF indiquait une responsabilité de l’Etat !

     Comment croire au scénario tel que proposé par la commission d’enquête pour le démarrage de Lucciana alors que EDF a une commande de moteur 48/60 qui ne sont prévus selon MAN que pour un fonctionnement au fioul lourd en régime stabilisé?

 

 

Le Préfet nous indique que la commission rédigé a rendu un rapport de 231 pages et rendu un avis favorable assorti de quelques recommandations et de réserves à lever pour en vue de l’obtention d’un avis positif.

 

La DREAL attendrait des réponses à EDF, et le dossier corrigé devrait nous être proposé lors d’une prochaine réunion, avant sa présentation au CODERST au cours du mois de juin.

 

Le Préfet indique que la commune de Lucciana n’a pas manifesté d’opposition au projet de centrale sur sa commune, ce qui expliquerait la différence de procédure par rapport à Ajaccio.

 

Nous lui indiquons que cette analyse ressemble à celle, assez ahurissante, du DRIRE, qui en l’absence de plainte de la population de Lucciana n’avait pas estimé nécessaire d’équiper la centrale de Lucciana des mêmes dispositifs de dépollution que le Vazzio en 2005. Alors que, comme le confirme le rapport d’enquête publique, si la pollution semble bien dispersée à Lucciana, elle l’est alternativement vers les communes de Vescovato et de Borgo.

 

Le Maire de Vescovato confirme que l’existence d’un vent nommé Raghju qui transporte les émissions de la centrale de Lucciana sur le territoire de sa commune est notoire. Il indique qu’EDF a déposé son capteur qui était installé sur la commune de Monte depuis plusieurs années et qu’il n’a jamais été remplacé.

 

Le Préfet indique que les dispositions contractuelles prises par EDF ne sont pas son problème. Nous lui indiquons, comme à son collègue la veille, que ce sera le notre lorsqu’il sera parti. Nous lui indiquons les dispositions contractuelles sont de nature à rendre irréalisable le passage au fioul léger en régime stabilisé.

 

Le Député François ALFONSI évoque des choix économiques contestables, alors que les prix du gaz baissent du fait de l’opportunité offerte par les gaz de schiste, que d’autres zones similaires (Canaries) ont fait des choix comprenant des terminaux gaziers adaptés. Il signale que la commission d’enquête a remis en cause les rapports de prix de production fioul lourd/fioul léger avancés par EDF, et constate l’absurdité de vouloir n’économiser que 6 M€ au titre des combustibles si par la suite on en devait en dépenser 30 M€ dans une conversion.

 

Nous soulignons que le rapport indique que le « coût de conversion est de nature à réduire la motivation pour le gaz » et que la population fait un pas obligé en acceptant de discuter sur du fioul léger alors que ce combustible reste très polluant.

 

Le Préfet indique qu’il n’a pas à défendre une position qu’il n’a pas prise, et confirme que les 2 centrales seront au gaz. Il rappelle le risque lié aux délais supplémentaires que la relance d’une procédure ferait courir en termes de rupture énergétique.

 

ll indique que l’arrêt de la centrale est borné au 31.12.2010. Nous lui rappelons que cette butée peut-être dépassée si la centrale est équipée des mêmes dispositifs de dépollution que le Vazzio.

 

Le Préfet considère que la modification du volume de stockage de fioul lourd ne remet pas en cause la procédure. Nous lui indiquons une jurisprudence sur un ouvrage d’art dans un cas similaire. Le Préfet compare la démarche suivie par EDF/PEI à Lucciana à celle d’un particulier qui aurait déposé une demande de permis de construire non conforme, et que ses services ne seraient donc pas dans l’obligation d’accorder.

 

Le Maire de Vescovato évoque les contradictions importantes relevées lors de la lecture du rapport de la commission d’enquête, ainsi que l’attitude du directeur d’EDF et ses non réponses sur les questions sanitaires lors du dernier Conseil énergétique.

 

Il indique que les habitants de sa commune, limitrophe de celle de Lucciana ont été étonnés de constater que d’importants travaux de terrassement avaient été entrepris sur le site de la future centrale alors qu’aucune autorisation ne semblait avoir été délivrée.

 

Le Maire de Vescovato indique, que de par sa responsabilité, ainsi que le Préfet, il est tenu d’assurer la protection des habitants de sa commune, et de son devoir de précaution. Il réaffirme la nécessité de mieux contrôler la dispersion et à minima, dans les zones situées dans le périmètre de l’étude.

 

Le Dr Edmond SIMEONI fait référence à la bonne connaissance des problématiques de l’île dont dispose le Préfet pour y avoir déjà occupé des postes dans l’administration préfectorale, et lui rappelle que la contestation des centrales thermiques au fioul lourd imposées par EDF, de la base de l’Argentella, des pollutions des boues rouges durent depuis 50 ans. Il déplore l’absence d’étude épidémiologique et de registre des cancers. Il fait part de la détermination de la population à ne pas accepter de continuer à subir

 

 Le Préfet constate que les interlocuteurs qui sont autour de la table sont de bonne foi. Il revient sur l’urgence à remplacer la centrale et que l’utilisation du fioul léger obligerait à modifier les périmètres de sécurité. Nous avons, sans oser l’interrompre tant sa conviction semblait forte, entendu le Préfet , fort de son expérience, affirmer et réaffirmer que le phénomène de boilover était propre au fioul léger, alors qu’à notre connaissance, le risque explosif (classé désastreux dans le cas de Lucciana) est lié à la forte viscosité du combustible fioul lourd. Les représentants des services techniques de la DREAL et de la DRIRE ne relèvent pas davantage.

 

 

 Le Député François ALFONSI lui indique l’argument « on n’a pas le temps » ne tient pas.  Il indique que l’installation de la dernière TAC à Lucciana n’a pas pris autant de temps et que dans les cas d’urgence s’appliquent des procédures d’urgence. (réparation des digues lors des inondations en Charente par exemple)

 

Le Maire de Vescovato revient sur  « gaz ou rien j » et demande quelle serait la suite de la procédure.

 

Le Préfet confirme, comme son collègue du Sud que la redéfinition d’une politique énergétique par l’Assemblée de Corse serait nécessaire.

 

Nous constatons que si personne ne s’interroge « sur rien » EDF passera outre et imposera le fioul lourd. Nous nous demandons si le caractère prématuré de la commande d’EDF à MAN n’est pas l’élément déterminant de la proposition « 4 /7 démarrant au fioul lourd » formulée de la commission d’enquête.

 

Le Préfet répète qu’il n’est pas tenu par les choix d’EDF.

 

Le Docteur Pierre LIEUTAUD estime que les décisions d’EDF concernent le Préfet et que les risques sanitaires auraient été sous estimés puisque 2000 enfants seraient scolarisés dans le périmètre, qu’une école est située à 150 m alors que le risque boilover s’applique dans un rayon de 730 m autour du stockage.

 

Moune POLI signale la nécessité de mesurer l’impact socio-économique des installations polluantes, et indique l’incontestable différence soulignée par le rapport de la commission d’enquête entre la toxicité des émissions du fioul lourd et celles du fioul léger. Elle remarque que les garanties à long terme ont été sacrifiées au profit de choix de court terme.

 

 

 

 

Le Préfet répond qu’il n’est pas convaincu de la réalité de la différence.

 

 


 

Le Député François ALFONSI essaye de synthétiser : la rupture énergétique pourrait être évitée par l’apport d’une TAC, et des assurances formelles doivent être apportées à la population pour confirmer la détermination de l’Etat, notamment par la confirmation écrite de la réservation de 5% des volumes de gaz nécessaires au fonctionnement des deux centrales et qui seront acheminés par le GALSI.

 

Jean ARRIGHI rappelle que le meilleur moyen d’éviter la rupture énergétique est de travailler sur la MDE, et de mettre en œuvre des moyens de production autres que les thermiques fossiles, avec notamment une augmentation de la part ENR, hydraulique, STEP, solaire, biomasse, éolien.

 

Fin de la réunion vers 13h, le Préfet nous invite à nous revoir autour du rapport de la DREAL avant la CODERST dans la première quinzaine de juillet.

jeudi 29 avril 2010

Voyons côté Lucciana, et formalisez SVP!

Lundi 26 avril 2010 14h30, le Préfet de Région reçoit un panel d’élus représentatifs de la Collectivité Territoriale et de collectivités locales concernées par le choix d’implantation de la future centrale thermique au gaz de la région d’Ajaccio. Le directeur régional d’EDF et les représentants régionaux de l’administration sont là.

