Association Aria linda

dimanche 28 février 2010

LUMIERE NOIRE première ..........Et après?

Une brève introduction d’Eliane PARIGI sur l’esprit et les conditions de réalisation du reportage et le film LUMIERE NOIRE démarre.

 

 

Partant de l’enjeu essentiel, l’impact sanitaire des centrales thermiques au fioul lourd sur la population, le film  en montre la contribution majoritaire à la crise énergétique de 2005. Et en donnant la parole à tous les acteurs de l’époque et d'aujourd'hui  il met en lumière le rôle déterminant des politiques, des différents représentants de l’Etat, et des différents responsables d’EDF. Et apparaissent toutes les motivations d’ordre financier, syndical, politique, souvent en opposition à l’intérêt général…. la santé de la population.

 

Les circuits financiers de l’approvisionnement du fioul lourd, la toujours hypothétique réalisation du gazoduc GALSI, et le raccordement de la Corse sont évoqués. Toujours dans le cadre d’un confortable statut de ZNI, sous l’œil d’une CRE, affectée selon une députée Européenne verte,  d’une consanguinité avec EDF, et très peu encline à communiquer sur le sujet.

 

Pourtant, ainsi que le montre la relance d’un appel d’offre (le 26 janvier 2010) pour continuer au fioul lourd à Lucciana alors que l’enquête publique n’ait pas encore rendu ses conclusions, et à quelques jours de l’annonce présidentielle, rien ne semble pouvoir contrarier la détermination d’EDF/SEI à utiliser ici un combustible devenu invendable ailleurs en Europe.

 

Dès le début de la projection la salle réagit…..  rires, indignation, quelques commentaires fusent.

Une longue salve d’applaudissements suit la fin de la projection, et  la parole est donnée à la salle pour un échange avec Jean Charles CHATARD et Eliane PARIGI.

 

Plusieurs interventions dans le public, ainsi que peut le constater la presse venue assister à cette première, indiquent l’intérêt manifeste et les questions que le film a suscité. La même question parcourt l'assemblée: quand aura lieu la diffusion officielle sur France 3?

 

Parmi les prises de parole dans la salle, celle  d'un intervenant qui affirme qu’il faudrait établir un comparatif des heures de fonctionnement des SCR (Selective Catalytic Reaction), par rapport aux heures de fonctionnement des moteurs.  

 

Ces *équipements installés sur les échappements des moteurs de la centrale du Vazzio sont censés réduire l’émission des dioxydes d’azote grâce à l’action combinée de la chaleur (catalyse) et de la transformation chimique  (réaction) permise par l’injection d’urée industrielle.

 

Selon lui, outre les nombreuses heures d’indisponibilité de ce système de réduction de la pollution due aux dioxydes d’azotes, les quantités d’urée approvisionnées par EDF n’auraient pas toujours été suffisantes pour permettre de traiter l’ensemble des émissions de la centrale du Vazzio.

 

Cette annonce semble à prendre très au sérieux, d’autant qu’elle vient corroborer les observations faites par des transporteurs quant à l’augmentation, depuis quelques mois, des rotations des containers d’urée destinés à compléter l’action chimique des catalyseurs. Depuis, semble-t-il, que les actions des associations ont remis la pression du côté de la qualité de l’air……….

            

 

Malgré les nombreuses invitations lancées par courrier et par mail, rares étaient les candidats aux prochaines territoriales venus assister à la projection du reportage lumière. En fait, un seul d’entre eux était présent et fidèle à ses engagements.


Un public attentif,

un enjeu fort,

 A droite de Dumè LANFRANCHI sur la photo, Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD qui ont présenté leur reportage et répondu aux questions de la salle.

 


 
 

*La centrale de Lucciana n’en ayant pas été équipée dans le même temps que celle du Vazzio suite à la décision du DRIRE, ainsi que celui-ci le revendique dans le film.


                                                                        

samedi 27 février 2010

LUMIERE NOIRE.....c'est ce soir!

LUMIERE NOIRE

 Projection ce soir à 18h00 du reportage réalisé
par Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD
à la salle des fêtes de Bastelicaccia
.



LUMIERE NOIRE,  dans la lignée des sujets précédemment traités par Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD,  « Corse, le mensonge radioactif » en 2006, et « Mortel  Amiante » en 2008, porte un regard sur le marché de l'énergie en Corse.

Renouvelable, câble, gazoduc....Entre urgence sanitaire et nécessité socio-économique......quel choix, quelle perspective pour l'île?

Après la projection, la parole sera donnée à la salle pour en débattre, en présence des réalisateurs.

Ce reportage est réalisé avec la participation de la Collectivité Territoriale de Corse et en coproduction avec  France 3 Corse.

Et notre rubrique en vrac.....

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mardi 23 février 2010

Raccordement de la Corse au gazoduc GALSI: après le discours..les actes?

Dans l'actualité de l'énergie :

Projection du film LUMIERE NOIRE :  le samedi 27 février 2010 à 18H00 à la salle des fêtes de Bastelicaccia.  Ne manquez pas ce moment de liberté que nous devons à deux journalistes, Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD.  Enfin, un regard objectif sur la situation de l'énergie en Corse.

Conférence de presse le lundi 8 mars 2010 : Les STEP, stations de transfert d'énergie par pompage seront expliquées au grand public, avant d'être présentées au CESC.

Droits de l'Homme: ?

Données qualité de l'air : la qualité des données..............à l'air de baisser, mais pas les pollutions! 

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dimanche 21 février 2010

Réalisation d'un gazoduc: quelques précisions ne semblent pas inutiles!

