Il faut savoir que Monsieur LETEURTROIS a fait ses calculs avec un cours du baril à 60 $  alors qu’au moment où il parlait le baril s’échangeait déjà à 77,5 $. Selon nos calculs et ceux d’autres observateurs, l’intérêt du gaz se manifeste dès que le cours du baril atteint 70 $.

L’intérêt d’un investissement comme un gazoduc s’apprécie à 40 ans. Il est donc évident que l’épuisement des ressources pétrolières, estimé à 50 ans, entrainera une hausse de ses cours plus rapide que celle du gaz, qui bénéficie de réserves pour les 100 à 150 années à venir.

Autre élément jouant en faveur du gaz naturel, l’impact financier de la taxe carbone qui serait notoirement plus élevé en cas d’utilisation du fioul lourd, ce combustible émettant 30 % de CO2 que le gaz naturel.

Avec le raccordement de la Corse au gazoduc, d’autres économies, comme l’économie de stockage du gaz (réalisé par la capacité formée par le gazoduc), l’économie des chaudières qui permettent d’acheminer l’épais combustible fioul lourd jusqu’aux moteurs, l’économie des moyens de dépollutions spécifiques au fioul lourd, rendent l’opération nettement rentable, tant au niveau de l’investissement que de l’exploitation.

Mais avec un peu de recul, force est de constater que les seuls arguments de l’Etat, d’EDF, du PC, de l’UMP, et de la CGT n’ont pour motivation que les intérêts économiques à court terme d’EDF, alors que la population est en quête d’un légitime mieux sanitaire (qui de surcroit, avec le gaz naturel, va de pair avec une énergie au meilleur coût)."

Reste donc à résoudre une inéquation pour les barons de l’UMP et autres apôtres de l’objectif tout tourisme inscrit dans le PADDUC.

Sous prétexte de passage au gaz, Ils veulent donc imposer aux 280 000 résidents de l’île d’avoir à supporter financièrement le suréquipement que les pics de consommation liés aux besoins des 3 à 5 millions de touristes génèrent. Et de continuer à subir, autour de Lucciana et dans la vallée de la Gravona,  la sur-pollution découlant de leurs besoins de climatisation estivale à Porto-Vecchio ou à Calvi.

L’Etat, et ses relais à l’Assemblée de Corse seraient-ils en train d’essayer de nous faire assumer les conséquences d'années de désintérêt d’EDF pour l’investissement en Corse, largement exprimé dans le rapport sur la crise énergétique Corse de 2005 rédigé par Jean Pierre LETEURTROIS?

Après nous avoir maintenu sous son monopole!

 

En Corse, EDF et la CGT ourdissent des menaces de coupures comme celle de l’hiver 2005 en tentant de nous les imputer alors que la défaillance du système électrique pourrait bien venir de la part d’interconnexion.  Sur le continent, notamment suite à des grèves,  EDF ne pourra pas répondre à un hiver dur compte tenu du nombre trop élevé de ses centrales nucléaires à l’arrêt et devra importer de grandes quantités d’électricité.