L’effet de cette déclaration solennelle de Camille DE ROCCA SERRA, Président de l’Assemblée de Corse, devant le conseil énergétique réuni le 30 octobre 2009, a immédiatement été coupé par Jean Pierre LETEURTROIS, ingénieur des mines, pourtant désigné par l’Etat pour faire avancer le dossier du raccordement de la Corse au GALSI.

En assenant à la Corse le supposé manque d’intérêt économique du gaz par rapport au fioul lourd, l’objectif de Monsieur GALSI semble clair, il apporte de fait une réponse négative au plan B des associations qui ont demandé au Préfet de Région d’évaluer la solution alternative d’une microchaîne alimentée au GNL, gaz naturel liquéfié.

La présence de Monsieur GALSI à cette réunion n’était ni prévue, ni annoncée, mais Il fallait rapidement porter un coup fatal à l’intérêt de la solution GNL,  dangereuse car validée par une étude réalisée par le bureau d’études IED à la demande du comité d’entreprise d’EDF.

Par la bouche de Monsieur LETEURTROIS, l’Etat, actionnaire à plus de 80 % d’EDF, nous répond donc: ni GALSI, ni microchaîne GNL pour la Corse.

En reportant ses conclusions à fin décembre, Monsieur LETEURTROIS, représentant de l’Etat, rend service à la majorité en place à l’Assemblée de Corse. Il est en effet capital, pour le Président de la République, de conserver l’une des deux régions françaises encore de son obédience politique. Et de lui permettre de se rapprocher de l’échéance électorale dans les moins mauvaises conditions. Un deuxième gros coup de pouce, après l’institution du bonus à la liste arrivée en tête.

Entre le représentant de la Corse, habitué du jeu, et ses amis politiques au pouvoir, la partie de poker menteur continue, au détriment des intérêts de la Corse. Et s’amenuisent d’autant les possibilités de raccorder les deux centrales au gaz naturel.

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