 

Conformément à l’annonce Présidentielle du 2 février 2010, le Préfet de Région annonce que la future centrale d’Ajaccio sera alimentée et démarrera dès sa mise en service au gaz naturel, ou rien d’autre.

Il précise qu’il n’acceptera d’EDF aucun dossier qui ne répondrait pas à cette configuration, et que parmi les 13 sites potentiels, le 6 ter est celui qui présente le moins d’inconvénients. Le 6 ter étant assis à la fois sur les communes d’Ajaccio et de Bastelicaccia.

 

En préalable, le Préfet de Région avait indiqué que le traitement de la centrale de lucciana était de la compétence du Préfet du département de Haute Corse.

 

 

Mercredi 28 avril 2010 16h00, le Préfet de Région nous a invités et reçus pour nous délivrer un message qui nous est apparu assez fidèle à celui délivré aux élus le lundi, du moins, d’après la restitution qu’ils avaient pu nous en faire.

 

Pour faire court, nous lui avons posé quelques questions et/ou précisé :

 

1) La décision finale du choix du terrain est-elle une compétence Etat ou Collectivité Territoriale ? 

 

C’est une décision qui revient à EDF.

    

Nous avons alors demandé au Préfet de vérifier ce point au regard de l’article 8 de la délibération    AC 05/225

 

2) Nous lui avons ensuite demandé ce que contenait « rien d’autre » dans la formulation « au gaz naturel, ou rien d’autre », par exemple en cas de non réalisation du gazoduc GALSI

 

Le Préfet a indiqué que dans cette éventualité le débat reviendrait dans l’enceinte de la Collectivité Territoriale.

 

3) Nous avons demandé pourquoi la solution GNL, validée par une étude commandée par une instance d’EDF, et proposée par nous,  n’était pas retenue en plan B ?

 

Sur les indications des ingénieurs présents, le Préfet a mis en avant, l’importante mobilisation de surface pour le stockage du gaz, en faisant référence au dossier de la centrale de Serra di Fium’Orbu (prévue au GPL) et le grand risque d’explosion.

 

Nous avons clairement récusé ces deux arguments, sans qu’aucun des ingénieurs présents n’aient pu nous démentir, puisque le Gaz Naturel Liquéfié, GNL, contrairement au GPL, n’est absolument pas explosif, que sous sa forme liquéfiée, le volume du gaz naturel est réduit 600 fois, et que les surfaces à mettre en œuvre pour le stocker en sont d’autant réduites.

 

4) Nous avons indiqué aux ingénieurs et à Monsieur le Préfet que les pages de l’enquête publique de la centrale de Lucciana contenaient,  entre autre, une erreur qui n’a semble-t-il pas été relevée. EDF/PEI, répondant à une question du public sur le choix du combustible, affirme dans sa réponse que l’utilisation du fioul lourd est prescrite par la PPI 2006.

 

Nous avons indique que ni le rapport de présentation au parlement, ni la PPI 2006, ni la PPI 2009 ne mentionnaient le fioul lourd, et que seul le rapport de présentation au parlement de la PPI 2009 le citait, tout en indiquant par deux fois qu’à l’horizon 2010, le passage au gaz était préconisé.

 

5) Nous avons lui avons également fait remarquer, compte tenu des autres signes manifestes d’EDF de vouloir justifier et imposer le fioul lourd au départ de Lucciana, de l’obligation énoncée par Monsieur GALSI d’assoir l’équilibre économique du raccordement sur l’alimentation des deux centrale, et de l’absence de signes d’arbitrage de la CRE, que son annonce gagnerait à être formalisée.

 

Conformément à l’appel d’offre rédigé par PEI, le seul acte formalisé étant à priori le contrat signé entre MAN et PEI. Ce contrat global (Corse + DOM) porte selon MAN  sur 54 moteurs 18V 48/60 que MAN décrit comme des moteurs strictement prévus pour fonctionner au fioul lourd.

 

Il n’existe donc aucun engagement contractuel de la part de MAN sur la capacité de ses machines à pouvoir fonctionner au fioul léger en régime stabilisé. Et donc aucune garantie qu’EDF/PEI ne puisse se retrancher derrière une impossibilité contractuelle en 2013 pour ne pas respecter la proposition de la commission d’enquête qui consisterait à démarrer 4 des 7 moteurs de Lucciana au fioul lourd, puis à passer au fioul léger pour tous les moteurs de Corse en attendant le gaz du GALSI..

 

6) Enfin, nous avons rappelé la vocation agricole du terrain proposé et sa prévisible mauvaise dispersion des polluants compte tenu de la courantologie de la vallée de la Gravona.

 

Il semblerait que des critères économiques aient joué un rôle dans la décision de déplacer le périmètre initialement prévu uniquement sur la commune de Bastelicaccia de façon à permettre également à la commune d’Ajaccio de bénéficier de la manne de la taxe professionnelle.

 

Effectivement,  le maire d’Ajaccio, à qui le lundi au sortir de la préfecture, je lançais « Alors, Monsieur le maire, content que les finances reviennent un peu sur Ajaccio ? » me répondait « Je n’ai rien négocié, mais moi je la voulais au Vazzio »


Association U LEVANTE : Jean Pierre DUCOUSSO,

Association A Sentinella : Paul BENIELLI

Collectif Aria Linda : Jean Nicolas ANTONIOTTI

Nadine NIVAGIONNI Conseillère Territoriale

 

Dans la foulée, deux heures après, le Préfet de Région intervenait en direct dans Corsica Sera pour délivrer le même message à la population.

 

Nous rencontrons ce  jour, à 11h00, le Préfet de Haute Corse.

 

Composition de la délégation :

 

Association U LEVANTE : Jean ARRIGHI

Association LE GARDE : Moune POLI

Association A Sentinella : Paul BENIELLI

Association U POLPU : Chiara MOLINELLI

Association Mieux Vivre la MARANA : Dr Pierre LIEUTAUD

Collectif des Riverains de Lucciana : Michel ANGELI

Collectif centrale au Gaz : Edmond SIMEONI

Collectif Aria Linda : Jean Nicolas ANTONIOTTI

François ALFONSI Député Européen

Fabienne GIOVANNINI Conseillère Territoriale

Gilles SIMEONI Conseiller Territorial

mardi 27 avril 2010

Plein gaz..........pour le fioul lourd

Pourquoi Monsieur le Préfet a-t-il invité lundi 26 avril 2010 à 14h30 séparément et d'abord les élus pour leur annoncer que son choix de terrain de terrain pour l'implantation de la future centrale Ajaccienne portait sur le terrain 6 bis?

Probablement parce que le contenu du message que nous avons délivré au public venu devant la grille aurait pu déstabiliser les élus s'il nous avait invité aussi.

Pourquoi Monsieur le Préfet a-t-il démarré son propos en disant aux élus qu'il ne s'agissait pas de traiter de la centrale de Lucciana, de la compétence de Haute-Corse, mais seulement de celle d'Ajaccio?

Le Président de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse, en charge des deux départements, n'aurait opposé aucune objection à ce préalable imposé par celui qui ne parlait probablement qu'avec sa casquette de Préfet de la Corse du Sud. Et semblant délaisser, le temps du discours, celle de Préfet de région, le Préfet s'est curieusement exprimé en disant  "Je" et non "l'Etat".

Monsieur le Préfet s'en va bientôt, l'Etat restera.

Oui, pourquoi vouloir dissocier le dossier gaz des deux départements de Corse alors que Monsieur GALSI a étroitement lié l'intérêt économique du raccordement de la Corse au raccordement des deux centrales?

Madame Marie GIUDICELLI, Conseillère Exécutive en charge du dossier de l'énergie, peut-elle se satisfaire de cette réponse? Celle qui a déclaré vouloir respecter le Plan Energétique Corse de 2005 devrait relire l'article 8 de la délibération 05/225 portant adoption du plan de 2005:   
 

L’ASSEMBLEE DE CORSE  .....
  
DEMANDE à  l’Etat, d’installer et de piloter une commission de sélection des sites d’implantation des deux centrales, prévues aux articles 2 et 3, à  laquelle seront  associées  la  Collectivité  Territoriale  de  Corse,  les  communes  et/ou  les communautés de communes concernées.
 
C'est bien à l'Etat que l'Assemblée de Corse s'est adressée et pour les deux centrales. Alors, Monsieur Stéphane BOUILLON parlait-il en son nom propre, au titre de Préfet de la Corse du Sud, ou à celui de Préfet de Région et donc de plus haut représentant de l'Etat en Corse?

Mais revenons à ce choix, le 6 bis, un site qui ménage la chèvre et les choux!