Depuis l'annonce du 2 février 2010, la réalisation du raccordement de la Corse au gazoduc GALSI, commencent à se répandre les rumeurs les plus fantaisistes.

Et il se dit par méconnaissance beaucoup de bêtises. Notre correspondant Fabien fait ainsi état d'un
article dans La Corse votre Hebdo du 12 au 18 février, dont le contenu avancerait que l'emprise au sol du gazoduc représenterait 10% de la surface de la Corse.

Normalement, la servitude pour un gazoduc est de 10 m de part et d'autre de son axe. La Corse ayant une superficie d'environ 8 700 km² et la servitude (0,02 km de large x 200 km de long) cela représente une surface totale de 4 km², qui nous ramènerait à 0,046 %.

Tout le monde peut se tromper!           Alors il vaut mieux se documenter: 30m, c'est la bande de travail durant le chantier pour le passage des engins de fouille et de pose. Après travaux les sols sont remis en l'état.

Pour démystifier un peu, voici l'exemple d'un projet de gazoduc sur le continent, dans le Nord:

Dans le nord de la France, Nord III, c'est 125 km de gazoduc, qui coûteront 141 millions d'€, et seront 
financés par GRT gaz.

En Corse, au relief près,  un projet assez similaire celui du raccordement de la Corse avec un gazoduc de plus petit diamètre: 500 mm, mais qui est plus long, et aussi plus cher: 450 millions d'€, mais que le Président SARKOZY voudrait nous faire en partie financer.

Prévision pour Nord III: à partir de la fin des études de détail, il y aura une demande d'autorisation ministérielle fin 2010, une enquête publique mi 2011, et des travaux en 2013 qui permettraient une mise en service en fin 2013.

Chez nous, c'est toujours un peu plus compliqué. Mais la règlementation devrait s'appliquer comme ailleurs.

 Petit condensé du projet Nord III .................

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samedi 20 février 2010

L'UMP qui depuis le continent, continue de fourrer son nez dans les affaires de la Corse, devrait aussi s'intéresser au marché de l'électricité....

Après l'épisode de la désignation  du n°2 de la liste UMP par l'UMP Nicolas SARKOZY, c'est au tour du député UMP et premier adjoint au maire de Marseille de faire de l'ingérence dans les affaires Corses au sujet cette fois de la continuité territoriale!
 
Roland Blum, à travers un communiqué de presse s’inquiète de l’avenir de ce « service public ». Il voit une distorsion de concurrence dans l'attribution de l’aide sociale versée aux opérateurs entre Toulon, Nice et la Corse, à savoir Corsica Ferries, et Moby Lines.

Et le journal La Marseillaise de s'interroger:

"Les amis politiques du député adjoint au maire de Marseille ne disposent-ils pas de la majorité à l’assemblée territoriale de Corse ? Où il est vrai que, hormis le groupe dirigé par le communiste Dominique Bucchini, on n’a guère vu de levée de bouclier contre des dispositions de nature à générer les « distorsions de concurrence » dénoncées par Roland Blum. Et puis, pourquoi avoir attendu tout ce temps ? Histoire de redorer le blason de l’UMP quelque peu terni si l’on en croit les sondages, à quelques semaines des élections régionales ?"

Et Aria Linda de constater qu'il y a  en Corse une énorme distorsion de concurrence qui ne gène ni l'UMP, ni les Communistes et qui n'a suscité de la part de Dominique BUCCHINI aucune levée de bouclier.

Il semble que la situation de monopole dont bénéficie EDF/SEI au travers du statut de ZNI, alors que le niveau d'interconnexion (parfois jusqu'a 40 %) se situe bien au dessus des 5 % admis par dérogation et devrait également interpeller Roland BLUM.

Mais paradoxalement, il semble que la région Marseillaise ne soit pas un creuset d'exemplarité pour l'UMP qui ferait mieux de balayer devant sa porte. C'est bien à l'UMP que la région est redevable de l'incinérateur de Fos/Mer d'ailleurs toujours en attente d'une autorisation d'exploitation. Selon une étude des risques sanitaires, la situation actuelle et future n'y serait pas "globalement préoccupante"..... IOI

Il y a plus intéressant :

L’association A Sentinella et le collectif Aria Linda ont le plaisir de vous inviter  à la présentation du reportage LUMIERE NOIRE réalisé par Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD qui aura lieu le samedi 27 février 2010 à partir de 18h00, à la salle des fêtes de Bastelicaccia.

LUMIERE NOIRE, dans la lignée des sujets précédemment traités par Eliane PARIGI et Jean Charles CHATARD,  « Corse, le mensonge radioactif » en 2006, et « Mortel  Amiante » en 2008, porte un regard sur le marché de l'énergie en Corse.

Renouvelable, câble, gazoduc....Entre urgence sanitaire et nécessité socio-économique....quel choix; quelles perspectives pour l'île?

Après la projection, la parole sera donnée à la salle pour en débattre, en présence des réalisateurs.

Ce reportage est réalisé avec la participation de la Collectivité Territoriale de Corse et en coproduction avec  France 3 Corse.


Du 1er au 7 avril, la semaine du développement durable 2010 sur le thème : Changeons nos comportements
......Visiblement c'est pas gagné pour l'UMP qui manoeuvre aussi depuis Tahiti.

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jeudi 18 février 2010

AREVA investit dans les ENR!

AREVA, ex COGEMA, FRAMATOME...... est un opérateur international qui intervient à tous les étapes de la production de combustible nucléaire, des mines d'uranium jusqu'au retraitement des combustibles.

