Nous avons toutefois, au regard des objectifs qui sont les nôtres en matière d’énergie et d’impact sanitaire, focalisé sur le positionnement des différentes listes en la matière.

La liste libérale, conduite par Camille DE ROCCA SERRA, a clairement indiqué son choix d’un démarrage de la centrale thermique de LUCCIANA au fioul lourd. Cette stratégie assimilée par le député Européen François ALFONSI à celle du cheval de Troie, amputerait de son intérêt la réalisation du raccordement de la Corse au gazoduc GALSI. Force est de constater que depuis plus de deux ans les leaders cette liste ont systématiquement écarté nos propositions d’un recours à plus d’ENR, notamment par une augmentation des capacités de la production hydroélectrique via les STEP. 

La liste de gauche, conduite par le toujours ministrable François GIACOBBI ne nous n’a pas donné de signe fort d’engagement à œuvrer pour le raccordement de la Corse au GALSI. La nature ayant horreur du vide, cette atonie ne résistera pas à la volonté très affirmée du possible futur président de l’Assemblée de Corse, Dominique BUCCHINI, de pérenniser l’alimentation des centrales thermiques par du fioul lourd. Nous retenons que Jean Louis LUCIANI, qui a contribué à relayer toutes nos actions au sein de l’Assemblée, a été parfaitement clair, avant le premier tour, au sujet de l’engagement des futurs élus de la liste GIACOBBI à œuvrer pour que le futur site Ajaccien soit déterminé au regard de la bonne dispersion des polluants.

La position des représentants des deux listes nationalistes n’a souffert d’aucune équivoque au regard de l’arrêt de l’utilisation du fioul lourd. Nous avons bénéficié d’un soutien indéfectible et constant de la part de Jean BIANCUCCI et de Nadine NIVAGGIONI de la liste conduite par Gilles SIMEONI. Cela a permis de rouvrir un débat sur l’énergie au sein de l’Assemblée de Corse malgré les freins opposés par les deux présidents sortants. Ce soutien se manifeste également en matière d’énergie renouvelables, et d’utilisation des STEP, seules voies permettant de réduire notre dépendance énergétique, ainsi que les volumes d’émissions polluantes générés par les combustibles fossiles.

 

 

En déposant notre bulletin dans l’urne dimanche, nous agirons directement sur la qualité de l’air que nous et nos enfants respirerons durant les 30 prochaines, et sur la capacité de la Corse à créer des emplois en matière d’énergie renouvelable.

 

Pour nous l’enjeu n’est pas politicien, il est avant tout sanitaire et environnemental, mais aussi économique.

 

 

 

 Dominique LANFRANCHI                   Jean Nicolas ANTONIOTTI

 

 Président d’A SENTINELLA                  Président d’ARIA LINDA

  http://www.a-sentinella.fr/