Un site idéal pour accueillir une centrale au fioul lourd: la distance la plus courte par rapport au dépotage en mer et et d'une faible altimétrie, deux impératifs spécifiques à l'utilisation de ce combustible difficile à acheminer. Choix paradoxal, alors que le Préfet confirme aux élus que "ce sera du gaz et rien d'autre" il ne profite pas de la liberté de choix offerte par l'utilisation du gaz naturel, et du fioul léger pour satisfaire leur demande du 13 novembre 2009. Ces deux combustibles, moins polluants, lui permettaient justement de s'affranchir des contraintes liées au fioul lourd et de proposer aux élus un site véritablement choisi pour sa bonne dispersion.

Un choix, ou plutôt une proposition, pour le moins déconcertante de la part de celui dont nous avons toujours apprécié l'argumentation judicieuse en faveur du gaz. Le directeur régional d'EDF, bien que non prévu par l'article 8, est présent. Ceci expliquant peut-être celà.

La messe est-elle dite, ou l'article 8 a-t-il donné droit au chapitre aux élus?


La future centrale, le Maire d'Ajaccio la voulait au Vazzio, mais le voilà à demi satisfait puisqu'elle revient pour partie sur sa commune. Le 6 bis contient en effet des terrains des deux communes d'Ajaccio et de Basteliccia, ce qui permet un partage des rentrées financières.....et éloigne la pollution.

Que restera-t-il en 2013 et en 2016 du discours d'hier? Dès son arrivée, alors que nous lui rappelions les termes du discours du 21 décembre 2007 de son prédécesseur, Stéphane BOUILLON s'en désolidarisait : "Je ne suis pas tenu par les déclarations de mon prédécesseur"

Jeudi 29 avril 11h,  nous rencontrerons le Préfet de la Haute-Corse, celui qui s'apprête probablement à nous annoncer que pour satisfaire aux conditions énoncées par Monsieur GASLI, il faut démarrer 4 moteurs sur 7 au fioul lourd à Lucciana.

C'est bien la seule proposition réalisable en l'état actuel du contrat qu'EDF/PEI a passé à MAN pour la Corse et les DOM et qui porte, sans aucune distinction sur :

54 moteurs 18V48/60

conformes à l'appel d'offre
contractuellement prévus
pour fonctionner
uniquement au fioul lourd



Sauf à nous prouver le contraire "noir sur blanc" et pas seulement à l'oral.

 

lundi 26 avril 2010

L'annonce du Préfet le 26 avril 2010......Turnemu à Vignale, chì hè un bellu paese!

L’annonce du Préfet LEYRIT, le 21 décembre 2007.

 « Afin de  répondre aux besoins énergétiques de la région d’Ajaccio, dans le plein respect de l’Environnement, Monsieur Christian LEYRIT, Préfet de Corse, Préfet de la Corse du Sud, a décidé de proposer au ministre chargé de l’énergie le site de Bastelicaccia pour l’implantation d’une nouvelle centrale, remplaçant celle du Vazzio ».

 

Le Préfet LEYRIT indique qu’elle a été prévue dans  le Plan Energétique Corse de 2005, et dans la Programmation Pluriannuelle des Investissements de 2006.

 

Il affirme que « La technologie utilisée pour la nouvelle centrale permettra de diviser par 10 les émissions atmosphériques par rapport à la centrale du Vazzio dans sa version originale (fin 1970) et par 3 par rapport à la situation actuelle.

 

Il précise «  Elle répondra strictement aux normes sanitaires et environnementales européennes envisagées à l’horizon 2010 ».

 

Après avoir passé en revue de détails 4 des 13 sites envisagés, et évoqué une étude complémentaire inachevée sur l’extension au sud du n°6, il conclut : « Au total, le site de Bastelicaccia (n°6) apparait comme le meilleur compromis possible pour l’implantation de la nouvelle centrale »

 

Cette annonce a provoqué un électrochoc dans la population et donné le signal de la mobilisation.

 

Le successeur du préfet LEYRIT, Stéphane BOUILLON dès notre première rencontre, nous avait rassurés en nous annonçant qu’il n’était absolument pas engagé par les propos de son prédécesseur.

 

Ce qui n’empêchera pas le nouvel occupant de la préfecture d’annoncer aux élus, le 26 avril 2010, 28 mois plus tard, son choix pour le terrain 6 bis.

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Ce terrain, plus au sud, outre sa capacité à répondre parfaitement aux conditions requises pour installer une centrale au fioul lourd, alors qu’une centrale au gaz naturel est annoncée, permet de satisfaire pour  partie les vœux du maire d’Ajaccio.

 

Les moteurs diesel propres :


Les moteurs proposés par MAN sont-ils réellement dotés d’un équipement de dépollution pouvant offrir les garanties annoncées par le préfet Leyrit en décembre 2007 :  « La technologie utilisée pour la nouvelle centrale permettra de diviser les émissions atmosphériques par rapport à la centrale du Vazzio ….. par 3 par rapport à la situation actuelle » ?

D’après les documents techniques de la future centrale de Lucciana,  la concentration de certains polluants émis par les  futurs moteurs MAN sera diminuée par une réduction catalytique et injection d’urée. (dispositif SCR : Réduction Catalytique Sélective).

C’est exactement ce qui équipe 6 moteurs de la centrale du Vazzio depuis 2006, le 7eme ayant été équipé en mai 2007. 

Mais alors, comment sera donc obtenue "la réduction par 3 par rapport à la situation actuelle au Vazzio ?"

Le représentant de l'Etat, le directeur régional d'EDF/PEI et le représentant de la CGT d’EDF qui affirme dans tous les média que « les  futures centrales pollueront  trois fois moins que les actuelles » n'ont jamais réussi à y apporter un début d'explication.

 

La dispersion des polluants :

Une bonne courantologie évite la concentration des polluants sur, et à proximité, du site de production qui les émet. Plus les polluants sont lourds, plus ils retombent rapidement et donc dans un proche périmètre. Plus ils sont légers, et plus peuvent être entrainés sur de grandes distances, plusieurs kilomètres,  des dizaines voir des  centaines de kilomètres, c’est le cas des microparticules les plus fines. Une bonne dispersion entraine donc les polluants plus ou moins loin du site d’émission. Mais où vont-ils ?

Dans le cas de la centrale d’Ajaccio, pendant la majeur partie de la période d’émission, les polluants sont poussés par les vents dominants dans la vallée de la Gravona où ils sont maintenus et stockés par un phénomène d’inversion thermique qui forme un couvercle entre200 et 300 mètres d’altitude.

Enfoncer davantage la centrale dans la basse vallée de la Gravona, au voisinage des communes de Sarrola-Carcopino et de Bastelicaccia revient donc à aggraver la pollution dans cette vallée en l’y maintenant en  totalité à partir du site 6 bis et avec une cheminée n’émettant qu’à 40 du sol, alors que le Vazzio émet à 79 m du sol.

Même cas de figure dans le cas de la centrale de Lucciana, démontré dans cet extrait de l’enquête publique chapitre III, Localisation:

"La commission d’enquête estime que le choix de l’implantation du projet de la nouvelle centrale thermique est judicieux".

En effet page 11/16 on peut lire :   Les vents dominants dispersent facilement les fumées émises évitant ainsi  leur stagnation.

Dans le même chapitre,  on peut également lire Page 4/16 :

Cette exposition, liée à la direction et à la force des vents dominants donnée par la rose des vents ci-dessus, permet une excellente ventilation de la zone du site d’implantation de la future centrale. Cependant, la rose des vents ci-dessus montre que la direction des vents dominants tend à entraîner les polluants vers les régions de Borgo et de Vescovato

 

 

Turnemu à Bastilicaccia,

chì hè un bellu paese!

mercredi 21 avril 2010

Fioul lourd à Lucciana: EDF joue coup-double!

C'est M GALSI qui nous l'a affirmé: Economiquement parlant, l'intérêt le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI repose sur l'alimentation des deux centrales.

En misant sur le démarrage de 4 moteurs au fioul lourd à Lucciana, EDF/PEI  joue coup-double sur toute la Corse


Pour en savoir plus, deux rendez-vous à ne pas manquer:

Assemblée Générale annuelle 2010 de votre Collectif ARIA LINDA

qui aura lieu le

vendredi 23 avril 2010 à partir de 18h30

au groupe scolaire de Mezzana.