Parmi ses gros clients, EDF et ses centrales nucléaires, tellement indisponibles cet hiver que l'opérateur en est réduit à acheter de grosses quantités d'électricité à l'étranger, souvent à des prix prohibitifs.

AREVA, est donc un groupe que le nouveau patron d'EDF, Henri PROGLIO, voudrait "rapprocher" d'EDF, comme il ambitionne de le faire avec VEOLIA.

Et si AREVA s'intéresse au potentiel du soleil en investissant dans le solaire à concentration, EDF ne devrait pas être loin de s'y intéresser. 

Reste donc à y intéresser nos futurs conseillers territoriaux, que nous souhaitons également intéresser au stockage d'énergie grâce aux STEP.


C'est Stephan qui a trouvé l'info sur un site anglophone  http://finance.yahoo.com/news/AREVA-to-Acquire-the-US-Solar-bw-756209293.html?x=0&.v=1 .
Pour nous faciliter un peu la lecture, l'article de www.enerzine.com/  ............

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mardi 16 février 2010

Il y a-t-il encore un écologiste sur une liste?

Hier déjà une adhérente de l'Association U LEVANTE photographiait le noir panâche d'un navire à quai et alertait la capitainerie du port d'Ajaccio. Un officier contacté s'est rendu à bord, a rencontré le commandant du navire et aurait dressé un constat d'évènement.

Aujourd'hui, nous avons de nouveau été alertés à 10h10 sur un nouvelle pollution du même type.

 

En y regardant de plus près et en modifiant les contrastes et les gamma de la photo, on constate que le nuage de pollution se dirige sur la ville où il devrait normalement rencontrer les capteurs de Qualitair Corse. Mais il ne nous est plus aisé de le vérifier.

 

Si notre horizon s'assombrit , pour les pollueurs, il s'éclaircit!  Le grand public n'a plus accès aux courbes de polluants depuis le début de l'année 2010.

Les photos prises par nos amies d'U LEVANTE

Les Associations indépendantes de tout le territoire doivent probablement être tenues de se conformer aux objectfs qui leur sont fixés par leur statut d'opérateurs de l'Etat. Et visiblement la Corse n'échappe pas à cette directive issue de l'application de la LOLF.

l'Ecologie interesse-t-elle les politiques ? Sur les 11 listes de Protegons la Corse à Renucci, Bucchini, Zucarelli,Giaccobbi, l’UMP, Demain la Corse, Front National, Modem, Corsica Libera, Simeoni-Angelini, quelles sont celles qui ont montré leur intérêt pour l'écologie?

Vu la vitesse à laquelle le premier tour perd ses verts, qu'ils soient de conviction ou opportunistes, il ne devrait plus en rester un seul au second, après la con-fusion des listes.

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samedi 13 février 2010

DURA LEX, SED LEX.

LA LOI EST DURE, MAIS C'EST LA LOI.


Dans son article du 12 février 2010, Corse Matin nous rapporte les propos du premier Ministre en campagne à TOULON :

Le gouvernement a demandé le mois dernier à EDF et GDF Suez de poursuivre les études sur le raccordement par le GALSI. Elles permettront de préciser l’engagement financier nécessaire. Je souhaite qu’en parallèle nous travaillions avec la collectivité de Corse pour définir ce qui relève de la solidarité nationale, à travers le PEI, et ce qui relève de l’engagement de la collectivité corse en faveur de ce projet. Par ailleurs, s’agissant d’un projet qui s’inscrit dans la logique euro-méditerranéenne, des financements européens seront également sollicités.

L’attitude du gouvernement à l’égard de la Corse est plus que singulière. Voilà un premier Ministre, qui, relayant  les propos du Président de la République le 2 février 2010 à Ajaccio, indique que la Corse devrait mettre la main à la poche pour financer le raccordement au gazoduc GALSI.

François FILLON a-t-il, de la même façon, sollicité la participation financière des régions qui bénéficieront de la production électrique du futur réacteur nucléaire EPR au lendemain de l’annonce de la décision de sa construction par Nicolas SARKOZY ?

Le discours du chef du gouvernement reste aussi peu précis que celui du chef de l’Etat quant au coût définitif du raccordement que les études « permettront de préciser ». Devons nous comprendre, ainsi que nous l’avait indiqué Boris RAVIGNON, le conseiller du Président, que le coût annoncé de 450 M€  pourrait osciller à +/- 50 M€ ? Et pourquoi pas davantage jusqu’ à en devenir rédhibitoire ?

Puis le chef du gouvernement évoque «  la solidarité nationale, à travers le PEI » alors que la loi n°2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité, prévoit que la solidarité nationale, autrement désignée par le vocable péréquation tarifaire, est  normalement alimentée par la CSPE, la contribution du service public de l’électricité,  acquittée par chaque usager final de l’électricité.

A supposer que la représentation politique locale accepte ce troc hors- la-loi (de 2000), cela reviendrait à faire supporter aux finances déjà exsangues de notre Collectivité Territoriale les 30 % de la part PEI que la CRE, la bien nommée commission de régulation de l’énergie, conseillerait au gouvernement de lui imputer.

Outre l’aspect légalité, cette participation est justifiée?  Compte tenu de l’intérêt économique du gaz par rapport au fioul lourd, le coût du raccordement au gazoduc s’autofinancera en amortissement dès la mise en gaz des deux centrales de Corse.  Il faut « juste » faire l’avance de fonds pendant la période de construction. Sans oublier que les capitaux investis en Corse par EDF/SEI, depuis le mois de mars 2006, suite à une décision du Ministre de l’Industrie de l’époque, bénéficient d’une garantie de rémunération à hauteur de 11 %, contre 6,5 % auparavant.

