La France va-t-elle rouvrir des mines de charbon ?

Dans la Nièvre, entre intérêts économiques et impératifs écologiques, le gouvernement hésite… En juillet 2006, une société d’exploitation minière a déposé une demande d’exploitation pour un gisement évalué à 300 millions de tonnes au sud-est de Nevers. La réponse de Jean Louis Borloo aurait dû être donnée au plus tard en août 2009.

Grand dilemme pour le ministère de l’Ecologie et de l’Energie: devrait-il autoriser de nouveau l’exploitation charbonnière en France ?

Le monde n’a pas donné de réponse lors de la morne Conférence de Copenhague. Difficile alors de résister à l’exemple venu d’Outre atlantique où l’exploitation du charbon dévaste des territoires à l’échelle de nos départements et empoisonne les cours d’eau.

D’ailleurs, il faut bien remarquer que la place que la France a donné au charbon dans la PPI 2009, aux côtés du nucléaire. La Programmation Pluriannuelle des Investissements, dont la publication au JO ne saurait tarder, prône en effet l’utilisation du charbon, source énergétique bien moins chère que le pétrole ou le gaz.

Autre dilemme en Corse, d’où il est originaire, pour Jean Louis Borloo, malgré ses déclarations publiques :

La France, principal actionnaire d’EDF, va-t-elle autoriser EDF/SEI à y implanter de nouvelles centrales au fioul lourd ?

En 2008, Jean Louis Borloo avait obtenu  le prix Press club humour et politique 2008 pour sa phrase :

«Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre.»

La délégation que le Président de l’Exécutif Corse aurait du former pour aller rencontrer Jean Louis BORLOO à Paris sous l’arche ne verra jamais la capitale. Et après avoir endossé l’habit de premier ministre, le Président de la République endossera celui de ministre de l’industrie qui rencontrera la délégation jamais formée.  

Désormais, victime d’une décision du Président de l’Exécutif Corse irrespectueuse du vote de l'Assemblée de Corse, Jean Louis Borloo devrait pouvoir ajouter :

«Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par la Corse pour devenir ministre de l’écologie.»

 

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