Nous invitons donc la population à venir prendre connaissance de notre synthèse des 231 pages et annexes du rapport de l'enquête publique, et de ses nombreuses réserves. Rapport qui devrait orienter les services de l'Etat  dans  la rédaction du projet d'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation de la future centrale thermique de Lucciana et qu'ils proposeront à la signature du Préfet de Haute-Corse.

Autre rendez-vous, Le rassemblement proposé par l'Association A SENTINELLA,

le 26 avril 2010 à 17h30, devant la préfecture,

le jour où le Préfet de Région réunira les élus pour leur proposer le site de la centrale de la région Ajaccienne.............un arbitrage type Salomon...........à cheval sur Bastelicaccia et Ajaccio
.  

 

A part la sienne, les objectifs d'EDF en Corse vont contre toute logique..........

Lire la suite

dimanche 18 avril 2010

13 et une lourdes raisons de ne pas avoir confiance.........


0   La commande publique : La délibération AC 05/225 du 24 novembre 2005 qui porte adoption du Plan Energétique Corse de 2005, ne précise pas la qualité du fioul qui alimentera les futures  centrales thermiques mais précise  «  conçues comme convertibles au gaz naturel…  en état de branchement sur le gazoduc ». 

( http://www.corse.fr/file/80378/ et http://www.corse.fr/attachment/167557/ )

On peut lire dans le document que la collectivité n’a pas compétence pour les moyens de production d’une puissance supérieure à 8 MW. Par son vote, elle n’a d’autre rôle que de se porter garante de «  l’acceptabilité de ses choix par la population ».

Ce qui n’empêche pas nos interlocuteurs d’EDF/PEI et l’ETAT de jouer sur l’ambiguïté.

1   La PPI 2006 : Ce document de programmation prévisionnel des investissements, rédigé en  2006 constitue le cadre de la rédaction de l’appel d’offre du 20 mai 2008, et par la suite de la signature du contrat entre EDF/PEI et MAN, le 3 octobre 2008. Ce document n’impose pas davantage la qualité du fioul.   http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ppi2006.pdf

Mais cela n’empêche pas EDF de formuler deux allégations à la commission d’enquête page38/56 du chapitre IV Pdf 6 :

 « L’utilisation du fioul lourd est prescrit par la PPI de juin 2006 et confirmé par le document préparatoire à la PPI 2009 à savoir le rapport au parlement de juin 2009, l’utilisation d’un autre combustible à la mise en service de la centrale n’est pas prévu par cette PPI. En revanche et conformément à cette même PPI, EDF PEI HC a conçu ce projet de telle façon que les installations puisse se raccorder et fonctionner au gaz naturel le moment venu.   cf. réponse au point 18 d'Aria Linda » http://www.arialinda-asso.com/share/File/06%20Chapitre%20IV(1).pdf

L’arrêté qui adopte la PPI 2009 signé le 15 novembre 2009 à Copenhague, et qui figure en annexe 2  de l’enquête publique est donc paru bien après la publication de l’appel d’offre et la signature du contrat avec MAN.

 

2   L’appel d’offre européen  du 20 mai 2008: Cet appel d’offre, réduisant le choix des combustibles autorisés, fioul lourd et  fioul léger, au seul fioul lourd n’est pas conforme aux prescriptions de la PPI 2006.

 L’appel d’offre précise à quatre reprises que le marché porte sur des centrales diesel capables de fonctionner au fioul lourd et, après conversion, au gaz naturel. 

(Voir annexe 3  )  http://www.arialinda-asso.com/share/File/11%20%20Annexes.pdf

Ainsi que le font remarquer les commissaires enquêteurs, le dossier d’enquête publique déposé par EDF/PEI à Lucciana correspond stricto sensu et exclusivement  à la configuration fioul lourd.  D’ailleurs EDF indique dans le dossier d’enquête publique : « L’étude d’impact présentée concerne le projet de centrale thermique au fioul lourd. L’étude d’impact de la conversion de cette centrale au gaz fera l’objet d’un autre dossier ICPE le moment venu ».

 

3    Le contrat passé avec MAN - L’effet Haute-Corse : Bien que nous n’en disposions pas, suite au refus de communication d’EDF/PEI, la lettre de MAN rédigée en anglais, censée garantir la convertibilité des moteurs 48/60 (Voir annexe 4), est ainsi libellée :

« As signed in our contract dated 03.10.2010, we hereby confirm that our MAN Diesel 48/60 engines can be run on natural gas alter conversion »   (où alter est plus probablement after, mal orthographié.)

Ce qui se traduit par : «  Ainsi que cela est signé dans notre contrat daté du 03.10.2008, nous confirmons par la présente que nos moteurs MAN Diesel 48/60 peuvent fonctionner au gaz naturel après conversion ».

Notons au passage que l’appel d’offre indique à six reprises que tous les documents sont à rédiger en français.

Il n’existe donc aucun document contractuel qui interdise à EDF/PEI d’invoquer une disposition non contractuelle, ce qui lui permettra, le moment venu, en 2016, en s’appuyant à la fois sur le libellé de l’appel d’offre et sur le contrat passé avec MAN, de ne pas respecter le scénario proposé dans les conclusions de l’enquête publique.

Ces conclusions proposent un scénario consistant à autoriser EDF/PEI à démarrer au fioul lourd  4 des 7 moteurs 48/60 prévus à Lucciana, et à partir de 2016, à lui interdire définitivement l’usage du fioul lourd, et lui imposer d’alimenter les moteurs au fioul léger.

Et c’est probablement la tournure de l’arrêté préfectoral, que sur la base des 19 pages de conclusions sur les 231 de l’enquête publique, la DRIRE s’apprête à soumettre à la signature du préfet de Haute Corse.

 

4    Le contrat passé avec MAN – L’effet Corse du sud : S’il respecte scrupuleusement l’appel d’offre, qui ne fait aucune distinction entre les moteurs prévus pour la Haute-Corse et ceux prévus pour la Corse du Sud, il n’y a aucune raison que le contrat signé avec MAN comporte la fameuse option de commande relative à la centrale ajaccienne évoquée par l’ancien directeur régional d’EDF Fréderic BUSIN lors de son dernier Cuntrastu.

 Il n’existe donc aucun document contractuel connu qui interdise à EDF/PEI d’invoquer une disposition non contractuelle, ce qui lui permettra, le moment venu, en 2016, en s’appuyant à la fois sur le libellé de l’appel d’offre et sur le contrat passé avec MAN pour affirmer que conformément à la commande, les moteurs 48/60 ne peuvent fonctionner qu’au fioul lourd. 

Même si en 2016, le GALSI évoluait à quelques encablures des côtes corses.

 

5    Le contrat passé avec MAN – L’effet Région Corse : Monsieur GALSI nous l’a seriné, le raccordement de la Corse ne se justifie économiquement que si les deux centrales de Corse sont alimentées au gaz naturel.

Sur ce point et s’agissant de la réalisation du raccordement de la Corse, GRT Gaz nous indique en annexe 5, que le financement reste à approuver par la CRE et que les études nécessaires à la constitution d’un tel dossier devraient  permettre d’envisager un dépôt mi  2012 et un dossier d’enquête publique spécifique début 2013.

Donc bien après la fin de la période propice à la mise en œuvre d’éventuels recours contre l’arrêté d’autorisation préfectoral d’autorisation d’exploitation de la centrale de Lucciana, dont les moteurs seront déjà livrés dans une configuration ne garantissant contractuellement qu’un fonctionnement au fioul lourd.

Il faut donc s’intéresser de très près à la bonne santé de ce contrat, qui ne respecte pas vraiment la commande publique, et qui a dû être signé avec un peu de hâte, sous l’effet de la contestation qui s’est manifestée dès l’annonce électrochoc du préfet LEYRIT en décembre 2007. Le contrat aurait dû normalement être proposé à l’acceptation de CRE, comme le sera le financement du raccordement.

 

6    Le risque d’occurrence d’une crise type 2005 si souvent ourdi par la direction d’EDF et ses relais est-il réel ? Comme le souligne dans ses différents aspects le rapport LETEURTROIS, la crise de 2005 est imputable à la gestion d’EDF. Et en 2005, pour pallier ses défaillances, a fait acheminer des moyens de production extérieurs.

Alors la direction d’EDF/PEI , du fait de son appel d’offre restrictif, de la commande, et du dossier d’enquête publique tout aussi restrictifs  qui en ont découlé, doit se préparer  à assurer une  continuité du service public prévue par la loi 2000-108 du 10 février 2000 et à assumer ses responsabilités sans chercher à nous les faire endosser.

