Le directeur a souhaité que nous ayons la même approche que lui, neutre et scientifique.

 

Sur la notion d’alerte en cas de dépassement des seuils en microparticules PM 10, le président nous a indiqué que cette disposition n’avait pas été intégrée dans l’arrêté préfectoral initial.  

 

Le public fait remarquer que la surveillance des PM 10 émis par la centrale du Vazzio dans  la vallée de la Gravona, comme dans le périmètre situé autour de la centrale de Lucciana n’est pas réalisée.

 

Le président indique disposer de moyens ricrac pour assurer le champ de la législation.

 

Le directeur indique qu’il applique la règlementation, et précise que les mesures effectuées sur la station de Piataniccia, ne sont pas intégrées dans le calcul de l’indication de la qualité de l’air.

 

Cette station rurale de Piataniccia, dont les valeurs sont élevées, déséquilibrerait l’IQA qui ne serait alors plus représentative de la qualité de l’air urbaine à Ajaccio.

 

L’IQA d’une journée est représentative de la valeur moyenne de toutes les stations de mesure pour celui des polluants, parmi ceux qui sont mesurés, qui a atteint au cours de la journée, la concentration la plus élevée.

 

Pour répondre à la demande relative à la vallée de la Gravona, le directeur de Qualitair proposera, lors du prochain conseil d’administration, la création d’un indice industriel. Cela impliquant toutefois que l’équipement de la Piataniccia soit complété de façon à pouvoir mesurer tous les polluants.

 

Les associations distribuent un document de 4 pages relatifs à différents constats de défaillance de la mesure survenus lors d’évènements de pollutions élevées, notamment en ce qui concerne les PM 10 et signalent en le commentant que les PM2,5 ne sont plus mesurés à Bastia.

 

Le président indique que Qualitair Corse, comme  l’ensemble de Associations Agrées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air, connaitrait des problèmes sur les mesures en PM 10 du liées à la fiabilité du matériel de mesure.

 

 

Le seul fabriquant de capteurs de microparticules présent sur le marché n’arriverait pas à améliorer la fiabilité des matériels qu’il produit et commercialise.

 

NDLR : ce problème, qui serait donc d’envergure nationale, n’est pas évoqué par l’édition 2009 de la revue « Best of Atmo » édité par la fédération des associations de surveillance de la qualité de l’air.  

 

Outre les observations contenues dans leur document, les associations font remarquer qu’il serait préférable, pour lever toutes les interrogations, que les incidents qui apparaissent sur les indications journalières ne soient plus supprimés, après avoir été validés. Cela a notamment été le cas pour la journée du 22.11.2009 puisque la valeur de 242 µgr/m3 attribuée à la station de référence de Sposata après avoir été validée, a disparu de l’affichage l’heure suivante.

 

Un petit commentaire pourrait permettre d’expliquer les incidents tout en les conservant à l’affichage.

 

De même, l’apparition de valeurs négatives, s’agissant de charges, nous paraît indiquer un mauvais étalonnage des capteurs. Le président attribue cette dérive à une tolérance admissible.

 

Au cours de la réunion, à plusieurs reprises, l’ensemble du public a indiqué qu’il reconnaissait la valeur du travail effectué par l’équipe professionnelle et sa compétence, notamment au regard de moyens financiers et en personnel, plus que limités dont elle dispose. Le président a apprécié ces marques de reconnaissance.

 

Notre petit fascicule d'observations empiriques sur la qualité de l'air:

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Page 3, concerne Lucciana, août 2008.

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