Côté menaces, nous et la population étions presque habitués à celles que les partisans du fioul lourd ourdissent à la moindre occasion : la menace de la rupture énergétique, d'effondrement du système électrique Corse, bref .........la menace de blackout.

Côté services de l'Etat, pas de menaces, mais blackout effectif.

Plusieurs courriers de nos demandes d'informations, d'explication, de communications adressés à différentes administrations sont restés lettre morte depuis la fin de l'année 2009:

La DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) dont nous avons sollicité des informations complémentaires, suite à un premier courrier, sur la centrale de Lucciana détenues par la DRIRE.

La DSS qui n'a pas répondu à nos 2 courriers + 1 mail, bien qu'ayant aussi été informée de notre demande par la DREAL. Nous lui demandons de nous communiquer son avis de 2005 sur les phases transitoires non comptabilisées dans les VLE, les valeurs limites d'émissions.  Cet avis a servi en 2005 à la rédaction de l'arrêté préfectoral autorisant le fonctionnement de la centrale du Vazzio. Quatre sollicitations, zéro réponse.

Doit-on en conclure que l'administration est en possession d'informations ayant un lien avec la santé de la population dont la diffusion serait problématique?

Nous avons donc sollicité la CADA pour en avoir confirmation.

Manifestement côté services de l'Etat, l'heure n'est plus au dialogue avec les associations.

Précisons immédiatement que Monsieur le Préfet de Région ne semble pas participer à ce blackout puisqu'il vient de répondre à notre courrier du 28 novembre 2010, et qu'il m'a indiqué préparer réponse à notre courrier du 26 décembre 2009. Le Rubicon n'est donc pas totalement franchi.

Au delà de l'annonce très politique que pourrait livrer le Président de la République dans l'île d'ici à la fin du moins, nous nous satisferons de pouvoir rencontrer ses conseillers pour avoir des précisions sur le raccordement de la Corse au gazoduc GALSI.