Et si la contestation de l’attribution du marché devait entrainer un report de la procédure de 18 mois, que nous distillent les services de l’Etat, nous leur faisons remarquer que c’est encore une fois EDF/PEI qui a mis le doigt dans l’engrenage en relançant le 26 janvier 2010, en cours d’enquête publique, un appel d’offre portant modification de la partie relative aux volumes de stockage du fioul lourd. Une « tentative de passage en force » qui aurait surpris Matignon selon le conseiller Boris RAVIGNON venu accompagner Le Président de la République lors  de son annonce du 2 février 2010.

Elément d’ambiance, nous avons remarqué que le locataire de Matignon était également l’ancien Président de la région Pays de Loire. Car c’est en effet à Saint-Nazaire que MAN choisit de fabriquer des moteurs au fioul lourd pour la Corse et les DOM. Un formidable  soutien à l’économie locale!

Curieusement, pour les besoins du site de production  d’électricité de Montoir de Bretagne, situé à quelques kilomètres seulement de Saint Nazaire, les élus n’ont choisi ni MAN, ni EDF!

C’est en effet GDF qui construit la centrale électrique  de 430 MW à cycle combiné au gaz naturel dont les turbines sont construites par GE à Belfort, une ville située carrément à l’opposé dans l’hexagone. Un formidable soutien à l’économie nationale : le rendement d’une TGCC est de loin bien supérieur à celui d’un moteur diesel.

 

7   Le choix des terrains : L’Assemblée de Corse, par l’article 8 de la délibération AC 05/225, a « demandé à l’Etat d’installer et de piloter une commission de sélection des sites d’implantation des deux centrales en l’y associant ainsi que les communes et/ou communautés de communes concernées » . Par ce libellé, il ne semble pas qu’elle ait également confié la seule part de compétence que le CGCT lui reconnaît : le choix du site.

Bien que les travaux de la commission qui a « choisi » le terrain de la future centrale de Lucciana ne nous soient pas connus, selon l’enquête publique  le lieu est considéré jouir d’une bonne dispersion des polluants. L’enquête remarque tout de même que les vents dominants (la rose des vents) dirigent les polluants sur les communes de Borgo et de Vescovato! D’autre part l’étude de dispersion réalisée pour EDF indique un fort rabattement de la pollution au sol.

Pour la Corse du Sud, le terrain que le préfet de la Corse du Sud s’apprêterait à proposer aux élus qu’il réunira le 26 avril 2010 serait retenu pour sa compatibilité aux servitudes aériennes.  Cela semble indiquer une volonté de restreindre le choix des sites à une zone située dans la proximité d’un aéroport.

Etonnante option, alors même qu’il nous annonce que la future centrale ajaccienne sera alimentée exclusivement au gaz naturel dès son démarrage, et utilisera  comme carburant de secours du fioul léger. Alors que cette configuration présentait l’avantage de libérer son choix des contraintes liées à l’acheminement du fioul lourd, il a opté pour un terrain qui offre la meilleure capacité à y acheminer ce visqueux combustible.

Et de proposer à nos élus un terrain en tout point conforme au « meilleur compromis » décrit par son prédécesseur en 2007, situé au cœur de la vallée de la Gravona, dont toutes les études connues ont démontré la très mauvaise capacité à disperser les polluants, voire son aptitude à les stocker compte tenu du phénomène d’inversion thermique bien connu des techniciens de Méteo-France.

La  demande faite au Ministre de l’industrie « d’abandon définitif  de toute construction de centrale fonctionnant au fioul lourd » adoptée à une écrasante majorité par le vote de l’Assemblée de Corse du 13 novembre 2009 n’est donc pas respectée par le représentant de l’Etat alors qu’elle est conforme à la commande publique, et au vote de 2005.

La deuxième partie de cette motion :  « que les choix d’implantation considèrent en priorité les aires de diffusion des pollutions » ne serait pas plus suivie vu qu’aucune nouvelle étude de dispersion n’a  pu confirmer la validité de la proposition de terrain étudiée par la supposée commission.

 

8    Le statut de ZNI : Une dérogation de 1996 permet à des petits réseaux électriques isolés de garder le statut de zone non interconnectée à condition de ne pas dépasser 5% d’interconnexion.  De par ses deux connexions (SACOI et SARCO) au réseau italien, lui même connecté au réseau français, et donc au réseau européen, la Corse atteint  30%, et parfois jusqu'à  40 % d’interconnexion.  Et lorsque la directive européenne s’intéresse au niveau de l’interconnexion au réseau européen, sa transposition française, un peu réductrice, ne s’intéresse qu’au niveau de connexion au réseau métropolitain.

En bref, pour la France, vendre de l’électricité d’origine nucléaire aux Italiens qui la mélangent à leur propre production, et la revendent à EDF/PEI à leur prix de mercato, n’a rien d’européen. A noter que la filiale londonienne EDF Tradings limited y ajouterait au passage quelques « peines et soins ».  Mais à en croire les responsables locaux d’EDF/PEI, il s’agit d’une toute petite interconnexion !

La perte de ce statut est censé nous faire peur, car selon les épouvantails institutionnels, la population pourrait y perdre le bénéfice de la péréquation tarifaire institué par la loi de 2000, dite loi de modernisation du service public de l’électricité, et se retrouver forcée d’acquitter intégralement l’électricité produite localement à son réel prix de revient.

Cet argument éminemment dissuasif, est de nature à nous faire accepter en silence de respirer des émissions de fioul lourd encore pour trente ans.

 

Pourtant si la Corse a été assimilée aux DOM, cela résulte d’une stratégie élaborée entre EDF et la CRE, commission dont Michelle RIVASI relève la « forte consanguinité » avec EDF.

Et si la Corse perdait le « bénéfice »  du régime accordé aux DOM, elle retrouverait tout à fait normalement un statut de département de métropole. Celui qui permet à EDF, comme aux autres opérateurs de tous les départements de l’hexagone de bénéficier de la CSPE lorsque des surcoûts de production d’électricité y sont observés localement.

Notamment dans les régions de l’hexagone non desservies par le nucléaire où sont mis en œuvre des moyens thermiques comme les turbines à gaz à cycle combiné, et même dans les régions qui, disposant de centrales nucléaires, ont recours à des moyens de production classiques, voir des centrales au fioul, pour écrêter les pointes.

Dans ces autres régions de l’hexagone, l’Etat ne demande pas aux collectivités de mettre la main à la poche par exemple pour financer la ligne d’un million de volts qui doit permettre au futur réacteur de Flamanville d’acheminer sa production jusqu'aux alentours de la capitale.

 

9   Le risque de perte du taux de rémunération des capitaux investis. Probablement suite aux constats du rapport Leteurtrois, ce taux a été porté en mars 2006 de 6.5 à 11% pour relancer la motivation à investir de l’opérateur monopolistique qui aurait  visiblement laissé dégrader le « système électrique Corse » faute d’incitations financières.  Le rapporteur a également perçu que le manque de visibilité du « système électrique Corse » n’était pas de nature à encourager la venue d’autres opérateurs.

Arrêté du 23 mars 2006 relatif au taux de rémunération du capital immobilisé pour les installations de production électrique dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental.  http://textes.droit.org/JORF/2006/04/04/0080/0006/

Art. 1

En application des articles 56 et 76 de la loi du 13 juillet 2005 susvisée, le taux de rémunération nominal avant impôt du capital immobilisé dans des investissements définis ci-dessous et réalisés dans la collectivité territoriale de Corse, dans les départements d'outre-mer, dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon et dans la collectivité départementale de Mayotte, utilisé pour calculer la compensation des charges mentionnées au 2° du a du I de l'article 5 de la loi 2000-108 du 10 février 2000 modifiée relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité est fixé à 11 %.

Ce taux s'applique à la rémunération du capital immobilisé dans les investissements suivants :
- création de moyens de production nouveaux ;
- augmentation de capacités de production existantes ;
- mise aux normes environnementales de capacités de production existantes ;
- rénovation de capacités de production existantes.

10  L’appel d’offre relancé le 26 janvier 2010 par EDF/PEI en vue de réduire la capacité des cuves de 8600 à 3000 m3 alors que la procédure d’enquête publique est en cours et que la commission n’a pas rendu ses conclusions. Ainsi que le souligne le préfet de région dans le courrier qu’il nous a adressé le 04 janvier 2010, toute remise en cause du projet actuel de Lucciana entraînerait un retard pour le renforcement de la puissance électrique distribuée au réseau….. Pour l’instant il faut attendre les conclusions de la commission d’enquête…..