Il s’agit d’une avance bien moins conséquente que celle que l’Etat a plus facilement accordé aux banques !


ELLE S'APPLIQUE A TOUS

 

Pour obtenir des documents il faut parfois persévérer, ce que nous avons fait.  La CADA, la commission d'accès aux documents administratifs, vient de reconnaitre à Aria Linda le droit à disposer de documents suivants :

L’avis sous réserve émis par la DDS en 2005 quant à l’impact sanitaire des phases transitoires non comptabilisées dans les VLE. La saisine de la CADA est intervenue après quatre demandes écrites et officielles restées sans réponse auprès de la DSS.

Les relevés d’auto-surveillance  de la centrale thermique de Lucciana au premier trimestre 2008, qui manquaient à la satisfaction d’une première demande qui portait sur l’année de 2008. La saisine de la CADA est intervenue après une lettre de demande de complément restée sans réponse de la part de la DREAL, dont la DRIRE est chargée du suivi des ICPE.

La CADA ayant adressé copie de sa décision aux deux administrations concernées le 2 février 2010, nous devrions être bientôt en possession des documents attendus.

vendredi 12 février 2010

Autant en emporte ?. la décision de 2005?

With Wind Energy, Opportunity for Corruption

Notre dernier billet sur les tarifs de rachat des ENR a fait réagir un de nos correspondants qui nous a adressé le lien ci-après :

http://www.nytimes.com/2009/12/14/world/europe/14wind.html

Dans cet article du New York Times du 13 décembre 2009 (on est en plein Copenhague) un article dont le titre pourrait être traduit plus fidèlement par « Energie éolienne, risque de dérive mafieuse » que par la traduction française proposée par le site «  Avec l'énergie du vent, une opportunité pour la corruption ».

La journaliste fait le tour du monde des incitations financières en vue de développer l’éolien, survole l’Europe où se distribuerait 6 milliards d’€ de subventions. Affaires en Espagne, Italie, Allemagne…… et en Corse, pays Européen.

« Police investigators have been busy across the Continent in recent months. This year five Corsican nationalists were jailed and fined for skimming €1.54 million in European subsidies for wind farms. »

Sans ambiguïté de traduction cette fois, le paragraphe indique : « Les enquêteurs sont très affairés sur le continent Européen ces derniers mois. Cette année (nous sommes en 12/2009) cinq nationalistes Corses ont été emprisonnés et condamnés à une amende pour avoir « écrémé »  1,54 millions d’€ de subventions Européenne destinées aux fermes éoliennes.

Je signale à mon informateur que la presse locale, ces derniers mois, n’a relaté aucune affaire de détournement de subventions Européennes. Et que ça mérite vérification.

Sa réponse ne se fait pas attendre, deuxième mail :

http://lci.tf1.fr/france/2005-07/corse-appel-air-judiciaire-sur-eoliennes-4859775.html

http://www.eoliennes-refus.fr/FichiersREF/SIIF-CORSE.pdf

L’affaire ne remonte pas à quelques mois, mais à l’année 2005 ainsi qu’on peut le constater à la lecture des 2 articles de presse.

 

Alors pourquoi l’avoir actualisée aux yeux de l’opinion publique internationale au moment où le monde regardait vers Copenhague? Surement pas  pour crédibiliser l'action des Associations de défense de l'Environnement qui réclament plus d'ENR, et la mise en place de STEP.

 

Alors, 2005, c'est l'année des grandes décisions du plan énergétique voté en novembre 2005 par l’Assemblée de Corse. Ici, comme ailleurs pour détourner des fonds publics, même Européens, il ne suffit pas de plonger la main dans une caisse.

Du coup, on peut se demander, si ça n'aurait pas pu contribuer à inciter l'Assemblée de Corse à tout confier à EDF en 2005. Jusqu’à signer pour ses moteurs diesel propres alimentés au fioul lourd, et son arlésienne promesse de raccordement au gazoduc.

jeudi 11 février 2010

Indépendance énergétique: rève ou réalité?

Voici le lien vers la version consolidée au 17 janvier 2010 de l’arrêté du 12 janvier 2010 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil telles que visées au 3° de l'article 2 du décret n° 2000-1196 du 6 décembre 2000.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021673951

Vous n’avez pas le temps de cliquer ? Alors intéressons nous à l’article annexe 1, car il semblerait que nous ayons un tarif de rachat, supérieur à celui consenti dans l’hexagone.

TARIFS D'ACHAT

1. L'énergie active fournie par le producteur est facturée à l'acheteur sur la base des tarifs définis ci-dessous. Ils sont exprimés en c€/kWh hors TVA.

2. Pour les installations bénéficiant de la prime d'intégration au bâti situées sur un bâtiment à usage principal d'habitation au sens de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation, d'enseignement ou de santé, le tarif applicable à l'énergie active fournie est égal à 58 c€/kWh.

Pour les installations bénéficiant de la prime d'intégration au bâti situées sur d'autres bâtiments, le tarif applicable à l'énergie active fournie est égal à 50 c€/kWh.

3. Pour les installations bénéficiant de la prime d'intégration simplifiée au bâti, le tarif applicable à l'énergie active fournie est égal à 42 c€/kWh.

