FEMU A CORSICA

 

REPONSE A ARIA LINDA

 

 

 

1) Nous sommes d’autant plus attachés à cette résolution prise à la quasi unanimité que nous en sommes avec vous les promoteurs. Il faut en rappeler l’essentiel  : - Contre toute nouvelle centrale au fuel lourd, et pour la mise en œuvre d’une bretelle du GALSI en souhaitant des précisions sur les aspects techniques et  financiers ainsi que l’échéancier.

Elle ponctue de manière significative un combat entamé contre le Vaziu il y a près de 30 ans, combat dans lequel les nationalistes dans leur diversité ont pris toute leur part.

Par ailleurs, la mobilisation populaire, que nous avons accompagnée, qui s’est amplifiée depuis deux ans et demi, a permis de créer une nouvelle prise de conscience qui a facilité la décision . Sur ce plan vos associations respectives ont joué un rôle déterminant.

Pour autant les déclarations approximatives de N. Sarkozy début février et les incertitudes tant au plan des décisions internationales que du point de vue des arbitrages financiers nous confortent dans l’idée que rien n’est acquis et que la solution GALSI n’est pour l’heure qu’une hypothèse. Il faudra que la nouvelle assemblée se saisisse vraiment de cette question. Nous ne manquerons pas le cas échéant de le rappeler. 

 

 

 

2) A de nombreuses reprises, et chaque fois que cela a été nécessaire, durant la mandature 2004-2010  nous avons proposé des « Assises de l’Energie » afin d’enrichir notre réflexion et faire participer le plus largement la société civile à la décision. Un refus systématique nous a été opposé, l’Exécutif préférant en novembre 2005 une réunion à huis clos en présence d’invités « choisis » afin de valider sans problème les thèses d’EDF.

Aussi nous nous rallions naturellement dans l’esprit et dans la lettre à cette proposition.

Il est plus que temps de définir une vraie politique de l’énergie basée sur nos potentialités et conforme aux intérêts collectifs du Peuple Corse.

 

3) Il faut effectivement remettre à plat, nous en sommes d’accord, la politique énergétique et définir un modus operandi.

Nous voulons rappeler que c’est au lendemain du difficile hiver 2005 consécutif aux conditions météo mais aussi à la légèreté d’EDF qui a vidé les barrages en fin d’automne 2004 que cette délibération à laquelle vous faites allusion a été votée. Bien entendu vous savez que nous nous sommes résolument opposés à cette décision.

Nous sommes prêts à prendre en compte toute solution acceptable et notamment  la solution gaz. Pour le reste le combat que nous avons entamé il y a plusieurs décennies se poursuit et nous continuerons à défendre la nécessité d’un développement durable.

 

 

Le 11 mars 2010