18 mois, c'est donc le délai qu'il faudrait ajouter pour toute modification du dossier d'origine. C'est ce que nous rétorque le préfet quand nous lui disons qu'il faut passer au fioul léger à Lucciana (et donc modifier les conditions de stockage pour ce combustible).  

 

Mais EDF a probablement déjà commis la faute par son appel d'offre européen le 26 janvier 2010 modificatif de la contenance des cuves de fioul lourd avant la fin de l'enquête publique.

 

Ce qui devrait entraîner une relance de toute la procédure. Il existe au moins une jurisprudence dans ce sens dans le cas de la construction d'un pont sur le continent.

 

11   La DRIRE : C’est elle qui va rédiger et soumettre à la signature du Préfet de Haute-Corse l’arrêté d’autorisation d’exploitation de la future centrale de Lucciana.  C’est aussi cette administration qui n’a pas estimé utile de faire équiper la centrale de Lucciana des mêmes équipements de dépollution que ceux imposés à EDF pour la centrale du Vazzio par l’arrêté préfectoral de 2005…. Puisque contrairement à la population du sud, celle de Lucciana n’avait pas réagi ! Cette différence de réaction avait d’ailleurs été utilisée, lors de son passage dans Cuntrastu, par le prédécesseur de l’actuel directeur régional d’EDF.

Comment la population aurait-elle pu réagir alors qu’elle est maintenue dans l’ignorance? 

C’est en effet l’autorité qui a préparé la rédaction d’un arrêté préfectoral  fixant des valeurs limites d’émission de microparticules, VLE, qui en a elle-même autorisé les dépassements, notamment en août 2008, sans même en informer les élus locaux.  Mais pour certains responsables : « C’est excessif de dire qu’on n’en fait pas assez pour le sanitaire ».

 

 

12    Le ton de la réponse de M LAFONTAINE patron d’EDF/SEI aux questions de la commission d’enquête est assez révélateur de l’état d’esprit qui règne dans la maison, où visiblement on n’a pas l’intention de s’en laisser conter par quelques insulaires. (Annexe 1)  Son courrier « attire » l’attention de la commission sur :

Le retard probable de la mise en route de la future centrale de Lucciana si les choix industriels et notamment la nature du fuel étaient remis en cause.

La perspective d’une crise énergétique du type 2005.

 

13   Lumière noire : Le reportage commandé par France3 et cofinancé par la CTC, réalisé par Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD est terminé depuis mi-janvier 2010. Sa diffusion sur la chaine publique, annoncée pour le printemps, n’est toujours pas confirmée.  

 

Annexes :


La mairie de Lucciana ne voudrait plus de centrale sur sa commune, du moins dans la configuration voulue par EDF/PEI.

Le maire d’Ajaccio n’y a lui jamais renoncé, et le choix du préfet de la Corse du Sud, qui sera présenté aux élus le 26 avril 2010, maintiendrait la manne de la taxe professionnelle ou de tout autre produit de substitution sur la commune d’Ajaccio, et donc dans la CAPA. Coup double pour le tandem représentatif de la nouvelle majorité relative qui réussirait également à améliorer la qualité de l’air Ajaccien  tout en confinant la pollution sur le territoire de la CAPA. 

Autre gagnant, EDF/PEI qui ne serait plus dans l’obligation de financer le déplacement du groupe scolaire de la commune de Bastelicaccia évoqué par le préfet de région lors de la réunion sur cette commune.

Il est à noter que lors de la réunion supposée s’être tenue à Bastelicaccia, le préfet intervenait dans des locaux situés …….. sur un terrain ajaccien !

La population locale a-t-elle bien été consultée ?

 

mercredi 14 avril 2010

Fioul lourd à LUCCIANA, Fioul lourd à AJACCIO.......

Après les annonces faites par le Président de la République le 2 février 2010, était-il vraiment nécessaire de rencontrer le Préfet de Région à Ajaccio, pour finir de se convaincre que la possibilité d’avoir un jour le gaz naturel à Ajaccio reposait uniquement sur la garantie de l’avoir aussi à Lucciana ?

 

C’est M. GALSI, mandaté par le gouvernement qui l’a indiqué: l’intérêt du raccordement de la Corse nécessite le raccordement des deux centrales !

 

La position du Docteur MERLENGHI, sur Altafrequenza, illustre bien l’incrédulité de la population quant à la volonté d’EDF d’utiliser le gaz naturel dans les centrales de Corse.

 

D’ailleurs le rapport émis par la commission d’enquête publique émet les mêmes doutes.

 

Ce simple constat télescope de plein fouet le scénario extrait des 19 pages de conclusions sur les 231 que compte le rapport.

 

Imaginons, malgré la motion exigeant l’abolition du fioul lourd en Corse, majoritairement votée par l’assemblée de Corse le 13 novembre 2009, que la population accepte benoîtement de laisser EDF/SEI démarrer 4 des 7 moteurs prévus à Lucciana en les alimentant au fioul lourd jusqu’en 2016.

 

Et qu’en 2016, la très obéissante EDF/PEI, capable de lancer le 26/01/2010 un appel d’offre modificatif du dossier dans le dos du premier Ministre à une semaine de la visite du Président de la République, obtempérerait et accepterait de les alimenter au fioul léger alors que le raccordement au gazoduc GALSI ne serait pas encore réalisé.

 

Le scénario paraît idéal!

 

Mais comme le montre l’annexe 3, il a ses limites contenues dans l’appel d’offre rédigé par EDF/PEI elle-même.

 

A quatre reprises il y est précisé :

 

«L’objectif de ces centrales est d’établir un palier technique à partir de moteurs de type semi-rapide fonctionnant au fioul lourd et au gaz naturel »

 

«Le soumissionnaire doit proposer une centrale équipée de moteurs de type semi-rapide fonctionnant au fioul lourd et convertible au gaz»

 

«L’objectif de ces centrales est d’établir un palier technique à partir de moteurs de type semi-rapide fonctionnant au fioul lourd et convertible, à terme, au gaz naturel »

 

«Le soumissionnaire doit proposer une centrale équipée de moteurs de type semi-rapide fonctionnant au fioul lourd et convertible au gaz»

 

Et puisque l’appel d’offre ne l’a pas spécifiquement prévu, EDF/PEI aura beau jeu de nous rétorquer en 2016 que le cahier des charges des 48/60 commandés ne permet pas le scénario idyllique du passage au fioul léger.


D'ailleurs, comme le relève l'enquête publique, le dossier ne développe pas la partie des infrastructures qui permettraient de croire qu'EDF envisagerait sérieusement le gaz. Les plans du futur site sont plus qu'éloquents sur ce point : rien n'y figure.

 

 

Et s’il n’y suffisait pas, dans l’annexe 4 figure la lettre de MAN  « garantissant la convertibilité des moteurs 48/60 » :

 

“As signed in our contract dated 03.10.2008, we hereby confirm that our MAN Diesel 48/60 engines can be run on natural gas *alter conversion.”    (* vraisemblablement  after)

 

Ce que l’on peut traduire par «  Ainsi que cela est signé dans notre contrat daté du 03.10.2008, nous confirmons par la présente que nos moteurs MAN Diesel 48/60 peuvent fonctionner au gaz naturel après conversion ».

Il n'y donc là pas davantage d’engagement de leur capacité à fonctionner au fioul léger.

 

Aucun des 7 moteurs 48/60 commandés pour Lucciana, ni les 4 premiers, ni les 3 suivants n’est donc contractuellement tenu de pouvoir fonctionner en continu avec une alimentation au fioul léger.

 

Lorsque la commission d’enquête nous répond que les moteurs pourront fonctionner au fioul léger, elle ne dispose manifestement d’aucun engagement contractuel pour étayer ses dires. Sauf à nous les produire.

 

Par ailleurs, l’appel d’offre ne fait aucune mention de l’aspect convertibilité optionnelle si souvent évoquée par Frédéric BUSIN, le prédécesseur de l’actuel directeur régional J-T MONTI, pour la centrale de la Corse du Sud. Un artifice que Monsieur LEBEAU avait réutilisé à Sarrola-Carcopino pour tenter de désamorcer une situation devenue explosive, sans toutefois se résoudre à nous en laisser une trace écrite.

 

Les rédacteurs de l'appel d'offres aurait-ils des raisons de redouter une remise en cause pour l'avoir malencontreusement libellé d'une façon qui aurait pu favoriser un industriel plutôt qu'un autre? Une réclamation venant d'un groupe qui aurait fait moins de concessions sur l'axe Saint-Nazaire-Le Mans-Paris? Les motoristes concurrents capables de déposer une offre, comme au hasard  Wärtsilä, ne sont pas légion.