4. Pour les autres installations, le tarif applicable à l'énergie active fournie est égal à :


4.1. En Corse, dans les départements d'outre-mer et dans la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon et à Mayotte :

40 c€/kWh ;


4.2. En métropole continentale : (T * R), formule dans laquelle :
4.2.1. T = 31,4 c€/kWh ;  (
NDLR : les valeurs du coefficient R (de 1 à 1,2) ont été calculées en fonction du rayonnement annuel moyen (kWh/m²) dans chaque département. D’où un tarif de rachat de 31,4 c€/kWh dans les Alpes-de-Haute-Provence  à  37,68 c€/kWh dans le Pas-de-Calais)

4.2.2. Pour les installations d'une puissance crête inférieure ou égale à 250 kilowatts crête, la valeur de R est égale à 1 ;
4.2.3. Pour les installations d'une puissance crête supérieure à 250 kilowatts crête, la valeur de R est définie à l'annexe 3 du présent arrêté.

5. Pour les demandes complètes de raccordement au réseau public prévues à l'article 2 du présent arrêté et déposées après le 31 décembre 2011, les tarifs mentionnés aux paragraphes 2, 3 et 4 de cette annexe seront indexés au 1er janvier 2012, puis au 1er janvier de chaque année suivante par multiplication de la valeur du tarif de la période précédente avec le coefficient (1-D), où D est égal à 10 %.

Incroyable, toutes les conditions seraient réunies pour un développement sans limites des ENR en Corse ?

Décret n°2000-1196 du 6 décembre 2000 fixant par catégorie d’installations les limites de puissance des installations pouvant bénéficier de l’obligation d’achat d’électricité

 

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=ED2721097D6EB57BD2AF84B758EE8B3E.tpdjo12v_1?cidTexte=JORFTEXT000000586723&dateTexte=20100211

Voyons ce que prévoit l’article 2

 

Article 2

 

·          Modifié par Décret n°2007-1307 du 4 septembre 2007 - art. 3 JORF 6 septembre 2007

 

Lorsque les conditions fixées par l’article 10 de la loi du 10 février 2000 susvisée sont réunies, les producteurs qui en font la demande bénéficient de l’obligation d’achat d’électricité prévue par ledit article, pour les installations de production d’électricité utilisant des énergies renouvelables correspondant aux catégories suivantes :

 

 

1° Installations, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, utilisant l’énergie hydraulique des lacs, cours d’eau et mers ;

 

 

2° Installations, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, utilisant l’énergie mécanique du vent, implantées dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental et hors du périmètre d’une zone de développement de l’éolien ;

 

 

3° Installations, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, utilisant l’énergie radiative du soleil ;

 

 

4° Installations, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, utilisant, à titre principal, l’énergie dégagée par la combustion ou l’explosion de matières non fossiles d’origine animale ou végétale ; un arrêté du ministre chargé de l’énergie fixe les limites dans lesquelles ces installations peuvent utiliser une fraction d’énergie non renouvelable ; (NDLR : biomasse….)

 

 

 

5° Installations, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, utilisant, à titre principal, l’énergie dégagée par la combustion ou l’explosion de gaz résultant de la décomposition ou de la fermentation de déchets issus de l’agriculture ou du traitement des eaux ; un arrêté du ministre chargé de l’énergie fixe les limites dans lesquelles ces installations peuvent utiliser une fraction d’énergie non renouvelable ; (NDLR : c’est le cas de la future station d’épuration de Campo Del’Oro)

 

 

6° Installations, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, utilisant l’énergie des nappes aquifères ou des roches souterraines.

 

 

Article 3

 

 

Lorsque les conditions fixées par l’article 10 de la loi du 10 février 2000 susvisée sont réunies, les producteurs qui en font la demande bénéficient de l’obligation d’achat d’électricité prévue par ledit article pour les installations de production d’électricité, d’une puissance installée inférieure ou égale à 12 mégawatts, présentant une efficacité énergétique particulière, soit du fait de l’utilisation de certains combustibles, soit du fait de leurs caractéristiques intrinsèques, notamment dans le cas de cogénération d’électricité et de chaleur valorisée. (NDLR : Incinération……)

 

C'est pas gagné pour plus d'indépendance énergétique à l'échelle industrielle, mais on peut toujours réver:

Séville, sud de l’Espagne, bientôt mise en service d'une première centrale solaire à concentration destinée à l'exploitation commerciale en Europe:

D'une capacité de 11 MW, elle doit produire 23 GWh d'électricité par an – de quoi répondre aux besoins d'une population de 10 000 habitants. Cette production d'électricité solaire évitera le rejet dans l'atmosphère de près de 16 000 tonnes de CO2 par an. La centrale a été inaugurée le 30 mars et a bénéficié d’un cofinancement avec l'Union européenne.

 

Donc pour alimenter 307000 habitants en Corse, il suffirait d'installer 31 producteurs à 11 MW?

Bon, il va nous falloir des STEP pour stocker tout ça.



 

 

 

 

 

 

lundi 8 février 2010

GLASNOST!

Depuis plusieurs jours, la présentation détaillée et imagée des données relatives à la qualité de l'air n'est plus aisément accessible sur le site de Qualitair Corse.

A une première interrogation, il nous était répondu que cette modification était temporaire.

Mais la mode étant au Durable, il semble que le transitoire le devienne. Maintenant, pour obtenir un tableau Excel beaucoup moins parlant que des nuages de points il faut s'identifier, décliner son identité, dire pourquoi on veut de l'info. Disparues les courbes formées par des successions de points représentatifs de l'évolution, heure par heure qui nous montraient avec honnêteté les pics de pollution positifs, et même les négatifs, les dérives attribuées aux matériels et les corrections, d'origine humaine.

Le directoire de l'association indépendante, qui avait nous semblé réceptif aux quelques remarques que nous avions pu formuler au cours des mois passés, est-il désormais tenu de respecter une attitude plus conforme à ce qu'impose désormais son statut d'opérateur de l'Etat?

