Une brève introduction d’Eliane PARIGI sur l’esprit et les conditions de réalisation du reportage et le film LUMIERE NOIRE démarre.

 

 

Partant de l’enjeu essentiel, l’impact sanitaire des centrales thermiques au fioul lourd sur la population, le film  en montre la contribution majoritaire à la crise énergétique de 2005. Et en donnant la parole à tous les acteurs de l’époque et d'aujourd'hui  il met en lumière le rôle déterminant des politiques, des différents représentants de l’Etat, et des différents responsables d’EDF. Et apparaissent toutes les motivations d’ordre financier, syndical, politique, souvent en opposition à l’intérêt général…. la santé de la population.

 

Les circuits financiers de l’approvisionnement du fioul lourd, la toujours hypothétique réalisation du gazoduc GALSI, et le raccordement de la Corse sont évoqués. Toujours dans le cadre d’un confortable statut de ZNI, sous l’œil d’une CRE, affectée selon une députée Européenne verte,  d’une consanguinité avec EDF, et très peu encline à communiquer sur le sujet.

 

Pourtant, ainsi que le montre la relance d’un appel d’offre (le 26 janvier 2010) pour continuer au fioul lourd à Lucciana alors que l’enquête publique n’ait pas encore rendu ses conclusions, et à quelques jours de l’annonce présidentielle, rien ne semble pouvoir contrarier la détermination d’EDF/SEI à utiliser ici un combustible devenu invendable ailleurs en Europe.

 

Dès le début de la projection la salle réagit…..  rires, indignation, quelques commentaires fusent.

Une longue salve d’applaudissements suit la fin de la projection, et  la parole est donnée à la salle pour un échange avec Jean Charles CHATARD et Eliane PARIGI.

 

Plusieurs interventions dans le public, ainsi que peut le constater la presse venue assister à cette première, indiquent l’intérêt manifeste et les questions que le film a suscité. La même question parcourt l'assemblée: quand aura lieu la diffusion officielle sur France 3?

 

Parmi les prises de parole dans la salle, celle  d'un intervenant qui affirme qu’il faudrait établir un comparatif des heures de fonctionnement des SCR (Selective Catalytic Reaction), par rapport aux heures de fonctionnement des moteurs.  

 

Ces *équipements installés sur les échappements des moteurs de la centrale du Vazzio sont censés réduire l’émission des dioxydes d’azote grâce à l’action combinée de la chaleur (catalyse) et de la transformation chimique  (réaction) permise par l’injection d’urée industrielle.

 

Selon lui, outre les nombreuses heures d’indisponibilité de ce système de réduction de la pollution due aux dioxydes d’azotes, les quantités d’urée approvisionnées par EDF n’auraient pas toujours été suffisantes pour permettre de traiter l’ensemble des émissions de la centrale du Vazzio.

 

Cette annonce semble à prendre très au sérieux, d’autant qu’elle vient corroborer les observations faites par des transporteurs quant à l’augmentation, depuis quelques mois, des rotations des containers d’urée destinés à compléter l’action chimique des catalyseurs. Depuis, semble-t-il, que les actions des associations ont remis la pression du côté de la qualité de l’air……….

            

 

Malgré les nombreuses invitations lancées par courrier et par mail, rares étaient les candidats aux prochaines territoriales venus assister à la projection du reportage lumière. En fait, un seul d’entre eux était présent et fidèle à ses engagements.


Un public attentif,

un enjeu fort,

 A droite de Dumè LANFRANCHI sur la photo, Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD qui ont présenté leur reportage et répondu aux questions de la salle.

 


 
 

*La centrale de Lucciana n’en ayant pas été équipée dans le même temps que celle du Vazzio suite à la décision du DRIRE, ainsi que celui-ci le revendique dans le film.