 

La remise en cause du statut de ZNI pour la Corse pourrait remettre en cause le principe de la péréquation tarifaire dont bénéficie la Corse ?

 

Et pour quel motif?

 

Si la Corse a été assimilée aux DOM, cela résulte d’une stratégie élaborée entre la EDF et la CRE, commission dont Michelle RIVASI relève la forte consanguinité avec EDF.

 

Et si la Corse quittait le régime des DOM, elle retrouverait tout à fait normalement un statut de département de l’hexagone. Celui qui permet à EDF, comme aux autres opérateurs de tous les départements de l’hexagone de bénéficier de la CSPE lorsque des surcoûts de production d’électricité y observés localement.

 

Notamment dans les régions de l’hexagone non desservies par le nucléaire où sont mis en œuvre des moyens thermiques comme les turbines à gaz à cycle combiné, et même dans les régions qui, disposant de centrales nucléaires, ont recours à des moyens de production classiques, voir des centrales au fioul, pour écrêter les pointes.

 

Dans ces autres régions de l’hexagone, l’Etat ne demande pas aux collectivités de mettre la main à la poche par exemple pour financer la ligne d’un million de volts qui doit permettre au futur réacteur de Flamanville d’acheminer sa production jusqu'aux alentours de la capitale.

 

Quelque soit le fournisseur, il faut démarrer au fioul léger à Lucciana, avec des moteurs capables de fonctionner directement au gaz naturel......


... et laisser tranquille notre PEI, il n’est pas prévu pour rattraper les historiques retards d'investissements de l'opérateur monopolistique!

 

 

mardi 13 avril 2010

Sur l'axe Saint Nazaire-Le Mans-Paris ..........pas d'AMG rouillé.

Prenant la suite d’Olivier GUICHARD, François FILLON a été successivement président, de 1998 à 2002, puis vice–président, de 2002 à 2004 du Conseil Régional des Pays de Loire.

 

Dans cette région, se trouve la ville natale du premier Ministre, Le Mans, idéalement située à équidistance de Paris et de Saint-Nazaire.

 

Saint-Nazaire, qui, grâce à l’appel d’offre remporté par MAN pour les centrales thermiques diesel à moteur alimentés au fioul lourd, a bénéficié d’un considérable soutien à l’économie locale et à l’emploi. Les syndicats locaux sont ravis.

 

Paradoxalement, alors qu’elle dispose d’une usine présentée localement comme un fleuron de l’industrie locale, la région Pays de Loire n’a pas choisi MAN pour satisfaire ses propres besoins en moyens de production d’électricité.

 

Les élus avisés de cette belle région qui entend le rester et GDF SUEZ, ont tout simplement jeté leur dévolu sur une turbine à gaz à cycle combiné fabriquée à Belfort.

 

D’un rendement exceptionnel de 58 %, et d’un coût « modique » de 250 millions d'euros, elle pourra produire 430 MW, et alimentera 250 000 foyers du sud Bretagne.

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Personne en Bretagne n’a été sollicité pour financer le tuyau qui alimentera la centrale depuis le réseau GRT Gaz. D’ailleurs la région Pays de Loire, ne connaissant pas de retard historique de l’investissement structurant, n’a pas eu à solliciter un PEI.

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En Corse, Il ne s’est pas trouvé de bonne fée pour se pencher sur l’avenir sanitaire de la population. Lucciana et Ajaccio sont trop loin du Mans et de Paris.

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Alors pour 300 millions d'euros, EDF voudrait nous imposer une centrale à "moteurs propres" au fioul lourd de 120 MW, d'un rendement proche de 40 %, pour alimenter la moitié de la population Corse, donc seulement 140 000 poumons, et en prime 35 millions d'euros supplémentaires pour une conversion au gaz, mais toujours avec le même piètre rendement.

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Un syndicat local en est même très satisfait.

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En construisant un cheval de Troie fioul lourd à Lucciana, même en empruntant l’AMG 800, il a de fortes chances d’arriver à Ajaccio bien après que le souvenir des promesses électorales ne se soit dissipé et que le chargé de leur mise en œuvre ne soit rappelé auprès du présidentiable chouchou des sondages.

samedi 10 avril 2010

FUTURES CENTRALES THERMIQUES.............

Dès 17h00, ce lundi 12 avril 2010, le Préfet de Région a prévu de nous recevoir, pour une audience demandée quelques jours après la visite du Président de la République ce 2 février 2010.

" Nous souhaitons à nouveau vous rencontrer pour être clairement informés des suites qui vont être données aux décisions du Président de la République et envisager avec vous les moyens de nous associer au suivi des différentes étapes."

Ainsi que nous en avons fait part au Conseiller Boris RAVIGNON, nous demandons la mise en place d’un comité de suivi et souhaitons être associés à l’avancement de l’ensemble des étapes qui vont dès à présent être mises en œuvre pour aboutir au raccordement de la Corse au gazoduc GALSI pour 2015, objectif fixé par le Chef de l’Etat.

La future centrale d'Ajaccio, dont l'avenir est totalement dépendant des options qui seront prises à Lucciana, sera bien évidemment le sujet principal de nos échanges.

La présence du DRIRE à cette réunion est annoncée. Ce qui n'est pas vraiment de nature à nous rassurer........

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vendredi 9 avril 2010

LUMIERE NOIRE sur France3 VIA STELLA.........on ne vous demande pas la LUNE!

Le reportage LUMIERE NOIRE

sera diffusé le

4 mai 2010

sur France3 ViaStella.


Bien que le film soit terminé depuis la mi-janvier, sa diffusion aurait subi un refus de diffusion sur la chaine avant l’échéance des élections territoriales. Les mauvaises langues évoquent des pressions.  

Lors de la couverture de la première à BASTELICACCIA, la diffusion du reportage est annoncée sur  France3 « pour le printemps ».

Pourtant, il semble que la diffusion effective du film ne soit pas vraiment sur des rails. L’échéance électorale étant passée, on peut difficilement soupçonner les sortants de pouvoir continuer à influer sur le fonctionnement des média.

Certains dans la majorité relative au pouvoir aujourd’hui, pourraient être tentés de recourir aux pratiques dénoncées hier?

Et pour le bénéfice de qui ?

 

Allez, pour vous détendre, un autre feuilleton médiatique qui se déroule en OFF par rapport à ce que vous entendez dans vos transistors................

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jeudi 8 avril 2010

Vingt quatre ans après la catastrophe de Tchernobyl.........


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mercredi 7 avril 2010

LUCCIANA .........la totale ...

Ca y est,  nous avons réceptionné le CD de l'intégrale du rapport de la Commission d'Enquête Publique que nous a fait expédier Monsieur le Préfet de la Haute Corse.

Voici donc l'ensemble des fichiers qui constituent les réponses de la commission d'enquête :

01 Page garde Rapport.pdf

02 Table matière.pdf

03 ChapI.pdf

04 Chapitre II.pdf

05 Chapitre III.pdf

06 Chapitre IV.pdf

07 Chapitre V.pdf

08 Page garde Conclusion.pdf

09 Conclusion.pdf

10 Page garde anexes.pdf

11  Annexes.pdf

 

La version intégrale est également disponible sur le site de de la commune de LUCCIANA, dont l'équipe dirigeante à eu la bonne idée de jouer la transparence sur ce dossier. Il semble toutefois que la commune n'ait accepté de remettre le dossier ni à la conseillère territoriale, ni à la présidente d'association venues le demander.

Une transparence dont chacun appréciera  la portée, compte tenu des réponses qui sont apportées aux documents que nous avons versés dans cette enquête publique.

 

 

 

 

mardi 6 avril 2010

ECHAPPATOIRE ... Suite

               

 

Dans une petite analyse du chapitre IV,

OBSERVATIONS DU PUBLIC et REPONSES DU MAITRE D’OUVRAGE EDF – PEI, 

ARIA LINDA a regroupé ci-après les extraits choisi des réponses d’EDF/SEI et/ou PEI, et les commentaires de la commission en y apportant quelques précisions de nature à éclairer la décision du Préfet.

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lundi 5 avril 2010

ECHAPPATOIRE : Comment installer le fioul lourd à Lucciana en deux temps, deux mouvements!

ECHAPPATOIRE 

Définition du dictionnaire : Moyen de se tirer d'embarras de façon habile. Synonymes: Dérobade, esquive, excuse, expédient, faux fuyant, issue, ruse, sortie, subterfuge.