Car si la manoeuvre semblait avoir échappé à la fédération des Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l'Air à laquelle appartient "notre" Qualitair Corse, l'Etat n'en a rien perdu et s'est chargé de mettre en application ce que le législateur avait décidé depuis longtemps.

Ainsi, dès 2010, donc nous y sommes, 643 organismes en charge de missions de service public sont effectivement considérés comme opérateurs de l'Etat.        http://www.performance-publique.gouv.fr/le-budget-et-les-comptes-de-letat/approfondir/les-operateurs-de-letat.html

Parmi ces opérateurs, figurent par exemple :

les Agences régionales de santé,

Météo-France et l’Institut géographique national (établissements publics administratifs),

l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie,

le Centre national d’études spatiales (établissements publics industriels et commerciaux),

l’Institut national du cancer (groupement d’intérêt public),

et les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (associations).

Bonjour l'indépendance!

Tout ces "évolutions" interviennent dans une atmosphère nationale et locale assez chaude. Au plan local, le débat sur l'impact sanitaire des actuelles et des futures centrales thermiques au fioul lourd embarrasse les autorités politiques et administratives, fortement représentées dans l'association indépendante, tout comme le débat sur l'incinération. Absence de photo sanitaire de la région, pas de registre des cancers, pas de mesure de l'impact de tchernobyl, et des portes qui se ferment dès que la population veut savoir.

Il semble que la transparence ne soit pas de mise dès qu'on veut obtenir des information relatives à la santé.

Est-ce une impression si, malgré nos multiples courriers, mails, demandes officielles à la DRIRE et à la DSS, parfois formulées en présence du plus haut représentant de l'Etat dans l'île, nos demandes de communication de l'avis sous réserves formulé en 2005 par la DSS au sujet de l'impact sanitaire des phases transitoires de la centrale du Vazzio (2500 en 2008) sont restées sans réponse?  Et sont maintenant suspendues à la décision de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs.

Si cette antépénultième demande devait être négative, la population pourra légitimement penser que le classement vertical, n'en déplaise à ce directeur d'une administration régionale chargée, entre autre, de l'Environnement qui n'en avait pas apprécié l'évocation à CALVI lors de la table ronde GALSI à FESTIVENTU en 2009, est une réalité. Et dans ces conditions effectivement, la RGPP prend tout son sens, à commencer par les directeurs dont les charges financières, au regard de la LOLF, sont les plus lourdes. (en Corse, leur concentration augmente!)

Le refus de communication de l'avis sous réserve émis par la DSS en 2005 à de quoi nous interpeller, voir de nous inquiéter sur la motivation scientifique des réserves émises alors par cette administration en charge de la santé.


Alors qu'EDF/SEI s'emploie à récidiver pour imposer à nouveau le fioul lourd d'abord à Lucciana, pour saper l'intérêt économique du raccordement au GALSI promis par le Président le 2 février 2010, et en pleine campagne territoriale toute vérité n'est probablement bonne à dire.

GLASNOST !       Bientôt  des images, en attendant du son sur Alta frequenza

 

 

dimanche 7 février 2010

Enquête publique pour la centrale thermique d'Ajaccio au gaz naturel: elle démarre bientôt?

Pas vraiment surprises les associations de défense de l'environnement qui n'attendaient rien de très nouveau dans le discours Présidentiel en matière de centrales thermiques. Jean Louis BORLOO avait bien déblayé le terrain dans Vivement Dimanche grâce à Thomas DUTRONC.

C'est du conseiller en Développement Durable du Président de la République que nous attendions beaucoup. Et nous attendons maintenant de voir comment le cabinet va "gérer ce qui ressemble à une tentative de passage en force d'EDF/SEI", l'appel d'offre du 26 janvier 2010 modifiant les volumes de stockage du fioul lourd à Lucciana, alors que l'enquête publique n'a pas encore rendu ses conclusions.

Dans les rangs des associations de défense de l'environnement, une voix s'élève: comment EDF/SEI pourrait-elle modifier le fond du dossier et relancer un appel d'offre, sans craindre la nullité de la procédure, si officiellement l'enquête publique n'a pas encore rendu ses conclusions?

Petite jurispudence: le cas de l'enquête publique du bassin versant de l'Arc.
 

Une première enquête publique a eu lien en mars 2007 en vue d’obtenir l’arrêté préfectoral d’autorisation de réaliser les travaux dans ce bassin versant au titre de la loi sur l’eau.
Toutefois, le projet technique de franchissement de l’Arc ayant été modifié, une seconde enquête publique a été nécessaire, afin d’obtenir un arrêté préfectoral complémentaire.
Celle-ci s’est déroulée du 3 au 17 décembre 2007 et a fait l’objet d’un rapport du commissaire enquêteur favorable au tracé modifié.

Le Préfet de Région et de la Corse du Sud, qui a été chargé par le Président de la République de lancer la procédure pour la réalisation de la future centrale de la région Ajaccienne est donc toujours notre interlocuteur privilégié.

Nous lui avons demandé un rendez-vous.









vendredi 5 février 2010

Rendons à Stéphane ce qui lui appartient?.

Quel lyrisme ! Partout dans les médias s’épanche la cohorte de tous les vainqueurs autoproclamés de la décision Présidentielle de raccorder la Corse au gazoduc GALSI.

 

Pêle-mêle, politiques et syndicalistes se félicitent de cette victoire dont ils n’ont jamais douté et se l’attribuent, certains authentifiant même une sorte de droit trentenaire imprescriptible acquis sur 20 ans de « lutte ».