C'est bien le qualificatif qui apparait dans les phrases de conclusions du chapitre 9 des réponses de la commission d'enquête:


" Durant cette période transitoire
(2013-2016),
il n'y a pas d'autre échappatoire
que le fonctionnement des moteurs MAN 48/60 au fioul "



C'est une solution qui pourrait faire croire à la population qu'elle a été entendue et qu'EDF/SEI serait enfin obligée de tenir compte de l'avis de la société civile.

En fait, cette proposition n'offre aucune garantie de la part de l'exploitant.  EDF/SEI  va pouvoir remplacer dans un premier temps les moyens (4/7) assurant la puissance délivrée actuellement par l'ancienne centrale de Lucciana, et attendra que la pression populaire soit retombée pour compléter une deuxième tranche (3/7) au fioul lourd.


Si de telles conclusions avaient été jugées acceptables par la population avant l'échéance électorale, elles auraient déjà fait l'objet d'une publication.

Si elles viennent après......

D'une première lecture du chapitre 9 "Conclusion", on se demande si la commission pourrait nous expliquer comment elle adosse certaines de ses conclusions qui nous paraissent assez légères.

Pourquoi le démarrage fioul lourd avec des 48/60 serait il plus intéressant économiquement qu'un démarrage direct au léger avec des 51/60?

D'où sort le rendement de 48%?

Fi du dénoxage de l'actuelle centrale prévu fin 2010. On irait donc vers une n ième dérogation jusqu'en 2013?.


En attendant la suite promise des 230 pages du rapport complet, merci à notre conseillère territoriale, Fabienne GIOVANNINI, qui nous en a adressé 88 pages en 3 documents  PDF.

Curieusement, les réponses qui ont réussi à prendre en compte l’avis du Président SARKOZY du 2 février 2010, ne parlent pas de l’appel d’offre lancé par EDF le 26 janvier 2010.

 

 Le chapitre II :

Il revient sur la crise de 2005, sans en indiquer les responsabilités, mais en soulignant que les associations n’ont pas été associées à sa rédaction.  Nos commissaires enquêteurs oublient l’avis du CESC, représentant de la société civile, avis qui a été tout simplement ignoré.

Ce chapitre indique que si la pollution est plus mal supportée à Ajaccio, cela tient à la « configuration du site ». Ca vaut bien une explication.

Le remplacement du Vazzio et de Lucciana ne doit (devrait!) pas déboucher sur une augmentation de puissance, le thermique représentant déjà 45 %.

 

Page 9, en gras une "petite" faute de frappe :  200 Gwh seulement seraient produits en local.

Puis un chiffre assez choquant : la CTC financerait  30 M€ pour développer les ENR et la MDE.

Plus loin un postulat qui indique clairement que la solution STEP n’a pas été étudiée par nos rapporteurs : « l’énergie électrique ne se stocke pas », encore plus loin « la base ne peut être assurée que par des moyens non aléatoires » ....tout en reconnaissant implicitement page 31 les vertus du stockage de l’eau dans les barrages.

En conclusion, pour enfoncer le clou, un avis en forme de postulat qui semble sonner le glas de la production d’origine ENR :

«  Les énergies renouvelables ne peuvent fournir qu’une production aléatoire »

Puis une petite confusion dans les esprits « La centrale devra utiliser des moteurs peu polluants…… capables de fonctionner à la fois au diesel et au gaz »

Beaucoup de réemploi, de références au rapport LETEURTROIS, et même aux propos de l’ex directeur d’EDF dans la presse…. Une bibliographie avec quelques œillères.


Suite de notre analyse à réception du rapport complet.

Tout cela n'est qu'un avis, la décision étant entre les mains du Préfet de Haute Corse. Il pourrait donc y apporter quelques nuances de taille.

vendredi 2 avril 2010

TERRE à TERRE........

Un grand merci à Ruth STEGASSY qui nous a accueilli sur France Culture dans son émission  TERRE à TERRE, le samedi 27 mars 2010. Le bilan de cette diffusion à échelle nationale nous a permis de faire d'une part un constat, et d'autre part une rencontre téléphonique très intéressante.

Le constat est sans appel, car en comptabilisant bien, le temps de parole qui nous a été offert au cours d'une seule émission sur France Culture, station à diffusion nationale, il est de loin bien supérieur à celui cumulé à celui que nous a accordé une de nos radios locale en deux ans d'existence. (2 émissions débat dont les décomptes figurent sur ce site + 2 interventions au journal du matin)

Remarquons au passage qu'une émission de France 3 relative au reportage LUMIERE NOIRE réalisé par Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD devrait être enregistrée le 7 avril 2010.  Dans cette émission étaient initialement prévus 3 intervenants: Le directeur régional d'EDF/SEI, un journaliste de RCFM et Jean Charles CHATARD.

Le directeur régional d'EDF/SEI, habituellement très prolixe par voie médiatique, aurait décliné cette n ième invitation. L'animateur de l'émission aurait alors choisi de proposer la chaise vide................ au représentant de la CGT d'EDF/SEI qui l'aurait acceptée.

Le téléspectateur pourra s'interroger sur l'intérêt de se voir proposer un débat télévisé, sur un sujet qui n'a pas encore été diffusé. Car la programmation du film, terminé depuis la mi-janvier , repoussée après l'échéance électorale, n'est toujours pas annoncée par la chaine. Paradoxalement, sur notre invitation, France3 Corse a très bien couvert la première de LUMIERE NOIRE organisée à Bastelicaccia.

La rencontre téléphonique, avec un agriculteur vivant sous le panache d'une centrale nucléaire, qui m'a appelé suite à l'émission TERRE à TERRE. Une conversation riche en échanges avec cet agriculteur visiblement très soucieux de l'impact sanitaire des différentes sources d'émissions de polluants dans le périmètre de son exploitation.


Au cours de l'échange, mon interlocuteur m'a amené sur le terrain du constat sanitaire local, et sur la quasi impossibilité d'amener les autorités à commander une enquête épidémiologique. Et pour contourner cet obstacle, cet agriculteur m'a indiqué que sur le continent, les associations se sont tournées vers les données issues de la consommation des médicaments qui sont assez spécifiques de la nécessité de soigner des maladies liées aux pollutions émises dans les périmètres d'installations polluantes.

Ces données, relatives aux médicaments et dans les cas qui nous intéressent aux médicaments traceurs, seraient tout simplement disponibles dans toutes les bonnes pharmacies!

Par exemple, il suffirait selon lui, à tous les pharmaciens de la région Ajaccienne de taper S4 sur leur clavier (pas celui, dont la villa est protégée) pour obtenir la consommation en Levothyrox, médicament traceur des affections de la thyroïde. Resterait à collationner  l'ensemble des extractions de chaque officine de la région pour obtenir une cartographie très précise des zones dans lesquelles les affections de la tyroïde toucheraient plus ou moins la population. Idem pour les autres traceurs.

En cherchant bien, voilà des informations dont doivent disposer le Président du Syndicat des Pharmaciens de la Corse du Sud, et son homologue de Haute Corse.

Demandez donc à votre pharmacien si c'est possible! Et tenez moi au courant. 

N'oubliez pas l'Assemblée Générale de l'Association A SENTINELLA,

le 08 avril à 18 H, salle des fêtes de Bastelicaccia.

 

Et en attendant l'arrivée du gaz naturel, pour diminuer notre consommation de médicaments traceurs significatifs affections liées à la combustion du fioul lourd, comme nous le suggère Jean-Do, maitrisons notre consommation........

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jeudi 1 avril 2010

C'est la semaine du Développement Durable!

On a eu beau chercher sur le site du MEEDDM, pas de signe de la participation d'EDF/SEI pour la Corse à l'édition 2010 de cette manifestation dont le thème est :

CHANGEONS NOS COMPORTEMENTS...


En Corse, message reçu 5/5, et appliqué avec anticipation par la population qui en changeant de comportement de vote, a rénové, sans garanties, sa "majorité".

Pourtant au plan national, EDF aurait renouvelé son partenariat avec un réseau commercial, spécialisé dans l’électroménager rénové garanti, "autour de la pédagogie sur la maîtrise de la demande en énergie et le développement durable à destination du grand public et des personnes vulnérables".

Nous aurons sous peu l'occasion de vérifier si EDF/SEI s'
est résolue à "Changer ses comportements" en matière de fioul lourd en Corse,

et/ou,

si le plus haut représentant de l'Etat en Corse, appliquant stricto sensu l'engagement du Président SARKOZY du 2 février 2010, lui donne forme en lançant une enquête publique pour la construction de:

 La future centrale de la région Ajaccienne..... Alimentée au gaz naturel.



Le programme officiel de la semaine du Développement Durable en Corse....

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