 

Assez curieusement, on recense toujours plus beaucoup plus de résistants après la guerre que pendant. Normal, quand l’huile est chaude, le beignet tourne sur lui-même.

 

Et même si la conjoncture a rendu le fruit apte à la cueillette, encore fallait il être the right man, at the right place, et y contribuer activement.

 

Alors quoi ? Il n’y aurait plus en Corse, depuis Paoli et Napoléon, de grands hommes d’Etat ?

 

S’il y en avait, on peut penser qu’en 20 ans ils auraient eu l’occasion de nous le faire constater.

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Parmi les politiques, tout de même, une analyse en profondeur: http://www.alta-frequenza.com/index.php/fr/l_info/l_actu/sarko_natios_l_entente_cordiale_39533

 

Cela lève au moins un doute. Si aujourd’hui la population est un peu désorientée pour faire son choix dans l’urne, elle peut facilement éliminer le bulletin de ceux qui, trônant aujourd’hui, n’ont réussi qu’à se faire confisquer la décentralisation.

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Et si le PADDUC était pour eux une impasse, le fioul lourd reste.......

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mercredi 3 février 2010

Promesse de raccordement contre voie de fait: les actes sont plus forts que les mots!

Préfecture de la Corse du Sud, 14h50, M. Boris RAVIGNON, conseiller technique développement durable du Président de la République accorde une audience salle Erignac à des organisations qui en ont fait la demande. Il est accompagné de deux représentants de la DREAL, et d’une dame.

Un représentant du PR, deux membres d’A SENTINELLA, deux représentants du syndicat CFE-CGC, un représentant du syndicat STC, deux membres d’ARIA LINDA sont reçus.

Tour à tour les participants lui indiquent :

Que nous attendons des confirmations sur le planning de réalisation du raccordement de la Corse au gazoduc GALSI que nous avons déjà présenté au Préfet de Région,

Que l’appel d’offre lancé par EDF le 26 janvier 2010 pour modifier le stockage de fioul lourd de Lucciana marque davantage la volonté d’EDF de maintenir son option fioul lourd, que son intention de recourir au gaz naturel

Que le sondage en cours nous a paru très fortement orienté pour obtenir des réponses favorables à l’option fioul lourd.

Qu’il n’est plus question pour la population d’accepter d’être encore exposée à la pollution du fioul lourd ni à Lucciana, ni à Ajaccio.

Le conseiller évoque la lutte contre le changement climatique, le soutien de la France à la réalisation du GALSI avec un objectif de raccordement en 2015. Il faut assurer la sécurité énergétique de l’île dans l’intervalle. Il sait que la mobilisation de la population à été large.

Le coût du raccordement, estimé à 425 M€ est toujours en discussion à +/- 50 M€. Il faudra partager la facture, la solidarité nationale se manifestera très clairement, notamment par le mécanisme de la CSPE pour ce projet, qui ne présente pas forcément un intérêt européen évident, une participation financière au travers du PEI étant subsidiaire.

Les centrales thermiques passeraient au gaz dès l’arrivée du gaz en Corse. Pour la centrale Ajaccienne il n’y aurait pas de difficultés pour un démarrage direct au gaz.

Pour Lucciana, le conseiller indique avoir, comme nous,  découvert le nouvel appel d’offre d’EDF/SEI considéré comme une tentative de passage en force, et n’avoir pas encore décidé comment gérer cette situation.

Nous lui indiquons que la mise en place de moteurs dual-fuel 51/60 et le démarrage au fioul léger à Lucciana serait une marque de la volonté d’EDF d’alimenter ensuite la centrale au gaz naturel. Que l’intérêt économique du raccordement doit être apprécié en prenant le réel cours du baril autour de 70 $ plutôt que les 60 $ de JP LETEURTROIS.

Que la solution câble n’est pas souhaitable.

Le conseiller revient sur l’incertitude quant au coût réel du raccordement et la solidarité nationale.

Nous concluons en insistant sur le déficit de confiance qu’aurait un démarrage au fioul lourd sur Lucciana, et sur notre détermination à nous opposer à l’imposition du fioul lourd. Nous demandons la mise en place d’un comité de suivi du raccordement nous associant.

Fin de l’audience. Nous filons écouter le discours du Président dans le hall du palais des congrès.

Parties du discours de Nicolas SARKOZY :

Nous ne laisserons jamais la Corse devenir la proie du banditisme. Jamais, jamais.

L’Etat doit proposer, pas imposer.

La deuxième convention du PEI sera révisée en mesurant le chemin parcouru, sans modification de l’enveloppe, en s’interrogeant sur la destination des crédits.

PADDUC, depuis 2003 en panne. Vouloir le régler en une seule fois a été une impasse. Il faut y intégrer le Grenelle. L’Assemblée de Corse sera consultée sur un projet de loi modifiant la démarche et le contenu.

Traduction : le tandem à la tête de l’assemblée ayant été incapable de créer, avec la liberté qui était lui était confiée, un document de programmation de l’avenir de la Corse, l’Etat reprend la main, et légifèrera à la place des incompétents pour proposer un contenu tout ficelé à la nouvelle mandature. Et hop la centralisation !

Clairvoyant, le Président sait que l’élection d'un tandem inversé ne les rendra pas plus capables de créer. Et vu qu’ils ne sont pas foutus de s’en charger, il est même venu lancer leur campagne dont l’issue semble assez désespérée, malgré son joker placé à gauche.

La hausse du prix du foncier qui donne un sentiment de dépossession.

La lutte contre la spéculation : taxer pour préserver les terres agricoles.

Approvisionnement énergétique :

La France a décidé de négocier avec les acteurs Italiens et Algériens le raccordement de la Corse, et de réaliser l’investissement d’ici 2015.

Donc rien n’était encore en cours de négociations ! 

Un deuxième volet d’étude détaillé maritime et terrestre d’un montant de 7 M€ sera réalisé en 2010.

Rien de nouveau à priori, ce n’est que le solde des 10 M€ dont l’engagement était déjà promis.

Le financement… solidarité nationale… Europe…. PEI ?

Rien n’est donc arrêté sur la partie financement.

Je demande à Jean Louis BORLO de poursuivre les contacts avec les Italiens et les Algériens.

Eux disent qu’il n’y a pas encore eu de contact !

J’ai demandé au Préfet de lancer la procédure sur le nouveau site d’Ajaccio. (Compliments au Préfet sur la gestion du dossier du raccordement)

Stop !

Comment va bien pouvoir faire Monsieur le Préfet pour lancer la procédure d’autorisation d’implantation de la future centrale thermique Ajacienne avec des moteurs alimentés au gaz naturel alors qu’EDF/SEI, comme elle vient de le prouver à Lucciana, continue de manœuvrer dans le dos de l’Elysée pour imposer le fioul lourd comme combustible ?

Qui de la Présidence ou de EDF/SEI aura le dernier mot ? Pour l’instant pendant que Nicolas parle, Henri rame à contre courant.

On ne va pas essayer de nous faire croire une deuxième fois que l’Elysée qui viendrait déjà de se faire doubler une première fois  par EDF/SEI à Lucciana par l’appel d’offre modifié du 26 janvier 2010, pourrait encore se laisser naïvement déborder sur le futur site d’Ajaccio.

 Monsieur le Préfet, la population a vraiment des raisons palpables de  s’inquiéter de la stratégie fioul lourd qu’EDF/SEI semble déterminée à mettre en œuvre pour les deux centrales de Corse, malgré les promesses du Président.

Hormis la promesse du raccordement dont nous prenons acte, nous n’avons pas eu les engagements attendus sur le planning du raccordement de la Corse, pas plus que sur  le financement de l’opération, alors que les études de détail  sont encore à réaliser, et  que Jean Louis Borloo vient à peine d’être chargé de prendre contact avec les porteurs du GALSI.

 

Il y a le problème de jonction... il y aura du fioul

J’ai vu les affiches « Sarkozy le Galsi »

 

Le parc de Bonifacio

La revitalisation des territoires

La dette agricole

La moitié de la viande consommée est importée

La couverture haut débit : aide de l’Etat pour un marché de 307000 habitants.

Filière emplois verts : 5 M€

Université de Corse :   crédits en augmentation de 74 % depuis 2007, doublement d’ici 2012,  1ère année de médecine, soutien au projet filière Art et Métiers, projet de plate forme halieutique, bio énergie, biocarburants….  compliments à son Président.

Adopter la future réforme des collectivités territoriales (avenir des CG) ?


Départ vers le lancement de la campagne UMP qui vient de recevoir le coup de boost qui lui faisait sacrément défaut.


Les observateurs ont remarqué que l'applaudimètre n'avait pas vraiment été sollicité.

 

 sur Alta frequenza   http://www.alta-frequenza.com/index.php/fr/l_info/l_actu/nicolas_sarkozy_promet_le_galsi_a_la_corse_39439

lundi 1 février 2010

J-1

Cargos déversant des légions de véhicules plus ou moins blindés, hôtel balnéaire rempli d'uniformes, déploiement ostensible de forces de polices le long des axes routiers....

.....si vous circulez dans la région Ajaccienne, vous avez probablement constaté depuis quelques jours qu'un évènement important se préparait.

Un peu comme lors du dernier conseil des ministres décentralisé en Corse, c'était le 31 octobre 2007. Le président avait alors dans son discours affirmé : " le gouvernement veut soutenir la vocation de la Corse à être, en Méditerranée, un *modèle de Développement Durable".

Depuis la situation a un peu évolué, grâce aux pré-annonces de Jean Louis BORLOO lors d'un mémorable "Vivement dimanche" admirablement suscitées par Thomas DUTRONC avec la complicité de Michel DRUCKER.

Télescopage de l'histoire, sur fond de lancement de campagne des territoriales, le Président SARKOSY reviendrait-il  nous promettre un raccordement, ou peut-être Le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI?

Loin de vouloir voler la vedette au tandem de présidents UMP, ou à la CGT, bref à ceux à qui la Corse devra tout si elle est un jour raccordée au gazoduc GALSI, nous avons souhaité rencontrer le Président de la République...ou son staff technique pour avoir des précisons que le discours ne pourrait décliner sur "un, ou Le". Pour l'instant pas de réponse à notre courrier.

Quelle stratégie l'emportera? Promesses électorales, ou menaces de coupures?

Souhaitons pour la Corse, qu'au lendemain de l'élection, la cellule de dégrisement ne soit pas le purgatoire des électeurs des "vainqueurs" de la veille, et comme le suggère notre ami anonyme.......essayons de positiver
.

......Carpe diem?

La presse fera-t-elle une petite place au Communiqué  des associations U LEVANTE, A SENTINELLA et ARIA LINDA?



*D'après certains calculs, en 2007 le bilan carbone de l'opération avait atteint 2000T d'équivalent CO2 ce qui correspond à 544  T éq. carbone (3 Falcons dont 1 vide en secours, 2 Airbus, 15 avions pour la sécurité...).